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Spiritualité OMI - Dictionnaire des valeurs oblates
CONSTITUTIONS ET RÈGLES
I.
LES CONSTITUTIONS ET RÈGLES EN GÉNÉRAL: NATURE ET APPROBATION PAR L’ÉGLISE
II. LES CONSTITUTIONS ET RÈGLES DES OBLATS DE MARIE IMMACULÉE:
ÉVOLUTION
  1. Au temps du Fondateur
  2. Après le Fondateur
III. CONSTITUTIONS ET RÈGLES DE 1982
IV. LE FONDATEUR ET LES CONSTITUTIONS ET RÈGLES
V. LES SUPÉRIEURS GÉNÉRAUX ET LES CONSTITUTIONS
I. LES CONSTITUTIONS ET RÈGLES EN GÉNÉRAL: NATURE ET APPROBATION PAR L’ÉGLISE
Dans la littérature
religieuse des premiers siècles, le mot «règle» (regula) désigne une
manière de vivre selon un modèle déterminé: celui des moines ou d’un maître
spirituel, mais toujours et surtout celui du Christ et des Apôtres. Graduellement,
la «règle» prendra un sens plus formel pour s’appliquer à un ensemble de textes
à la fois spirituels et normatifs destinés à organiser et à animer la vie d’une
communauté: Règles de saint Basile, de saint Benoît, de saint Augustin.
À une époque plus proche de nous (XVIe siècle), les clercs réguliers (Jésuites,
Théatins) se font approuver non plus à partir d’une règle forte du prestige
de sainteté de son auteur et de sa durée multiséculaire, mais d’une «formule
de vie» (formula vitae, forma vivendi), expression de l’inspiration initiale
et de l’expérience spirituelle et pastorale d’un petit noyau fondateur. Bientôt,
toutefois, ces fondateurs passeront à la rédaction de «constitutions» (constitutiones)
qui élaboreront de façon plus complète et systématique leur charisme et sa mise
en oeuvre. Puis, aux côtés du texte fondamental des constitutions viendront
prendre place des «règles» (regulae) qui l’expliciteront et l’adapteront
aux circonstances. C’est ainsi qu’à partir du 17e siècle, les nouvelles congrégations
à voeux simples (Lazaristes, Passionistes et, plus tard, les Oblats de Marie
Immaculée) se donneront des «Constitutions et Règles» approuvées ensuite par
le Saint-Siège.
Le Code de droit canonique de 1983 présente les constitutions comme «le code
fondamental» qui doit contenir les normes essentielles concernant «la nature,
le but, l’esprit et le caractère de l’Institut» (can. 578), de même que «son
gouvernement, la discipline des membres, leur incorporation et leur formation,
ainsi que l’objet propre des liens sacrés» (can. 587, § 1). Les autres éléments
plus mobiles, ou «règles», doivent se retrouver dans d’autres recueils (can.
587, § 4).
Si la formulation d’une règle ou de constitutions relève de l’expérience spirituelle
d’un fondateur et d’un groupe originel de disciples, une intervention de l’autorité
de l’Église ne tarde pas habituellement à venir donner un sceau d’authenticité
à l’inspiration divine initiale. «Suivant avec docilité les impulsions de l’Esprit
Saint, [la hiérarchie de l’Église] accueille les règles proposées par des hommes
ou des femmes de premier ordre et, après leur mise au point plus parfaite, elle
leur donne une approbation authentique; enfin, avec autorité, elle est là pour
veiller et étendre sa protection sur les instituts créés un peu partout en vue
de l’édification du Corps du Christ, afin que, dans la fidélité à l’esprit de
leurs fondateurs, ils croissent et fleurissent» [1].
L’approbation de l’Église, dans les débuts du monachisme et d’autres formes
de vie consacrée, a été donnée par l’évêque dont l’autorité s’unissait parfois
à celle du fondateur et rédacteur de la règle. On voit ensuite les conciles
et, en Orient, le pouvoir séculier, intervenir en établissant des normes à observer
par tous ceux et celles qui s’engagent par voeux à la suite du Christ. Puis,
déjà au 9e siècle, et plus fréquemment à partir du 12e siècle, se développe
l’institution de la «protection pontificale» et la dépendance directe du Saint-Siège
concédée à des monastères pour les soustraire de l’assujettissement aux seigneurs
temporels et à certains évêques, et leur permettre ainsi de mieux poursuivre
leurs fins. Désormais, la législation officielle des religieux émanera soit
des papes, soit des grands conciles, et l’approbation pontificale viendra reconnaître
l’authenticité du charisme fondateur, garantir la légitimité des fondations
et la conformité des règles avec la législation de l’Église.
L’approbation par le Saint-Siège a pris dans le passé des formes plus ou moins
solennelles: bulle, bref, décret. En étendant ainsi sa «protection» aux congrégations
religieuses, le Saint-Siège accentuait leur dépendance par rapport à lui et
la nécessité pour les instituts de réviser périodiquement leurs constitutions
selon l’évolution du droit commun de l’Église: ainsi en fut-il particulièrement
après la promulgation du Code de 1917, après le concile Vatican II et le Code
révisé de 1983. À la suite de la constitution Lumen Gentium par
laquelle le Concile mettait en relief la signification théologique et ecclésiologique
de la vie religieuse [2],
le décret Perfectae caritatis invitait les religieux à opérer une rénovation
adaptée comprenant à la fois «le retour continuel aux sources de toute vie chrétienne
ainsi qu’à l’inspiration originelle des instituts et, d’autre part, la correspondance
de ceux-ci aux conditions nouvelles de l’existence» [3].
En 1966, le motu proprio Ecclesiae sanctae donnait des directives
concrètes pour mener à bien cette réforme, directives qui conduiraient à l’élimination
des éléments désuets des constitutions et adapteraient «l’organisation de la
vie, de la prière et de l’activité aux conditions physiques et psychiques des
religieux, et aussi, dans la mesure où le requiert le caractère de chaque institut,
aux besoins de l’apostolat, aux exigences de la culture, aux circonstances sociales
et économiques; cela en tout lieu, mais particulièrement dans les pays de mission»
[4].
Par-dessus tout, ces lignes directrices de la législation postconcilaire veulent
mettre en relief la réalité profonde de la «suite du Christ» (sequela Christi)
et démontrer comment les normes concrètes régissant la vie religieuse découlent
de considérations théologiques et spirituelles. Pour sa part, l’autorité ecclésiale
y affirme son devoir de veiller sur la fidélité des constitutions au charisme
des fondateurs, car celui-ci n’est pas seulement un don fait à une famille religieuse
particulière, mais à l’Église tout entière dont il est l’un des fruits les plus
précieux.
II.
LES CONSTITUTIONS ET RÈGLES DES OBLATS DE MARIE IMMACULÉE: ÉVOLUTION
1.
AU TEMPS DU FONDATEUR
a. Première esquisse:
1816
Dès sa première lettre
à l’abbé Henry Tempier, le 9 octobre 1815, Eugène de Mazenod brossait à grands
traits son programme apostolique. Il précisait: «Nous vivrons ensemble dans
une même maison que j’ai achetée, sous une règle que nous adopterons d’un commun
accord, et dont nous puiserons les éléments dans les statuts de saint Ignace,
de saint Charles pour les Oblats, de saint Philippe de Néri, de saint Vincent
de Paul et du bienheureux Liguori» [5].
Le jeune Fondateur, homme d’action avant tout et non théoricien, n’établissait
donc pas d’emblée un programme définitif et immuable. Tout en maintenant ferme
le cap sur ce qui lui apparaissait essentiel, il saurait rester souple et ouvert
aux inspirations de l’Esprit à travers les appels, les nécessités, les circonstances
diverses de la vie de sa «petite Société», «petite», comme il aimait à le dire,
non seulement par le nombre, mais dans son intention première.
Le premier texte officiel de la Société est daté du 25 janvier 1816, jour même
de la réunion des premiers compagnons dans le vieux Carmel d’Aix: c’est la Demande
d’autorisation adressée à Messieurs les Vicaires généraux d’Aix [6].
On peut déjà y déceler les grandes lignes des futures Règles: la Préface
(situation déplorable de la Provence); la 1re partie, sur la fin de la Société
(missions populaires et sanctification des membres); la 2e partie ou règlement
de vie (ministère et vie communautaire); la 3e partie, sur le gouvernement de
la société. Pas de vie religieuse encore, mais celle-ci est discrètement suggérée
comme un idéal. Notons enfin l’engagement de «persévérer toute la vie» dans
la Société. Des statuts et règlements seront en outre élaborés au cours des
années 1816-1817, comme en témoignent plusieurs documents de cette époque: des
lettres du Fondateur, divers coutumiers et la Demande d’autorisation légale
auprès du Ministre de l’Intérieur, au nom de la «Société des Missionnaires pour
les pays méridionaux de la France» [7].
b. Première rédaction complète: 1818
L’appel de l’évêque
de Digne à desservir Notre-Dame du Laus, le 16 août 1818, marque un tournant
dans la vie de la Société. Une nouvelle fondation dans un autre diocèse apportait
un changement au projet initial qui ne prévoyait qu’une seule maison. La chose
était d’une telle importance que le Fondateur résolut de réunir tous ceux qui
composaient alors sa petite Société, même les plus jeunes qui n’étaient point
encore dans les Ordres sacrés. «C’était, écrit-il, pour leur faire comprendre
qu’étant appelés dans un autre diocèse pour y former un nouvel établissement,
il était nécessaire d’élargir le règlement qui nous régissait, et de s’occuper
à faire des constitutions plus étendues, de former des liens plus étroits, d’établir
une hiérarchie, de coordonner, en un mot, toutes choses de façon qu’il n’y eût
qu’une volonté et un même esprit de conduite. Tous furent de cet avis, et l’on
me pria de m’occuper sérieusement et promptement de rédiger la constitution
et la règle qu’il nous faudrait adopter» [8].
Afin de rédiger cette Règle dans une solitude favorable, Eugène de Mazenod se
retira au château que sa famille possédait à Saint-Laurent-du-Verdon [9].
Puis, revenu à Aix, il présenta le texte aux membres de la Société pendant la
retraite annuelle qui se déroula du 23 octobre au 1er novembre 1818, retraite
qu’il prêcha lui-même en commentant chaque jour la Règle proposée.
L’introduction des voeux souleva de sérieuses difficultés chez plusieurs de
ses confrères. Une majorité des prêtres voulaient maintenir à la Société son
caractère de simple association de missionnaires diocésains et conserver leur
entière liberté d’y rester ou de s’en retirer. Ayant appelé les trois scolastiques,
Eugène de Mazenod leur lut la Règle, en particulier le paragraphe traitant des
voeux, et il leur demanda ce qu’ils en pensaient. Puis, leur accordant voix
délibérative à une assemblée générale de la communauté, il soumit à tous les
membres son projet. Ce fut le premier Chapitre général de la Congrégation et
c’est alors que, à six voix contre quatre, furent acceptés les voeux dans la
Congrégation [10].
Le 1er novembre 1818, tous, sauf deux, firent leur profession religieuse par
les voeux de chasteté, d’obéissance et de persévérance devant le Fondateur dûment
autorisé à les recevoir. Le 13 novembre 1818, le Fondateur obtenait de la Curie
épiscopale d’Aix une nouvelle et définitive approbation de l’Institut et de
la Règle adoptée. Ce texte de 1818 porte le titre de «Constitutions et Règles
de la Société des Missionnaires de Provence». Il est composé d’un avant-propos
et de trois parties: I. La fin de l’Institut et ses ministères; II. Les obligations
particulières des missionnaires, l’esprit de pauvreté, les voeux de chasteté,
d’obéissance et de persévérance, et les observances communautaires; III. Le
gouvernement de la Société et la formation des candidats.
Déjà, dans sa lettre au père Tempier du 9 octobre 1815, Eugène de Mazenod indiquait
les sources où il voulait puiser les éléments qui inspireraient la vie et le
ministère des futurs missionnaires. En fait, la Règle des Rédemptoristes est
la source principale de notre Règle de 1818, à laquelle on peut ajouter les
autres règles mentionnées dans la lettre au père Tempier, les usages de la Compagnie
des prêtres de Saint-Sulpice, l’ouvrage d’Alfonso Rodriguez, Pratique de
la perfection chrétienne, et quelques autres auteurs.
La Règle d’Eugène de Mazenod a aussi une saveur biblique et, en particulier,
elle prend parfois très clairement des accents pauliniens. Malgré ces emprunts
nombreux, la première Règle se distingue par des passages sortis directement
de la plume et du coeur du Fondateur. Quelques thèmes centraux comme l’amour
de l’Église, la constatation des besoins de salut, le zèle pour les âmes, l’esprit
de réparation, la tendance à la perfection aboutiront quelques années plus tard
à ce monument très mazenodien que sera la Préface de 1826 et qui demeure
encore aujourd’hui la plus claire expression du charisme oblat.
c. Premier texte approuvé
par Rome: 1826-1827
Le texte de 1818 contient
donc déjà la substance des rédactions postérieures; mais les archives conservent
plusieurs manuscrits des années qui suivirent et qui témoignent d’un travail
continu de correction et d’adaptation du premier texte [11].
Ainsi, un paragraphe sur les «Frères convers» est ajouté après l’entrée du premier
frère en 1820. Le voeu de pauvreté est introduit en octobre 1821 par le deuxième
Chapitre général. La Préface apparaît dans sa forme à peu près définitive
en 1824 ou 1825. Enfin, en 1825, la Congrégation sort des limites de la Provence
par la fondation d’une quatrième maison à Nîmes; elle change de nom et adopte
celui d’«Oblats de saint Charles».
Devant les dangers, intérieurs et extérieurs, qui menaçaient l’avenir du jeune
Institut, il fut décidé de solliciter l’approbation pontificale. À cette fin,
le texte des Constitutions et Règles fut revu, corrigé et complété par le Fondateur,
puis confié à des latinistes, notamment aux pères Albini et Courtès. Le Fondateur
se rendit lui-même à Rome pour implorer l’approbation désirée [12].
Le texte n’y subit que des retouches mineures de la part de la commission cardinalice
chargée de son examen. Le principal changement fut celui du nom de la Société
qui s’appellerait désormais «Congrégation des Missionnaires Oblats de la très
Sainte et Immaculée Vierge Marie». Le 17 février 1826, le pape Léon XII approuvait
la Congrégation et ses Constitutions. Le Fondateur exulte: «Avortons en quelque
sorte par notre faiblesse et par notre petit nombre, nous n’avons pas néanmoins
une moindre existence dans l’Église que les plus célèbres corps... Nous voilà
constitués» [13].
Les Constitutions et Règles approuvées par Léon XII furent imprimées et distribuées
à tous les Oblats dès l’année suivante. Il convient de signaler un changement
qui a son importance par rapport aux textes français antérieurs. Ceux-ci disaient:
«Ils ne se chargeront pas de la direction des séminaires». Le texte de 1826-1827
omet ces mots à dessein, car la question se posait alors au sujet du grand séminaire
de Marseille. Ce détail est révélateur de la disponibilité du Fondateur à répondre
aux besoins nouveaux et de son obéissance au Pape qui avait fait inclure ce
ministère dans le Bref pontifical. Toutefois, le paragraphe sur la direction
des séminaires ne viendra que plus tard, en 1850, après un temps d’expérience.
d. Modification de 1843
Le Chapitre général
de 1843 (du 10 au 13 juillet) introduisit une seule modification aux Constitutions
de 1826-1827; elle concernait la fréquence des chapitres généraux fixée jusque-là
à tous les trois ans. Devant les difficultés rencontrées pour se réunir à intervalles
aussi courts et avec le développement que venait de prendre la Congrégation
en s’établissant dans les îles Britanniques et au Canada, le Fondateur lui-même
proposa d’espacer les chapitres à tous les six ans et de donner la même durée
au mandat des officiers élus. La modification fut approuvée unanimement et confirmée
par un décret de la Sacrée Congrégation pour les Évêques et Réguliers du 14 mars
1846 et un Bref apostolique du 20 du même mois.
e. Première révision:
1850-1853
La première véritable
révision des Constitutions et Règles fut faite au Chapitre général tenu à Marseille
du 26 au 31 août 1850. Elle était motivée par le désir d’en harmoniser le texte
avec l’extension grandissante de la Congrégation et avec les oeuvres nouvelles
qu’elle avait acceptées. La révision fut préparée par une commission spéciale
composée des pères Henri Tempier, Hippolyte Courtès, Casimir Aubert, Ambroise
Vincens et Charles Bellon.
Les modifications apportées se divisent en deux groupes: 1. addition de nouveaux
paragraphes sur la direction des grands séminaires et sur la division de la
Congrégation en provinces, ainsi qu’une annexe sur les missions étrangères;
2. plus de deux cents modifications, additions et changements d’articles dans
le texte existant.
C’est le Fondateur lui-même, accompagné du père Tempier, qui se rendit à Rome,
en janvier 1851, pour obtenir l’approbation des Constitutions et Règles révisées.
Celle-ci fut accordée par un décret de la Sacrée Congrégation pour les Évêques
et Réguliers, le 20 mars 1851, qui fut suivi par un Bref apostolique du 28 mars
approuvant à nouveau la Congrégation et ses Constitutions. Pour diverses raisons,
la promulgation n’en fut faite à Marseille que le 17 février 1853, puis, dans
toute la Congrégation, par une circulaire du 2 août qui accompagnait le volume
des Constitutions nouvellement imprimé [14].
L’importance du Chapitre de 1850 apparut si exceptionnelle que le père Achille
Rey l’appelle «un Chapitre général fondateur». De fait, Mgr de Mazenod put y
voir le couronnement de son oeuvre; cette révision des Constitutions fut la
dernière faite de son vivant.
2.
APRÈS LE FONDATEUR
a. Deuxième révision:
1867-1894
Au lendemain de la
mort de Mgr de Mazenod, son premier successeur, le père Joseph Fabre, apprit
de Rome que la Congrégation ne jouissait pas du privilège de l’exemption, comme
l’avait toujours cru le Fondateur. En conséquence, un certain nombre de points
des Constitutions et Règles relevés par le prosecrétaire de la Sacrée Congrégation
pour les Évêques et Réguliers et discutés lors d’une audience avec Pie IX, le
14 août 1863, furent signalés au Supérieur général par l’intermédiaire du procureur
général, le père Ambroise Tamburini, et firent l’objet d’un décret en date du
5 janvier 1866. Il s’ensuivit une révision du texte par le Chapitre général
tenu à Autun du 5 au 18 août 1867.
Le résultat comportait notamment deux nouveaux paragraphes: le premier sur la
direction des paroisses, l’autre sur le procureur auprès du Saint-Siège. En
outre, on fit çà et là une trentaine d’additions et de changements mineurs.
Les Actes du Chapitre général de 1867 contenant les modifications des Constitutions
furent présentés à Rome en 1868. La Sacrée Congrégation porta un jugement assez
sévère sur la conformité du texte avec ses remarques de 1866. L’Administration
générale dut donc revoir les Actes du Chapitre avant de les soumettre de nouveau
au Saint-Siège. C’est le 10 janvier 1870, un mois après l’ouverture du premier
Concile du Vatican, que fut finalement signé le décret d’approbation [15].
Les Chapitres de 1873, 1879 et 1887 n’apportèrent que de simples précisions
à la révision de 1867. Pour diverses raisons, on dut attendre après le Chapitre
de 1893 pour qu’une nouvelle édition des Constitutions et Règles soit imprimée.
Elle parut chez Mame, à Tours, en 1894, et fut préfacée d’une lettre du nouveau
supérieur général, le père Louis Soullier, en date du 17 février, expliquant
que ces nouvelles Règles étaient une réédition de celles de 1853 modifiées par
le Chapitre général de 1867 et approuvées par le Saint-Siège en 1870. Elles
contenaient neuf cent trois articles et un certain nombre de documents, soit
en introduction, soit en annexe. Enfin, par la Circulaire n° 70 du 19 mars 1899,
le père Cassien Augier, supérieur général, promulgua les Actes capitulaires
révisés au Chapitre de 1898 et présentés dans l’ordre des Règles qu’ils précisaient
et complétaient.
b.
Troisième révision: 1908-1910
Le texte imprimé de
1894 n’eut pas très longue vie. De nouvelles normes concernant les instituts
à voeux simples se multiplièrent à la fin du pontificat de Léon XIII et au début
de celui de Pie X, de même que se développait la jurisprudence de la Sacrée
Congrégation pour les Évêques et Réguliers. Pour sa part, le Chapitre général
de 1906 ayant apporté quelques modifications au texte de nos Constitutions,
une supplique fut acheminée vers le Saint-Siège pour en obtenir l’approbation
[16].
La réponse ne fut pas celle qu’on attendait. Elle remettait d’abord en question
la fidélité de la révision de 1867 aux remarques de la Sacrée Congrégation faites
en 1866; elle demandait surtout que pour se conformer à la récente législation,
on entreprenne une révision complète des Constitutions. C’est donc ainsi que
le Chapitre de 1908 convoqué pour élire un nouveau supérieur général deviendrait,
comme celui de 1850, un des grands chapitres de révision des Constitutions et
Règles.
La tâche du Chapitre avait été préparée par une consultation lancée dans toute
la Congrégation et par des travaux des pères Joseph Lemius et Simon Scharsch
qui furent les principaux artisans de la révision. Ce travail fut animé par
le désir d’être à la fois conforme aux normes canoniques de l’Église et fidèle
à l’oeuvre du Fondateur.
Le résultat se caractérise par l’addition de deux paragraphes importants, l’un
sur les missions étrangères, l’autre sur les scolasticats; par la suppression
d’autres paragraphes importants, celui du directoire des missions et celui qui
traitait du modérateur des scolastiques; et par une centaine d’amendements aux
autres articles.
L’approbation du Saint-Siège se fit d’abord sous forme d’un décret de la Sacrée
Congrégation pour les Évêques et Réguliers du 21 décembre 1909, puis par un
Bref apostolique du 7 septembre 1910. Le nouveau texte put donc être imprimé
en 1910 sous le nom même de la Maison générale à Rome. Il comportait huit cent
trente-neuf articles divisés en trois parties et, pour la première fois, numérotés
de façon continue. Le volume contenait aussi un certain nombre d’annexes, notamment
les Brefs d’approbation antérieurs et deux lettres du Fondateur. Ce fut la troisième
révision des Constitutions [17].
c. Quatrième révision:
1920-1928
Alors que paraissait
le texte de 1910, s’élaborait la rédaction du Code de droit canonique commencée
par Pie X et achevée sous son successeur Benoît XV en 1917. Le Code traitait
longuement des religieux. Par le canon 489, il abrogeait toute prescription
des Constitutions des Instituts religieux qui lui serait contraire. Peu après
son entrée en vigueur, la Sacrée Congrégation des Religieux ordonnait aux Instituts
de réviser leurs Constitutions dans les cinq ans, de manière à les rendre conformes
au Code. Cela appelait donc une remise sur le métier de nos Constitutions à
peine dix ans après la précédente. Deux Chapitres généraux, ceux de 1920 et
de 1926, consacreraient à cette tâche le meilleur de leur temps.
En effet, la révision entreprise par le Chapitre de 1920 s’avéra d’une telle
envergure qu’on se rendit compte qu’elle ne pourrait être réalisée dans l’espace
de temps prévu ni avec le soin voulu. Cela conduisit donc à l’établissement
d’une commission postcapitulaire composée de membres de l’Administration générale
[18].
Le résultat de son travail fut soumis en juillet 1925 à la critique des membres
de la Congrégation, ce qui permit de préparer un projet définitif pour le Chapitre
de 1926. Ce «Chapitre du centenaire», le vingt et unième, fut donc celui de
la quatrième révision de la Règle. Il se déroula du 20 septembre au 18 octobre.
Certains changements proposés étaient exigés par le nouveau Code de droit canonique;
d’autres étaient demandés par l’esprit du Code et explicitaient des articles
déjà existants; une troisième catégorie de retouches regardaient l’adaptation
exigée par les temps nouveaux ou simplement une meilleure rédaction du texte.
Une commission postcapitulaire, composée des pères Euloge Blanc, Auguste Estève
et Albert Perbal, fit la dernière toilette du texte pour sa présentation au
Saint-Siège à la fin d’avril 1927. La Sacrée Congrégation des Religieux imposa
seulement trois modifications et émit le décret d’approbation le 2 juillet 1927.
Le conseil général trouva cependant ce décret trop modeste en raison de l’importance
de la révision. Il sollicita donc la bienveillance du Saint-Père en faveur d’une
approbation plus solennelle, laquelle fut accordée par Lettres apostoliques
de Pie XI, puis sous forme de Bref, le 21 mai 1928 [19].
d. Cinquième révision:
1959-1982
— Édition provisoire
de 1966. De tous les textes, c’est celui de 1928 qui eut la plus longue
durée. Toutefois, les nouvelles conditions politiques, sociales et religieuses
créées par la seconde guerre mondiale et l’essor remarquable de la Congrégation
soulevèrent au Chapitre de 1953 la question d’une autre révision [20].
Une commission postcapitulaire présidée par le père Joseph Rousseau fut donc
chargée de la préparer [21].
Le Chapitre général de 1959 commença l’examen du texte présenté [22]
et se mit en frais de le refaire; mais devant l’ampleur du travail et pressentant
peut-être les changements profonds qu’amènerait le Concile récemment convoqué,
il suspendit ses travaux et confia à une nouvelle commission postcapitulaire
le soin d’élaborer un autre texte pour le Chapitre suivant, en lui recommandant,
en particulier, de faire la distinction entre les Constitutions et les Règles,
distinction qui fut ensuite demandée par les documents conciliaires sur la vie
religieuse [23].
Cette commission, dont le président fut le père Gérard Fortin, invita la Congrégation
à collaborer avec elle en lui envoyant souhaits et suggestions. Un premier projet
vit le jour qui, profondément remanié à la suite des remarques de la Congrégation,
donna place en 1965 à un second projet appelé «Textus revisus» [24].
Voilà toutefois que le Chapitre qui s’ouvrait le 25 janvier 1966 arrivait moins
de deux mois après la clôture du Concile. Une nouvelle vision de l’Église et
de ses relations avec le monde appelait un regard neuf sur la vie religieuse
et l’activité missionnaire. Le Chapitre préféra donc entreprendre lui-même la
rédaction d’un texte et, durant deux mois, les capitulants accomplirent un énorme
travail [25].
Jamais encore un Chapitre n’avait osé produire une révision aussi radicale de
nos Constitutions et Règles. En fait, la rédaction nouvelle apparut plus comme
une véritable refonte que comme une simple révision d’un texte ancien, au point
que beaucoup ont pu parler de «nouvelles» Constitutions. En ce qui regarde le
texte du Fondateur, la Préface seule a été conservée dans sa forme première,
comme un trésor de famille et l’expression fondamentale de l’idéal oblat; pour
le reste, on s’est efforcé de traduire la pensée du Fondateur en termes contemporains.
Et de plus, le texte met l’accent sur des valeurs auxquelles le monde d’aujourd’hui
est particulièrement sensible et auxquelles le Concile a fait écho: dialogue,
participation, coresponsabilité, autorité-service [26].
Les Constitutions et Règles, adoptées par un vote presque unanime, furent promulguées
le 2 août 1966, par le père Léo Deschâtelets, supérieur général [27].
Le Saint-Siège les approuva à titre provisoire. Comme il en serait pour tous
les Instituts religieux, le Chapitre général suivant devait les revoir à la
lumière de l’expérience, en vue d’une révision et d’une approbation définitive.
— Vers le texte définitif: 1966-1980. Les capitulants de 1972 jugèrent
toutefois que l’expérimentation permise par Ecclesiae sanctae (1966)
n’avait pas assez duré et décidèrent de la prolonger jusqu’au Chapitre suivant.
Comme suite logique au Chapitre de 1966, celui de 1972 produirait cependant
quatre documents qui témoigneraient de l’évolution de la Congrégation et de
l’Église pendant ces premières années de l’après-concile et de l’expérimentation
des Constitutions provisoires [28].
Reçus favorablement dans la Congrégation, ces livrets constitueraient une nouvelle
source pour le texte définitif encore à venir.
Le Chapitre extraordinaire de 1974, provoqué par la démission du Supérieur général,
arrivait trop tôt. La Sacrée Congrégation des Religieux nous autorisa alors
à prolonger l’expérimentation des Constitutions de 1966, amendées en 1972 et
1974, jusqu’au Chapitre suivant, soit celui de 1980. Le Chapitre de 1974 décida
donc la création d’une commission postcapitulaire chargée de préparer, sur la
base du texte de 1966, un texte révisé qui serait soumis au Chapitre de 1980
pour être ensuite présenté au Saint-Siège [29].
La commission fut constituée l’année suivante, en février 1975 [30].
Elle compta jusqu’à huit membres: les pères Alexandre Taché, président, Paul
Sion, secrétaire; Marius Bobichon, Jean Drouart, Ruben Elizondo, Theobald Kneifel,
Michael O’Reilly et Frederick Sackett. Elle reçut aussi, en 1979, la collaboration
de deux experts, les pères Louis-Philippe Normand et Alfred Hubenig, qui l’assistèrent
dans la rédaction finale du texte. En cinq ans, la commission tint sept sessions
plénières. La révision se fit en trois étapes: d’abord, une enquête préliminaire
(1975-1976) [31];
puis, la rédaction d’un premier projet (1977-1978) [32];
et enfin, la rédaction du projet précapitulaire (1979) [33],
suivie d’une dernière consultation de la Congrégation (1979-1980). La commission
reçut de nombreuses remarques, critiques et suggestions des confrères oblats;
elle put aussi profiter des conclusions du congrès sur le charisme du Fondateur,
en mai 1976 [34],
et de la réunion intercapitulaire des provinciaux en avril 1978. Elle tint compte
enfin des recommandations des comités permanents de la formation et des finances,
et de celles du conseil général avec lequel elle demeura en lien régulier tout
au cours de ses travaux.
— Le texte définitif de 1982. L’examen du projet des nouvelles Constitutions
occupa le Chapitre de 1980 du 6 novembre au 3 décembre, jour où le texte final
fut approuvé à l’unanimité. Une commission postcapitulaire, composée des pères
Alexandre Taché, président, Paul Sion, secrétaire, Francis George, Francis Morrisey
et René Motte, travailla à polir les textes français et anglais, remis ensuite
au conseil général pour être soumis au Saint-Siège à la fin de janvier 1981.
Celui-ci présenta ses remarques en mars 1982 et il s’ensuivit un dialogue de
quelques mois qui aboutit finalement à l’approbation du 3 juillet 1982 [35],
et au «décret de mise en application des Constitutions et Règles» émis par le
supérieur général, le père Fernand Jetté, le 28 octobre 1982 [36].
Le texte des Constitutions put enfin être imprimé en français, en anglais et
en espagnol par l’imprimerie Notre-Dame, à Richelieu, Qc, Canada, et paraître
en janvier 1983. Des versions en d’autres langues suivirent peu après.
III. CONSTITUTIONS ET
RÈGLES DE 1982
Le texte des Constitutions
et Règles de 1982 s’inspire pour une bonne part des Constitutions de 1966 revues
principalement à la lumière des documents capitulaires de 1972 et 1974, des
documents postconciliaires du Saint-Siège, des écrits du Fondateur, spécialement
des Constitutions et Règles primitives, et enfin des réponses des Oblats au
questionnaire de la commission de révision en 1975 [37].
Il s’efforce particulièrement de s’adapter au caractère international et aux
conditions nouvelles d’existence de la Congrégation. Dans un style propre à
des constitutions qui ne sont ni une simple exhortation ni un traité de spiritualité,
de pastorale ou de droit, le texte contient des éléments inspirateurs et juridiques
à la fois, exprimés dans un langage sobre et concis qui ne soit pas trop marqué
par des modes passagères et exposé à vieillir trop rapidement.
Suivant un souhait unanime de la Congrégation, la Préface du Fondateur
a été conservée dans son intégralité. Ces pages de notre patrimoine authentiquement
oblat sont perçues par tous les membres de la Congrégation comme «le foyer central
des Constitutions», «notre règle d’or», «notre charte fondamentale». Mais pour
mieux s’insérer dans un contexte contemporain, la Préface est précédée
par un Avant-propos qui en dégage toute la portée pour nous encore aujourd’hui.
Cet héritage du Fondateur n’est cependant pas le seul à figurer dans les Constitutions
de 1982. Renonçant à glisser çà et là des extraits des premières Constitutions
reconnus comme propres au père de Mazenod, la révision de 1982 a préféré les
présenter par eux-mêmes, en regard du texte contemporain sur lequel ils projettent
un éclairage destiné à illustrer sa fidélité à l’inspiration mazenodienne initiale
[38].
Toutefois, quelques expressions du Fondateur se retrouvent dans divers articles
des Constitutions et les enrichissent d’une saveur tout à fait oblate [39].
Les Constitutions se divisent en trois parties: le charisme oblat; la formation;
l’organisation de la Congrégation. Mais tel n’était pas le projet précapitulaire
qui en comptait quatre. Ce fut une des intuitions majeures du Chapitre de 1980
d’unir sous le seul titre de «charisme oblat» les deux premières parties proposées
sur la Mission de la Congrégation et sur la Vie religieuse-apostolique.
Celles-ci devinrent donc les deux chapitres de la première partie des Constitutions
approuvées. Ainsi voulait-on manifester comment les appels à la mission apostolique
et à la vie religieuse devaient être considérés comme deux volets d’une même
vie toute donnée à Jésus Christ pour coopérer avec lui dans l’oeuvre de l’évangélisation
(C 2).
Le chapitre sur la mission veut mettre en relief le caractère apostolique et
missionnaire de la Congrégation (C 1, 5, 7, 8) Le modèle de notre relation au
Christ est celui des Apôtres avec Jésus Sauveur (C 3). Notre mission s’accomplit
en communauté et par la communauté, dont le Christ vivant est le centre (C 3,
37), et sous le signe de la Vierge Immaculée (C 10). Contrairement aux Constitutions
précédentes, le texte de 1982 ne donne pas de description de nos divers ministères,
mais il laisse aux provinces, guidées par quelques principes généraux (R 1,
2, 4, 5), le soin de déterminer leurs priorités apostoliques. On remarquera
aussi la place importante faite au ministère pour la justice (C 8, 9; R 9),
reflétant ainsi une des préoccupations majeures de l’Église en notre temps.
Le chapitre deuxième élabore la «règle de vie» qui s’inspire de celle de Jésus
et des Apôtres, et qui constitue «la vie religieuse-apostolique». Ceux qui sont
appelés à suivre Jésus et à partager sa mission sentent le besoin de s’identifier
à lui afin d’être des témoins crédibles de la Parole qu’ils proclament (C 11);
ils sentent le besoin d’une vie conforme à l’Évangile, d’une conversion radicale
de tout leur être. Ici encore, c’est le Christ qui inspire notre engagement
par les voeux (C 12), c’est Lui qui est au centre de notre vie de foi (C 31)
et de notre vie de communauté (C 37).
Les voeux (section I) sont présentés selon l’ordre de Vatican II. Pour
chacun, le texte rappelle son origine évangélique (C 14, 18, 24, 29);
il affirme sa valeur de signe, à la fois contestation du «monde» et de
ses valeurs, et annonce du Royaume qui vient (C 15, 20, 25, 29); il souligne
sa dimension communautaire (C 12, 13, 21, 26, 29); enfin, il spécifie
son objet même et ses implications juridiques pour le membre et la communauté
(C 17, 22, 27, 30). La vie de foi (section II) a besoin d’être nourrie
dans une recherche constante de Dieu, par une relation intense au Christ. L’union
à Dieu se développe par le ministère autant que par la prière et la célébration
des sacrements (C 31). Quant à la communauté (section III), le texte
reconnaît en elle «la cellule vivante» de l’Église et de la Congrégation (C 12,
76, 87). Notre vie communautaire est à la fois témoignage de la présence du
Christ au milieu de nous, soutien de notre vie évangélique et condition d’efficacité
missionnaire (C 37, 38, 39, 87).
Les deux autres parties des Constitutions reçoivent leur sens de la première:
la formation d’abord (2e partie) «qui a pour but de faire grandir l’homme
apostolique animé du charisme oblat» (C 46), et l’organisation de la
Congrégation (3e partie), dont les structures «n’ont d’autre but que de soutenir
la mission», c’est-à-dire de mettre en oeuvre le charisme oblat, structures
qui doivent demeurer «assez souples pour évoluer au rythme de notre expérience
vécue» (C 71). Il en sera de même pour les biens temporels qui «sont avant tout
au service de la mission» (C 122).
En ce qui regarde la formation, le texte accentue son caractère continu;
il la présente comme un processus jamais achevé (C 46, 47, 48, 68). Il conjugue
la responsabilité personnelle de chacun, primordiale pour une formation efficace
(C 47, 49, 70), avec la fonction de la communauté qui en favorise le progrès
(C 48), surtout en ses premiers stages, et avec la responsabilité propre des
supérieurs majeurs et des éducateurs (C 49, 51). Ce texte de 1982, tout en décrivant
les différentes étapes de la formation, porte une attention particulière à la
préparation des candidats au noviciat (C 53, 54), de même qu’à la formation
continue après l’entrée dans le ministère (C 68, 70). Il cherche à mettre en
oeuvre les plus récents développements de la pédagogie et de la psychologie
religieuse.
La troisième partie sur l’organisation de la Congrégation s’ouvre par
un préambule décrivant «l’esprit du gouvernement» (C 71-74). Il met en relief
le caractère de service de l’autorité (C 73) et l’esprit de collégialité qui
doit inspirer le gouvernement de l’Institut (C 72). Le texte souligne aussi
que, dans la Congrégation, les structures de gouvernement sont au service de
la mission et des personnes (C 71, 76, 80, 87, 92, 105); il insiste sur la participation
de tous aux projets de l’Institut et aux prises de décision par le discernement,
la collaboration, les élections, les conseils et les chapitres (C 71, 72, 74,
75, 83, 86, 87, 89, 92, 103, 104, 105); il rappelle l’importance de la vérification
et de l’évaluation périodiques de l’administration et des tâches confiées (C 74),
soit par des rapports, soit par des congrès et des visites, soit enfin par le
Chapitre général.
Se démarquant de l’ordre traditionnel, l’organisation de la Congrégation est
présentée à partir des communautés locales pour accéder ensuite aux niveaux
provincial et général, affirmant ainsi l’importance des premières pour la vitalité
et l’efficacité apostolique tant des membres que de la Congrégation dans son
ensemble (C 76, 77, 87, 92, 105, 106).
Il faut noter que les Constitutions et Règles furent complétées par des directoires
élaborés après le Chapitre de 1980 [40].
La prévision de ces directoires permit d’alléger de beaucoup l’ensemble du texte
en contraste avec les Constitutions antérieures qui contenaient beaucoup d’éléments
de caractère passager et souvent peu applicables dans toute la Congrégation.
IV.
LE FONDATEUR ET LES CONSTITUTIONS ET RÈGLES
Qui veut saisir comment
le Fondateur comprenait la place de la Règle dans la Société et la vie de chacun
de ses membres doit se référer à la conclusion de la Préface du texte
de 1826 conservée intégralement dans toutes les éditions subséquentes des Constitutions:
«Certaines règles de conduite sont indispensables pour maintenir les membres
dans une pratique uniforme et un commun esprit, pour assurer le succès de l’entreprise
missionnaire commune, le bon ordre dans la Société, la ferveur des membres et
leur propre sanctification, la durée de l’oeuvre à laquelle ils ont été appelés».
Avec quelle conviction, quel enthousiasme Eugène de Mazenod n’écrivait-il pas
de Rome à sa petite famille religieuse alors qu’il accomplissait les démarches
qui conduiraient à l’approbation de février 1826. Sa foi sans borne dans l’Église,
dans le ministère du successeur de Pierre, lui fit voir dans l’approbation de
Léon XII un sceau de garantie irréfutable pour l’oeuvre naissante et pour les
Règles qui en marquaient la marche. «Ce n’est pas bagatelle; ce ne sont plus
de simples règlements, une simple direction pieuse; ce sont des Règles approuvées
par l’Église après l’examen le plus minutieux. Elles ont été jugées saintes
et éminemment propres à conduire ceux qui les ont embrassées à leur fin. Elles
sont devenues la propriété de l’Église qui les a adoptées. Le Pape, en les approuvant,
en est devenu le garant... Celui dont Dieu s’est servi pour les rédiger, disparaît;
il est certain aujourd’hui qu’il n’était que l’instrument mécanique que l’Esprit
de Dieu mettait en jeu pour manifester la voie qu’il voulait être suivie par
ceux qu’il avait prédestinés et préordonnés à l’oeuvre de sa miséricorde en
les appelant à former et à maintenir notre petite, pauvre et modeste Société»
[41].
Cette approbation le réjouissait au plus haut point car elle plaçait désormais
la Société aux côtés des ordres religieux même les plus célèbres, dont plusieurs
avaient disparu à la Révolution et dont, dès les origines, Eugène de Mazenod
avait voulu combler l’absence en réunissant son petit groupe de missionnaires.
Lors de sa retraite de 1831, le Fondateur rédigea un compendium des articles
des Règles «qui expriment plus expressément pourquoi nous avons été établis
et ce que nous devons être» [42].
À celui qui s’engage dans la Société, les Constitutions et Règles présentent
comme «le prototype du véritable Oblat de Marie» [43].
Elles lui enseignent comment, dans l’esprit de sa vocation, il doit «marcher
sur les traces de Jésus Christ et de ses Apôtres» [44].
Elles lui sont un conseiller fidèle et sûr qui porte à faire ce qu’il y a de
plus agréable à Dieu et de plus utile à lui-même et aux autres... Elles donnent
pleine valeur à ses oeuvres et à ses actions [45].
Elles seront, au terme de sa course, la Règle du jugement par Jésus Christ [46].
Le Fondateur regrette le fait que plusieurs Oblats s’écartent des Constitutions
et que celles-ci soient même pour plusieurs un livre fermé [47].
Il insiste donc pour qu’on soit plus fidèle à l’observance des Règles afin de
se les rendre familières par la pratique et «d’attirer sur nous et sur notre
saint ministère de nouvelles bénédictions» [48].
Les lettres circulaires de 1853 et 1857 [49]
sur les Saintes Règles illustrent bien à quel point Mgr de Mazenod, jusqu’à
la fin de sa vie, tenait ce texte comme sacré et comme la norme de toute vie
oblate. D’où son exhortation répétée à ses fils: «Estimons-la donc cette Règle
précieuse, ayons-la sans cesse sous les yeux et plus encore dans le coeur» [50].
V. LES SUPÉRIEURS GÉNÉRAUX
ET LES CONSTITUTIONS
À la mort de Mgr de
Mazenod, le souci de son successeur, le père Joseph Fabre, fut de maintenir
la Congrégation fidèle à l’esprit de son Fondateur. Cet esprit s’exprimait surtout
dans les Saintes Règles que le nouveau Supérieur général, dès sa première circulaire,
exhortait ses fils à observer avec la plus grande attention. L’âme de notre
Père et Fondateur, écrivait-il, «vit parmi nous dans ces Règles bénies qu’il
nous a laissées comme un gage de son amour, comme un témoignage impérissable
de sa grande foi et de son ardente charité. Ces Sainte Règles ... j’ai promis
solennellement de ne pas permettre qu’entre nos mains ce dépôt sacré se dissipe,
que la plus petite partie de ce don si précieux se perde; l’obéissance entière
à toutes leurs prescriptions fera notre joie et notre force» [51].
Cet appel à l’observance des Règles fera aussi l’objet de plusieurs circulaires
successives. «La Congrégation ne sera forte au dedans, ne sera estimée au dehors
qu’autant que nos Saintes Règles seront fidèlement observées» [52].
«Ce sont nos Saintes Règles qui, de tous les esprits et de tous les coeurs,
ne font qu’un seul esprit et un seul coeur; en dehors de ces précieuses ordonnances,
il n’y a qu’un esprit particulier, volonté isolée, oeuvre personnelle, vie individuelle
et, par conséquent, destruction complète de la vie commune et de la vie religieuse»
[53].
Dans la circulaire n° 13, le père Fabre revient encore sur les Saintes Règles
qui doivent être pour l’Oblat la source d’inspiration pour se renouveler sans
cesse dans l’esprit de sa vocation. Il rappelle en particulier l’importance
de tenir au ministère premier de la Congrégation: l’évangélisation des âmes
les plus abandonnées, spécialement par la prédication de la Parole de Dieu et
l’administration du sacrement de pénitence, un ministère qui demande une préparation
soignée puisée dans l’Écriture Sainte et la théologie. De plus, selon les Saintes
Règles, ce ministère doit être appuyé par l’exemple du missionnaire qui doit
toujours se référer à «l’exemple de Celui sur les traces duquel notre vocation
nous fait un devoir de marcher» [54].
Le père Fabre, en s’appuyant sur la Préface et sur le texte des Règles,
invite à se maintenir dans un esprit d’oblation et, pour y arriver, à être fidèle
à la pratique concrète des voeux et des observances communautaires [55].
Le père Fabre reprend le sujet en 1874. Dans son rapport au Chapitre général
de 1873 [56],
il avait exprimé son alarme devant le fait que «nos Saintes Règles n’exercent
pas toujours une influence assez pratique et assez sérieuse sur les dispositions
intérieures, ainsi que sur les actes extérieurs... L’esprit de corps et de Congrégation
en reçoit un douloureux contrecoup» [57].
En même temps qu’il promulgue les Actes du Chapitre de 1873, il croit donc opportun
de renouveler la recommandation faite au début de son généralat et il émet une
circulaire entièrement consacrée aux Règles [58].
«Que sont pour nous nos Saintes Règles...? Elles constituent l’existence même
de la famille. C’est par nos Saintes Règles que nous existons, par elles que
nous vivons, par elles que nous formons une famille religieuse... [59]».
Mais, poursuit le père Fabre, «la Règle n’est pas lue, elle n’est pas méditée.
Dès lors, on ne conduit plus les missions ni ne prêche selon la tradition oblate;
la pratique de la pauvreté et de l’obéissance s’affaiblit, les plaintes et les
critiques se multiplient. Sans la Règle, chacun devient sa propre règle et bientôt
on se décourage, la communauté se désagrège. Le père Fabre exhorte donc à un
amour profond et à l’obéissance fidèle de la Règle comme condition de fécondité
apostolique et de bénédictions divines. La Règle est la sauvegarde de la vocation;
sans elle, il n’y a pas de religieux. «Notre Règle est une règle de vie pour
notre âme, pour nos oeuvres, pour la Congrégation. Conservons-lui ce caractère
par notre fidélité de tous les jours et de toute notre vie religieuse» [60].
Les successeurs du père Fabre, à leur tour, rappellent souvent aux Oblats toute
l’importance de la Règle pour leur efficacité apostolique et le progrès de leur
vie intérieure, surtout dans les circulaires qui promulguent les Actes des divers
Chapitres généraux. Plusieurs fois, ils se réfèrent aux circulaires du père
Fabre, qui demeurent de véritables monuments de la tradition oblate. Pour sa
part, Mgr Augustin Dontenwill, à l’occasion du centenaire de l’approbation des
Règles, en 1926, adresse à toute la Congrégation la circulaire n° 133. «Soyons
persuadés que, pour marcher sur la trace de tant de vaillants apôtres qui, avant
nous, ont combattu sous la bannière de Marie-Immaculée, il faut de toute nécessité,
imiter leurs vertus religieuses. Or, comment réaliser cet idéal, sans la fidélité
aux Règles que, au jour béni de notre profession, nous avons promis d’observer,
exactement, jusqu’à notre dernier soupir» [61].
Dès sa première circulaire du 13 juin 1947, le père Léo Deschâtelets, nouvellement
élu supérieur général, en appelle à tous les Oblats pour qu’ils mettent résolument
la Règle au centre de leur vie, afin qu’elle soit pour eux «foyer d’enthousiasme
apostolique et appui d’un zèle fort» [62].
La connaissance exceptionnelle que le père Deschâtelets avait du texte des Constitutions
et de la tradition oblate marqua son généralat. D’autant plus que, pendant treize
ans, avant et après le Concile, il connut trois essais de révision des Constitutions.
À la veille du Chapitre de 1966, le père Deschâtelets rappelle l’importance
de la révision dont devra s’occuper la prochaine grande assemblée [63].
Une fois le Chapitre passé et les nouvelles Constitutions approuvées et imprimées,
le père Deschâtelets proposera celles-ci comme «la source de l’esprit de renouveau
dans la Congrégation», tel que demandé par le Concile. Et c’est sur ce thème
de «l’Esprit du renouveau» qu’il écrira une circulaire entière en 1968 [64],
renouveau dont les nouvelles Constitutions seront l’inspiration et le guide.
Comme tous ses prédécesseurs, c’est à la Préface qu’il revient comme
à «l’expérience la plus vive, la plus essentielle et la plus inchangeable de
la pensée du Fondateur» [65].
À une époque où le Concile vient d’en appeler à un renouveau dans l’Église,
cette remontée pour les Oblats veut dire «mettre l’Évangile et la Règle au centre
de [leur] vie apostolique» [66].
La Règle exprime le charisme de la Congrégation, elle est le lien d’unité entre
tous ses membres. «Notre puissance de consacrés à l’annonce de l’Évangile est
décuplée par les forces spirituelles qu’elle nous assure et que nous puisons
dans l’Église, unis par les liens très profonds de la charité et de l’obéissance,
tous, Pères et Frères, travaillant d’un même coeur à l’avance du règne de Dieu
dont notre vie religieuse et apostolique est le signe» [67].
Le généralat du père Fernand Jetté fut celui qui vit l’aboutissement de la révision
des Constitutions exigée par le Concile. Au moment où, pourrait-on dire, toute
la Congrégation se met à l’oeuvre pour collaborer à cette tâche, le Supérieur
général, dans une lettre du 1er février 1976, rappelle que «comme Oblats, comme
équipe apostolique, nous avons besoin d’une certaine structure ou règle de vie...
qu’on accepte et qui vraiment pénètre en nous pour nous transformer en Jésus
Christ et donner une véritable consistance à notre être» [68].
Plus tard, en annonçant l’achèvement de la tâche par le Chapitre de 1980, le
père Jetté propose le texte nouveau comme un défi à la Congrégation, «le défi
de l’avenir» [69].
Pour cela, «les Constitutions doivent être assimilées, intériorisées. C’est
par là qu’elles seront source et chemin de vie» [70].
Et le 17 février suivant, il interroge la Congrégation: «Ce don [des Constitutions
nouvelles]... qu’allons-nous faire de lui? Car ce don il nous questionne et
nous interpelle... Les Constitutions et Règles sont déjà — et deviendront encore
plus clairement, quand elles auront reçu l’approbation de l’Église — le chemin
concret de l’Évangile, la manière oblate de vivre l’Évangile aujourd’hui. C’est
en elles et par elles que nous trouverons Jésus Christ et que nous apprendrons
à aimer les hommes, surtout les pauvres, comme nous a demandé de le faire notre
Fondateur. Il y a là un défi auquel aucun Oblat ne peut échapper s’il veut «sauver
sa vie» [71].
«Une longue période commence, encore plus importante que le Chapitre en un sens,
et qu’on a appelée «la période d’intériorisation», la période de l’intégration
progressive des Constitutions et Règles dans nos vies» [72].
Pour cela, il faudra bien connaître les Constitutions, les lire et les relire,
en méditer le contenu. «Cette lecture... il faut la faire avec amour, avec le
désir de se laisser pénétrer par elles et de s’en nourrir... Ce vers quoi tendent
les Constitutions, livre de vie, c’est de créer en nous une vie nouvelle, un
être nouveau, l’être évangélique et oblat, l’homme apostolique dont parle le
Fondateur, et qui en vient à réagir spontanément à la manière oblate, selon
l’esprit du Fondateur» [73].
Enfin, présentant le texte approuvé par l’Église, le père Jetté rappelle aux
Oblats l’importance de cette approbation: «Les Constitutions engagent l’Église
et c’est pourquoi elles doivent être approuvées par l’Église» [74].
Avec la joie et la foi du Fondateur au lendemain de la première approbation,
le père Jetté ajoute: «C’est l’Église qui nous constitue. Elle se porte garant,
auprès des fidèles, de l’authenticité évangélique de notre projet de vie que
nous leur proposons» [75].
Et il invite les Oblats à regarder vers l’avenir avec confiance: «Allons vers
l’avenir avec de grands désirs, avec une espérance et un courage inébranlables,
en considérant l’immensité du champ apostolique qui s’ouvre devant nous. Que
le bienheureux Eugène de Mazenod, notre Fondateur et Père, nous en obtienne
la grâce» [76].
Alexandre Taché
Sources et bibliographie
A. CONSTITUTIONS EN GÉNÉRAL
DUVAL, A. et CHARRY, J. de, «Règles et constitutions religieuses», dans
Dictionnaire de spiritualité, Paris, Beauchesne, 1987, col. 287-300.
KHOURY. J., Vie consacrée, Rome, 1984, 332 p.
LEMOINE, R., L’époque moderne, 1563-1789: le monde des religieux..., Paris,
Cujas, 1976, 438 p.
LEMOINE, R., Le droit des religieux, du Concile de Trente aux instituts séculiers,
Paris, Desclée de Brouwer, 1956, 531 p.
LESAGE, Germain, L’accession des Congrégations à l’état religieux canonique,
Ottawa, Éditions de l’université d’Ottawa, 1952, 240 p.
MORRISEY, Francis, «La préparation des Constitutions et Règles», dans Documentation
O.M.I., 96/80 (1er août 1980), p. 1-7.
Rousseau, Joseph, «Le code fondamental des instituts religieux», dans Studia
canonica, 10 (1976), p. 195-233, 411-447.
B. TEXTES IMPRIMÉS DES CONSTITUTIONS ET RÈGLES
1. Constitutions et Règles de la Société des Missionnaires de Provence.
Premier manuscrit français... (édité par Paul-Émile DUVAL) Rome, Maison générale,
1951, 165 p., Écrits du Fondateur, (extrait des Missions, 78 (1951), n° 276).
À ce texte doit être ajouté un autre manuscrit des Constitutions datant probablement
de 1819 ou 1820, avec des ajouts postérieurs: Un ancien manuscrit des Saintes
Règles: Constitutions et Règles de la Société des Missionnaires dits de Provence
(manuscrit Honorat), Ottawa, éditions des Études oblates, 1943. 72 p., (Bibliothèque
oblate, Textes, I). À ce sujet, voir DESCHÂTELETS, Léo, «L’histoire de nos Saintes
Règles», dans Études oblates, 1 (1942), p. 11-27.
2. Constitutiones, Regulae Congregationis Missionariorum OblatorumSanctissimae
et Immaculatae Virginis Mariae... Galliopoli, 1827. Voir aussi l’édition critique
de ce premier texte latin officiel par Paul-Émile DUVAL, Rome, Maison générale,
1951, 159 p., (Écrits du Fondateur, fasc. 2), (extrait des Missions, 78
(1951), n° 277).
3. Constitutiones et Regulae Congregationis Missionariorum Oblatorum Sanctissimae
et Immaculatae Virginis Mariae..., Massiliae, 1853.
4. Constitutiones et Regulae Congregationis Missionariorum Oblatorum Sanctissimae
et Immaculatae Virginis Mariae..., Turonibus, Typis A. Mame, 1894.
5. Constitutiones et Regulae Congregationis Missionariorum Oblatorum Sanctissimae
et Immaculatae Virginis Mariae..., Romae, in Domo generali, 1910.
6. Constitutiones et Regulae Societatis Missionariorum Oblatorum Sanctissimae
et Immaculatae Virginis Mariae, Romae, in Domo generali Congregationis, 1928.
(Traduction française imprimée à Rome, 1930).
7. Constitutiones et Regulae Congregationis Missionariorum Oblatorum Sanctissimae
et Immaculatae Virginis Mariae, a Capitulo Generali XXVII exaratae,
Romae, 1966, 148 p., (éditions latin-français et latin-anglais).
8. Constitutions et Règles de la Congrégation des Missionnaires Oblats de Marie
Immaculée. Rome, 1982, 184 p.
C. HISTOIRE DES CONSTITUTIONS ET RÈGLES
Antécédents de la première approbation pontificale des Constitutions et Règles
des Missionnaires Oblats de Marie Immaculée, documents édités par Paul-Émile
DUVAL, o.m.i., (extrait des Missions, 79 (1952), n° 279, avec appendice
et tables des matières), Rome, Maison générale, 1952, 220 p., (Écrits du Fondateur,
fasc. 3).
Première approbation pontificale des Constitutions et Règles des Missionnaires
Oblats de Marie Immaculée, documents édités par Paul-Émile DUVAL, o.m.i. (extrait
des Missions O.M.I., 79 (1952), n° 280, avec supplément du fascicule 3,
appendice et table des matières), Rome, Maison générale, 1952, 309 p., (Écrits
du Fondateur, fasc. 4).
MAZENOD, Eugène de, «Journal durant son séjour à Rome (1825-1826)», dans Missions,
10 (1872), p. 335-472.
MAZENOD, Eugène de, «Voyage à Rome (1825-1826)», dans Missions, 10 (1872),
p. 153-332, aussi dans Missions, 69 (1935), p. 390-398, 617-635.
COSENTINO, George, Histoire de nos Règles..., Ottawa, éditions des Études
oblates, 1955, 6 volumes, (Archives d’histoire oblate, 3-8).
DESCHÂTELETS, Léo, «L’histoire de nos Saintes Règles», dans Études oblates,
1 (1942), p. 11-27.
SION, Paul, «Évolution historique de nos Constitutions et Règles», dans Documentation
O.M.I., n° 93/80 (1er avril 1980), p. 1-9.
D. COMMENTAIRES DES CONSTITUTIONS
— 1. Texte de 1826
MAZENOD, Eugène de, Choix de textes relatifs aux Constitutions et Règles
O.M.I., Rome, 1983, 587 p.
MAZENOD, Eugène de, Nos Saintes Règles, (Notes de retraite, Marseille,
le 8 octobre 1831), en annexe à la circulaire n° 14, dans Circ. adm., I,
p 121-130.
— 2. Texte de 1853-1894
YENVEUX, Alfred, Les Saintes Règles de la Congrégation des Missionnaires
Oblats de Marie Immaculée, expliquées d’après les écrits, les leçons et l’esprit
de Mgr Charles-Joseph-Eugène de Mazenod (d’après les notes prises par le R.P.
Alfred Yenveux de 1878 à 1903), Paris, Procure générale des Oblats, 1903,
8 volumes manuscrits.
Deux volumes seulement furent publiés, portant la date de 1903, année de la mort
du père Yenveux. Très peu d’exemplaires en subsistent. L’expulsion des religieux
de France fit que les manuscrits du père Yenveux, pratiquement inconnus et dispersés
en trois maisons, ne furent retrouvés qu’en 1928. Un neuvième volume est un supplément
sur les affiliations de prières, etc., et sur l’amour de Mgr de Mazenod pour les
autres religieux. À ce sujet, voir Normand, Louis-Philippe, «Une oeuvre inachevée:
le commentaire des Règles par le P. Yenveux», dans Vie Oblate Life, 34
(1975), p. 3-19.
— 3. Texte de 1928.
DALPÉ, J.-D., Commentaire des Saintes Règles pour l’instruction des novices,
deuxième édition, Montréal, 1938, trois cahiers manuscrits.
LEYENDECKER, Léonard, Commentarius historicus, canonicus, asceticus in Regulas
et Constitutiones Missionariorum Oblatorum Sanctissimae et Immaculatae Virginis
Mariae a Leone XII una cum Instituto a. 1826 approbatas, a Pio XI 21 Maii 1928
in forma specifica confirmatas, praeviis prolegomenis ordine temporis in quinque
partes distributis..., Romae, apud scholasterium internationale O.M.I., 1953,
cinq cahiers dactylographiés.
RESLÉ, Joseph, Commentarium privatum Constitutionum et Regularum..., Ottawa,
éditions des Études oblates, 1958-63, cinq volumes, (Archives d’histoire oblate,
12, 13, 17, 18, 20).
VILLENEUVE, Jean-Marie-Rodrigue, Étude analytico-synthétique de nos Saintes
Règles des Miss. O.M.I., avec comparaison des diverses éditions et rapprochement
des décisions capitulaires, actes de visites et traditions de famille en guise
de commentaires, Ottawa, scolasticat Saint-Joseph, 1929, deux volumes dactylographiés.
— 4. Texte de 1966
Dans une volonté de renouveau. Introduction à une lecture des Constitutions
et Règles, Rome, Maison générale, 1968, 337 p.
— 5. Texte de 1982
JETTÉ, Fernand, Homme apostolique; commentaire des Constitutions et Règles
de 1982, Rome, Maison générale, 1992, 582 p.
E. OUVRAGES DIVERS SUR LES CONSTITUTIONS
— 1. En général
BEAUDOIN, Yvon, «Le Fondateur et l’observance des Constitutions et Règles
d’après ses écrits», dans Vie Oblate Life, 43 (1984), p. 81-112.
GILBERT, Maurice, «Charismes et institutions», dans Études oblates, 26
(1967), p. 301-309.
JETTÉ, Fernand, «Esprit oblat et Règles oblates», dans Études oblates,
21 (1962), p. 3-21, 130-153.
TOURIGNY, Irénée, Synopsis Constitutionum et Regularum Missionariorum Oblatorum
Sanctissimae et Immaculatae Virginis Mariae. Romae, Domus generalis O.M.I.,
1970, 217 p.
— 2. Texte de 1818
COSENTINO, George, «Existence juridique de notre Congrégation pendant ses
dix premières années (1816-1826)», dans Études oblates, 12 (1953), p. 3-24.
COSENTINO, George, «Les origines de nos Saintes Règles (1816-1818)», dans Études
oblates, 7, (1948), p. 46-62.
DROUART, JEAN, «From an Apostolic Community to a Religious Congregation», dans
Études oblates, 31 (1972), p. 205-224.
DROUIN, Paul-Émile, «Origines liguoriennes de nos saintes Règles», dans Études
oblates, 1 (1942), p. 210-220.
LAMIRANDE, ÉMILIEN, «Les Règlements de la Congrégation de la Jeunesse d’Aix et
nos saintes Règles», dans Études oblates, 15 (1956), p. 17-33.
MORISSETTE, NAZAIRE, «Rodriguez dans la Règle», dans Études oblates, 3
(1944), p. 265-271.
PIELORZ, Jósef, Les Chapitres généraux au temps du Fondateur, Ottawa, éditions
des Études Oblates, 1968, deux volumes (Archives d’histoire oblate, 22-23).
PIELORZ, Jósef, «Le séjour du Fondateur à Saint-Laurent et la rédaction de nos
Règles (août-octobre 1818)», dans Missions, 84 (1957), p. 297-322.
PIELORZ, Jósef, «Nouvelles recherches sur notre premier Chapitre général», dans
Études oblates, 21 (1962), p. 22-40.
RESLÉ, Joseph, «Aux sources de nos Règles. Le Père de Mazenod a-t-il copié saint
Alphonse?», dans Études oblates, 25 (1966), p. 213-249.
Taché, Alexandre, La vie spirituelle d’Eugène de Mazenod, fondateur des Missionnaires
Oblats de Marie Immaculée, aux origines de la Société (1812-1818), étude historico-doctrinale...,
Rome, 1960, L, 455 p., manuscrit dactylographié. (Extrait publié, Rome, 1963,
102 p.)
— 3. Texte de 1826
«Actes du Chapitre général tenu en 1826», dans Missions, 14 (1876),
p. 102-108.
COSENTINO, George, «L’approbation et la première édition des Règles (1827)», dans
Études oblates, 9 (1950), p. 145-165.
COSENTINO, George, «L’évolution de nos saintes Règles de 1843 à 1853», dans Études
oblates, 9 (1950), p. 217-241.
COSENTINO, George, «La forme d’approbation de nos Règles en 182»6, dans Études
oblates, 12 (1953), p. 234-265.
COSENTINO, George, «La rédaction de nos saintes Règles (1818-1825)», dans Études
oblates 8, (1949), p. 269-300.
DESCHÂTELETS, Léo, «La préface de nos Règles et les premiers écrits de notre Vénéré
Fondateur», dans Études oblates, 15 (1956), p. 193-202.
ESTÈVE, Auguste, «Le grand triomphe de l’année 182»6, dans Missions, 59
(1925), p. 207-215.
— 4. Textes de 1853 à 1910
Circulaires administratives promulguant les Actes des Chapitres et les amendements
aux Constitutions et Règles, nos 20, 22, 26, 33, 42, 57, 92, 108, 128.
COSENTINO, George, «Les modifications de 1867 et la troisième édition (1894) de
nos Saintes Règles», dans Études oblates, 10 (1951), p. 249-258.
COSENTINO, George, «La IVe édition des Règles et ses préparations», dans Études
oblates, 11 (1952), p. 225-238.
— 5. Texte de 1928
Circulaires administratives concernant la révision, nos 132, 133, 137, 139,
140, 164, 178, 181, 200.
COSENTINO, George, «La cinquième édition des Règles (1928)», dans Études oblates,
12 (1953), p. 166-182.
FORTIN, Gérard, «Les idées-force de la deuxième partie des Constitutions», dans
Études oblates, 23 (1964), p. 77-93.
— 6. Essai de révision de 1953 à 1959.
Circulaires administratives, nos 203, 208, 210.
RESLÉ, Joseph, Constitutions et Règles, Notes explicatives concernant le texte
révisé des Constitutions en rapport avec le texte imprimé de 1928, Rome, 1959,
84 p.
— 7. Texte de 1966
Circulaires administratives, nos 215, 220, 225, 227, 233, 240.
GARGANTINI, Fernando, «À propos de la fin de la Congrégation dans les nouvelles
Constitutions et Règles», dans Études oblates, 27 (1968), p. 77-88, 116-132.
GILBERT, Maurice, «La nouveauté des nouvelles Constitutions et Règles», dans Études
oblates, 28 (1969), p. 285-302.
GILBERT, Maurice, «Réflexions sur la vie oblate à la lumière des nouvelles constitutions»,
dans Études oblates, 25 (1966) p. 273-352.
GUÉGUEN, Yves, «Réflexion sur une révision de nos Règles», dans Études oblates,
24 (1965), p. 89-130.
GUTHANS, Jean-Baptiste, «Quelques réflexions sur les Constitutions et Règles nouvelles»,
dans Études oblates, 28 (1969), p. 201-218.
HÉBETTTE, Jean, «La formation des scolastiques oblats selon les constitutions
et Règles de 196»6, dans Études oblates, 26 (1968), p. 101-115.
LEVASSEUR, Donat, «Les Constitutions et Règles des Missionnaires Oblats de Marie
Immaculée à la lumière de Vatican II», dans Études oblates, 26 (1967),
p. 97-202.
TRUSSO, Francesco, «Les anciennes et les nouvelles Règles», dans Vie Oblate
Life, 34 (1975), p. 127-145.
TRUSSO, Francesco, «Le renforcement de la vie communautaire, condition du renouveau
religieux et apostolique», dans Études oblates, 27 (1968), p. 273-282.
— 8. Texte de 1982
Circulaires administratives, nos 263, 265et 287.
BOBICHON, Marius, «L’Écriture Sainte dans le texte révisé des Constitutions et
Règles», dans Documentation O.M.I., 95/80 (1er juin 1980), p. 1-7.
BRAMWELL, Bevil, «The Oblate Rule and Communications», dans Vie Oblate Life,
49 (1990), p. 91-101.
DROUART, Jean, «La place de la pensée et des textes du Fondateur dans le projet
des Constitutions et Règles», dans Documentation O.M.I., 94/80 (1er mai
1980), p. 1-7.
GEORGE, Francis E., «Les nouvelles Constitutions, reflet de la Congrégation»,
dans Documentation O.M.I., 104/81 (octobre 1981), p. 1-12.
JETTÉ, Fernand, «Lettre n° 12: Intérioriser les Constitutions nouvelles», dans
Lettres aux Oblats de Marie Immaculée, Rome, Maison générale, 1984, p. 88-93.
JETTÉ, Fernand, «Lettre no 15: Approbation officielle des nouvelles Constitutions»,
dans Lettres aux Oblats de Marie Immaculée, Rome, Maison générale, 1984,
p. 110-119.
JETTÉ, Fernand, «La formation oblate d’après les Constitutions et Règles», dans
Le missionnaire Oblat de Marie Immaculée, textes et allocutions, 1975-1985,
Rome, Maison générale, 1985, p. 239-257; Documentation O.M.I., 125/84 (avril
1984), p. 1-10.
JETTÉ, Fernand, «Remise des nouvelles Constitutions» (homélie du 17 février 1983),
dans Documentation O.M.I., 116/83 (avril 1983), p. 1-3.
JETTÉ, Fernand, «Vues et espoirs du Supérieur général sur la révision actuelle
des Constitutions et Règles», (homélie du 17 février 1978), dans Acta administrationis
generalis, IV, (1978), p. 109-114.
JOERGENSEN, Johannes, «The Poor and the Oblate Charism. A Personal Commentary
Based on the First Two Chapters of the Constitutions», dans Vie Oblate Life,
52 (1993), p. 113-137.
MOTTE, René, «Spiritualité oblate selon les nouvelles Constitutions et Règles»,
dans Vie Oblate Life, 43 (1984), p. 37-60.
O’REILLY, Michael, «L’approbation des Constitutions et Règles de 1980 par le Saint-Siège»,
dans Documentation O.M.I., 124/84 (mai 1984), p. 1-12.
RUCH, Ernest, «Apostolic Religious Life: A Slow Evolution in the Congregation»,
dans Vie Oblate Life, 46 (1987), p. 71-85.
RUCH, Ernest, «We Are Members of a Prophetic Church», dans Vie Oblate Life,
43 (1984), p. 23-35.
SANTOLINI, Giovanni, «La mission en communauté apostolique selon nos Constitutions
et Règles», dans Vie Oblate Life, 49 (1990), p. 203-230.
SANTUCCI, Francis, «Districts as Expression of Apostolic Community in the Oblates
of Mary Immaculate», dans Vie Oblate Life, 53 (1994), p. 103-119.
SION, Paul, «Evangelization According to the Different Editions of the Constitutions
and Rules», dans Vie Oblate Life, 42 (1983), p. 317-334.
SULLIVAN, James E. et HASLAM, Richard, En prière avec les Constitutions,
Les Missionnaires Oblats de Marie Immaculée, Sao Paulo, 1985, 188 p.
TACHÉ, Alexandre, «Projet des Constitutions et Règles 1980: principes sous-jacents
à la rédaction du texte révisé», dans Documentation O.M.I., 97/80 (1er septembre
1980), p. 1-8.
ZAGO, Marcello, «La formation oblate face aux défis de la mission aujourd’hui»,
dans Vie Oblate Life, 49 (1990), p. 23-42.
NOTES
--------------------------------
[1] Lumen
Gentium, n° 45a.
[2] Lumen
Gentium, VI, nos 43-47.
[3] Perfectae
caritatis, 2a
[4] Perfectae
caritatis, 3a.
[5] RAMBERT
I, p. 166; Écrits oblats I, t. 6, n° 4. p. 6-7.
[6] Missions,
52 (1914), p. 61-63; REY I, p. 190-192.
[7] Voir
REY I, p. 207.
[8] RAMBERT
I, p. 282.
[9] Voir
JEANCARD, Jacques, Mélanges historiques sur la Congrégation des Oblats de
Marie Immaculée, Tours, 1872, p. 95-99; PIELORZ, Jósef , «Le séjour du Fondateur
à St-Laurent et la rédaction de nos Règles (août-septembre 1818)», dans Missions,
84 (1957), p. 297-322.
[10] Voir
PIELORZ, Jósef, «Nouvelles recherches sur notre premier Chapitre général» dans
Études oblates, 21 (1962), p. 22-40.
[11] Voir
Un ancien manuscrit des Saintes Règles: Constitutions et Règles de la Société
des Missionnaires dits de Provence (manuscrit Honorat), Ottawa, éditions
des Études oblates, 1943, 72 p. (Bibliothèque oblate, Textes, I).
[12] Voir
le Journal du Fondateur durant son séjour à Rome (1825-1826) dans Missions,
10 (1872), p. 335-472; ses lettres aux Oblats durant ce séjour, dans Missions,
10 (1872), p. 153-332; et un récit de ce séjour dans Missions, 69 (1935),
p. 390-398; 617-635.
[13] Lettre
du père de Mazenod aux Oblats, le 18 février 1826, dans Missions, 79
(1952), p. 142 ; Écrits oblats I, t. 7, n° 226, p. 41.
[14] Cette
circulaire fut publiée en annexe de la circulaire n° 14 du père Fabre, le 20 mai
1864. Voir Circ. adm., I, p. 108-113.
[15] Voir
lettres circulaires n° 17, dans Circ. adm., I, p. 153-167; n° 19, dans
Circ. adm., I, p. 177-191; n° 20, dans Circ. adm., I, p. 193-196;
n° 22, dans Circ. adm., I, p. 199-225
[16] Lettre
circulaire n° 92, du 21 avril 1907, dans Circ. adm., III, p. 140-206
[17] Lettre
circulaire n° 108, du 8 décembre 1910, dans Circ. adm., III, p. 249-252
[18] Lettre
circulaire n° 128, du 13 avril 1921, dans Cir. adm. III, p. 369
[19] Lettres
circulaires. n° 137, du 19 mars 1927, dans Circ. adm., IV, p. 61-66;
n° 139, du 24 août 1927, dans Circ. adm., IV, p. 101-106; n° 140, du
16 juillet 1928, dans Circ. adm., IV, p. 107-147
[20] Lettre
circulaire n° 200, du 15 août 1953, dans Circ. adm., V, p. 25-27
[21] Lettre
circulaire n° 203, du 8 décembre 1953, dans Circ. adm., V, p. 110-111
[22] Textus
Constitutionum et Regularum... revisus ac emendatus Capituli generalis proxime
venturi approbationi subjiciendus, Rome, 1958. 122, 10 p
[23] Lettre
circulaire n° 210, du 23 novembre 1959, dans Circ. adm., VI, p. 330-348
[24] Lettres
circulaires n° 215, du 17 février 1965, dans Circ. adm., VII, p. 5-32;
n° 220, du 15 août 1965, dans Circ. adm., VI, p. 169-190. Le Textus
revisus fut publié dans Missions, 92 (1965), nos 317 et 317bis.
[25] Lettres
circulaires n° 226, du 25 mars 1966, dans Circ. adm., VI, p. 344-351;
n° 229, du 25 avril 1966, dans Circ. adm., VII, p. 394-397
[26] Lettres
circulaires n° 227, du 12 avril 1966, dans Circ. adm., VII, p. 353-380;
n° 228, du 20 avril 1966, dans Circ. adm., VII, p. 381-386
[27] Lettre
circulaire n° 233, du 8 septembre 1966, dans Circ. adm., VII, p. 424-436
[28] La
visée missionnaire, 33 p.; La communauté, 31 p.; Les structures
administratives, 44 p.; Formation (texte publié en annexe aux
Actes du Chapitre de 1974, p. 72-74)
[29] Voir
Documentation O.M.I., n° 55/75 (le 15 janvier 1975), p. 1-3
[30] Lettre
circulaire n° 263, du 10 mars 1975, dans A.A.G., vol. II, 2a pars, 1975, p. 339
[31] Lettre
circulaire n° 265, du 13 octobre 1975, dans A.A.G., vol. II, 2a pars,
1975, p. 351-359
[32] Ce
premier projet fut envoyé à la Congrégation en trois tranches, en 1977 et 1978
[33] Constitutions
et Règles... Projet préparé par la Commission de révision pour le Chapitre général
de 1980, Rome, 1979, 125 p
[34] «Congrès
sur le charisme du Fondateur aujourd’hui, Rome, 26 avril-14 mai 1976», dans
Documentation O.M.I., n° 70/76 (le 1er octobre 1976), p. 1-8. Les actes
du congrès furent publiés dans Vie Oblate Life, 36 (1977), p. 1-130
[35] Voir
O’REILLY, Michael, «L’approbation des Constitutions et Règles de 1980 par le
Saint-Siège», dans Documentation O.M.I., 124/84 (mars 1984), p. 1-12.
Le texte de 1982 subit quelques amendements au Chapitre général de 1986; dans
la plupart des cas, il s’agit d’adapter les Constitutions et Règles aux normes
du nouveau Code de droit canonique de 1983 (voir Documentation O.M.I.,
154/88 (janvier 1988), p. 1-3.
[36] A.
A. G., vol. VI (1982/1983), p. 40-41. Voir aussi JETTÉ, Fernand, Lettre du 27 juin
1982, dans Lettres aux Oblats de Marie Immaculée, Rome, 1984, p. 110-119
[37] Voir
TACHÉ, Alexandre, «Rapport de la Commission pour la révision des Constitutions»,
dans Vie Oblate Life, 37 (1978), p. 199-212; «Projet des Constitutions
et Règles de 1980: principes sous-jacents à la rédaction du texte révisé», dans
Documentation O.M.I., n° 97/80 (le 1er septembre 1980), p. 1-8.
[38] Voir
DROUART, Jean, «La place de la pensée et des textes du Fondateur dans le projet
des Constitutions et Règles», dans Documentation O.M.I., n° 94/80 (le
1er mai 1980), p. 1-7
[39] Voir,
par exemple, les constitutions 4, 7, 8, 10, 37, 38, etc
[40] Directoire
du Chapitre, Rome, 1980, 58 p.; Directoire pour l’administration des
biens temporels, Rome, 1982, 27 p.; Normes générales de la formation
oblate, Rome, Maison générale O.M.I., 1984, 134 p.; Directoire administratif,
Rome, 1985, 96 p. À ces directoires peut s’ajouter La prière oblate (Rome,
1986. 244 p.), «sorte de directoire spirituel qui s’efforce de faire
le lien entre notre vie de prière, nos Constitutions, la pensée de notre Fondateur
et la coutume oblate» (Présentation)
[41] Lettre
aux Oblats, Rome, le 18 février 1826, dans Missions, 79 (1952), p. 141-142;
Écrits oblats I, t. 7, n° 226, p. 41
[42] Note
de retraite, le 8 octobre 1831, dans Choix de textes, n° 209,
p. 232
[43] Ibidem
[44] Lettre
au père Courtès, le 4 novembre 1831, ibidem, n° 210, p. 234.
[45] Lettre
au père Perron, le 25 août 1845, ibidem, n° 212, p. 235
[46] Lettre
circulaire du 2 août 1853, dans Circ. adm., I, p. 108, 110.
[47] Voir
notes de retraite, le 8 octobre 1831, dans Choix de textes, n° 209, p. 231;
lettre circulaire du 2 août 1853, dans Circ. adm., I, p. 110
[48] Lettre
au père Tempier, le 22 décembre 1825, dans Choix de textes, n° 207, p. 229;
lettre aux Oblats, le 18 février 1826, ibidem, n° 208, p. 229-230; lettre circulaire
du 2 août 1853, dans Circ. adm., I, p. 110.
[49] Voir
dans Circ. adm., I, p. 108-121
[50] Notes
de retraite, le 8 octobre 1831, dans Choix de textes, n° 209, p. 231. Voir BEAUDOIN,
Yvon, «Le Fondateur et l’observance des Constitutions et Règles, d’après ses
écrits», dans Vie Oblate Life, 43 (1984), p. 81-112.
[51] Lettre
circulaire n° 10, du 10 décembre 1861, dans Circ. adm., I, p. 2.
[52] Lettre
circulaire n° 11, du 21 mars 1862, dans Circ. adm., I, p. 5
[53] Ibidem,
p. 6
[54] Ibidem,
p. 7
[55] Le
père Fabre considère cette circulaire de vingt-trois pages assez importante
pour en prescrire la lecture à chaque année, à la retraite annuelle, de même
que deux circulaires du Fondateur de 1853 et 1857, et un petit travail du père
de Mazenod sur «Nos Saintes Règles» remontant au 8 octobre 1831, publiés en
annexe à la circulaire n° 14
[56] Lettre
circulaire n° 25, du 8 décembre 1873, dans Circ. adm., I, p. 269 ss
[57] Ibidem,
p. 278
[58] Lettre
circulaire n° 26, du 2 avril 1874, dans Circ. adm., I, p. 285 ss
[59] Ibidem,
p. 288
[60] Ibidem,
p. 299
[61] Lettre
circulaire n° 133, dans Circ. adm., IV, p. 20
[62] Lettre
circulaire n° 175, du 13 juin 1947, dans Circ. adm., V, p. 6
[63] Lettre
circulaire n° 215, du 17 février 1965, dans Circ. adm., VII, p. 22-25
[64] Lettre
circulaire n° 240, du 19 mars 1968, dans Circ. adm., VIII, p. 151-175
[65] Ibidem,
p. 152
[66] Ibidem,
p. 159
[67] Ibidem,
p. 175
[68] Lettres
aux Oblats de Marie Immaculée, Rome, 1984, p. 34
[69] Lettre
du 8 décembre 1980, dans Lettres..., p. 85
[70] Ibidem,
p. 86
[71] Lettre
du 17 février 1981, dans Lettres..., p. 89-90
[72] Ibidem,
p. 92
[73] Ibidem,
p. 93-94
[74] Lettre
du 27 juin 1982, dans Lettres..., p. 117
[75] Ibidem,
p. 118
[76] Ibidem,
p. 119.
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