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- 232 février 2000
- 231 janvier 2000
- 230 Novembre 1999
- 229 Septembre 1999
- 228 mai 1999
- 227 avril 1999
- 226 mars 1999
- 225 fevrier 1999
- 224 décembre 1998
- 223 novembre 1998
- 222 octobre 1998
- 221 mai 1998
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DOCUMENTATION OMI
No. 261 -
novembre 2004
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« Témoins
de l'espérance »
Recommandations
du 34ème Chapitre Général
|
Ce
texte contient seulement les recommandations liées aux six thèmes principaux
étudiés par le Chapitre. Les recommandations et les décisions sur les autres
questions, y compris quelques changements aux Constitutions et Règles, seront
publiés prochainement dans les Actes officiels du Chapitre.
INTRODUCTION
La
liturgie de l’un des derniers jours du Chapitre nous a fait lire un texte de
l’Ecclésiaste. Voilà la citation: « Il y a un moment pour tout et un temps
pour toute chose sous le ciel… Tout ce que Dieu fait convient en son temps. »
(Qo,3). Ce fut l’expérience du 34e Chapitre; en fait, c’est l’expérience
de la Congrégation des Missionnaires Oblats de Marie Immaculée toute entière.
Le Chapitre a travaillé longuement en commissions, lesquelles ont étudié les
six thèmes suivants : Mission et Évangélisation; Communauté Oblate et Vie
Religieuse; Formation pour la Mission; Mission auprès des jeunes; Vocations
à la vie missionnaire oblate; Autorité et Gouvernance.
Les commissions et autres comités ont présenté plusieurs recommandations qui
ont été approuvées par le Chapitre pour être mises en application, dans les
années à venir, aux divers niveaux de la Congrégation. C’est à travers ces engagements
concrets que nous, les Oblats serons « témoins et prophètes du Dieu
amour … hommes d’espérance » (EPM 8).[1]
1. Mission et Évangélisation
Sensibles aux urgences de la mission,
nous sommes en priorité attentifs
à ceux que la société tient sur ses marges,
à ceux dont l’Église est la plus éloignée (EPM 18).
La
Mission et l’évangélisation telles que pratiquées aujourd’hui par les Missionnaires
Oblats dans l’Église et le monde, mettent en relief le besoin sans cesse présent
d’une proclamation explicite de Jésus Christ et du Règne de Dieu qui soit une
Bonne Nouvelle pour les pauvres et les plus abandonnés. Un message imprégné
d’espérance, au moment d’engager la partie avec un monde sans cesse en changement.
Nous nous trouvons dans des situations de mission ad gentes et de nouvelle
évangélisation. Nous sommes confrontés à la montée des sectes, des groupes fondamentalistes
et des mouvements spirituels qui indiquent une profonde faim ressentie par un
grand nombre de personnes aujourd’hui. Le dialogue avec les autres cultures
et religions est une exigence de notre époque, et nous sommes appelés à développer
une attitude d’écoute envers ce monde toujours marqué par la violence et les
injustices en tout genre qu’il nous faut dénoncer avec fermeté.. En
même temps, « nous sommes appelés à être des agents de transformation et
des porteurs d’espérance là où les pauvres vivent et luttent ». C’est un
fait que l’Eglise perd du terrain, particulièrement dans les cultures
de la sécularité, et cela appelle une présence missionnaire plus créative et
plus audacieuse de notre part.
Dans ces conditions, et soucieux de l’espérance que nous portons, le Chapitre
général recommande :
Prédication missionnaire
1. Que nos Unités oblates déclarent la prédication des missions paroissiales
et autres formes de prédication missionnaire comme ministère important, appartenant
à l’héritage de la Congrégation. Il faut revitaliser ce ministère en lui trouvant
de nouvelles approches et de nouvelles stratégies. A souligner aussi que ce
ministère doit être exercé en communauté, en collaboration avec les laïcs et
les religieuses. Vu l’importance de ce ministère dans notre tradition, des efforts
devront être faits pour l’intégrer dans nos programmes de formation première
et continue.
Revitalisation
2. Que les Unités oblates développent un programme de revitalisation
de notre mission, de notre catéchèse, de nos pratiques pastorales
et de nos liturgies, en harmonie avec les églises locales.
Cela implique de former des communautés chrétiennes ferventes où la foi et la
vie quotidienne sont intégrées, où la foi est vécue et célébrée de façon significative,
et où la communauté se préoccupe vraiment de la vie de ses membres, en particulier
en cas de grands besoins.
Mission et sécularité
3. Que toutes les Unités oblates développent une réflexion continue sur
la mission et la sécularité en vue d’entrer en dialogue avec cette réalité complexe
et omniprésente, sachant en même temps accueillir ses énergies morales et critiquer
ses faiblesses.
3.1 Que le Conseil général[2] et les Unités oblates continuent d’explorer la possibilité de
nouvelles communautés internationales pilotes, préparées à affronter
les défis de la sécularité, le phénomène des sectes et des groupes fondamentalistes
et qu’ils en favorisent l’établissement.
3.2 Le réseau d’Oblats qui oeuvre dans nos Instituts d’études
supérieures, fournira aux Unités des ressources et organisera des sessions
sur les enjeux de la sécularité, dans le cadre de la formation première et continue.
Solidarité
4. Qu’aux différents niveaux de la Congrégation, on favorise l’aide mutuelle
des Unités plus jeunes et plus âgées afin de revitaliser réciproquement
leur présence missionnaire.
Justice, Paix et Intégrité de la Création
5. Que les Unités oblates élaborent et révisent régulièrement leurs programmes
de vie communautaire et de formation, ainsi que leurs plans d’action
concernant le ministère pour la Justice, la Paix et l’Intégrité de la Création
(JPIC) afin de promouvoir particulièrement ce qui suit :
5.1 La cohérence de nos vies personnelles et communautaires avec
les valeurs de JPIC, et la volonté de contribuer efficacement par l’ensemble
de nos diverses activités à la construction d’une société plus juste ;
5.2 Reconnaissant que les Frères Oblats s’insèrent mieux
dans la vie séculière, comme témoins du Règne de Dieu, nous les encourageons
et apportons notre soutien à leur présence dans l’Eglise et dans la société,
en particulier dans leurs efforts pour promouvoir un monde plus juste. (cf.
Appendice 1)
5.3 L’intégration de l’étude et de la pratique de JPIC dans toutes
nos maisons de formation ;
5.4 La formation d’animateurs laïcs dans les domaines de
la politique, de la vie publique et de la prise de décisions ;
5.5 Inviter le Service général de Justice, Paix et Intégrité
de la Création (SG-JPIC) afin de revitaliser et de renforcer les équipes
d’animation JPIC dans les Régions et les Unités, en soulignant l’importance
du travail fait à la base, et en collaborant plus efficacement avec les autres
groupes, afin d’influencer de façon déterminante les lieux où se prennent les
décisions qui affectent les pauvres.
5.6 Que le Comité général des Finances cherche, de concert avec
les Directeurs de projets, des sources alternatives de financement, en
dehors des instances Oblates, pour les activités au service de la justice et
de la promotion humaine.
Dialogue
6. Que le Conseil général et les Unités oblates favorisent et soutiennent
l’établissement et l’existence et de communautés et de groupes de soutien pour
les Oblats engagés dans le dialogue inter-religieux et interculturel, en particulier
dans les milieux musulmans, bouddhistes et hindous, ainsi qu’auprès des autochtones.
Mass médias
7. Que les unités Oblates encouragent l’apprentissage et l’usage approprié
des mass médias, ainsi que leur évangélisation. (cf. Appendice 2)
2. Communauté oblate et Vie religieuse
Nous choisissons la communauté comme un moyen
pour nous laisser évangéliser sans cesse
et être témoins de la Bonne Nouvelle dans
l’Aujourd’hui du Monde (TCA 7).
Il s’agit
également pour nous, Oblats,
de nous convertir, pensée, cœur et action,
et de manifester plus de confiance et d’ouverture,
d’être disposés à partager le pouvoir et les responsabilités avec le laïcat
(MAM 74).
Nous ne sommes pas propriétaires
de notre charisme: il appartient à l’Église (TCA 40).
Vu
l’importance de la vie consacrée pour la vie de l’Église et la mission dans
le monde d’aujourd’hui ; vu l’importance des effets de la sécularité et
des autres réalités culturelles ; et vu que le Projet Immense Espérance
nous a fait don d’une vie nouvelle et nous a permis d’approfondir l’espérance
en la mission oblate, le 34ième Chapitre recommande :
« Ministre de l’espérance »
8. Que le Conseil général développe, à l’échelle de la Congrégation,
un processus d’animation, centré sur les besoins personnels de chaque Oblat,
afin qu’il soit « ministre d’espérance ».
Cet effort, qui ferait partie de la formation continue, comporterait
deux dimensions principales :
a) Nourrir la vie communautaire et religieuse oblate ;
b) Assurer la formation d’animateurs au niveau local et dans les
Unités.
La première dimension inclurait des éléments tels que :
* L’intégrité personnelle et communautaire ;
* La viabilité et la taille des communautés locales (tant maisons que districts) ;
* L’option pour la transparence et la volonté de rendre des comptes à tous les
niveaux ;
* Reconnaître
et faire sien les ministères de chacun des membres de la communauté ;
* Inclure éventuellement des laïcs et autres associés dans la communauté et
sa mission ;
* Réfléchir ensemble avec des gens en dehors de la communauté ;
* L’examen des structures porteuses de vie pour la vie communautaire ;
* La question des Oblats vivant seuls ;
* Le soutien mutuel en cas d’épreuves qui menacent l’espérance.
La seconde dimension de ce processus serait la formation des supérieurs
et de qui participe à l’autorité. Ce programme proposerait différents modèles
d’autorité ainsi que les moyens d’acquérir les compétences pratiques, nécessaires
à son exercice à tous les niveaux.
Étant donné que « nous serons toujours proches des gens auprès de qui nous
travaillons, en tenant compte de leurs valeurs et de leurs aspirations »
(C. 8), et étant donné l’esprit et les directives des Règles 37a et 37 b, le
Chapitre général propose que :
Les Associés renforcent notre vie oblate
9. Afin que tous les Oblats découvrent le riche potentiel de la présence
des Associés qui nous renforcent dans la vocation et la mission oblates, nous
recommandons que :
9.1 Le Conseil général invite chaque Unité oblate à réviser et
à évaluer sa propre expérience et ses engagements face à la demande d’Association
dans tous les domaines : ministère, formation, vie communautaire, charisme,
ainsi que les façons de partager le leadership, tout en respectant le Droit
Canon et les Constitutions et Règles.
9.2 Le Conseil général établit une commission d’Oblats et d’Associés
pour explorer les types de structures qui vont promouvoir les multiples aspects
du phénomène de l’Association, sous ses diverses formes.
9.3 Le Conseil général, convoque un rassemblement d’Associés
et d’Oblats (un « Congrès Aix 2 »), pouvant coïncider avec la rencontre
intercapitulaire, qui prévoirait alors un temps de rencontre avec les participants.
3. Formation pour la mission
La rencontre avec le Christ
et l’intériorisation des valeurs
sont au cœur même de ce processus
qui dure toute la vie (TCA 25).
… apprendre à aimer notre propre culture,
sans la rendre exclusive,
à s’ouvrir aux autres cultures, langues (EPM 34).
Nous
appuyant sur l’héritage de notre Congrégation comme corps apostolique multiculturel,
nous reconnaissons la nécessité de dépasser les barrières culturelles et les
frontières nationales et choisissons l’internationalité comme l’une des composantes
essentielles de la formation missionnaire. Une telle formation requiert un certain
niveau de maturité personnelle et d’identité culturelle.
Le Chapitre général recommande ce qui suit au Conseil général en collaboration
avec les Régions et Unités :
Sessions de formation
10. Que le Conseil général et les Unités oblates facilitent la tenue
de sessions pour la formation des Oblats et autres personnes qui partagent le
charisme de saint Eugène, afin de les aider à :
10.1 Approfondir le vécu du charisme oblat ;
10.2 Comprendre et vivre l’ecclésiologie missionnaire de solidarité
et de communion ;
10.3 Etre en mission à l’intérieur et de l’intérieur des cultures
locales, en particulier de celles marquées par la sécularité.
Pour ces sessions, nous utiliserons au maximum notre Centre de Mazenod à Aix.
Former à l’internationalité
11. Le renforcement de la formation à l’internationalité. Au post-noviciat,
inventer des moyens pour accentuer la formation à l’internationalité, en collaboration
avec d’autres Unités. De plus, il convient de considérer sérieusement la possibilité
que des Oblats fassent une partie de leur formation première dans une culture
et une Province autres que les leurs.
Consolider les maisons de formation
12. Consolider et regrouper les maisons de formation existantes.
Confiées à la responsabilité des Unités concernées, ces maisons de formation
multiculturelles conviendront mieux à la formation missionnaire et seront situées
dans des lieux que la Région juge importants et stratégiques pour la formation
et la mission.
Maisons internationales de formation
13. La création de maisons de formation internationales qui rassemblent
des jeunes Oblats de différents pays du monde, est un objectif privilégié pour
toutes les Régions de la Congrégation,. Ce projet nécessitera la collaboration
des Unités d’une Région donnée, travaillant en accord avec l’Administration
générale. Il faudra aussi évaluer le Scolasticat international de Rome et sa
contribution à la formation pour la mission internationale.
Implications et conséquences
14. Parmi les implications et les conséquences d’une formation à l’internationalité
on trouve :
14.1 L’apprentissage, au cours de la formation première, d’une
langue internationale de la Congrégation, autre que la sienne;
14.2 La formation de formateurs, en collaboration avec le Comité
général et les Comités régionaux pour la formation.
14.3 Poursuivre la mise sur pied d’un réseau international de
formateurs disponibles qui aideraient les équipes de formation à devenir plus
multiculturelles et internationales.
14.4 Ceux qui ont reçu une telle formation devront s’investir
pour un minimum de cinq ans dans le ministère de la formation première.
Institutions universitaires et centres de formation
15. Que l’Administration générale et les Régions portent une attention
plus grande aux centres de formation et aux institutions universitaires. (cf.
Appendice 3)
Comité général de la formation
16. Charger le Comité général de la Formation de coordonner la mise en
pratique des directives ci-dessus. Cela suppose de faire un rapport à la prochaine
session inter-capitulaire sur l’avancée de la consolidation des maisons de formation
existantes. Cela suppose aussi de faire un rapport au prochain Chapitre général
sur l’état de la mise en place des maisons de formation internationales.
Responsabilité financière
17. Explorer d’autres manières de partager la responsabilité financière
de la formation entre les Unités.
4. Mission auprès des jeunes
Une mention spéciale doit être faite des problèmes
d’innombrables jeunes… sans points de repère et sans avenir…
(pourtant) les jeunes ont un rôle spécial à jouer,
surtout vis-à-vis de leur propre génération (EPM 5, 13).
Selon
notre Fondateur, notre présence parmi la jeunesse est cruciale pour l’évangélisation.
La pauvreté de la jeunesse d’aujourd’hui n’est pas qu’une question de privation
matérielle, mais elle est aussi systémique (chômage, drogues et dépendances,
manipulation, exploitation sexuelle, travail des enfants, absence d’espérance
pour l’avenir, famille brisées, VIH et SIDA, etc.). En dépit de tout cela, nous
croyons que les jeunes ont une énorme capacité de transformer la situation grâce
aux vertus évangéliques incarnées dans leur générosité, leur engagement face
aux défis, leur ouverture à l’internationalité, leur soif de spiritualité, leur
disponibilité au changement, leur sens de la justice, et bien d’autres valeurs.
En tant qu’Oblats, nous sommes touchés par la situation de la jeunesse et nous,
comme le Fondateur, voulons répondre à ces appels, en affirmant que la mission
auprès des jeunes est un ministère pleinement oblat. C’est pour cette raison
que le 34e Chapitre général a introduit « la mission auprès
de la jeunesse » dans nos Constitutions et Règles (cf. R. 7b). De
plus, le Chapitre général invite et recommande :
18. Que les Oblats développent une pastorale missionnaire des jeunes
comprenant les éléments suivants :
* Une relation authentique avec les jeunes, pour les respecter dans leur identité
propre ;
* Ouverture, respect et sensibilité par rapport à leur identité et leur immersion
dans une culture de communication et de technologie ;
* Promouvoir les valeurs qui les aident à grandir ;
* Les interpeller afin d’ élargir leurs horizons limités ;
* Gagner leur confiance et celle de leurs familles ;
* Inventer de nouvelles façons de les rejoindre là où ils sont ;
* Etre créatifs dans la liturgie et les célébrations.
19. Que chaque communauté apostolique:
19.1 s’assure que le ministère auprès des jeunes soit un effort
communautaire plutôt qu’une initiative individuelle ;
19.2 développe un projet missionnaire orienté vers la jeunesse,
confié à une personne précise pour l’animer.
20. Que chaque Unité oblate :
20.1 établisse un plan de mission auprès des jeunes ;
20.2 mette l’accent sur l’accompagnement personnel des jeunes
comme étant un ministère important pour lequel elle veut sensibiliser et former des
Oblats;
20.3 inclue le ministère auprès des jeunes dans les stages, au
cours de la formation première ;
20.4 collabore avec d’autres, oeuvrant auprès de la jeunesse.
21. Que chaque Région oblate :
21.1 coordonne les initiatives locales pour le ministère auprès
des jeunes et
21.2 crée et soutienne des communautés internationales d’Oblats
en des lieux stratégiques (comme Lourdes).
22. Que le Conseil général :
22.1 organise en collaboration avec les Régions, un congrès international
sur la Mission auprès des jeunes, pour être une occasion de partage d’information
et de dialogue avec eux, spécialement avec ces jeunes qui collaborent avec nous ;
22.2 se dote d’un portefeuille ou d’un service pour la Mission
auprès des jeunes.
5. Vocation à la vie oblate missionnaire
Nous croyons en notre vocation religieuse et missionnaire
et, confiants dans la générosité des jeunes d’aujourd’hui,
nous affirmons qu’ils ont le droit d’entendre
l’appel à devenir missionnaires Oblats (TCA 29).
Puisque
c’est normalement parmi la jeunesse auprès de laquelle nous oeuvrons que nous
identifierons les jeunes gens qui se joindront à notre mission en tant qu’Oblats
de Marie Immaculée, notre travail d’éveil vocationnel est naturellement en relation
avec notre mission auprès des jeunes.
Nous sommes conscients de l’augmentation des vocations dans certaines régions,
alors que d’autres vivent une crise de la vie religieuse. Mais tout comme au
temps du Fondateur, les cris des pauvres s’élèvent de partout. Notre charisme,
à la suite de saint Eugène, est d’entendre ces cris et d’inviter les jeunes
gens, avec leur générosité et leur idéalisme naturels, à se joindre à nous pour
répondre aux besoins du monde, dans la mission confiée à l’Église d’évangéliser
les pauvres (Constitutions 52-53).
A cette fin, le Chapitre général recommande :
23. Que les Unités oblates :
* développent des communautés de qualité et encouragent la prière régulière
pour les vocations ;
* fassent effort pour être présentes dans les écoles, les universités,
les juniorats, dans les groupes et les mouvements de jeunes, les lieux de pèlerinages,
les paroisses et les endroits riches en vocations ; et les lieux où
se rencontrent les jeunes ;
* invitent les jeunes à des célébrations significatives, comme celles des ordinations,
des professions, et des semaines spéciales dont le but est d’attirer des vocations.
24. Que les Oblats, les Associés et ceux qui partagent notre ministère
dans les paroisses osent appeler les jeunes gens à se joindre à la Congrégation.
25. Que les responsables de chaque Unité nomment des directeurs de vocations
(Oblats et/ou laïcs) qui ont cette charge comme ministère principal.
26. Que les Unités se rencontrent pour planifier et offrir à la pastorale
des vocations des plans d’action concrets, adaptables à chaque réalité culturelle
et ecclésiale.
27. Que les individus et les communautés de la Congrégation facilitent
la mise sur pied de rassemblements de jeunes gens ayant les mêmes intérêts et
la même attirance envers le style de vie oblat, afin qu’ils se soutiennent les
uns les autres dans leur cheminement de discernement.
28. Que les Unités oblates forment des Oblats à l’accompagnement spirituel
et au discernement des vocations.
29. Que les unités oblates reconnaissent que les jeunes attirent les
jeunes, et qu’il faut donc faire en sorte que les maisons de formation soient
visibles aux jeunes ; que la restructuration de ces maisons soit pensée
en fonction des exigences de la pastorale des vocations.
30. Que les Oblats reconnaissent que la pastorale familiale est essentiel
pour le ministère des vocations.
6. Autorité et Gouvernance
… Le fait d’être une Congrégation internationale est une chance…
Cependant, nous n’avons pas encore pris
la mesure exacte de cette réalité (EPM 33, 34).
Afin de rester éveillés et de progresser dans la communion
et l’interdépendance il nous faut mettre en jeu
concrètement et réellement notre vie dans le groupe (TCA 22).
Le
Chapitre général reconnaît que la gouvernance n’est pas une fin en soi, mais
un service pour donner vie et orientation à la communauté. Une autorité efficace
implique d’être un signe vivant d’espérance dans un monde en changement. La
fidélité au charisme oblat et au Projet Immense Espérance contribue à
la dimension prophétique de la Congrégation.
Le Chapitre général affirme en outre que la Congrégation oblate exerce une gouvernance
responsable et réaliste à travers le choix des supérieurs et autres responsables
(C.82) :
* qui dialoguent et collaborent avec les communautés qu’ils servent ;
* qui définissent les projets de la communauté et en précisent clairement les
objectifs ;
* qui identifient et fournissent la documentation et les références nécessaires ;
* qui allient vision et ressources dans l’élaboration des stratégies ;
* qui sont proactifs et répondent en temps opportun, sans précipitation indue ;
* qui établissent et maintiennent une relation juste et équitable avec l’Église
et l’État (politiques et lois, contrats, possession de propriétés, problèmes
personnels, etc.).
Par conséquent, il est fermement reconnu que la mission et la communauté oblates
obtiendront leur efficacité maximum quand le leadership et la gestion seront
valorisés et de grande qualité.
Ceci étant, le Chapitre général recommande :
Appel à une pratique efficace de l’autorité
31. Que le Conseil général ainsi que toutes les Régions et les Unités
fournissent une documentation utile et efficace concernant le leadership et
la gouvernance ; on devrait y trouver :
31.1 Une formation de base au leadership et à la gestion,
destinée aux Oblats, à tous les niveaux, et cela, dès la formation première.
31.2 L’élaboration de politiques administratives et de procédures
périodiquement remises à jour afin d’être pertinentes et de correspondre aux
besoins courants. Le matériel ou les manuels suivants sont une aide indispensable
à la bonne gouvernance et doivent être adaptés à chaque niveau de gouvernance :
a) Vision et planification ou le document de stratégie qui
* décrit le futur possible qui peut être atteint ensemble ;
* montre comment grâce à une vision commune, certains intérêts trouvent leur
réalisation;
* communique clairement les objectifs positifs, les perspectives prometteuses
et un plan d’action.
* Affirme que la vision et l’animation spirituelle sont fondamentales
b) Des Directoires : Administration, Biens temporels, Formation, Code
d’éthique et normes professionnelles, Politiques de l’emploi et du personnel.
31.3 Des structures de soutien pour maintenir une animation
efficace, en utilisant, par exemple, des services professionnels, des animateurs,
des directeurs spirituels, des chercheurs, des superviseurs. La rencontre régulière
et le travail en réseau des Oblats qui sont dans des ministères semblables ou
qui ont des intérêts communs peuvent :
aider à créer et à renforcer une ambiance de respect mutuel et de soutien ;
* aider à clarifier les valeurs et les convictions ;
* permettre à ces valeurs et convictions d’être pratiquées et
vécues.
31.4 Un processus d’évaluation régulière comme partie intégrante
de la structure de chaque Unité.
Un regard vers l’avenir
Étant donné qu’au cours des 30 dernières années, la Congrégation est passée
d’une croissance exponentielle à un déclin de l’ensemble, avec des régions en
croissance et d’autres en rapide diminution ; étant donné que les tâches
et les buts du gouvernement dans le Congrégation ont changé, et appellent à
de meilleures structures organisationnelles pour faciliter la vie et la mission
des Oblats, le Chapitre général recommande :
32. Que soit mise sur pied une Commission post-capitulaire sur le
Gouvernement, (cf.. Appendice 4) représentative des différentes sensibilités
présentes au Chapitre, qui :
32.1 reverrait les structures et le fonctionnement du gouvernement
dans la Congrégation à tous les niveaux et
32.2 examinerait les possibilités d’établir des structures et
un fonctionnement de gouvernement au niveau régional.
33. Que l’Administration générale continue le Projet Immense Espérance
en garantissant une révision périodique de la vie et du ministère des
Oblats dans les Régions et les Unités, en commençant par celles qui changent
d’administration et poursuivant ensuite de mouvement de manière à couvrir toutes
les Unités, sur une période de cinq ans. Cette révision concerne principalement
la Visée Missionnaire et le Document de Stratégie, en utilisant la Visite de
Pairs comme ressource principale.
CONCLUSION
Les
recommandations du 34e Chapitre général sont la résultante des efforts
combinés de l’ensemble de la Congrégation, de la Commission pré-capitulaire
et du Chapitre lui-même.
Le monde a changé de façon dramatique depuis le dernier Chapitre de 1998. La
peur est omniprésente. Les divisions entre riches et pauvres s’aggravent. Les
religions, trop souvent, semblent avoir une part de responsabilité dans ces
peurs et ces divisions. Nous sommes tentés de nous demander en quoi nos quelques
actions, bien souvent imparfaites et inachevées contribueront-elles à l’espérance
du monde? De façon réaliste, quelle espérance effective un Chapitre peut-il
offrir aujourd’hui, à ses frères Oblats? à l’ Église? et au monde ?
Ancrés dans l’espérance évangélique qui est sans doute le don de l’Esprit pour
ce 34ème Chapitre général, les paroles de Jésus nous parlent avec assurance
et puissance, et nous poussent à approfondir encore plus notre espérance. “Celui
qui est fidèle en très peu de choses, est fidèle aussi en beaucoup ” (Luc
16,10).
C’est notre espérance que la mise en pratique des résolutions du 34ème Chapitre
général, nous aidera, nous et tous ceux qui partagent notre charisme, à être
“fidèles en ce peu de chose” pour être fidèles aussi en beaucoup.
La préoccupation du 34ème Chapitre général a été de traduire nos paroles d’espérance
en actions concrètes. Le résultat réel du Chapitre est entre les mains des Oblats
et de ceux qui en partagent le charisme. Grâce à leurs efforts conjoints, nous
pouvons passer des « espérances » à l’Espérance. Puisse Marie
notre Patronne et Modèle d’Espérance, puisse St. Eugène, notre Père et Fondateur,
nous accompagner en ce ministère d’espérance!
Appendices
Appendice
N° 1
Mandat au Supérieur général en Conseil
d’établir un comité permanent pour favoriser la vocation des Frères
Le
Chapitre général de 2004 des Missionnaires Oblats de Marie-Immaculée donne le
mandat au Supérieur général en Conseil d’établir un comité permanent d’Oblats
(R149f), pour favoriser la vocation des Frères dans la Congrégation.
Ce comité fonctionnerait selon des statuts approuvés par le Supérieur général
en Conseil. Les éléments suivants se retrouveraient dans les statuts, même si
la terminologie utilisée est différente.
NOM:
1. Le comité, connu sous le nom de “Comité permanent pour les Frères”,
est composé d’Oblats choisis par les Régions et par le Supérieur général en
Conseil.
Son patron est le Serviteur de Dieu, le Frère Antoine Kowalczyk, O.M.I., 1866-1947.
MEMBRES:
2. Chaque Région, selon les procédures approuvées par la Région, choisit
un Frère pour être membre du comité.
Le Supérieur général en Conseil choisit jusqu’à trois Oblats additionnels –
Frères ou prêtres – pour être membres de ce comité.
3. Les membres sont désignés pour un mandat de trois ans, renouvelable.
Si possible, pour assurer la continuité, deux des Frères et un des membres nommés
seraient désignés pour un premier mandat de deux ans, selon les procédures confirmées
par le Supérieur général en Conseil.
BUTS:
4. Le “Comité permanent pour les Frères” a pour fin première de permettre
à tous les Frères Oblats d’apporter une contribution significative à la vie
et à la mission de la Congrégation, leur permettant de donner un visage concret
à la fraternité au cœur même du charisme oblat.
5. D’autres fins, en rapport avec l’animation de la vie et de la mission
des Frères, seraient::
* poursuivre la réflexion théologique concernant l’apport spirituel, ecclésiologique
et missionnaire des Frères;
* la pastorale des vocations pour les Frères;
* faire des recommandations au sujet de la formation première et continue des
Frères dans la Congrégation;
* l’animation des Frères, en particulier dans les unités où il y a peu de Frères.
6. De plus, certaines questions en rapport avec la vie et le ministère
des Frères feraient l’objet d’études et de recommandations, selon les circonstances.
Parmi ces questions:
* établir un processus pour la représentation des Frères au Chapitres généraux;
* la valorisation et la mise en relief de la tradition oblate à propos des Frères
remarquables pour leur sainteté et exemplaires dans leur apostolat missionnaire;
* l’utilisation des moyens de communication sociale pour mieux faire connaître
les Frères et leurs diverses missions dans la Congrégation.
RENCONTRES:
7. Le comité se réunirait au moins une fois par année, dans un lieu déterminé
par les membres.
OFFICIERS DU COMITÉ:
8. Le comité élit son Président, pour un mandat de deux ans, renouvelable.
9. Le secrétariat est situé au sein de l’Administration générale, et
fonctionnerait selon un budget approuvé par le Supérieur général en Conseil.
RAPPORTS:
10. Le comité relève directement au Supérieur général et le Président
lui rendra compte des activités.
11. À l’occasion du Chapitre général, un rapport écrit sur ses activités
sera préparé et soumis aux capitulants, selon les procédures déterminées par
la Commission pré-capitulaire.
FINANCES:
12. Selon les circonstances, les dépenses encourues en rapport avec les
activités du comité relèveraient de l’Administration générale. Les Régions contribueraient
selon leurs possibilités à couvrir les frais de voyage et les autres dépenses
occasionnées par les rencontres.
STATUTS:
13. Le comité a des statuts, préparés après une consultation convenable.
Une fois approuvés par le Supérieur général en Conseil, ces statuts ne peuvent
être changés qu’avec le même consentement.
14. Le comité peut établir et approuver des politiques pour son bon fonctionnement,
à condition que ces politiques soient conformes aux statuts approuvés. Ces politiques
aideront le comité à atteindre ses fins.
DISSOLUTION:
15. Si, avec le temps, il devient évident qu’une autre structure servirait
mieux les fins envisagées pour le comité, le Supérieur général en Conseil peut,
après consultation avec les membres, dissoudre le comité et le remplacer par
une autre structure appropriée.
Appendice N° 2
Recommandation sur les Médias et l’Evangélisation
Le
Chapitre général recommande à l’Administration générale de prendre l’initiative
et de trouver les moyens pour mettre en relation les Oblats intéressés et engagés
dans les Médias, ceux qui s’y connaissent et savent les utiliser et qu’elle
rassemble des gens pour planifier leur futur développement et pour raviver et
favoriser ce ministère dans la Congrégation.
Appendice N° 3
Recommandation sur les « Études supérieures » dans la Congrégation
Le
Chapitre général recommande au nouveau Gouvernement central qu'il réfléchisse
sur ces questions intimement liées :
i) la place des Études supérieures (c'est-à-dire la formation académique au-delà
au minimum requis par la formation initiale) dans le charisme oblat.
ii) la place de nos institutions d'études supérieures dans le charisme oblat
et, plus concrètement, dans notre vie et notre apostolat à ce moment-ci.
iii) comment le Gouvernement central pourrait jouer un rôle pour faciliter une
plus grande collaboration entre nos diverses institutions d'éducation supérieure.
Appendice N° 4
Mandat du Comité post-capitulaire sur la gouvernance
Le
Chapitre général des Oblats de 2004 donne mandat au Supérieur général et le
Conseil, agissant en corps collégial, pour établir un Comité post-capitulaire
sur le Gouvernement avec les attributions suivantes:
1. Le Comité devrait être relativement restreint. Il répondrait directement
au Supérieur général et au Conseil, avec le droit de consulter d'autres Oblats
ou personnes-
ressource. Il devrait représenter les diverses sensibilités de la Congrégation.
Un membre du Gouvernement central assurerait le lien avec le Supérieur général
et le Conseil, et les services d'un secrétaire seraient fournis par l'Administration
générale.
2. Les tâches du Comité incluraient:
* Un examen des structures et du fonctionnement de la gouvernance dans la Congrégation
au niveau du Gouvernement central:
- le Chapitre général (composition, nombre de participants, représentation,
durée, Directoire du Chapitre, etc.)
- le Gouvernement central (attentes des Unités, nombre de membres au Conseil,
composition, descriptions des postes, l'Administration générale, le lieu, la
langue, etc.)
* Un examen des possibilités d'établir des structures du gouvernement ou d'autres
mécanismes d'opération appropriés au niveau régional
- Secrétariat, réunions régulières
- Pouvoirs de gouvernement possibles à délégués
* Là où cela est approprié, un examen des structures et du fonctionnement des
différentes Unités (Provinces, Délégations, Missions), surtout là où il y aurait
un impact sur le Gouvernement général
- taille appropriée des Provinces, vision et planification, révision périodique,
évaluation de la performance, les bureaux, portefeuilles et services, etc.
- façon de désigner les Supérieur majeur et conseillers (élection, nomination)
et longueur du mandat.
- La préparation d'un texte pour présentation et étude au Chapitre général de
2010.
3.
La méthode de travail serait établie par le Comité lui-même, mais cette méthode
devrait inclure les éléments suivants:
*
une analyse des structures actuelles;
* la consultation appropriée;
* un examen des propositions de changement déjà soumises;
* la prévision d'échanges réguliers avec le Supérieur et son Conseil;
* la préparation d'une ébauche de texte, qui serait soumise à la Congrégation
pour consultation et révision, avant la présentation au Chapitre de 2010 pour
échanges et approbation;
* si nécessaire, l'assurance que des démarches convenables soient entamées au
préalable avec le Saint Siège en ce qui concerne l'approbation en principe des
questions qui exigent son intervention.
4. Le financement de ce projet est la responsabilité du Gouvernement
central et le budget du comité devrait inclure, entre autres choses, des réserves
pour voyages et réunions, honoraires pour consultations d'experts si nécessaire,
services d'un secrétaire, traduction des textes, l'imprimerie, l'expédition
et les frais de poste.
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