Le P. Ken THORSON, directeur des vocations de la
Province OMI Lacombe, donne quelques éléments de réflexion pour la Famille
oblate à travers le monde.
À la fin
de janvier, dix dames et huit hommes ont participé à une retraite animée par
notre candidat au pré-noviciat, Bradley Clark et moi-même, et trois Sœurs de la
Présentation de Marie. Ces dix-huit personnes sont venues à la Maison du
Discernement, dirigée par les Sœurs de la Présentation, désireuses de connaître
la volonté de Dieu pour leur vie, curieuses de ce qu’était la vie religieuse,
et ouvertes à elle comme possible choix de vocation. Durant le weekend, ces
jeunes adultes ont appris quelque peu au sujet de nos vœux, notre vie de
communauté et de prière, et ils ont appris quelques bonnes méthodes de
discernement, tout autant que nous, les Oblats, de même que les Sœurs, avons
appris quelque chose sur les possibilités de la collaboration. Tout compte
fait, la retraite a été un succès à plusieurs égards, et je rends grâce à Dieu
pour ce weekend encourageant.
Depuis ce
weekend, j’ai réfléchi beaucoup au sujet de notre approche provinciale du
ministère des vocations. Durant les deux dernières années, nous avons travaillé
fort pour mettre en place quelques bonnes bases: l’ouverture du bureau des
vocations à Ottawa; les contacts sur la vocation dans chaque district; le
développement de la littérature destinée aux candidats; les sites web sur les
vocations, de nombreux weekends de discernement à travers le pays, etc. Tandis
qu’un travail de fondation significatif reste en place, nous en sommes venus au
point où nous devons commencer à nous poser de sérieuses questions à propos de
l’avenir du ministère des vocations dans notre province.
À mesure
que j’échange avec les Oblats et les Associés à travers le pays, il est clair
pour moi que la plupart d’entre nous désirent encore que des gens se joignent à
notre communauté. À un certain point de ces échanges, toutefois, ma question
demeure: «Pourquoi voulez-vous cela?» et même si les réponses
varient d’un Oblat à l’autre, et d’un Associé à l’autre, la plupart des
réponses peuvent se résumer de la façon suivante: «Nous voulons que des
hommes entrent chez les Oblats, parce que le monde a encore besoin du charisme
oblat ». Si nous croyons cela, alors nous avons évidemment besoin de hausser
nos efforts vocationnels, et de trouver une nouvelle énergie et de nouveaux
moyens pour inviter les gens doués de notre charisme à se joindre à nous. Et
comment allons-nous faire cela?
Même si
nous ne sommes pas encore au point de répondre à cette question, nous y
travaillons. Entretemps, je voudrais encourager les Oblats et les Associés à
montrer du zèle pour chercher les occasions, grandes ou petites, pour faire la
promotion des vocations. Voici quelques exemples de ce que chaque Oblat et
Associé pourrait faire:
- S’engager
à inviter chaque année un jeune adulte à penser à faire une retraite de
discernement.
- Prier
tous les jours pour les vocations oblates.
- Réfléchir
sur et écrire l’histoire de votre propre vocation, votre expérience du
ministère et de la vie de communauté, et comment vous en êtes venu à connaître
Dieu en cela. Envoyer le tout au bureau des vocations, pour servir aux divers
efforts de promotion.
- Prêcher
ou parler ouvertement, au moins deux fois par année, sur le sujet des
vocations. Faites part de votre propre histoire de vocation – les gens aiment
entendre nos histoires personnelles. Invitez vos auditeurs à partager leurs
histoires et lancez un échange au sujet de la façon dont Dieu agit dans nos
vies.
- Autant qu’il
peut se faire, invitez des candidats possibles à se joindre à votre ministère,
à vous rejoindre à votre table et dans votre chapelle. Permettez-leur de vous
connaître.
- Enfin,
réfléchissez sur votre vie comme Oblat ou Associé. Où est-ce que vous vivez
bien votre engagement, et où y a-t-il de l’espace pour du changement et de la
croissance? Engagez-vous de nouveau en faveur des richesses non-négociables de
la vie commune.
Saint
François disait de façon remarquable à ses frères: «Prêchez l’évangile en
tout temps et quand c’est nécessaire utilisez des mots.» Voilà un bon
avis, et inspirant, mais quand il en vient au ministère des vocations, ce n’est
pas suffisant. Bien sûr, nous devons vivre des existences qui sont elles-mêmes
des invitations joyeuses, mais si nous croyons que l’Église et le monde ont
encore besoin de notre charisme aujourd’hui, nous devons tous être explicites
quand il s’agit d’inviter les gens à se joindre à nous…et dans cette œuvre d’invitation,
les mots sont nécessaires. (Traduit par Léonce PAQUET)