CES PAROLES «RÉSUMENT SA VIE» ET SONT «L’ABRÉGÉ DES SAINTES RÈGLES»
Nul mieux que le père Tempier, ami intime et fidèle collaborateur de Mgr de Mazenod de 1816 à 1861, ne pouvait porter un jugement aussi sûr: les paroles du Fondateur, prononcées le 29 janvier et surtout celles du 20 mai 1861 «résument sa vie» et sont «l’abrégé des saintes Règles» ou encore, pouvons-nous ajouter, sont la synthèse de ses exhortations aux Oblats tout au long de sa vie.
Dans les écrits de Mgr de Mazenod, on rencontre peu de textes où les deux termes charité et zèle sont réunis dans une même phrase.
Le premier vaut cependant son pesant d’or puisqu’il s’agit du premier article de la Règle de 1825-1826: la fin de cette petite Société est «que des prêtres séculiers, réunis et vivant ensemble comme des frères (Ps 132, 1) s’appliquent principalement à l’évangélisation des pauvres» [8]. Le 12 août 1817, le père de Mazenod écrit dans le même sens au père Tempier: «Pour l’amour de Dieu ne cessez d’inculquer et de prêcher l’humilité, l’abnégation, l’oubli de soi-même, le mépris de l’estime des hommes. Que ce soient à jamais les fondements de notre petite Société, ce qui, joint à un véritable zèle désintéressé pour la gloire de Dieu et le salut des âmes, et à la plus tendre charité, bien affectueuse et bien sincère entre nous, fera de notre maison un paradis sur terre et l’établira d’une manière plus solide que toutes les ordonnances et toutes les lois possibles» [9].
Un autre texte des plus importants a été écrit dans un moment de tristesse, après avoir constaté qu’à Notre-Dame du Laus les membres de la communauté vivaient d’une façon très éloignée de l’idéal rêvé par le Fondateur et proposé dans la Règle. Il écrit au père Guibert, le 29 juillet 1830: «La charité est le pivot sur lequel roule toute notre existence. Celle que nous devons avoir pour Dieu nous a fait renoncer au monde et nous a voués à la gloire par tous les sacrifices, fût-ce même celui de notre vie. C’est pour être dignes de ce Dieu à qui nous nous sommes consacrés que nous avons fait vœu de renoncer à nous-mêmes par l’obéissance, aux richesses par la pauvreté, aux plaisirs par la chasteté. [...] La charité pour le prochain fait encore une partie essentielle de notre esprit. Nous la pratiquons d’abord parmi nous en nous aimant comme des frères, en ne considérant notre Société que comme la famille la plus unie qui existe sur la terre, en nous réjouissant des vertus, des talents et des autres qualités que possèdent nos frères autant que si nous les possédions nous-mêmes, en supportant avec douceur les petits défauts que quelques-uns n’ont pas encore surmontés, en les couvrant du manteau de la plus sincère charité, etc., pour le reste des hommes, en ne nous considérant que comme les serviteurs du père de famille chargés de secourir, d’aider, de ramener ses enfants par le travail le plus assidu, au milieu des tribulations, des persécutions de tout genre, sans prétendre à d’autres récompenses qu’à celles que le Seigneur a promises aux serviteurs fidèles qui remplissent dignement leur mission» [10].
Si, dans ses écrits, on trouve peu de textes où les deux termes se trouvent réunis, le Fondateur a souvent parlé de zèle et encore plus de charité fraternelle; il a surtout vécu intensément cette double réalité.
1. «PARMI VOUS LA CHARITE, LA CHARITE, LA CHARITE»
On a souvent fait remarquer que le père de Mazenod n’a pas mis la charité fraternelle bien en évidence dans la première édition de la Règle. On y rencontre quand même une quinzaine de références explicites et environ quarante autres allusions [11]. Le texte le plus fort se lit comme suit: «Ils seront tous unis par les liens de la plus intime charité et dans la parfaite subordination aux supérieurs» [12].
C’est surtout dans ses exhortations au cours de sa vie que Mgr de Mazenod a souligné l’importance de la charité fraternelle parmi les Oblats. Des centaines de fois, dans sa correspondance, il parle de charité, soit pour en dire la nécessité, soit pour en signaler les manquements ou se réjouir de la façon dont on y est fidèle [13].
Deux expressions reviennent très souvent dans ses écrits: nous ne devons avoir entre nous «qu’un cœur et qu’une âme» [14] ou encore: la charité fraternelle constitue le «caractère distinctif» de la Congrégation [15]. Limitons-nous à ne citer que le plus important de ces textes, écrit du Quirinal, à Rome, le 2 décembre 1854: «Que les frères oblats se pénètrent tous de l’esprit de famille qui doit exister parmi nous. J’ai vu beaucoup d’ordres religieux, je suis en rapport très intime avec les plus réguliers. Et bien! j’ai reconnu parmi eux, indépendamment de leurs vertus, un grand esprit de corps; mais cet amour plus que paternel du chef pour les membres de la famille, mais cette correspondance cordiale des membres pour leur chef qui établissent entre eux des rapports qui partent du cœur, et qui forment entre nous de vrais liens de famille de père à fils, de fils à père, cela je ne l’ai rencontré nulle part. J’en ai toujours remercié Dieu comme d’un don particulier qu’il a daigné m’accorder; car c’est la trempe de cœur qu’il m’a donnée, cette expansion d’amour qui m’est propre et qui se répand sur chacun d’eux sans détriment pour d’autres, comme il en est, si j’ose dire, de l’amour de Dieu pour les hommes. Je dis que c’est ce sentiment que je connais venir de Celui qui est la source de toute charité, qui a provoqué dans les cœurs de mes enfants cette réciprocité d’amour qui forme le caractère distinctif de notre bien-aimée famille. Que ce soit pour nous aider mutuellement à goûter davantage le charme de notre vocation, que tout se rapporte à Dieu pour sa plus grande gloire. C’est le vœu le plus ardent de mon cœur» [16].
Mais, comme l’a écrit le père Tempier, Mgr de Mazenod a d’abord vécu ce qu’il a enseigné. Il a écrit un jour: «Je ne vis que par le cœur» [17]. Il a voulu que ses fils vivent et travaillent en communauté mais en communauté fraternelle et charitable [18]. Lui-même ne pouvait vivre pleinement que là où il y avait affection et compréhension mutuelle. J. Paguelle de Follenay compare l’évêque de Marseille à saint François de Sales et écrit: «Ils eurent, [...] dans le concert de leurs qualités morales, la même note dominante, le cœur, c’est-à-dire la bonté, la sensibilité, la tendresse expansive. Rien de plus contraire à leur tempérament spirituel que la froide raideur et la régularité sèche. En eux tout venait de l’amour et tout y retournait» [19].
Le Fondateur a beaucoup aimé ses fils oblats et l’a redit fort souvent [20]. Ses expressions, si variées et si fortes, n’étaient certes pas une attitude de façade ou de commande, mais provenaient d’un cœur sincère, d’une réelle et profonde amitié. Il se réjouissait vraiment avec ceux qui étaient heureux et partageait les peines de ceux qui souffraient. Qu’il suffise encore ici de ne citer que deux textes. Avant de partir pour Rome, le 17 janvier 1851, il écrit au père Charles Baret: «Tu sais, mon bien cher fils, que ma grande imperfection est d’aimer passionnément les enfants que le bon Dieu m’a donnés. Il n’y a pas amour de mère qui vienne là. La perfection serait d’être insensible au plus ou moins de correspondance de mes enfants à cette affection maternelle. C’est par là que je pèche. J’ai beau faire, je n’y puis parvenir, et tout en aimant ceux même qui ne font pas grand cas de mon amour, ce qui est un effet de la grâce d’état de ma position, j’avoue humblement que j’éprouve une consolation indicible et une sorte de redoublement de tendresse pour ceux qui comprennent mon cœur et me donnent quelque chose en retour de ce que je suis pour eux» [21].
Le 10 janvier 1852, il écrit également au père Toussaint Dassy: «Je ne sais pas comment mon cœur suffit à l’affection qu’il nourrit pour vous tous. [...] Eh non! il n’y a pas sur la terre une créature à qui Dieu ait accordé la faveur d’aimer si tendrement, si fort, si constamment un si grand nombre de personnes. Il ne s’agit pas ici simplement de la charité, non, c’est d’un sentiment maternel dont il est question pour chacun de vous, sans préjudice des autres. Chacun de vous ne peut pas être aimé davantage que je ne l’aime. J’aime chacun pleinement comme s’il était le seul aimé, et ce sentiment si exquis je l’éprouve pour chacun. C’est merveilleux!» [22].
Dans son testament spirituel, le Fondateur a répété trois fois le mot charité et n’a mentionné le zèle qu’une fois; cela correspond bien, semble-t-il, au pourcentage de ses exhortations. Il a parlé plus souvent de charité que de zèle parce que, sur ce dernier point, les Oblats ont dû plutôt être freinés.
2. «AU DEHORS, LE ZÈLE POUR LE SALUT DES ÂMES»
Que la Congrégation ait été fondée pour évangéliser les pauvres par amour du prochain, amour ardent et dévorant, cela apparaît dans toutes les pages des Règles de 1818 et de 1825-1826. Il suffit de rappeler l’article premier et le Nota bene du premier chapitre de la Règle de 1818 dans lequel on lit: «Ils sont appelés à être les coopérateurs du Sauveur, les corédempteurs du genre humain; et quoique, vu leur petit nombre actuel et les besoins plus pressants des peuples qui les entourent, ils doivent pour le moment borner leur zèle aux pauvres de nos campagnes et le reste, leur ambition doit embrasser, dans ses saints désirs, l’immense étendue de la terre entière [...] [23]. Il est donc pressant [tout oser] de faire rentrer dans le bercail tant de brebis égarées, d’apprendre à ces chrétiens dégénérés ce que c’est que Jésus Christ, de les arracher à l’esclavage du démon [...]» [24].
Dans un commentaire de la Règle, fait le 8 octobre 1831, le Fondateur écrivait encore: «En aurons-nous jamais une juste idée, de cette sublime vocation? Il faudrait pour cela comprendre l’excellence de la fin de notre Institut, incontestablement la plus parfaite que l’on puisse se proposer ici-bas, puisque la fin de notre Institut est la même que la fin qu’a eue en vue le Fils de Dieu en venant sur la terre: la gloire de son Père céleste et le salut des âmes. [...] Il a particulièrement été envoyé pour évangéliser les pauvres [...] et nous sommes établis précisément pour travailler à la conversion des âmes, et spécialement pour évangéliser les pauvres» [25].
Ces quelques réflexions ne proviennent pas d’un moment de ferveur, elles sont l’expression même de la pensée et de la vie du Fondateur. Sa pensée apparaît clairement dans beaucoup de lettres depuis ses années de séminaire jusqu’à sa mort. Le 29 juin 1808, Eugène, annonçant à sa mère son projet d’entrer au séminaire, écrivait déjà: «[...] J’en atteste le Seigneur, ce qu’il veut de moi, c’est que je renonce à un monde dans lequel il est presque impossible de se sauver, tellement l’apostasie y règne; c’est que je me dévoue plus spécialement à son service pour tâcher de ranimer la foi qui s’éteint parmi les pauvres; c’est, en un mot, que je me dispose à exécuter tous les ordres qu’il peut vouloir me donner pour sa gloire et le salut des âmes qu’il a rachetées de son précieux sang [...]» [26].
Et le 11 octobre 1809, il dit encore: «Ah! ma chère maman, si vous vous pénétriez bien d’une grande vérité, que les âmes rachetées par le sang de l’Homme-Dieu sont si précieuses que quand même les hommes passés, présents et à venir emploieraient, pour en sauver une seule, tout ce qu’ils ont de talents, de moyens et de vie, ce temps serait encore bien et admirablement bien employé [...]» [27].
Les premières lettres au père Tempier laissent apparaître le même zèle dévorant: «Pénétrez-vous bien de la situation des habitants de nos campagnes, lui écrit-il le 9 octobre 1815, de l’état de la religion parmi eux, de l’apostasie qui se propage tous les jours davantage et qui fait des ravages effrayants. Voyez la faiblesse des moyens qu’on a opposés jusqu’à présent à ce déluge de maux. [...] Pleins de confiance dans la bonté de la Providence, nous avons jeté les fondements d’un établissement qui fournira habituellement à nos campagnes de fervents missionnaires. Ils s’occuperont sans cesse à détruire l’empire du démon, en même temps qu’ils donneront l’exemple d’une vie vraiment ecclésiastique dans la communauté qu’ils formeront [...]» [28].
«Mais qui sommes-nous, ajoute-t-il le 22 août 1817, pour que le bon Dieu écoute nos vœux? Nous sommes, ou nous devons être de saints prêtres qui s’estiment heureux et très heureux de consacrer leur fortune, leur santé, leur vie au service et pour la gloire de notre Dieu. Nous sommes placés sur la terre, et particulièrement dans notre maison, pour nous sanctifier en nous entr’aidant par nos exemples, nos paroles et nos prières. Notre Seigneur Jésus Christ nous a laissé le soin de continuer le grand œuvre de la rédemption des hommes. C’est uniquement vers ce but que doivent tendre tous nos efforts; tant que nous n’aurons pas employé toute notre vie et donné tout notre sang pour y réussir, nous n’avons rien à dire; à plus forte raison quand nous n’avons encore donné que quelques gouttes de sueur et quelques minces fatigues. Cet esprit de dévouement total pour la gloire de Dieu, le service de l’Église et le salut des âmes, est l’esprit propre de notre Congrégation, petite, il est vrai, mais qui sera toujours puissante tant qu’elle sera sainte. Il faut que nos novices se remplissent bien de ces pensées, qu’ils les approfondissent, qu’ils les méditent souvent. Chaque Société dans l’Église a un esprit qui lui est propre; il est inspiré de Dieu selon les circonstances et les besoins des temps où il plaît à Dieu de susciter ces corps de réserve ou, pour mieux dire, ces corps d’élite qui devancent le corps de l’armée dans la marche, qui la surpassent par la bravoure et qui remportent aussi de plus éclatantes victoires» [29].
Ainsi, le «dévouement total pour la gloire de Dieu» est l’esprit propre de notre Congrégation comme l’esprit de famille et la charité fraternelle en «forment le caractère distinctif».
Dans ses lettres aux Oblats, le Fondateur a parlé souvent de zèle, quelques fois pour le stimuler chez des Oblats craintifs ou plus préoccupés de la vie religieuse que du salut des âmes [30], le plus souvent pour modérer les excès aux dépens de la vie intérieure [31]. Les Oblats n’avaient pas besoin d’être exhortés au zèle; il leur suffisait de connaître les fortes expressions de leur Règle à ce sujet [32], de savoir avec quel dévouement leur père avait travaillé comme jeune prêtre auprès des prisonniers, des jeunes et des âmes abandonnées d’Aix, puis de l’avoir vu à l’œuvre à Marseille, pendant leurs quelques années de séjour au noviciat ou au scolasticat [33]. M. Cailhol, chanoine de Marseille a dit, en 1864, que l’Évêque de Marseille avait été «dévoré du zèle qui remplissait les Apôtres» [34] et Mgr Jeancard a écrit dans le même sens, en 1866: «Le zèle pour le salut des âmes, c’était là sa vertu dominante [...]» [35].
Cet amour des âmes et ce désir de leur salut l’habitaient en profondeur au point où plusieurs fois au cours de sa vie il s’est dit prêt à mourir martyr [36] et a offert [37], a risqué [38] sa vie pour les sauver.
[8] Le premier article de la Règle de 1818 disait simplement: «former une réunion de prêtres séculiers qui vivent ensemble»; voir Missions, 78 (1951), p. 13
[9] Dans Écrits oblats I, t. 6, n° 20, p. 34; voir aussi lettre au père André Sumien et aux Oblats à Aix, le 18 mars 1823, ibidem, n° 96, p. 111
[10] Dans Écrits oblats I, t. 7, n° 350, p. 206-207. Le Fondateur, malade, s’en allait en repos en Suisse et n’était pas encore au courant des événements survenus à Paris: la révolution de juillet. Voir aussi la lettre au père Eugène Dorey, le 15 octobre 1848, dans Écrits oblats I, t. 10, n° 990, p. 228
[11] Voir GILBERT, Maurice, «Les Novissima verba du Fondateur», dans Études oblates, 28 (1969), p. 48-49
[12] Constitutions et Règles de 1818, deuxième partie, «Des autres principales observances», dans Missions, 78 (1951), p. 55, lignes 380-383
[13] On trouvera beaucoup de références dans l’index des sujets de la collection Écrits oblats I, vol. 1 à 13 ou encore dans BEAUDOIN, Yvon, «Communauté et mission d’après Mgr de Mazenod et chez les premières générations d’Oblats en Europe», dans Vie Oblate Life, 49 (1990), p. 185-193, notes 26-32, 47-50, 56, 58
[14] Ac 4, 32; voir lettres au père Tempier, les 9 octobre 1815 et 24 février 1816, au père Hippolyte Courtès, le 8 novembre 1821, au père Flavien Durocher, le 17 janvier 1851; au père Jean Viala, le 2 novembre 1853; l’acte de visite canonique de Notre-Dame du Laus, le 28 mai 1834 dans REY I, p. 592; voir aussi p. 408, etc
[15] Lettres au père Hippolyte Guibert, le 29 juillet 1830, au père Antoine Mouchette, le 2 décembre 1854; allocution au Chapitre général de 1850; lettre circulaire du 2 février 1857, etc
[16] Lettre au père Antoine Mouchette et aux scolastiques, le 2 décembre 1854, dans Écrits oblats I, t. 11, n° 1256, p. 253-254
[17] Lettre au père Ambroise Vincens, le 9 novembre 1853, dansÉcrits oblats I, t. 11, n° 1187, p. 175. Deux études existent sur le cœur, l’affection du Fondateur: BAFFIE, Eugène, Esprit et vertus de Mgr C. J. E. de Mazenod, Paris-Lyon, Delhomme et Briguet, 1894, p. 569-615; LAMIRANDE, Émilien, «Aspects du cœur de Mgr de Mazenod», dans Études oblates, 13 (1954), p. 261-268
[18] Voir BEAUDOIN, Yvon, «Communauté et mission d’après Mgr de Mazenod et chez les premières générations d’Oblats en Europe», dans Vie Oblate Life, 49 (1990), p. 184-187, 191-193
[19] PAGUELLE DE FOLLENAY, J., Vie du cardinal Guibert, Paris, librairie Ch. Poussielgue, 1896, t. I, p. 66
[20] Voir l’index des sujets dans chacun des volumes de la collection Écrits oblats I: amour, affection pour les Oblats, surtout dans le volume 11
[21] DansÉcrits oblats I, t. 11, n° 1057, p. 30
[22] DansÉcrits oblats I, t. 11, n° 1095, p. 69
[23] Même réflexion dans la lettre du 20 mars 1826 au père Tempier, Écrits oblats I, t. 7, n° 231, p. 65
[24] Dans Missions, 78 (1951), p. 15, 18
[25] «Nos saintes Règles», dans lettre circulaire n° 14, Circ. adm., I (1850-1885), p. 16-17 (122-123)
[26] Dans Écrits oblats I, 14, n° 27, p. 63
[27] Ibidem, n° 61, p. 163
[28] DansÉcrits oblats I, t.6, n° 4, p. 6
[29] Lettre au père Tempier, le 22 août 1817, dansÉcrits oblats I, t.6, n° 21, p. 37-38
[30] Voir, par exemple, «Acte de visite de la province d’Angleterre», le 22 juillet 1850, Écrits oblats I, t.3, p. 205-206; lettre au père Étienne Semeria, le 17 janvier 1850, Écrits oblats I, t.4, n° 14, p. 48; lettre aux Oblats de Ceylan, le 2 juin 1851, ibidem, n° 18, p. 66; lettre au père Semeria, le 21 janvier 1852, ibidem, n° 26, p. 87-88; lettres à Mgr Jean-François Allard, les 30 mai et 10 novembre 1857,ibidem, nos 26-27, p. 207-211
[31] Voir, par exemple, lettres au père Ambroise Vincens, le 6 juillet 1838, et au père Hippolyte Courtès, le 23 janvier 1839, dansÉcrits oblats I, t.9, n° 669, p. 86 et n° 683, p. 102; à Mgr Étienne Semeria, le 10 octobre 1857 et au père Christophe Bonjean, le 16 octobre 1858, dansÉcrits oblats I, t.4, n° 44, p. 141 et n° 47, p. 144; au père Jean-Baptiste Honorat, le 20 avril 1844, dansÉcrits oblats I, t.1, n° 33, p. 84; à Mgr Norbert Provencher, le 24 janvier 1852, dansÉcrits oblats I, t.2, n° 162, p. 37
[32] Dans la lettre circulaire n° 191 du 15 août 1951, sur Notre vocation et notre vie d’union intime avec Marie Immaculée, le père Deschâtelets a montré toute la force des textes de la Règle en écrivant: «Ce qui nous constitue vraiment dans notre vocation, dans notre mission, c’est un certain degré supérieur d’engagement au service de Dieu et des âmes, de donation éperdue au service de Dieu, de sa gloire, de son amour et de sa miséricorde infinie; c’est un élan, une intensité spéciale de charité sacerdotale, de zèle pour les œuvres les plus difficiles [...]», dans Circ. adm., V (1947-1952), p. 322
[33] Le père Eugène Baffie, dans son ouvrage Esprit et vertus..., a un bon chapitre sur le zèle du Fondateur, p. 440-466
[34] Discours à l’occasion du 50e anniversaire de sacerdoce du père Tempier, dans Missions, 3 (1864), p. 155
[35] Discours de Mgr Jeancard, le 25 janvier 1866, à l’occasion du 50e anniversaire de la fondation de la Congrégation, dans Missions, 5 (1866), p. 599
[36] Voir retraite de décembre 1811, dans Écrits oblats I, t. 14, n° 95, p. 260, et plusieurs fois dans les notes de retraites des premières années de prêtrise; aussi lettre à Mgr Frezza, le 24 avril 1835, dans RAMBERT I, p. 670 et BAFFIE, Eugène, Esprit et vertus..., p. 448-450
[37] Lettre à Adrien Chappuis, le 31 juillet 1820, dans Écrits oblats I, t. 13, n° 31, p. 55; mandement de carême, le 2 février 1839, p. 8
[38] Dans les prisons d’Aix en 1814, voir REY I, p. 164-165, et à l’occasion des épidémies de choléra