À titre d’aîné de trois enfants, le Frère
Daniel DIONNE fut élevé comme catholique, mais il s’en départit dans ses
premières années. «Je m’intéressai aux Oblats par le biais de la
connexion des Oblats avec les jeunes dans le TEC (Teens Encounter Christ), J’ai
retrouvé en moi l’élément divin que j’avais laissé derrière moi dans mes jeunes
années. C’est par le biais des Oblats que j’ai été ramené à la religion comme à
un plaisir et une aventure. J’étais enraciné en lui [le TEC] !»
La première expérience avec le TEC alluma une
foi qui commençait à croître à l’intérieur de son âme. «Je voulais savoir
comment ils avaient fait cela alors que les ressources elles-mêmes de l’Église
dans mon passé avaient failli à le faire [allumer ma foi]. Et ainsi j’ai
commencé à être à l’aise avec les Oblats.»
Il n’est pas arrivé immédiatement sur le seuil
des Oblats. Ce n’est qu’après cinq ans de ministère volontaire dans le Nord du
Manitoba et dans les Territoires du Nord-Ouest qu’il est entré au Noviciat
oblat de Winnipeg.
Il y a douze ans, il s’est joint à Mike DECHANT
et vint travailler au sein du ministère des jeunes dans la Paroisse St-Charles
et puis dans le Système scolaire catholique d’Edmonton. Les derniers sept ans
se sont passés avec le Système scolaire catholique de St-Albert.
Quand on lui demande ce que cela signifie de
faire partie du ministère des jeunes, il dit:. «C’est de comprendre
ce qui est sacré, à travers les yeux des jeunes. Ça signifie d’être un avocat
pour les jeunes. Ça signifie de rendre possible qu’un jeune travaille avec un
jeune, et qu’un jeune puisse faire confiance à un jeune. Ça signifie de les
aider à découvrir ce que cela veut dire de communiquer avec les autres. Ça veut
dire de croître en une prise de conscience du monde dans lequel nous vivons.
«La famille est très importante pour la
vie des jeunes. C’est par le biais de la famille que nous comprenons les
origines de notre foi. C’est dans la famille que nous nous trouvons et par elle
que nous sommes nourris.Il m’étonne toujours de voir à quel point je
gagne en connaissance des jeunes quand j’arrive à connaître leurs parents et
leurs semblables.
«La famille est de plus en plus cruciale
pour le ministère auprès des jeunes. Plus mon ministère se développe parmi les
jeunes, d’autant plus il devient un ministère de la famille. Je ne crois pas
que nous puissions comprendre les gens sans comprendre le cadre dans lequel ils
vivent. Cela était vrai de tous les peuples autochtones, tous les gens de
divers groupes ethniques, et ça appartient à la nature même de la
jeunesse.» Nous devons lire et comprendre les jeunes précisément dans
leur propre cadre.
Ici, à St. Albert, l’équipe du Ministère Oblat
pour les Jeunes a été engagé par le District Scolaire Catholique pour offrir du
leadership et être une présence d’éducation religieuse, d’appui liturgique, de
counseling, d’évangélisation, et pour offrir des expériences spirituelles
pouvant mener à la conversion. En un mot, Dan résume le travail du ministère
auprès des jeunes: «De la façon la plus importante, il s’agit
d’avoir un bon lieu de réunion d’Église.»
Dan a un sens très fort et une passion pour
faire en sorte que les jeunes soient bien accueillis dans l’Église. Il a des
difficultés quand il y a de la résistance de la part du leadership pastoral
dans l’accueil offert aux jeunes. Il demanda: «Ont-ils peur des
jeunes ? Ne savent-ils pas comment parler aux jeunes ?»
«J’ai moi-même de la facilité à parler à
des jeunes, que ce soit à la quincaillerie ou au café. Ils sont les gens les
plus ‘parlables’ du monde. Une jeune fille m’a dit, ‘Nous ne sommes pas
compliqués. Nous n’avons pas de grandes attentes. Si vous nous nourrissez et
faites attention à nous, nous sommes là !’» Il branla la tête. «Je
savais cela !»(www.omilacombe.ca)