La grande communauté Bochabela a voulu
récemment honorer le P. Leo D’AES (82 ans), missionnaire en l’église catholique
Sainte Rose, à Boshabela, Bloemfontein, parce que pendant toute sa vie il a été
un soutien fidèle de la paroisse, des écoles et de la communauté en général. Louwna
Erasmus de la revue Get It community
a rendu visite à ce Père de la communauté, pour trouver une explication au fait
que les responsables de la communauté l’appellent le «héros inconnu de
Bloemfontein».

Le P. Leo D’Aes est arrivé à Bloemfontein, il y
a 40 ans, en 1971, pour prendre soin des besoins spirituels de la communauté du
Township Botchabela, sans oublier non plus les besoins matériels d’une très
pauvre communauté. «J’ai pensé que l’église semblait bien triste, dit le
P. D’Aes, je me suis donc mis à genoux et j’ai nettoyé le plancher; après
l’avoir nettoyé, je l’ai égalisé avec du mastic à bois; nous l’avons
ensuite sablé et verni. Il y avait comme bancs des sièges individuels et l’agenouilloir,
j’en ai réuni deux, avec un cadre métallique, en y ajoutant un dossier.»
Comme curé de la paroisse, il était aussi
directeur des deux écoles rattachées aux paroisses Sainte Marie et Saint Bernard
qui ont ensuite été réunies. «J’aime les écoles, dit le P. D’Aes, mon
père est mort, quand j’avais cinq mois, des suites des gaz de combat de la
Première guerre mondiale, ainsi ma mère est restée seule avec quatre enfants et
une grande librairie. Elle nous a tous envoyés en pension, et j’ai pris l’amour
de l’enseignement, à l’internat chez les Jésuites.»
Pendant les luttes contre l’apartheid, il a
fait le nécessaire pour que les écoles puissent fonctionner et que les
terminales puissent passer les examens de fin d’étude, malgré les nombreuses
menaces qu’ils recevaient. «Quand les Cosas
(mouvement d’étudiant) criaient La
libération d’abord, je disais: Non, l’éducation d’abord!»
Une année, les terminales ont écrit leur examen final en secret au CBC. «J’ai
dit à mes étudiants qu’un jour, quand Mandela prendrait le pouvoir, il aurait
besoin de leaders formés.»
Après des années, le Père D’Aes a reçu un
surnom: Pheello ce qui veut dire Persévérance. Il avait magnifiquement réussi à
trouver le financement des deux écoles de la paroisse, en particulier chez les
bienfaiteurs des Oblats en Allemagne, en Belgique (sa patrie) et en Irlande. En
plus des salles de classe supplémentaires à St Bernard et Sainte Marie, il a
également réussi à créer un fonds pour des bourses d’étudiants du troisième
cycle.
«Nous lui devons beaucoup, dit le P. Raphael
MOTHE, prêtre et ancien de St. Bernard, beaucoup d’étudiants pauvres du
township, ont bénéficié d’une éducation de qualité dans les écoles. Ces écoles
sont un grand héritage et un trésor pour nos enfants et les générations futures.»
«Quarante ans après, je suis très heureux
de voir que les deux écoles et la paroisse travaillent ensemble, pour élever le
niveau de la nation et l’inspirer de l’Esprit du Royaume», dit le P. D’Aes.
Le Frère Rex HARRISON, dit à propos du P. D’Aes:
«Le p. D’Aes est un homme incroyablement dynamique, avec un message prophétique,
au sens biblique, et un sens de justice qui s’est vu chez lui et sa communauté,
pendant ces 40 ans, à Sainte Rose. Il est dans la liste avec les autres grands
de la communauté, tels Ntate Molemela et le P. Frans CLAERHOUT, qui ont
également apporté beaucoup de changements à leur époque. Ces héros aussi ont dû
surmonter la violence dans leur communauté. Le P. D’Aes a été kidnappé la veille
de la fête de ses 40 ans de service. Mais il espère avec persévérance l’aube du
Royaume de Dieu.» (http://bloem.getitonline.co.za)