À l’intérieur de la
communauté de la Paroisse oblate de St Joseph se trouve un programme de jour
consacré aux besoins des femmes vulnérables. Le Centre des Femmes de St Joseph
a ouvert ses portes le 6 mai 1984, en vue de combler les besoins des femmes
vulnérables, qui dormaient dans un abri de fortune, ou qui vivaient dans les
rues d’Ottawa. Plusieurs de ces femmes avaient perdu contact avec les
membres de leurs familles pour diverses raisons, dont la maladie mentale et les
dépendances.

Une famille
singulière commença à en émerger, constituée de personnels du Centre et de la
paroisse, de volontaires et de femmes issues de tous les milieux sociaux.
Plusieurs de ces femmes cherchaient un environnement sûr et dépourvu de tout
jugement, qu’elles pourraient, avec le temps, appeler leur «foyer loin de
la maison». Les femmes qui passaient notre porte étaient âgées de 16 à 80
ans, et avec un aussi large échantillon d’âges, les besoins de ces femmes
étaient également très divers.
Au début, nos moyens
étaient plutôt maigres et nous avons peiné pour faire de notre mieux en faveur
de celles qui comptaient sur nous chaque jour. Nous ouvrions à 9hre et nous
servions un léger déjeuner, en espérant que quelqu’un arriverait à notre porte
avec un repas chaud pour ces femmes. Le pot à café chauffait toute la journée
et il y avait toujours là quelqu’un pour écouter. Tout cela se tenait au
deuxième étage de la maison des Oblats, dans un espace étroit qui avait
antérieurement servi pour l’entreposage. Le Centre fermait ses portes le soir à
10hre, alors que les femmes descendaient l’Avenue Laurier jusqu’à leur abri de
fortune pour la nuit.
Avec le temps, la
Ville d’Ottawa a reconnu nos efforts et nous a offert des fonds d’urgence pour
nous aider à recruter du personnel, acheter de la nourriture et d’autres items
dont les femmes avaient désespérément besoin. Et tout comme les femmes
comptaient sur notre aide, nous comptions nous aussi sur notre communauté pour
des dons de vêtements, de toilette et de nourriture. Nous étions souvent
atterrées par la générosité de leurs dons nombreux, qui incluaient souvent de
l’argent pour acheter tout ce dont nous avions besoin.
En juin 1989, le
Centre s’est transporté du petit étage supérieur de la Maison des Oblats
jusqu’à notre endroit actuel – un espace qui servait auparavant de cuisine, de
salle à dîner et d’autres salles de la résidence des Oblats qui logeaient
là-haut et servaient à la Paroisse St Joseph. Ce «déménagement»
amena à nos portes encore plus de femmes – nous avions alors assez d’espace
pour être en mesure d’offrir divers services et programmes. Au long du temps,
nous avons vu l’étendue de notre population s’étendre à des femmes qui
«risquaient d’être sans gite», des femmes vivant dans du logement
subventionné ou des maisons de chambres qui offraient des lits de fortune (pour
dormir d’un lit d’ami à un autre) et nous avons commencé à y voir des femmes
avec leurs enfants.
Il devint assez évident
qu’avec ces changements dans notre population, nous devions chercher des
programmes, des services et des partenariats de communauté qui pourraient
améliorer la qualité d’ensemble de la vie pour quelques-uns des membres les
plus récents de la famille. Nous croyions que cette qualité de vie incluait le
fait d’être en mesure d’avoir accès à des installations de buanderie, un
programme d’alimentation d’urgence, des repas chauds pour la nutrition, les
services d’accès à des infirmières internes spécialisées en dépendances,
problèmes de santé mentale et chronique, et un avocat en travail social qui
pourrait les aider à obtenir de l’aide sociale et à recouvrer leurs cartes
d’identité perdues.
À présent, en 2011,
nos espaces se sont étendus de façon à inclure une salle pour les vêtements et
l’internet, une salle de jeu pour les enfants, deux salles de bain complètes
avec douches, des bureaux pour le personnel, et la disponibilité de
plusieurs des salles de rencontre de la paroisse et de la salle paroissiale pour
nos événements et nos programmes. À ce jour, le personnel se compose de la directrice,
de la coordinatrice des bénévoles et des engagements étudiants, un travailleur
de la ligne de front, un travailleur chargé des ressources familiales et un
cuisinier à temps partiel. D’autres programmes offerts comprennent les classes
de yoga, un club de marche, des arts et des métiers, des programmes pour
enfants, les ‘Recommencements’ et une diversité d’ateliers. (Texte de Marsha
Wilson, Directrice. Traduit par Léonce PAQUET dans www.omilacombe.ca)