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Manques graves de sanitaires
Zambie

Les inondations fréquentes, un système d’égouts défaillant, le manque de toilettes, à Kanyama, dans la banlieue de Lusaka, un village pauvre qui continue à s’étendre, forcent la plupart des habitants à utiliser des sacs de plastique, pendant la nuit, plutôt que les toilettes qui sont à plus de 200 mètres de leurs maisons. La situation à Kanyama est un problème national. Selon une étude de 2008, menée par une ONG, seulement 58% de la population de Zambie a accès à des sanitaires décents, alors que le 13% n’en dispose d’aucunes. Le gouvernement a pris des mesures pour améliorer les amenées d’eau et les sanitaires dans les zones urbaines, mais abandonne les périphéries, fortement peuplées, comme par exemple Kanyama, sans espace, sur des terrains impraticables pour y creuser des latrines, et avec un réseau fragile de routes, ce qui contribue sérieusement à aggraver le problème des canalisations. Les latrines existantes sont, non seulement sur-employées, mais elles attirent la vermine et pendant la saison des pluies, les égouts qui débordent polluent les puits, et provoquent diarrhées, choléra et dysenterie. Le manque d’égouts à Kanyama a rendu la région particulièrement exposée au choléra. Le gouvernement a promis d’améliorer la situation des banlieues pauvres, mais le projet, déjà partiellement réalisé, a été abandonné en octobre 2010.

Mgr. Evans CHINYEMBA, évêque oblat du diocèse de Mongu, dans la pauvre Province de l’Ouest, a dit qu’il était épouvanté, et dans une déclaration reprise par l’agence IRIN il dit «nous devons faire très attention au problème de l’eau. Il y a beaucoup de rivières dans la province, et je pense que nous n’avons pas exploité nos ressources afin de donner de l’eau à nos populations. Il a ajouté que le gouvernement creuse des puits en certaines régions sans couvrir l’ensemble de la Province. Malheureusement il n’y a pas d’argent dans le pays et donc les maladies continuent à s’étendre à cause du manque de drainage des eaux usées. La malaria et les diarrhées sont les maladies, les plus répandues, selon le Programme de Développement des Nations Unies (PNUD); la malaria cause 50.000 morts par année (23% de l’ensemble des décès du pays) et les diarrhées, quelque chose comme 7%. (Agenzia Fides 09/09/2011)