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Documentation OMI octobre 1998

DOCUMENTATION OMI

N°222 octobre1998

RAPPORT FINANCIER AU
CHAPITRE GÉNÉRAL DE 1998

P. Alfons Keuter OMI
Trésorier Général

On trouvera ici les parties les plus importantesdu Rapport financier qu'a présenté au Chapitre généralde 1998 notre Trésorier généralle P.Alfons Keuter.Contenuet traduction sont sous la responsabilité du bureau du Trésoriergénéral.

Table de matières
Introduction

1ère partie : Évolutions

1.1 Administration de nos biens temporels
1.2 Autosuffisance financière des entitésoblates
1.3 Le Fonds d'Investissement Oblat (OIP)
1.4 L'état du partage oblat
1.5 Conclusions de la première partie : Évaluationde ces évolutions

2ème partie : Notre Situation Financière

2.1 L'Administration générale
2.2 Les Activités de l'Administration générale
2.3 La Congrégation dans son ensemble

3ème partie : Quelques Observations

3.1 Posséder les biens en commun
3.2 Regardant l'avenir:

Annexe:

**********

Le Supérieur Général quiselonla R117a la responsabilité de faire un rapport sur l'étatde la Congrégationm'a demandé de présenter au Chapitreun rapport financier détaillé. Comme vous le savezun comitécapitulaire des finances va étudier ce rapport et faire ses recommandationsau Chapitre lui-même.

Dans la première partie de ce rapportje vais décrire les évolutions qui ont trouvé placeentre 1986 et 1998pendant les 12 ans de mandat de cette Administration.Dans la deuxième partieje présenterai la situationfinancière actuelle de l'Administration généraleet de la Congrégation. Dans la troisième partieje ferai quelques remarques personnelles.

Introduction

Les changements survenus pendant ces quarante dernièresannées forment le contexte de ce rapport. Quand je suis entréchez les Oblats en 1958la Congrégation vivait des revenus deson travaildans une économie plus ou moins rurale. Le travaildes Frères dans les fermes et les jardins était essentielà notre subsistance. Les missions étaient soutenues parles Provinces-mères.

Actuellementle travail pastoral ne compte que pour30% de nos rentrées. Fermes et jardins ont cessé leur activité.L'économie monétaire moderne a touché aussi les Oblatsde Marie Immaculée; pour nous aussil'argent produit l'argentcomme revenu pour nous. Les nouvelles Provinces et Délégationsne peuvent plus compter sur les Provinces-mères pour les soutenir.Nos fermes sont devenues des fardeaux et les Frères sont portésà travailler pastoralement aux côtés des prêtres.
Il y a quarante ansles comptes et rapports financiers étaienttenus secrets. Aujourd'huiles rapports financiers des Provinces sontdiscutés dans pratiquement toutes les rencontres régionalesde trésoriers provinciaux. Les communautés discutent lesbudgets personnels et les rapports financiers de fin d'année.

Avant 1972l'Administration généraletaxait chaque service effectué. Aujourd'huil'Administration généralefonctionne uniquement à partir des contributions des Provinceset de plusoffre les services d'une gestion professionnelle des placements.

C'est dans le contexte de ces changements incessantsqu'il vous faut comprendre la première partie de ce rapport.Ilreflète la façon dont la présente Administrationa essayé d'accompagner toutes ces évolutions.

1ère partie: Évolutions

1.1 Administrationde nos biens temporels
Les CC & RR confient aux Provinces la première responsabilitéde veiller à leurs revenusà leurs moyens d'existence età leur administration financière. Tout en maintenant cettestructure décentralisée de basenous avons introduit quelqueschangements au plan de l'ensemble de la Congrégation.

1.1.1 Changements dans la façon de faire lesrapports financiers
Au cours des années 80l'arrivée des ordinateurs a eu pourconséquence l'abandon du rapport financier traditionnel en sixpages. Les Provinces envoyaient au Trésorier généralun ensemble de comptesétabli selon les procédures comptableslocales et leurs propres programmes d'ordinateurs. Ceci rendait impossibletoute comparaison valable entre les diverses unités oblates.

Pour dépasser ce problèmenous avonsdéveloppé une formule de rapport consolidédemandantdes informations sur la situation financière et l'activitéde toute la Province ou Délégationy inclus celles descommunautés. Nous avons abrégé le formulaire desrapports et nous sommes passés de deux rapports semestriels àun unique rapport annuel.

Nous avons introduit une information en retour qui permetaux Provinces de comparer leurs chiffres avec les chiffres moyens de laCongrégation. C'est un élément important pour lancerdans et entre les Provinces des discussions et des échangesdesorte que la propriété oblate est maintenant comprise commepropriété commune.

1.1.2 Programmes de formation pour les trésoriersdes Provinces et Délégations
Nous avons préparé une série de programmes de formationpour les trésoriers actuels et futurs. Des sessions périodiquessont organiséesanalogues à celles des nouveaux supérieursmajeurs dans la Congrégation. De 1986 à 1992l'effort aporté sur des sessions au niveau local etde 1992 à 1998nous avons tenu des sessions générales: deux en anglaisune en français et une en espagnol.

1.1.3 Visites aux conseils des Provinces et Délégations
Conformément à une recommandation du Chapitre généralde 1992le Trésorier général a visité tousles conseils des Provinces et Délégations de la Congrégationsauf les Provinces du Canada. Ces visites ont permis d'exposer les vueset les attentes de l'Administration générale concernantla situation financière des Provinces respectivesainsi que dedébattre largement des questions financières de la Congrégation.

Dans une structure décentralisée telleque la nôtrele Provincial et son conseil jouent un rôleimportantpuisque tous les avoirs de la Congrégation sont administrésd'abord à ce niveau. Dans nos échangesles Provinciauxet leurs conseils ont vraiment pris conscience que la nouvelle façonde présenter les comptes permet à l'Administration généralede fournir aux Provinces un utile retour d'information. On réaliseainsi de mieux en mieux que toute propriété est en faitun bien commun de la Congrégation.

1.1.4 Formation financièreen particulierau stade de la formation première
Le Comité général des Finances a conçu undocument avec des recommandations portant sur le souci et l'administrationdes biens communs. A chaque fois qu'il en a eu l'occasionle Trésoriergénéral a rencontré les formateurs et les étudiantsdes communautés de formationafin de présenter et de discuterce document.

1.1.5 Le Comité des Finances
Le Chapitre Général de 1992 a fait une addition àla R149étendant aux Délégations l'obligation d'avoirun Comité des Financestout comme les Provinces. Le Comitédes Finances doit promouvoir la gestion prudente des ressources financièresde la Province ou de la Délégation. Il doit en premier lieuaider le conseil provincial en déterminant des normes appropriéespour l'usage et l'administration des biensde sorte que soit favorisédéfendu et exprimé le mode de gestion convenant aux Oblats(CIC 635 #2). Le Code de Droit Canonique de 1983de façon conséquenteencourage à faire appel à la compétence de laïcs.Les membres laïcs du Comité des Financesen analogie avecle Conseil financier diocésaindoivent être experts en matièrelégale ou financière. Le Comité des Finances estpour le Provincial et son conseilà travers le trésorierprovincialun organe consultatif en matière fiscale

1.2 Autosuffisancefinancière des entités oblates
Ces dernières annéesde sérieux efforts ont étéfaits en vue d'atteindre une plus grande autosuffisance financièredans toutes les entités oblates. Nos structures décentraliséesont conduit à développer une série de programmesde partage volontaire. Il est important que nous révisions constammentet que nous ajustions nos politiques et nos programmes afin de permettreune réelle expansion missionnairetout en encourageant autosuffisanceet souci de rendre compte.

1.2.1 Institutions de partage
(1) CONGRÉGATION
-Fonds de Formation Fernand Jetté
-Fonds de Solidarité Oblate
-Crédit foncier
-Programme de Partage du Capital
-Fonds d'Investissement Oblat

(2) ADMINISTRATION GÉNÉRALE
-Fonds d'Allocation à la formation première
-Fonds pour le Chapitre général
-Fonds pour les opérations courantes

(3) PROVINCES

1.2.2 Histoire des programmes de partage oblats
1966: Crédit foncier: prête des fonds.
1972: Fonds de Solidarité Oblate (FSO): finance divers projetsoblats.
1986: Fonds Fernand Jetté (FFJ): soutient la formation initiale.
1992: Programme de Partage du Capital: pour constituer un patrimoine debase.

1.2.3 Différences entre les Fonds de partageet le Programme de Partage du Capital
FSO/FFJ - fournit une aide à des projets
CSP - fournit des revenus pour les dépenses ordinaires

FSO/FFJ - fonds consommés dans les projets
CSP - l'argent reste productif pour les projets d'avenir

FSO/FFJ - peut créer des dépendances
CSP - favorise l'autosuffisance

1.2.4 Le Partage du Capital et le Chapitre Généralde 1992
Le Chapitre Général de 1992 instaura un Programme de Partagedu Capital pour la Congrégation. Cette décision a entraînéla constitution d'un Comité de Coordinationpour organiser dansla Congrégation ce partage de capital entre toutes les Provinceset Délégations. Le but premier que ce plan s'est fixéest de permettre à toutes les entités oblates de couvrirpar les revenus de leur travail et de leurs investissementsau moins80% de leurs dépenses ordinaires. Les fonds ainsi partagéscontribuent à l'autonomie financière à travers toutela Congrégation. L'actuel mandat s'étend jusqu'au Chapitrede 2004 qui en évaluera l'efficacité. Voici maintenant quelquescaractéristiques de ce projet.

a. Contributaires: Les 65 entités oblatessont toutes invitées à participer au Programme de Partagedu Capitaly compris à travers un don modeste provenant de leurpatrimoine. Cela met en évidence le fait que tous nos avoirs sontpour le bien commun de tous les Oblatscomme le dit la R.15. "Nosmaisons et Provinces auront le souci de partager avec les confrèresengagés dans les régions ou les missions moins pourvuesde biens matériels."

b. Bénéficiaires: Les entitésoblates dont les demandes remplissent les conditions requises recevrontune part de capitalavec certaines restrictions concernant sa propriété.

c. Restrictions portant sur la propriété
L'attribution de capital comporte aussi un transfert de propriétéau bénéficiaireavec les restrictions suivantes:
- ce capitalfaisant partie du patrimoine stable de ladite entitépour aider à couvrir les dépenses ordinairesne doit pasêtre touché avant 15 ans.
- ce capital est investi dans le Fonds d'Investissement Oblat.
- seuls les intérêts sont disponibles. Il est mêmerecommandé de n'utiliser que 80% des intérêts et deréinvestir le reste.

d. Capital distribué: Le Comitéde Coordination a étudié les demandes de 20 Provinces etDélégations. 18 Provinces et Délégations remplissaientles conditions requises et se sont vu attribuer un total de $10 695 000.Mais au 1er juillet 19984 956 000 de dollars US ont étéversés et $227.000 ont été promis pour 1998 et 1999.Il manque donc $5 412 000 pour faire face aux promesses. Les demandesde deux Délégations seront à nouveau examinéesalors que d'autres demandes viendront dans l'avenir - Les effets positifsde ce partage de capital se font déjà sentir. En effet lesbénéficiaires de ce partage de capital n'ont fait aucunedemande de subvention au Fonds de Solidarité Oblate en 1997.

e. Montant du capital nécessaire: En 1992l'objectif était de 10 millions de dollars US. L'expériencedes six dernières années montre qu'il faudra un total de14 millions de dollars US jusqu'en 2004 pour atteindre le but visé.On estime que cette somme peut être atteinte compte tenu des surplussignalés chaque année par les Provinces et Délégations.

f. Le Chapitre général en 2004: évaluerale Programme de Partage du Capital pour en mesurer les effets sur l'autosuffisancefinancière des Provinces. Vu la diminution du nombre des membresce Chapitre devra aussi prendre les décisions appropriéespour assurer la stabilité financière future de la Congrégation.

1.3 Le Fonds d'InvestissementOblat (OIP)
Précédemment l'Administration généralegérait un service de dépôts portant des intérêtsà l'intention des Provinces et des évêques oblats.Ce service a constitué jusqu'à 50% du bilan de l'Administrationgénérale; cela ne pouvait plus continuer ainsi. En mêmetempsnous devenions de plus en plus conscients du peu de rendement desinvestissementsparticulièrement dans les Provinces et Délégationsplus petites.

1.3.1 Établissement de l'OIP: A la lumièrede ce qui précède fut établie en janvier 1991 unestructure administrative centrale créant une situation dans laquelletoutes les parties impliquées partagent totalement et les risqueset les profits. Cette mesure est en cohérence avec le type d'organisationdécentralisée qui est la nôtredans laquelle chaqueunité oblate garde la propriété de ses fonds. Cettenouvelle structure a aussi l'avantage de fonctionner comme banque pourle Programme de Partage du Capital. La diversification des investissementssur sept différents marchés offre une plus grande sécuritépour les actifs investis.

1.3.2 La structure légale: L'OIP fut officiellementinauguré le 1er janvier 1991comme organe de l'Administrationgénérale. En 1994il a été légalementséparé de l'Administration générale et constituécomme entité légale indépendantesans but lucratifavec siège en Allemagne et reconnu dans le reste de l'EuropelesÉtats- Unis et le Canada. Il s'intitule actuellement Associationd'Oblats pour la Pastorale Internationaleenregistrée sous lesigle O.I.P. Le Conseil d'administration tient l'Administration généralerégulièrement informée.

1.3.3 Accès aux revenus: Nos investissementsbénéficient maintenant à plein des avantages du marchémondial des actions et obligations. Ceci s'inscrit en continuitéavec une sage gestion de notre patrimoine. En passant d'une politiqued'investissements à court terme à des investissements àlong termenous pouvons assurer de meilleurs rendements. Il est dansl'intérêt de la Congrégation d'administrer notre actifau bénéfice de ses membres et de notre mission.

Depuis 1991le marché mondial a connu en moyenne121% de produit annuel. L'OIP a produit 114%tous frais déduitsce qui représente une augmentation considérable par rapportaux pratiques précédentes. De faiten moins de sept ansl'OIP a multiplié par deux le capital des premiers déposants.Ce que nous avons fait reflète une pratique généralementadoptée par les Congrégations religieuses et par les groupesd'Église aujourd'hui.

1.4 L'étatdu partage oblat
Le Père Général et les membres du Conseil généralen lien avec le Comité général des Finances ont étudiél'état d'ensemble du partage financier entre les diverses unitésoblates. Voicià ce momentquelques observations.

1.4.1 Le niveau de partage à l'intérieurde la Congrégation est considérable; d'aprèsun questionnaire pour 1995 et 1996il dépasse annuellement 8 millionsde dollars US. Ce chiffre ne comprend pas les allocations du FSO ni lestransferts d'honoraires de messes.

1.4.2 Les demandes faites aux divers fonds oblatsde partage ne contiennent souvent pas les informations utiles propresà mener une campagne de récolte de fondsou bien ne sontpas suffisamment détaillées pour pouvoir être présentéesà des agences de financement non oblates.

1.4.3 Nous devons orienter notre argent d'abordvers ces projets oblats qui ne peuvent pas être financéspar des agences du dehors. Il est donc important d'identifier les projetspouvant être financés à l'extérieur.

1.4.4 En conséquencedeux propositions sontsoumises à la considération de ce Chapitre:

- qu'une procédure unifiée et un formulairestandard de demande soient adoptés dans toute la Congrégation.Cette procédure permettra de recueillir les informations nécessairespour transmettre aux agences non oblates compétentes des demandesconcernant des projets de développement.

- que l'on crée un poste de déléguéqui pourraau nom de la Congrégationétablir des contactsavec les agences de financementà travers le monde.

1.5 Conclusionsde la première partie: Évaluation de ces évolutions
Des progrès considérables ont été accomplisaux divers niveaux de la gestion financière dans la Congrégation.En plus du développement structurel évident dû àl'introduction de l'OIP et du Programme de Partage du Capitalje voudraismentionner les points suivants:

1.5.1 La qualité de notre administration financièrea été améliorée dans l'ensemble de la Congrégation.Ceci est le fruit des sessions de formation pour les trésoriersprovinciaux et du nouveau formulaire unifié de présentationdes comptes consolidés. Un retour d'information de qualitéest maintenant à dispositionil est utile pour établirdes politiques à long terme et pour favoriser la communicationaux niveaux provincial et général. En même temps cesévolutions ont grandement amélioré notre compréhensionet notre pratique du "rendre compte"; elles ont contribuéà la standardisation de la comptabilité et des pratiquesdu "rendre compte".

1.5.2 A travers nos efforts de formation uneplus responsable compréhension du bien commun et un plus grandsens de la propriété des investissements se sont développésau plan provincial. Vu le caractère décentraliséde nos structuresil est important de comprendre l'actif financier commepropriété commune pour la mission oblateet le partageentre les Provinces comme un élément essentiel de nos structuresmissionnaires. Le fait que les CC & RR traitent séparémentla pratique du vœu individuel de pauvreté et l'administrationdes biens temporels communs devrait nous aider à comprendre lesdeux côtés de la médaille: aller vers plus de simplicitéde vie au plan individuel et vers une gestion toujours plus responsablede nos biens comme patrimoine commun.

1.5.3 Une intégration adéquate du trésorierprovincial ou de Délégation dans le conseil provincial oude Délégation doit encore se faire dans certains lieuxde la Congrégation. L'administration des biens communs de la Congrégationest confiée aux trésoriers provinciaux et de Délégationparce que tous les actifs de la Congrégation sont administrésà ce niveau. Il est donc important qu'ils soient présentsdans le conseil quand on discute ou prend des décisions concernantles biens de la Province. Une deuxième raison à sa présencepeut venir de la nouvelle situation économique de la Congrégationdans laquelle les placements produisent plus de rentrées que letravail pastoral. La présence du trésorier provincial vadonc profiter à la Congrégation.

2ème partie:Notre Situation Financière

2.1 L'Administrationgénérale
2.1.1 Situation financière de l'Administration Générale
L'actif total a diminué depuis le dernier Chapitre. Le transfertde réserves à l'O.I.P. en est la raison. L'actif courantest plus élevéétant donné l'ouverture decomptes d'épargne auprès de trois banques. Ceci permet àl'Administration Générale d'avoir des fonds plus disponiblesque les investissements à long terme de l'OIP.

Les obligations ont diminué de plus de la moitiéà cause de la diminution des dépôts.

Le patrimoine oblat a augmenté de 22 millionsde dollars US dont 146 million dans les fonds de la Congrégationet 076 million dans les fonds de l'Administration générale.

La situation générale est tout àfait saine.


2.1.2 Les fonds de la Congrégation
Deux fonds appartiennent à la Congrégation: le "Fondsde Solidarité Oblate" (FSO) et le "Fonds FernandJetté" (FFJ). - Le FSO vient en aide aux Provinceset Délégations dans les domaines de la subsistancede laformationde la santé et des retraitesainsi que pour les travauxmissionnaires. Le FFJ contribue aux frais de la formation premièredes Provinces et Délégations qui en ont besoin.

Ces deux Fonds sont administrés par le Supérieurgénéral en Conseil. Le produit des intérêtssoit 8 %est redistribué chaque année dans la Congrégation.Les demandes de subventionssur formulaire officiel et portant la signaturedu Supérieur majeurdoivent parvenir à la Maison généralepour le 31 mars.

Le Crédit foncier offre aux Provinceset Délégations des prêts à faible taux d'intérêtpour financer des projets extraordinaires. Il est doté d'un capitalde US$ 4.011.794 dont 3.475.984 sont actuellement prêtés.

2.1.3 Les Fonds de l'Administration générale
Les Fonds de l'Administration générale sont des fonds destinésaux allocations à la formation premièreau Chapitre généralà couvrir les déficits des opérations courantes età l'achat d'une propriété à Aix.

Le Fonds non attribué de l'Administration généraleest considéré comme son Avoir net. Les produits de ces fondspermettent de financer les sessions de formationles activitésd'Aixles frais de diverses publicationsl'Association de RechercheOblate ainsi que d'autres activités d'animation. (Il est d'usagedans l'Administration générale de désigner cela comme"budget spécial".)

2.2 Les Activitésde l'Administration générale

2.2.1 Les revenus et les dépenses
Les revenustant dans le budget ordinaire que dans le budget spécialont dépassé les dépenses. Nous terminons avec unsurplus.

La politique de la Congrégation a étéde couvrir les dépenses ordinaires avec les contributions des Provinceset Délégations. Cela n'est plus possible. Pour ces six dernièresannéesle déficit s'est élevé à US$800.000. Celui-ci a été couvert par des donations et desdonspar la vente de stockspar le ministère des membres de l'Administrationgénérale et par la ré-attribution de certaines réserves.Je vais passer en revue avec vous les détails du budget ordinaire.Mais tout d'abordun regard sur le budget spécial.

Bien que le budget spécial soit excédentaireil faut noterdurant ces six dernières annéesune diminutionsignificative des revenus et une augmentation des dépenses.

Depuis le dernier Chapitrele revenu total a diminuéde quelque 5 millions. Les gains du capital sont moindres à caused'un changement de politique : les gains éventuels provenant duFSO/FFJ sont maintenant crédités au capital du FSO/FFJ.

Rubriques avec un coefficient de dépenses élevé:(pour l'explication des termesvoir Annexe 2)

Services Généraux:
- Chapitre et Session intercapitulaire: $140.000 d'augmentation.
- Dépenses pour les activités d'Aix : $140.000 d'augmentation.

Services Admin:
- Canonisation: $90.000; - Atlas et Personnel: $45.000

Service de Partage:
- Don de 200.000 au Programme de Partage du Capital.

Service du Portefeuille:
- Coûts moindres dus à la diminution du nombre des déposants.

Maintenance de la propriété:
- La totalité des coûts des rénovations majeures dela Maison générale a été payée parles rentrées des investissements. Les Provinces n'ont pas étémises à contribution.

2.2.2 Revenu ordinaire de l'Administration générale:les contributions des Provinces
Quand la Congrégation fut divisée en Provinces en 1853une taxe sur les Provinces fut établie pour subvenir aux dépensesde l'Administration générale (cf. Annexe 3). Le mode detaxation a varié au cours des années. Depuis 1975 les Provincessont taxées sur le nombre des Oblats ayant terminé leurformation initiale et selon leur appartenance aux catégories suivantes:

1ère catégorie: pays en développement- 55 ECU
2ème catégorie: position intermédiaire -115 ECU
3ème catégorie: pays développés -180 ECU

Depuis 1992notre personnel a diminué de 10%principalement dans la catégorie la plus taxée. Pendantcette périodenous n'avons augmenté la taxe qu'une seulefoiset de 10% seulement. En 1998nous avons décidé uneaugmentation : 200 - 120 - 57 ECU. L'ECU a été choisi commemonnaie de base afin de mieux maîtriser la fluctuation des monnaies.(Les rapports sont en dollars USnos dépenses sont principalementen ITL (lires italiennes). Quand le US$ est fortles dépensesen ITL diminuent d'autantde même que les contributions et viceversa.)

Par vos contributionsvous ne financez pas seulementl'Administration généralemais vous vous procurez aussitoutes sortes de services: voyages chez vous des membres de l'Administrationgénérale pour tel ou tel événement; le servicede l'information qui coûte plus de US$ 100.000 par an; les voyagesde et à l'aéroport à Romele séjour gratuitpour tous les visiteurs à la Maison générale.

2.2.3 Dépenses ordinaires de l'Administrationgénérale
Il y a eu des changements dans la nomenclature de la présentationdes dépenses. Par exemplel'amortissement était autrefoisindiqué pour chaque département; il figure maintenant commesomme unique sous 'Service Général'. Autrefoisl'Administrationgénérale payait une somme forfaitaire pour couvrir les fraisde la communauté de la Maison générale. Nous payonsmaintenant des salaires à la communauté de la Maison généraleen fonction du nombre des Oblats qui travaillent pour l'Administrationgénérale.

Services Généraux:
En plus de la nouvelle rubrique des amortissements il y a eudurant cessix dernières annéesune augmentation de quelque US$ 340.000dans cette catégorie. C'est l'effet des augmentations de salairesdes coûts de voyage plus élevésdes dépensespour de nouveaux comités tels OBCOM ou le Programme de Partagedu Capitaldes contributions plus élevées au St-Siège.

Services Administratifs:
Ces services ont connuces six dernières annéesune augmentationde US$235.280. Augmentation des salaires et des frais de voyage. Le Procureuret le Postulateur font désormais partie du personnel administratif;leurs salaires sont payés à la communauté de la Maisongénérale. Pour le Service de l'Informationles frais deport ont augmenté. Il y a eu une réduction des coûtsde pensionsuite au décès de quelques anciens membres del'Administration générale.

Services Collectifs:
Ces services couvrent les frais d'accueil des visiteurs et d'autres services.Les comptes montrent une légère diminution de US$ de 3.200bien que les frais de port aient été plus élevés.

Service du Personnel: ( = les 12 membres de l'Administrationgénérale)
Dans cette catégorie aussi il y a une diminution de US$ 270.300.Ceci provient de la réduction de la taille de la communauté(12 membres seulement) et d'une nouvelle façon de calculer le perdiemà la Maison générale.

2.2.4 Où nous trouvons-nous?
Pour faire face aux dépenses ordinairesil a fallu ajouter auxcontributions des Provinces les rentrées du ministère; nousavons en outre puisé dans un fonds de réserve constituédans les années 80 par un excédent des contributions provinciales.Ce fonds est actuellement pratiquement vide. Il faut bien comprendre queles contributions des Provinces ne peuvent plus répondre aux dépensesordinaires. Il s'agit donc de développer de nouvelles façonsd'alimenter les rentrées ordinaires. Ce Chapitre doit considérercette situation. Dans cette révisionil faut aussi prendre encompte le besoin d'un personnel supplémentaire qualifiépour l'Administration généralece qui va entraînerde nouvelles dépenses. Il faut donc prévoir des revenusstablespeut-être à partir d'un fonds d'investissement adhoc.

 

2.3 La Congrégationdans son ensemble
Cette section du rapport vient de la compilation des comptes rendus consolidésdes 62 Provinces et Délégations. Un rapport est dit "consolidé"lorsqu'il rend compte des finances aussi bien de l'Administration provincialeque des communautés locales. Bien qu'aujourd'hui nous puissionsdonner un meilleur reflet de la situation de la Congrégation qu'ily a six ansnous avons encore à avancer.

2.3.1. État de l'actif
D'un Chapitre à l'autrel'augmentation totale de l'actif est plutôtmodeste (US$ 10.000.000)nous constatons cependant une situation passablementmodifiée: accroissement significatif des investissements (actiffinancier)diminution notable dans l'actif courant et immobilisé.Ceci indique que:

1. la diminution dans les valeurs immobiliséesreflète l'ajustement aux coûts historiques dans toutes lesentités;
2. l'actif est investi plus judicieusement qu'il y a six ans;
3. les gains provenant des ventes et des investissements ont étéréinvestis pour accroître le patrimoine oblat.
4. le patrimoine oblat a augmenté ces six dernières années.
A mon aviscette croissance n'est pas disproportionnée. Elle reflèteune situation saine. Pensez par exemple à l'accroissement des biensimmobiliers. Notez également que les dépôts conservésautrefois par les Provinces-mères pour leurs Délégationset Missions ont été transférés à l'OIP.

Il faut de plus ajouter des actifs pour d'autres entitésoblatestelles que les universitésetc.

2.3.2 Revenus et dépenses
L'Administration générale a changé un certain nombrede rubriques dans les dépenses ordinairesseul donc le sous-totalpeut être comparé.

Le déficit dans le budget ordinaire (revenusdu travail oblat et dépenses pour les communautés) a légèrementaugmentémais il y a une croissance substantielle du produit desinvestissements. Voilà la raison du surplus de US$4 millions. Lemontant des dons est tout à fait stable.

2.3.3 Contributions à l'administration provinciale
Depuis la division en Provinces survenue en 1853chaque communautélocale est supposée reverser ses surplus à l'administrationprovinciale (cf. R.145). Au cours des annéescette bonne habitudea changé dans certaines parties de la Congrégation. Aujourd'huiles communautés de 10 Provinces et de 14 Délégations(30% de la Congrégation) ne contribuent pas à la caissede la Province ou de la Délégation. Ceci peut favoriserl'individualisme.

3ème partie:Quelques Observations

3.1 Posséderles biens en commun
3.1.1 Propriété commune: Les Oblats sont liéspar le vœu de pauvreté. Ils ont pour leur subsistance desbiens qui sont la propriété commune de chacune des entitésoblates légales. Il me semble que des Oblats agissent en oubliantque tous nos biens temporels font partie de l'avoir commun de la Congrégationen vue de la mission auprès des pauvres. Il manque un sens desresponsabilités envers cet avoir commun. Dès lors il suffitde très peu pour tomber dans de réels abus et dans le gaspillagede la propriété commune.

Une information économique claire et un débatouvert en communauté sont essentiels pour comprendre le sens decette propriété commune. Il n'y a pas de communautévraie lorsque la dimension financière est exclue. C'est pourquoila clarté sur les finances et la liberté de parole ferontémerger la dimension spirituelle des biens temporels et en améliorerontl'usage responsable. Il y a là un enjeu particulier pour la formationpremière.

3.1.2 Autosuffisance: La Constitution 78 prévoitqu'une Province oblate doit avoir des revenus suffisants pour sa stabilitéet son développement. Ainsi lorsqu'une Délégations'apprête à devenir Provinceelle devra pourvoir égalementà son autonomie financière. Certaines Délégationsn'ont pas l'air de s'en rendre compte et semblent attendre pour toujoursun soutien de l'extérieur. Les ministères qui contribuentpositivement au soutien économique d'une Délégationsont parfois trop vite écartésce qui a des conséquencessur le développement et la stabilité de la Délégation.

3.1.3 Style de vie: Le niveau de vie dépendde la productivité collective du travail des membres. Si le travaildu groupe oblat ne produit pas des revenus suffisants et que la base desa subsistance provient des investissementsle Provincial et son conseildoivent avoir le souci que la Province ne devienne pas totalement indépendantedu fruit de son travailet aussi que son style de vie corresponde auxgens avec qui ils travaillent et au milieu de qui ils vivent. Il y a desunités oblates qui travaillent avec des pauvres qui ne peuventpas contribuer à leur subsistance. Ces Oblats dépendentdes investissements. Mais il y a aussi des cas où d'autres Oblatsaccumulent des richesses grâce à leurs investissements. Quellessont les valeurs sur lesquelles se fonde l'accumulation de richesses?Est-ce une recherche de sécurité et de protection? Est-ceun moyen pour la mission? Est-ce pour s'assurer un style de vie confortable?

Parlant du style de vied'autres questions m'habitent:est-ce que toutes nos Provinces considèrent leur capital commefaisant partie de la propriété globale commune de tous lesOblats? Certainement que le thème du Chapitre nous invite àvoir nos biens au service de l'évangélisation des pauvres.Devons-nous continuer l'habitude de vacances de deux ou trois mois enfamillealors que l'avion s'est généralisé? Sommes-nousanimés d'esprit missionnaire quand nous prenons comme modèlela semaine des 40 heures?

3.1.4 Les Oblats comme bâtisseurs: Voicila situation. Depuis le Chapitre de 1992l'Administration généralea donné la permission de construire 60 maisons pour un coûttotal de US$ 42.179.853. Dans cet ensembleil y avait 22 maisons de formation11 maisons provinciales et 4 maisons pour Oblats âgésles23 autres étaient au service de la pastorale ou autre. Les continentsen développement connaissent une augmentation des vocationsnousavons été obligés de construire des maisons de formation.Pour les années à venir on peut prévoir des maisonsde formation au Camerounen Coréeen Amérique latine.

Depuis le Chapitre de 1992l'Administration généralea donné la permission d'aliéner 29 maisonspour un totalde plus de 20.000.000. Il aurait été très utile qu'unpourcentage de ces ventes dans les continents développéssoit venu alimenter le Crédit foncierpour aider ceux qui doiventacheter ou bâtir de nouvelles maisons.

Que peut-on faire pour favoriser un processus de consultationau plan de la Régionafin de ne pas prendre des décisionstrop hâtivesque l'on regrette par la suite?

3.2 Regardant l'avenir:
"Les biens de la communauté seront administrés avecsoin".
Nous pouvons nous attendre à de futurs changements. La situationde notre personnel va poser des problèmes de ressources après2004.

3.2.1 En Occidentvu la croissance soutenuede la richesse en généralle taux de natalité continueraà décroîtreil y aura moins de vocations et doncégalement moins de revenus. Les Oblatscomme le reste de la populationvivront plus longtempscréant de ce fait un groupe important quine gagne rienavec une augmentation des coûts dus à l'âgeet à la santé. Certains pays seulement bénéficientdes pensions de l'Etat. Ailleurs les Oblats doivent vivre des provisionsad hoc qu'ils ont eux mêmes constituées.

3.2.2 Dans les pays en développement:avec une croissance plus lente de la richessele taux de natalitérestera élevé et favorisera les vocations. La sécuritéque l'on trouve dans la vie religieuse ou le service d'Église vaattirer les jeunes. Les revenus locaux pour les religieux seront peu élevésvoire inexistantsparce que les évêques se réserverontles "bonnes" paroisses pour leur clergé séculier.

3.2.3 Pour nous Oblats: ce qui semble le plusprometteur est de développer encore le Programme de Partage duCapital. Évidemment nous courons le risque de dépendre desinvestissements et très peu de notre travail. Il faudra faire uneffort permanent pour maintenir le contact avec les laïcs et le monderéel.

Avec des revenus en baisse et des dépenses croissantesnous devrons être plus attentifs à notre propriétécommune et développer un degré élevé de responsabilité;cela se fera à travers la formation permanente des trésorierset une bonne communication des informations. Il s'agira égalementd'améliorer les comptes rendus financiers qui représententune information consolidée et fiabletouchant toutes les administrationset les communautés. Il s'agira aussi d'encourager un sens élevédes responsabilités pour notre avoir commun.

Il s'agira enfin d'être créatif pour trouverdavantage de revenus locaux et pour tirer meilleur parti de nos immeubleset propriétés.

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Annexe:

Neuvième Chapitre général
4 - 12 août 1856


Le neuvième Chapitre général fut convoquépar une lettre circulaire de Mgr. de Mazenoddatée du 12 mars1856à la maison générale de Montolivetprèsde Marseille. Ce Chapitreréuni à l'expiration des sixans prévus par la Règleeut lieu du 4 au 12 août1856.

Le développement de la Congrégation:1850 - 1856.
Dans ce coup d'œil général sur l'état de laCongrégation à la date du Chapitrenous prenons pour pointde départ la division de la Société en provinceset vicariatsdécrétée au Chapitre de 1850. En août1856la Congrégation comptait 4 provinces (première etdeuxième de FranceCanadaAngleterre)4 vicariats de missions(Saint-BonifaceOrégonNatalCeylan)et les missions du Texas.

Le R.P. Procureur général a ensuite faitconnaître les ressources ordinaires de la caisse généraleet les dépenses qu'elle est obligée de faire annuellement.De cet exposéil résulte que les ressources dont cettecaisse dispose sont bien loin de pouvoir suffire aux besoins ordinaireset encore moins de faire face à quelque éventualitéà laquelle il serait pourtant important que l'on pût êtreprêt.

A la suite de cet exposéqui montre que la Congrégationsans être dans un état qui doive inspirer des inquiétudesne s'en trouve pas moins dans un état de gênequi entraveson action et l'empêche de donner suite à des projets qu'ilserait pourtant utile de voir réaliser

(Le Fondateur recommande l'esprit de pauvreté)
Notre Révérendissime Supérieur générala profité de l'occasion qui se présentait naturellementpour rappeler à tous les membres présents l'obligation dese conformer de plus en plus à l'esprit de pauvreté queprescrivent nos saintes Règleset d'éviter toute dépensequi ne serait pas d'une absolue nécessité.

(Institution d'une caisse de réserve)
Mgr Guibert sentant vivement la gravité de cette situation financièrea émis le vœu que l'on s'occupât au plus tôt deformer une somme considérable pour en faire un fonds distinct desrecettes ordinaireset destiné à faciliter les opérationshabituelles de la Congrégationet de la préserver de toutpéril et de toute inquiétude dans les cas imprévus.Ce devrait être ainsi une réserve d'une certaine façoninaliénable; c'est-à-direqui ne s'emplacerait que parmanière de prêt et sous la condition expresse d'êtretoujours remboursée. Une telle penséetendant si évidemmentau bien de la Congrégationdevait réunir tous les suffrages.Tous les membres en effet l'ont favorablement accueillie etmalgréquelques divergences d'opinions dans le mode de se procurer cette sommeils ont promis avec l'empressement le plus louable leur concours pourla réalisation aussi prompte que possible de ce projet.

Après le Veni Sancte et la lecture du procès-verballa résolution suivanteamenée par la discussion qui avaiteu lieu à la séance précédentea étévotée à l'unanimité.

(Canons sur la comptabilitéet la caisse de réserve)
Le Chapitre généralsatisfait de la reddition des comptesqui lui a été présentéeémet le vœuque la comptabilité soit au plus tôt perfectionnéedans les provincesselon le mode qui a été suivi dans laPremière Province de Franceet qui sera communiqué parun règlement du Révérend(issim)e Supérieurgénéral. Puisprenant en considération le vœuémis par Mgr Guibert dans la séance précédentede la fondation d'un fonds de réserve permanent dans la caissede la Congrégationen voulant statuer tant sur la question deprincipe que sur le mode d'exécutionle Chapitre a votéunanimement les deux canons qui suivent:

CANON 1: A raison de l'importance de la Congrégationet de la grande extension qu'elle a prisele Chapitre généralstatue qu'il sera formé dans la caisse générale unfonds de réservedestiné à faciliter les opérationsde l'administration et à parer aux éventualités quipeuvent survenir. Ce capital ne doit pas être employé auxdépenses ordinaires et doit toujours être représentédans la caisse en espèces ou en valeurs.

CANON 2 : Le Chapitre généralcomptant sur le zèle et le dévouement de tous les membresde la Congrégationstatue que ce fonds de réservedontle chiffre est exprimé au procès-verbalsera formépar le concours des provinces ou des vicariats de missionet il laisseau Révérend(issim)e Supérieur généralle soin de déterminer la part contributive et de fixer le délaidans lequel les sommes devront êtres versées.

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Choix de textes des lettres du Fondateur
sur le gouvernement

Lettre à Mgr Guiguesprovincial du Canadale 20 janvier 1857
«J'ai été passablement estomaqué de la répugnancequ'ont montrée tous nos Pères pour la décision duChapitre Général qui a trait à la subvention quetoutes les provinces doivent fournir à la caisse générale.C'est une nouvelle preuve du peu d'esprit de famille qui les anime; celava jusqu'à les rendre injustes. Quelle est la Congrégationqui ne fournit pas au Chef-lieu? Et ce n'est souvent que pour l'entretiendu Général et de son Conseilet de la maison qu'ils habitentce qui n'empêche pas que toutes les Provinces fournissent un contingentconsidérabletandis que chez nous c'est pour pourvoir àl'éducation et à l'entretien de nos noviciats et de nosscolasticats dont les sujets se répandent ensuite dans toutes lescontrées évangélisées par la Congrégation.C'est indigne! »

Lettre au p. Honoratsupérieur à Bytownle 9 octobre 1857
«Vous avez toujours de bonnes raisons pour vous refuser àfournir ce que le devoir et de trop justes sentiments devraient vous porterà offrir de bon cœur. On formera ici les sujets à grandsfrais et vous n'y serez pour rien. Sachez maintenant vous imposer dessacrifices plutôt que vous isoler de toutes les charges auxquellestoute la Congrégation doit prendre part pour le bien généralde la famille. Je ne saurais vous exprimer combien je suis mécontentde cette sorte d'égoïsme...»

Lettre à Mgr Guiguesprovincial du Canadale 23 novembre 1860
« Indépendamment des dettes énormes qu'il a fallucontracter pour faire des habitations à ceux que la divine Provindencenous envoieà qui faut-il s'adresser pour nourrir et vêtirla centaine des sujetsentre scolastiques et novicesqui se préparentet qui s'instruisent pour servir Dieu et l'Église dans la Congrégation?

Appliquez-vous à inspirer un peu plus d'amourde la famille à ceux à qui l'on pourrait reprocher de l'avoirlaissé refroidir.»

DOCUMENTATION OMI est une publication non officielle
de l'Administration générale des Missionnaires OblatsdeMarie Immaculée
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