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Les Oblats, avant et après le coup d’état
Guinée Bissau

Le P. Celso CORBIOLI, de la Délégation du Sénégal, après avoir passé huit mois en Italie pour rétablir sa santé, est retourné récemment à sa mission, en Guinée Bissau.

L’évêque a demandé aux Oblats de se charger de la paroisse d’Antula, située entre la banlieue et le centre-ville. Désormais donc, en plus du Centre de Spiritualité, N’Dame, et leur travail dans l’administration diocésaine, ils sont aussi responsables d’un travail pastoral. Bien que ce soit une paroisse déjà ancienne, il n’y a toujours pas d’église; les Oblats espèrent pouvoir en bâtir une, tout prochainement. Toutes les célébrations ont donc lieu en plein air. Il y a beaucoup de chrétiens et de nombreux catéchumènes: à la Vigile pascale, il y a eu une centaine de baptêmes.

Le soir du jeudi 12 avril, les Pères Celso, Giancarlo TODESCO et Georges Pascal NDOUR, rentrant de quelques jours au Sénégal, avec leurs confrères, ont eu une surprise. En arrivant, vers 20.30, en périphérie de Bissau, des militaires leur ont dit de reculer: «riba pas tras!» Il y avait une tentative de coup d’état en cours. Ainsi, les missionnaires ont été obligés de rebrousser chemin; ils sont allés, à 10km, à la mission de Safim, dirigée par les Sœurs de Saint Joseph, d’origine angolaise. Le Père Celso raconte: «Les Sœurs, qui en ont vu d’autre, en Angola, pendant la guerre civile, ne semblaient pas trop préoccupées. Elles nous ont préparé le souper et quelques chambres pour dormir. En riant nous avons dit que nous étions des réfugiés.»


Georges Pascal NDOURCelso CORBIOLI et Giancarlo TODESCO

Le jour suivant, les nouvelles étaient plutôt confuses. Quelques-uns disaient que les militaires avaient arrêté le Président ad intérim, Raimundo Pereira, ainsi que le Premier Ministre, Carlos Gomez Junior. Quelques jours plus tard, on annonçait l’arrestation du Chef de l’Armée, Antonio Ndjai.

En tout cas, la Guinée Bissau cherche toujours sa voie dans une situation politique et sociale instable. Elle a besoin de nouveaux visages et les Oblats croient que l’Eglise peut contribuer à la formation de nouveaux leaders, si elle est à même d’annoncer l’Evangile, y compris dans les structures.