Le P. Pierre BABIN, auteur de renommée
mondiale, professeur et promoteur des médias comme moyens d’évangélisation, est
décédé à Lyon, le 9 mai 2012, à l’âge de 87 ans.
Il a enseigné aux universités de Lyon, Paris,
Strasbourg, ainsi qu’à l’Université St Paul d’Ottawa et aux Universités
américaines de Dayton (Ohio) et St Thomas (Floride). Il était connu
internationalement pour ses vues novatrices qui inspiraient une nouvelle
approche en catéchèse, à l’ère des médias. Il est le fondateur de CREC AVEX
(Ecully Lyon), un centre international de recherche et de formation en
communication religieuse.
L’œuvre du P. Babin continue bien en France:
une équipe de bénévoles organise des sessions pour la formation des
séminaristes, surtout en Afrique. Ces deux dernières années des sessions ont
été organisées au Burkina Faso, au Togo, en Afrique du Sud, en Zambie. Ces
sessions sont soutenues et financées par l’Œuvre de St Pierre Apôtre. Une
session a été organisée, au frais du CREC, pour les Évêques de la République démocratique
du Congo. Ces sessions mettent en œuvre la voie symbolique: méthode inventée
par Pierre Babin.
Le site web de
Talbott School of Theology de Los Angeles, Californie, a une brève biographie
du P. Babin dans lequel il est dit: “Comme homme de foi, il a été mû par un
souci de communiquer le message – tout le message de la Bonne Nouvelles – aux
adolescents qui sont bien plus impressionnés par la vue et les sons que par les
mots. Fort de sa vision prophétique, il a choisi de s’adapter aux temps
changeant des médias. Il savait que nous devons rompre avec les cercles qui
emprisonnent nos façons de voir. C’est impossible d’entrer dans le monde
digital sans rompre avec l’univers de l’écrit. L’un des mantras de Babin a été : « Une
réelle communication interculturelle est impossible dans l’âge électronique
sans quitter ton pays, ta parenté et la maison de ton père. » (Gn. 12,1). Devenir
personne en plénitude, à l’âge électronique, ce n’est pas s’amuser avec les
tout nouveaux outils digitaux, mais naître à de nouvelles profondeurs d’humanité,
auxquelles l’éducation reçue ne nous a pas préparés. Vers 1975, il était l’une
des autorités les plus reconnues dans l’Eglise, sur la catéchèse
audio-visuelle. En ce début du 21e siècle, alors qu’il avait franchi
le cap des 80 ans, il continuait à chercher, explorer et imaginer l’influence
de la mise en réseau social, pour la communication de la foi, à l’âge
digital. » (Pierre
Babin, par Angela Zukowski)