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Crise au royaume de la noix de cajou
Guinée Bissau

«Aujourd’hui, le fonctionnement normal a repris dans les écoles et dans quelques institutions privées, en Guinée Bissau», dit Radio Sol Mansi, mais l’essentiel des activités est encore paralysé, du fait de la fermeture des ministères et de la grève, déclenchée immédiatement après le coup d’état, par la centrale syndicale. Cette radio souligne aussi comment la crise rend les conditions de vie encore plus difficiles et complique l’exercice des services de base, comme à l’hôpital, où le service est réduit au minimum.

La crise, commencée le 12 avril dernier – quand les militaires ont pris le contrôle du pays et arrêté le premier ministre et le Président en fonction – frappe quelques secteurs vitaux de l’économie nationale, tel que celui de la noix de cajou, qui à elle seule, représente 80% des exportations du pays. «La récolte a commencé il y a environ 10 jours, - dit le Père Carlo ANDOLFI, Missionnaire Oblat de Marie Immaculée qui a vécu de nombreuses années à Farim, au nord -, elle arrivera à son plein, dans quelques semaines. Cependant les prix sont bas et beaucoup de cultivateurs ne vendent pas, en attendant des temps meilleurs; et ceux qui le peuvent essaient de se rendre au Sénégal.» La noix de cajou est la principale récolte, en Guinée Bissau et le seul produit d’exportation. «Sa récolte, poursuit le missionnaire, règle la vie et le bien-être de milliers de famille. En général, les commerçants sont des étrangers, en particulier des mauritaniens, qui achètent le produit brut, chez les producteurs individuels, et le chargent au port de Bissau. Pour l’instant, tout semble suspendu, en attendant la suite, que les prix remontent et que les banques rouvrent.»

La crise fait partie des priorités de la Communauté Economique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), mais elle a supprimé un sommet qui lui était consacré et prévu précédemment pour lundi à Conakry. La CEDEAO n’a pas approuvé la ‘transition’, inaugurée par les militaires, d’accord avec l’opposition.» [GB] (www.misna.org - Missionary International Service News Agency, 24 avril 2012)