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477 Juin 2008
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467 Juillet 2007
466 Juin 2007
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456 Juillet 2006
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447 Octobre 2005
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438 Décembre 2004
437 Novembre 2004
436 Octobre 2004
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433 Juin 2004
432 Mai 2004
431 Avril 2004
430 Mars 2004
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420 mars 2003
419 fevrier 2003
418 janvier 2003
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393 septembre 2000
392 juillet_aout 2000
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383 octobre 1999
382 septembre 1999
381 juillet_aout 1999
380 juin 1999
379 mai 1999
378 avril 1999
377 mars 1999
376 fevrier 1999
375 janvier 1999
No. 473 février 2008

Lettre du Père Général à la Congrégation pour le 17 février 2008


“Ainsi vous n’êtes plus des étrangers ni des émigrés ;
vous êtes concitoyens des saints,
vous êtes de la famille de Dieu. » (Eph. 2,19)

Chers Frères Oblats et Associés Oblats,

En ce temps qui est le nôtre, certaines parties du monde ont atteint un haut degré de liberté personnelle et jouissent de multiples occasions pour développer leurs talents individuels ; une réalité dont nous avons aussi profité en tant que religieux. Nous nous réjouissons que l’humanité depuis la Déclaration des Droits Humains, qui cette année célèbre son soixantième anniversaire, ait franchi un tel chemin ; en certaines régions du monde, au moins, ces droits sont reconnus et deviennent peu à peu effectifs. Cependant les gens, et nous aussi religieux, nous commençons à réaliser que cette réalisation plus parfaite du respect des Droits humains ne suffit pas. Plusieurs parmi nous ont découvert qu’avec le besoin de liberté existe aussi entre autre, le besoin d’appartenir, de se sentir membres de quelque chose de plus grand que nous-mêmes. Ces considérations ont-elles quelque chose à voir avec notre fête oblate du 17 février ? Il faut répondre franchement « Oui », car le 17 février, nous nous souvenons à quel point les premiers Oblats se voulaient appartenir totalement, tout particulièrement à l’Eglise.

Notre petite Congrégation traversait alors une crise : le clergé local ne nous acceptait pas toujours volontiers, nos pratiques missionnaires étaient sujettes à caution, nos membres étaient rappelés par leurs diocèses d’origine. Ainsi en sont-ils venus à se demander : avons-nous une place dans l’Eglise oui ou non ? Notre Congrégation en fait-elle partie oui ou non ? Il est vrai qu’à partir de 1816, Saint Eugène a été capable de poursuivre son œuvre, grâce à sa foi profonde, et encouragé par une expérience mystique. Il s’est senti confirmé comme fondateur lorsqu’il priait devant la statue de Notre Dame, le 15 août 1822. Cette statue, la Madone oblate, nous l’avons encore comme témoin de cet encouragement mentionné ci-dessus. Cependant, il fallait au Fondateur quelqu’autre signe extérieur pour le rassurer lui et ses compagnons qu’ils n’agissaient pas simplement sur la base de convictions personnelles ou comptant sur leur force individuelle. Ils avaient besoin de savoir plus clairement qu’ils avaient été envoyés comme missionnaires au nom du Christ et qu’ils appartenaient complètement à son corps, l’Eglise. Cette confirmation de la plus haute autorité de l’Eglise, impatiemment attendue, arriva le 17 février 1826, un événement que nous continuons à célébrer chaque année. Nous pouvons encore sentir, avec St. Eugène, son émotion lorsqu’il écrivit de Rome :

“Voilà donc notre petit troupeau, à qui le Père de famille a bien voulu ouvrir tout grand le champ de la sainte Eglise, élevé dans l’ordre hiérarchique, associé à ces vénérables Congrégations qui ont répandu dans l’Eglise tant et de si grands bienfaits.” (25 mars 1826, Vol. VII – Lettres aux Oblats de France)

Depuis ce moment-là, nous avons pu sentir que nous faisions vraiment partie de l’Eglise, sur un pied d’égalité avec toutes les autres Congrégations plus anciennes. Un texte biblique vient à l’esprit : « ainsi vous n’êtes plus des étrangers et des émigrés, mais vous êtes concitoyens des Saints, vous êtes de la maison de Dieu. » (Eph.2,19)

Telle a été notre histoire pendant plus de 180 ans et personne dans l’Eglise ne nous conteste plus cette appartenance. Mais regardant en arrière, nous devrions peut-être nous demander : est-ce que le désir d’appartenir à l’Eglise – et à la Congrégation comme en faisant partie – est toujours aussi vivant que dans les commencements ?

Ce n’est pas rare que des personnes appartiennent à plusieurs groupes : nous appartenons à nos familles, nos cultures, nos pays, aux associations, aux communautés etc. Libérés par la reconnaissance de nos Droits humains, nous avons toute latitude pour choisir de nous associer à tel ou tel groupe. Donc la question suivante se pose avec une pertinence nouvelle : Quelle place un groupe donné occupe-t-il dans la hiérarchie de mes appartenances personnelles ? Qu’est-ce qui est premier et qu’est-ce qui vient ensuite ?

Portant le nom de religieux et de missionnaires, il est bon de temps en temps de nous interroger : notre loyauté première est-elle encore à Jésus Christ et à son Corps l’Eglise – ou bien en sommes nous arrivés à appartenir davantage à d’autres communautés, par exemple notre famille naturelle, notre groupe culturel, ou un cercle d’amis ? Notre engagement à Dieu qui nous a appelés dans la Congrégation des OMI est-il aujourd’hui comme une « oblation », un don de soi total – ou bien est-ce simplement comme un travail à faire ? En d’autres termes, appartenons-nous à la Congrégation d’une manière telle que nous méritions le nom de Missionnaires Oblats de Marie Immaculée ? Cela signifie-t-il que nous sommes totalement engagés dans une mission commune, formant cette famille unie autour du Christ Sauveur et de Marie notre mère, telle que le Fondateur l’a envisagée ?

Le 17 février est la célébration de notre appartenance : comme Congrégation à l’Eglise et comme membres, à la Congrégation. L’intensité de ce « faire partie » dépend du libre choix de chacun individuellement. Nous devrions être fiers d’appartenir à un groupe qui depuis 1826 occupe une place d’honneur dans la maison de Dieu. Travaillons donc à devenir des membres toujours plus forts et plus sains de notre Congrégation, contribuant ainsi à la vigueur du corps du Christ, l’Eglise. Dans le monde d’aujourd’hui elle n’a pas d’autres membres dont elle puisse se servir, à part des gens comme nous.

Je souhaite à nous tous une Heureuse Fête du 17 février !

Dans le Christ et Marie Immaculée

P. Wilhelm Steckling, OMI
Supérieur général



Statistiques générales

General Administration


Ordo pour le 17 février, 2008

II Dimanche de Carême. 182ème anniversaire de la Congrégation et de nos Constitutions. La messe du II Dimanche de Carême a la préséance sur la Messe propre d’Action de grâce pour notre vocation. Tous les prêtres appliquent la messe à l’intention de la Congrégation. Rénovation des vœux. Acte de consécration à Marie Immaculée.

POSTULATION
S. Eugène de Mazenod au calendrier universel: une supplique

Le P. Général et son Conseil, ensemble avec les Supérieur majeurs et les autres assistants à l’assemblée intercapitulaire ont signé un document dans lequel ils demandent au Cardinal Préfet de la Congrégation du Culte divin de présenter au Pape une supplique, lui proposant d’inscrire notre Fondateur au calendrier romain de l’Eglise catholique.

Pour cela, il faut démontrer que Saint Eugène est connu et vénéré, en divers pays, dans les cinq continents, bien au-delà de la Congrégation qu’il a fondée. Pour faire la preuve de cette universalité, il est nécessaire que des Conférences épiscopales, des évêques personnellement, ainsi que des Instituts de vie consacrée ou d’autres groupes chrétiens voir même de simples fidèles envoient des lettres afin de manifester leur soutien à cette demande. Plus il y a de lettres mieux ça vaut.

En ce sens et grâce au travail remarquable du Provincial de France, P. Bernard DULLIER, les lettres de recommandations de 16 évêques français sont déjà arrivées à Rome, dont celle du Cardinal Archevêque de Paris, en qualité de Président de la Conférence des évêques de France, et des Archevêques d’Aix et de Marseille. Sept évêques d’Espagne ont aussi écrit, parmi lesquels le Président de la Conférence épiscopale et le Cardinal Primat, archevêque de Tolède. Aux Philippines, profitant d’une réunion conjointe d’Oblats et de laïcs, le Provincial P. Ramon Maria BERNABE a envoyé une demande, avec 79 signatures.

Deux Supérieures générales d’Instituts en lien avec notre Congrégation ont également écrit. D’autres ont promis de le faire. La Cunfraternita du P. Albini, de Vico en Corse a elle-aussi envoyé une pétition.

Pour ce qui est des Evêques oblats, en plus de Mgr. Angelito LAMPON qui a signé avec les autres Oblats dans le document commun des Philippines, pour le moment, il n’y a que deux lettres de recommandation qui sont arrivées, l’une de Mgr. Alessandro STACCIOLI et l’autre de Mgr. Michael D. PFEIFER.

Le Postulateur général demande aux Provinciaux et Supérieurs de Délégations de se mobiliser au plus vite et de faire campagne auprès d’évêques amis, surtout dans les diocèses où travaillent des Oblats. Il n’est pas interdit que les Oblats eux-mêmes, personnellement ou en communauté, envoient des lettres et invitent les amis de St. Eugène à se joindre à cette campagne en envoyant leur lettre au Cardinal Préfet (Piazza Pio XII, 10 / 00120 Città del Vaticano).

Il est demandé à tous d’envoyer une copie de leurs lettres à la Postulation Générale OMI (C.P. 9061 I – 00100 Roma Aurelio Italie). (Joaquín MARTÍNEZ, Postulateur général)


Europe


POLOGNE
Un monument pour honorer un Oblat exceptionnel

Le 25 novembre 2007, le dimanche du Christ Roi de l’Univers, à Gorzów Wielkopolski dans une ancienne paroisse oblate, a eu lieu une fête splendide et émouvante. Les paroissiens ont décidé d’honorer le tout premier curé de leur paroisse, le P. Kazimierz Łabiński, décédé le 27 juin 1999. Il a fait tant de bien, dont le souvenir est resté dans la mémoire des habitants du quartier, qu’ils ont décidé de collecter de l’argent pour construire un monument en honneur de cet Oblat exceptionnel.

Ce jour-là, l’église était remplie. La messe a été célébrée à l’intention du P. Kazimierz. C’est Mgr Pawel Socha, Évêque du diocèse de Zielona Góra - Gorzów, qui présida les festivités et a donné l’homélie de circonstance, dans laquelle il a souligné les nombreux mérites de notre Père. La fête a été honorée par le clergé de la ville de Gorzów et les Oblats, avec le Provincial P. Teodor Jochem en tête. L’actuel curé de la paroisse, l’abbé Tadeusz Lityński, a demandé que se lèvent les élèves du Père Kazimierz. C’était la majorité de l’assemblé et alors il y eut des applaudissements longs et forts.

Une des élèves du P. Kazimierz a donné un témoignage de gratitude, au nom des anciens et actuels habitants de la paroisse. Elle a rappelé les raisons pour lesquelles les paroissiens et les habitants du quartier, après tant d’années, sont reconnaissants à leur premier curé. La liste des œuvres accomplies par le P. Kazimierz était très longue. L’exposition dans l’église témoigne de quatorze ans de service du Père dans cette ville. Les participants ont reçu une revue, « Tygodnik Katolicki » (Semaine Catholique), dont le fondateur et tout premier rédacteur en chef était P. Kazimierz Łabiński. Le numéro spécial, en entier, a été consacré à sa personne.

La messe finie, tous les participants se sont rassemblés autour du monument élevé en honneur du P. Kazimierz, qui a été béni par l’Evêque. Le Père Provincial a prononcé un mot en remerciant les habitants de l’ancienne paroisse oblate pour l’émouvante mémoire qu’ils gardent d’un Oblat. Le Président du Conseil de la ville de Gorzów, qui a pris aussi la parole, a souligné les grands mérites du P. Kazimierz pour la ville. Il a informé l’assemblée que la place et le rond-point qui sont en construction à côté de l’église porteront le nom du P. Kazimierz Łabiński, OMI.


Asie-Océanie


PHILIPPINES
Le P. Reynaldo Roda, OMI, assassiné au cours d’une tentative d’enlèvement

Le P. Reynaldo RODA, qui durant les dix dernières années a travaillé à Tawi-Tawi, a été tué mardi soir (15 janvier) à Tabawan dans la province de South Ubian, au cours d’une tentative d’enlèvement. Tabawan, une petite île au large de Tawi-Tawi, dans l’archipel de Mindanao, est une zone à majorité musulmane, dans le sud des Philippines.

Mgr Orlando QUEVEDO a rapporté à l’agence Asianews que le P. Roda, était curé de la paroisse de Notre-Dame du Très Saint Rosaire à Tabawan, dans le Vicariat Apostolique de Jolo. Il était aussi le Directeur de Notre-Dame de Bongao, Tawi-Tawi. La mission de Tabawan a été ouverte en 1957.

« C’est une très triste nouvelle pour nous, les Oblats, et pour l’Eglise catholique », a déclaré Mgr Quevedo.

Vers 20h.30, le P. Roda était en prière dans une chapelle du village de Likoud, Tabawan, lorsqu’un groupe d’hommes armés (une dizaine) a tenté de l’enlever. Selon le récit du Père Loreto DAQUIPEL, son collaborateur à Tawi-Tawi, il a résisté, puis il a été arraché et abattu de plusieurs balles.

Le P. Roda s’est débattu contre ses ravisseurs jusqu’à ce qu’ils aient atteint un terrain de basket en face de la chapelle. Alors l’un des ravisseurs a saisi une arme et l’a atteint à la tête. Le P. Daquipel ajoute qu’un professeur, qui était avec lui, a été pris par les hommes armés et emporté sur un bateau à moteur.

Né le 5 février 1954, à Cotabato City, le P. Roda a fait ses premiers vœux le 21 mai 1975 et les vœux perpétuels le 17 juin 1979 ; il a été ordonné prêtre le 10 mai 1980.

En 1997, Mgr Benjamin DE JESUS, un autre missionnaire oblat, avait été abattu par des hommes armés, en face de la cathédrale de Jolo.

Plusieurs Oblats ont été victimes de harcèlement physique de la part de groupes hostiles, à Sulu et Tawi-Tawi. En 2000, des hommes armés ont également essayé de kidnapper un prêtre. Il a résisté et a été blessé, mais il a survécu. Le dernier missionnaire à être kidnappé est le Père Giancarlo Bossi, de l’Institut Pontifical des Missions Etrangères.

L’île de Mindanao est connue pour la présence de fondamentalistes islamiques, qui ont organisé, ces dernières années, de nombreux attentats, enlèvements et assassinats. Le groupe le plus important est le Front de Libération Islamique Moro. Très actif est aussi le Mouvement d’Abou Sayyaf (porteurs de sabres dans la langue locale), composé de guérilleros affiliés à Al-Qaïda, qui luttent pour la création d’un état musulman indépendant dans le sud du Pays. Depuis le début des violences en 1970, on compte plus de 150.000 victimes. (Sources: Ramon BERNABE, Provincial, et Asia News)

INDONÉSIE
Une communauté en croissance

Pour beaucoup de missionnaires en dehors de leur propre pays, Noël est un bon moment pour entretenir leurs familles et leurs amis restés à la maison, sur leur ministère. P. Giuseppe REBUSSI, un Oblat italien, mais maintenant, citoyen indonésien comme tous les Oblats de ce pays, continue cette tradition et envoie un bref message à ses amis.

Nous apprenons ainsi qu’il est en charge de cinq communautés chrétiennes d’environ 30 familles chacune, situées le long de l’autoroute nationale, entre 5 et 30 km. L’Avent était centré sur l’invitation de la Lettre à Tite (2,12) : « de renoncer à l’impiété et aux désirs de ce monde, pour que nous vivions dans le temps présent avec réserve, justice et piété… » Les communautés prennent leur nom non pas du kilomètre respectif de leur implantation sur l’autoroute, mais « de noms plus religieux » tels que St. Eugène, et Bienheureux Gérard.

P. Giuseppe vit à la station missionnaire dédiée au Bienheureux Gérard, au km 15. La chapelle est appelée Kebangkitan Kristus, c’est-à-dire « Eglise de la Résurrection ». Le bourg local d’environ 5000 habitants s’appelle Karang Joang, une région connue comme « Colline de la Bataille », un nom qui remonte aux jours de la résistance contre les Hollandais ou les Japonais, cela dépend de celui qui raconte l’histoire. Dans la même région, il y a un cimetière des soldats australiens, tombés pendant la deuxième guerre mondiale.

Le groupe “Marie Immaculée” a aussi une chapelle faite en bois de récupération ; il la partage avec le groupe de l’ « Assomption ». C’est une chapelle polyvalente servant d’école de couture, de salle de jeux, de salle de catéchisme et de prière et à certaines occasions, elle sert pour la Messe. Pour les offices du dimanche, les deux groupes fréquentent l’église de la Résurrection.

Les deux groupes plus proches de la ville sont ceux de Saint Eugène et de Saint Luc. « À St Eugène, conclut P. Rebussi, nous nous proposons de construire une nouvelle chapelle dédiée au Fondateur. Dans la périphérie de la ville de Balikpapan, il y a beaucoup d’édifices en construction. Depuis un an maintenant, nous travaillons avec les autorités pour obtenir le permis de construire. Il y a opposition de la part de quelques uns de nos frères musulmans. Nous sommes au cinquième des sept travaux d’Hercule, en vue d’obtenir cette permission. »


Afrique-Madagascar


CAMEROUN
Les scolastiques oblats auprès des enfants de la rue à Yaoundé

Yaoundé, capitale camerounaise, comme toutes les grandes villes africaines attire les jeunes de l’arrière-pays. Ils y viennent en espérant pouvoir trouver du travail, étudier ou tout simplement par goût d’aventure. Malheureusement pour eux, ils n’y rencontrent pas la même hospitalité que dans un village. Finalement ils se retrouvent dans la rue.

La rue a un pouvoir de captation extraordinaire sur les enfants qui y vivent et où ils trouvent la colle, les copains, la liberté, les cigarettes et les filles. C’est une vie sans contrainte, mais aussi sans objectif contre laquelle il est difficile de lutter.

Pour ne pas les laisser seuls, voués à tous les dangers de cette rue, la communauté de la maison Yves-Plumey envoie, chaque année auprès de ces enfants, une équipe de quatre scolastiques. Notre travail auprès d’eux consiste entre autres, à donner les premiers soins médicaux dans les cas de plaies, gales, paludismes, dysenteries et surtout à les évacuer d’urgence à l’hôpital central, lorsqu’une situation grave et impérative se présente.

De même nous essayons de dialoguer avec eux, car ils en ont grand besoin, puisque les autres citoyens ne les voient que comme des brigands, des égarés, des fauteurs de trouble et surtout comme des criminels patentés et dangereux. Avec nous en effet, ils se sentent libres et ouverts. Certains parviennent même à nous révéler et à avouer quelques uns de leurs crimes et autres bévues.

Pour mieux les aider, nous les encourageons à rentrer chez eux en famille. Au cas où ils acceptent, nous facilitons leur départ et leur réinsertion. Il y a aussi ceux qui refusent de rentrer chez-eux et qui souhaitent une famille d’accueil sur place. Parfois nous réussissons à leur en trouver.

Par ailleurs pour les plus jeunes (7 à 10 ans), nous les acheminons vers un foyer fondé à cet effet, où ils sont mieux protégés, mieux encadrés et où ils peuvent retrouver leur équilibre physique et psychologique.

Certes, les enfants de la rue ont aussi besoin de loisirs. Voilà pourquoi nous organisons chaque année pour eux et avec eux des matches de football.

Bref, notre présence auprès de ces jeunes se veut d’abord écoute, estime, considération et si possible réinsertion sociale, humaine et morale. Cet apostolat, à notre tour, nous permet de mieux intérioriser notre vocation missionnaire et religieuse. (Samuel ABBA-GANA, scolastique omi)

CONGO
Une vraie histoire de Noël

Antonietta Mongiò, membre de l’Institut séculier des Oblates Coopératrices Missionnaires de l’Immaculée (COMI), écrit du Congo à propos d’un épisode vécu qui a tous les traits d’une histoire de Noël.

Ils l’ont apporté à notre dispensaire, tôt le matin du dimanche, 9 décembre. Une femme qui vend du pain l’a vu sur le sol, nu et mouillé de pluie ; elle l’a ramassé en pensant qu’il était mort. Mais non ! Elle courut à la police qui prit le bébé et nous l’a apporté. Les infirmières l’ont réchauffé, l’ont baigné et l’ont pesé.

Immédiatement, nous avons acheté le nécessaire. Puis nous l’avons ausculté pour constater qu’il était en bonnes conditions. Il n’avait qu’un jour et déjà il gagnait une bataille qui aurait bien pu finir en tragédie. Au dispensaire, ils l’ont appelé Moïse parce qu’il avait été abandonné dans l’eau et ramené en sécurité.

Après quatre jours, durant lesquels nous avons pris soin de lui et lui avons donné les premières vaccinations, nous l’avons apporté à la maison pour quelques heures : nous voulions beaucoup le garder, mais nous ne pouvions pas le faire ! Vous devez respecter et suivre les lois ! Nous l’avons donc apporté aux Sœurs de Mère Theresa. Il a fallu changer son nom, car il y avait déjà deux Moïse chez elles, et comme les enfants n’ont pas de nom de famille, cela aurait créé beaucoup de confusion.

Maintenant il s’appelle Joseph Gaetano. Nous nous organisons pour aller le voir et nous espérons qu’il grandira en santé. Il est né le jour de la fête de l’Immaculée. Nous avons donc demandé à Marie de l’aider à lutter pour la vie… et à vaincre !

KENYA
Une situation dangereuse

Le P. Douglas JEFFREY, Vicaire Provincial de la Province OMI Lacombe, a envoyé ces nouvelles sur la mission de la province au Kenya, le 2 janvier, 2008.

Au début de cette Nouvelle Année, les médias nous transmettent d’innombrables récits de violence au Kenya. Alfred Groleau, le Supérieur de la Mission, nous a assurés, le 1 janvier, que tous étaient sains et saufs. Il a signalé que les communautés de foi autour de Kionyo, et de la communauté du prénoviciat à Meru, ainsi que le quartier de Nairobi où se trouve notre maison demeurent relativement calmes. Ailleurs dans Nairobi et dans le pays, il y a des manifestations et de la violence. Alors que l’on tente de faire tout ce qui est possible au plan politique pour négocier la paix entre le président Mwai Kibaki et son rival Raila Odinga, leurs partisans continuent à organiser des protestations et des violences. La violence a un impact sur les familles et les amis de nos Oblats kenyans et sur les familles et les amis des Kenyans que nous desservons. En tant qu’Équipe administrative, nous vous incitons à prier avec nous pour une résolution non violente des conflits qui surgissent au Kenya. Nous vous demandons également de prier pour la sécurité de nos Oblats au Kenya et pour leur ministère de service en ce moment particulier. Puissions-nous continuer à jouir de la Paix du Christ et qu’elle soit la source de toutes nos pensées et de nos actions!


Canada--Etats-Unis


NOTRE-DAME-DU-CAP
Un Centenaire à Richelieu

Le 8 décembre 2007, la Vierge Immaculée, patronne des Oblats, s’est un peu effacée pour nous présenter une de ses œuvres qu’elle a façonnée depuis 1907 : le père Jacques Gilbert.

Le père Jean-Claude Gilbert, provincial, a présidé la célébration eucharistique, assisté du père Marcel Chénier, supérieur local, et du nouveau diacre Rémi Lepage. La fête s’ouvrit par un texte du frère Alphonse Nadeau qui décrivait avec délicatesse les « Cent ans de vie du père Jacques Gilbert ». À la communion, c’est le centenaire lui-même qui a exprimé son action de grâce en lisant un texte qu’il avait préparé. Une quarantaine d’invités de sa famille et de ses amis se sont ajoutés aux confrères de la maison et des alentours pour cette fête. Au repas, furent remis au père Gilbert une bénédiction de Benoît XVI, deux lettres de félicitations et d’estime de la part des deux Premiers ministres du Canada et du Québec. Le tout étant complété par une bourse substantielle offerte par sa famille, sa parenté et ses amis. Deux jours plus tard, date exacte de la naissance du père Gilbert, la fête fut prolongée dans l’intimité de la communauté au moment du dîner. (Roger Gauthier, Info-OMI, 15 décembre 2007)


Anniversaires – mars 2008


70 ans de vie religieuse

1938.03.19

07238

F. René Wilscam

Notre-Dame-du-Cap

1938.03.25

07756

P. Hermann Lübbering

Europe Centrale

60 ans de vie religieuse

1948.03.19

08983

F. Georges Moquet

France

1948.03.25

08426

P. Bienvenido Leandicho

Philippines

50 ans de vie religieuse

1958.03.25

11387

F. Adam Kruk

Pologne

50 ans de sacerdoce

1958.03.01

11944

P. Louis Jolly

France

1958.03.19

11362

P. Peter King

Australie

1958.03.22

09653

P. Philippe Alin

Cameroun

1958.03.22

09803

P. Robert Loison

France

1958.03.22

09251

P. Amador Lopez

États-Unis

1958.03.22

09252

P. José María Riega

Argentine-Chili

1958.03.30

09432

P. Heinrich Niemann

Namibie

1958.03.30

09433

P. Josef Ostendorf

Europe Centrale

1958.03.30

09435

P. Gerhard Scheuermann

Europe Centrale

1958.03.30

09437

P. Horst Ueberall

Europe Centrale




Suffrages pour nos défunts

2007: N° 110-113
2008: N° 1-8

Nom

Prov./Dél.

Naissance

Mort à

Date

P. Guillaume Mathieu

France

27/10/1913

Strasbourg

22/12/2007

P. August Trapp

Europe Centrale

30/10/1918

Bocholt

26/12/2007

P. Bruno Dicaire

Notre-Dame-du-Cap

29/04/1915

Richelieu

31/12/2007

P. Simon Rampeo

Lesotho

28/12/1928

Mazenod

31/12/2007

P. Jean Gamache

Notre-Dame-du-Cap

14/08/1931

Richelieu

08/01/2008

P. Moiloa Lazarus Ngaka

Central S. Africa

23/06/1962

Johannesburg

09/01/2008

P. Arthur Smith

Argentine-Chili

14/05/1918

Antofagasta

10/01/2008

P. Juan Dormal

Paraguay

21/08/1924

Asunción

14/01/2008

P. Jesus Reynaldo Roda

Philippines

05/02/1954

Tabawan

15/01/2008

P. Robert Kilroy

États-Unis

25/02/1914

Tewksbury

21/01/2008

P. Angel Villalba

États-Unis

24/09/1913

San Antonio

22/01/2008

P. Felicísimo Abella

Espagne

10/09/1932

Madrid

23/01/2008


« Ils sont devant Dieu avec le signe, l’espèce de caractère propre de notre Société, les vœux communs à tous ses membres, l’habitude des mêmes vertus. Nous tenons à eux par les liens d’une charité particulière, ils sont encore nos frères, et nous sommes les leurs; ils habitent notre maison-mère, notre chef-lieu; leurs prières, l’amour qu’ils conservent pour nous, nous attireront un jour à eux pour habiter avec eux le lieu de notre repos ».
(Lettre du Fondateur au P. Courtès, 22 juillet 1828)


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