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433 Juin 2004
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423 juin 2003
422 mai 2003
421 avril 2003
420 mars 2003
419 fevrier 2003
418 janvier 2003
417 decembre 2002
416 novembre 2002
415 octobre 2002
414 septembre 2002
413 juin 2002
412 mai 2002
411 avril 2002
410 mars 2002
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406 novembre 2001
405 octobre 2001
404 septembre 2001
403 juillet_aout 2001
402 juin 2001
401 mai 2001
399 mars 2001
398 fevrier 2001
397 janvier 2001
396 decembre 2000
395 novembre 2000
394 octobre 2000
393 septembre 2000
392 juillet_aout 2000
391 juin 2000
390 mai 2000
389 avril 2000
388 mars 2000
386 janvier 2000
385 decembre 1999
384 novembre 1999
383 octobre 1999
382 septembre 1999
381 juillet_aout 1999
380 juin 1999
379 mai 1999
378 avril 1999
377 mars 1999
376 fevrier 1999
375 janvier 1999
Information OMI 424
Septembre 2003 Information OMI 424

Cinquante ans d’«amour et de pardon»


Le vicariat apostolique de Jolo, Philippines

Administration générale

*Convocation du 34e Chapitre général
*Les Écrits oblats en ligne
*Répertoire des adresses électroniques - Section réservée

États-Unis *À LA FRONTIERE DES ÉTATS-UNIS ET DU MEXIQUE - Un pèlerinage de l’espoir et de la vie
*JENKINS, KENTUCKY - Ami et conseiller de Mère Teresa
Europe *ESPAGNE - La cause des martyrs oblats progresse
*PROVINCE d’ANGLETERRE et d’IRLANDE – Le Centre d’assistance sociale irlandais passe en d’autres mains
*Lourdes et les Oblats (4) - Les premiers pèlerinages diocésains
Afrique-Madagascar *ANGOLA - La reconstruction d’un pays
*KEIMOES-UPINGTON - Missionnaires en demande
*PALA, TCHAD - Une radio catholique en expansion
Asie-Océanie

*Sessions d’orientation du comité JPIC de la CRAO
*INDE– L’entrée en majorité
*VIETNAM – Une œuvre de pionnier

Canada

*NEWFOUNDLAND – Évêque de deux diocèses
*SAINT-ALBERT (Alberta) – Le scolasticat Saint-Charles déménage

Livres Bureau de la formation N°8
Anniversaires OFFICIEL

Cinquante ans d’«amour et de pardon»

Le vicariat apostolique de Jolo, Philippines

Mgr Angelito LAMPON, vicaire apostolique de Jolo, Philippines, s’en revenait chez lui en auto après la messe qui avait eu lieu à l’église des Asturies. La circulation était très lourde. Un homme se frayait un chemin à travers la circulation intense. Apercevant l’évêque vêtu d’une soutane blanche, il s’est retourné, a ralenti devant lui avant de cracher.

«Ce n’est pas la première fois qu’un tel incident m’arrive, déclare l’évêque, mais je suis certain qu’il fait partie des quelques personnes qui éprouvent encore de tels sentiments à l’égard des prêtres catholiques.» Il s’agit d’un incident de peu d’importance, négligeable même, et cependant pénible. «On doit s’attendre à de telles épreuves lorsqu’on exerce son ministère dans une région en majorité musulmane. La question la plus importante cependant est de savoir quelle est notre réaction intérieure devant une telle provocation. » Pour Mgr Lampon, la seule façon de vaincre la terreur et la haine est l’amour et le pardon.

Cinquante ans à répandre l’amour
Lorsque les sept premiers Oblats sont arrivés aux Philippines en 1939, ils se sont vus confier la charge des provinces entières de Cotabato et de Sulu. À l’époque, tout l’archipel de Sulu faisait partie de la préfecture apostolique de Cotabato. Il est devenu préfecture et donc territoire ecclésiastique indépendant en 1953. Il a reçu le statut de vicariat en 1958 avec la nomination de Mgr Francis MCSORLEY comme premier évêque du vicariat de Jolo.

La minorité chrétienne étant située dans une région à 97% musulmane, les missionnaires portent le souci de chacun, sans distinction de religion. Pour remédier au manque de services éducatifs, ils ont mis sur pied un réseau d’écoles Notre-Dame à travers Cotabato et tout le long de l’archipel de Sulu et de Tawi Tawi. Ils ont fondé un journal et des stations de radio, des caisses d’épargne, des coopératives dans le but de créer une industrie artisanale à domicile. Ils ont construit des maisons pour les pauvres.

Lorsque Mgr Francis McSorley est décédé en 1970, la population musulmane, en reconnaissance pour la contribution des missionnaires au développement de la région, insista pour que son corps soit inhumé à Jolo. «Lorsque le corps de l’évêque a été mis dans l’avion qui devait l’amener à Cotabato, l’avion n’a pu décoller parce que des centaines de Musulmans l’entouraient en insistant pour que le corps soit enterré à Jolo. Des milliers de personnes ont accompagné le corps en procession autour de Jolo avant son inhumation en terre sulu, en témoignage de son grand amour pour le peuple» (voir Documentation OMI, 165 (1989). Son tombeau est situé en face de la cathédrale de Jolo.

Cinquante ans de souffrances et de pardon
La plus grande partie du travail accompli s’est envolé en fumée en 1974, lorsque la guerre civile a éclaté en mettant aux prises les forces gouvernementales contre les séparatistes musulmans. Au cours d’un combat acharné, Jolo a été bombardé et occupé par les forces gouvernementales. Il y a eu plus de cent morts; des milliers de réfugiés ont fui à Zamboanga; la ville a été en très grande partie détruite par le feu (voir Information OMI, 92 (1974). Les missionnaires sont demeurés et ont aidé à la reconstruction.

Même si une entente accordant une certaine autonomie a été passée avec au moins un des principaux groupes musulmans, certains extrémistes continuent de défendre leur cause ; le combat entre le gouvernement et les séparatistes se poursuit aujourd’hui dans le sud de Mindanao et à Sulu. Un groupe, connu sous le nom d’Abusayaf, est responsable d’enlèvements et de meurtres abominables. Il y a eu à plusieurs reprises des menaces de mort lancées contre des dirigeants chrétiens. Vingt-sept ans après qu’une foule favorable eût empêché qu’on emporte au loin le corps de Mgr McSorley, l’un de ses successeurs, Mgr Benjamin De Jesus était assassiné le 4 février 1997, à quelques pas seulement du tombeau de Mgr McSorley. Trois ans plus tard, le 28 décembre 2000, un autre Oblat, le père Benjamin Inocencio, était abattu par un tireur alors qu’il conduisait sa voiture sur une rue longeant la cathédrale. Lors de ces deux événements, les autorités de la communauté musulmane ont exprimé leur sympathie et manifesté leur solidarité avec l’Église.

Convaincu qu’il ne s’agit que d’une petite minorité qui en veut à l’Église, Mgr Lampon et plus de cinquante membres du clergé, religieux et religieuses du vicariat continuent de desservir les 23 000 catholiques et les 900 000 musulmans répandus dans tout l’archipel. Les quinze écoles et quatre centres de services sociaux du vicariat sont ouverts à tous. Plus de 1 250 étudiants ont obtenu leur diplôme des écoles vicariales cette année.

En reconnaissance pour ces cinquante ans
Le vicariat tiendra, en octobre, une assemblée pastorale de trois jours qui se terminera par la célébration du jubilé le 28 octobre 2003. Ce jubilé a pour thème : «Célébrer cinquante ans de bonté divine» Ce sera l’occasion de manifester la reconnaissance qui leur est due à ceux qui ont pris part d’une façon remarquable à la construction du vicariat et d’établir un plan de pastorale pour les cinq prochaines années. En tout, 129 délégués laïques et religieux provenant des dix principales îles du vicariat se réuniront en assemblée. Les menaces de mort, un homme qui crache dans la rue, la terreur et la haine ne peuvent être vaincus que par l’amour et le pardon.

Administration générale

Convocation du 34e Chapitre général

Le 1er juin, le père Wilhelm STECKLING, supérieur général, convoquait le 34e Chapitre général qui doit s’ouvrir le 30 août 2004 à la maison générale des Frères des Écoles chrétiennes, à Rome.

Selon les Constitutions et Règles révisées, les vingt-neuf provinciaux et douze membres du gouvernement central sont membres d’office du Chapitre. Ces derniers constituent 29 pour cent des membres d’office. Chaque région procède à l’élection des délégués selon le nombre d’Oblats lui appartenant à la date du 1er juin, jour de la convocation. Les élections suivent les procédures établies par la conférence des supérieurs majeurs de chaque région. L’élection des délégués et des substituts doit être complétée avant le 31 décembre.

Il y aura 52 délégués élus par les régions: Europe (15), Afrique-Madagascar (11), Asie-Océanie (8), Canada (7), Amérique latine (6), États-Unis (4). Un délégué représentera les membres de la communauté de la maison générale et les autres Oblats qui y sont rattachés. Avec les 41 membres d’office et les quatre Oblats que le Supérieur général peut inviter, le Chapitre de 2004 comptera 97 capitulants. C’est le nombre le plus bas des dernières années. Au Chapitre de 1998, il y avait 113 capitulants : 57 d’office, 52 délégués élus et quatre Oblats invités par le Supérieur général.

La commission précapitulaire a préparé en juillet dernier une synthèse des réponses apportées aux questionnaires adressés plus tôt à la Congrégation. Cette synthèse sera présentée dans un prochain numéro de Documentation OMI.

Les Écrits oblats en ligne

La collection complète des vingt-deux volumes des écrits du Fondateur connue sous le nom d’Écrits oblats est maintenant disponible en français sur le site de la Congrégation: www.omiworld.org

L’index chronologique ajoute un élément intéressant à cette présentation. Il permet une recherche tant diachronique que synchronique. La recherche diachronique permet d’aller à travers les écrits de saint Eugène en suivant leur ordre chronologique habituel, c’est-à-dire jour après jour, année après année. La recherche synchronique permet de prendre un jour de l’année et de voir ce qu’il a écrit ce jour-là au cours des années.

Ce programme est le fruit de centaines d’heures de travail accompli par le père Sante RONCHI, supérieur du scolasticat d’Italie, et de toute une équipe de collaborateurs qui ont numérisé les textes et corrigé les épreuves. Le père Ronchi a conçu le logiciel qui fait fonctionner l’instrument de recherche. On espère offrir un jour les versions anglaise et espagnole.

Répertoire des adresses électroniques

Section réservée

Pour répondre aux demandes répétées de nombreux Oblats, le répertoire des adresses électroniques des Oblats sur le site de la Congrégation, omiworld.org, est maintenant situé dans une section protégée par un mot de passe. On espère ainsi réduire la quantité de courriels non désirés qui nous inondent chaque jour.

Certaines adresses électroniques ne sont plus en usage. Il ne faudrait pas oublier d’avertir le responsable du site de tout changement ou suppression d’adresse. On ne peut tenir le répertoire à jour sans votre aide.

États-Unis

À LA FRONTIERE DES ÉTATS-UNIS ET DU MEXIQUE

Un pèlerinage de l’espoir et de la vie

À la fin d’octobre et au début de novembre de cette année, un pèlerinage aura lieu le long de la frontière des États-Unis et du Mexique. Le 27 octobre, des pèlerins partiront de Brownsville, Texas, et de San Diego, Californie, pour se rendre à El Paso, dans la région située à l’extrême nord-ouest du Texas et qui confine avec Juarez, au Mexique. Sur le parcours, ils prendront part à des événements publics avec les groupes communautaires locaux, visiteront des cimetières où des immigrants sans papiers reposent dans des fosses anonymes. À El Paso, ils prendront part à une célébration avec des musiciens de l’endroit et pourront se renseigner sur le phénomène tragique des morts sur la frontière ainsi que sur les raisons économiques qui poussent les gens à se déplacer vers le nord. Le pèlerinage prendra fin le 1ernovembre, jour de la Toussaint, par une réunion avec les communautés de El Paso et de Juarez dans ce qui est devenu une tradition : une messe célébrée à la clôture marquant la frontière par trois évêques venant des deux côtés de cette frontière.

Ce pèlerinage aura lieu pour attirer l’attention sur le sort de plus de 2000 personnes qui sont décédées le long de la frontière entre les États-Unis et le Mexique depuis 1998, en cherchant à trouver du travail aux États-Unis. Mme Rebecca Phares, l’assistante directrice du bureau de Justice, paix et intégrité de la création de la province des États-Unis, à Washington, déclare que le but de ce pèlerinage est d’attirer l’attention sur l’impact des politiques économiques actuelles qui privent les gens de leur gagne-pain et les laissent sans autre solution que de se déplacer vers le nord pour gagner la vie de leurs familles.

Par ce pèlerinage, on entend réclamer la création de moyens légaux pour les gens d’entrer aux États-Unis et d’éviter ainsi un voyage périlleux à travers le désert et les montagnes et aussi une façon pour des immigrants sans papiers qui ont contribué à la vie des communautés et à leur économie, d’obtenir un statut légal.

Cet événement sans précédent est sous le patronage du bureau de Justice, paix et intégrité de la création de la province des États-Unis, en union avec la Conférence des supérieurs majeurs de congrégations masculines, des Sœurs de Medical Mission, du bureau de Justice et paix des Pères Columban, du Bureau sur les problèmes de la mondialisation et l’Équipe frontière des Missionnaires de Maryknoll, du Service mondial de l’Église et de plusieurs autres organismes.

L’invitation est lancée à tous ceux qui demeurent le long de cette frontière à prendre part d’une façon ou l’autre à cet événement. Les pèlerins auront besoin de lieux d’hébergement, de nourriture et de soutien logistique au cours de ce voyage de plusieurs centaines de kilomètres. Pour de plus amples renseignements, on peut rejoindre Mme Rebecca Phares par téléphone au 202-281-1608 ou par courriel à Rebecca@omiusa.org (Tiré des documents de R. Phares, dans le rapport de juillet du bureau JPIC des États-Unis).

JENKINS, KENTUCKY

Ami et conseiller de Mère Teresa

Pendant que Mère Teresa travaillait auprès des plus pauvres des pauvres de Calcutta, le père Edward RANDALL parcourait pendant près de vingt ans les missions pauvres du Sud des États-Unis. En 1980, il était nommé curé d’une paroisse rurale des Appalaches, à Jenkins, Kentucky.

Deux ans plus tard, Mère Teresa exprimait le désir d’établir une première fondation dans la campagne des États-Unis. Elle a opté pour Jenkins et envoyé quatre religieuses travailler avec le père Randall. Elles ont ouvert un refuge pour femmes victimes d’abus. C’est alors qu’a débuté une amitié de quinze ans entre Mère Teresa et le père Randall. Il est devenu un ami intime et un conseiller. Chaque fois qu’elle visitait les États-Unis, elle prenait contact avec le paisible curé de Jenkins et l’invitait à l’accompagner au cours de ses nombreux périples dans ce pays.

Invité par la réputée missionnaire à animer une retraite de trois semaines pour elle et ses religieuses à Calcutta, le père Randall dit : «J’étais vraiment nerveux au début. Je pensais que c’était elle qui aurait dû être en avant à parler, alors que je serais demeuré assis à me laisser inspirer par elle.»

À 80 ans, le père Randall demeure toujours à l’œuvre à Jenkins. Ce père qui a été vu en compagnie de Mère Teresa par des millions de personnes, a toujours été heureux de travailler dans la solitude des montagnes du Kentucky. Il travaille encore avec les Missionnaires de la Charité à fournir aux pauvres vêtements, nourriture et abri et il célèbre l’Eucharistie avec les religieuses tous les soirs.

Le père Randall a été invité à assister à la cérémonie de béatification de Mère Teresa en octobre. Il n’a pas encore décidé de s’y rendre. «Les besoins des gens de Jenkins doivent passer en premier», dit-il. (Tiré du bulletin Oblates.)

Europe

ESPAGNE

La cause des martyrs oblats progresse

La positio de 385 pages sur le martyre des vingt-deux Oblats tués en 1936 pendant la guerre civile d’Espagne a été achevée en mars dernier. Le père Eutimio GONZALEZ avait préparé les documents nécessaires à sa rédaction sous la direction du père Francis SANTUCCI, postulateur général. Sa présentation à la Congrégation pour les causes des saints marquait une autre étape dans la cause de leur béatification à titre de martyrs.

Le document porte le titre officiel de «Positio pour la béatification ou déclaration de martyre des Serviteurs de Dieu Francisco Esteban Lacal et ses vingt et un compagnons… et Candido Castán San José, laïc.» Le père Esteban était le provincial des Oblats d’Espagne à l’époque. M. Castán a été emprisonné avec les Oblats au scolasticat de Pozuelo que la milice révolutionnaire marxiste avait converti en prison. Il a été tué par un peloton d’exécution dans un champ voisin en même temps qu’un premier groupe de sept Oblats.

De juillet à novembre 1936, vingt-deux Oblats ont fait face au peloton d’exécution. La perte du tiers de son personnel a été un dur coup pour la jeune province. Ils ont fait partie des 6 832 clercs et religieux tués durant les trois ans d’une guerre civile marquée par l’anticléricalisme et la persécution religieuse. En plus des morts et des blessés victimes directes de la guerre, il y a eu 85 940 cas établis de meurtre d’individus.

PROVINCE d’ANGLETERRE et d’IRLANDE

Le Centre d’assistance sociale irlandais passe en d’autres mains

Après cinquante ans de services rendus aux immigrants irlandais de Birmingham, Angleterre, la province d’Angleterre et d’Irlande a remis entre les mains de laïcs l’administration du Centre irlandais d’assistance sociale et de renseignements. L’archevêque de Birmingham a présidé une messe d’action de grâces le 22 mai. Le père Thomas MURPHY, provincial, a souligné l’aspect symbolique des dons présentés à l’offertoire : «Un bateau et une valise rappelaient les milliers de personnes qui ont quitté l’Irlande et ont contribué magnifiquement à la vie de la cité de Birmingham. Une tasse et une soucoupe représentaient l’hospitalité avec laquelle le Centre a accueilli ceux qui arrivaient d’Irlande. Des billets de 5£ de 5€ soulignaient la contribution financière que plusieurs organismes britanniques et irlandais ont apportée à l’œuvre du Centre.»

Commentant la fête, le père Murphy a dit qu’elle avait été mémorable mais pas triste : «Nous sommes des missionnaires. Notre présence est une présence missionnaire. Lorsque notre travail est accompli, nous passons à d’autre chose. Notre travail d’assistance sociale auprès des Irlandais de Birmingham est fait et très bien fait. Nous passons donc à d’autre chose en laissant la place à des laïcs compétents. Ils continueront de prendre soin des plus vulnérables de la communauté, d’apporter de l’espoir à tant d’Irlandais âgés qui ont besoin d’une main secourable.» Le conseil provincial a laissé entendre que les Oblats étaient encore prêts à se charger de l’aumônerie et du travail pastoral auprès des immigrants. (Tiré du bulletin du conseil provincial.)

Lourdes et les Oblats (4)

Les premiers pèlerinages diocésains

Dès la reconnaissance des apparitions, les pèlerinages commencent à venir à Lourdes. D'abord les paroisses voisines, puis des groupes plus éloignés. Mais il faudra encore attendre dix ans pour que les diocèses viennent à Lourdes en corps constitués.

Le premier diocèse est Marseille
Le premier diocèse à venir en pèlerinage: Marseille, les 12 et 13 octobre 1872. Ce sont les Oblats desservant Notre-Dame de la Garde qui ont pris l'initiative de lancer cette grande nouveauté: un pèlerinage diocésain à Lourdes. Ce sont eux qui le conduisent.

Le groupe compte 341 pèlerins, dont la moitié d'hommes. «Ils arrivent avec la bannière bleue de Notre-Dame de la Garde ces fils de l'antique cité phocéenne devenue la ville de saint Lazare, celle du Sacré-Cœur puis celle de l'Immaculée sous l'impulsion du regretté monseigneur de Mazenod.» Le rédacteur des Annales ajoute: «Ils chantent avec enthousiasme le cantique spécial de leur pèlerinage. Ils multiplient sans interruption cérémonies et discours sacrés.»

En 1873, second pèlerinage du diocèse de Marseille, placé cette fois sous la présidence de son évêque et toujours prêché par les Oblats. C'est à cette occasion que les Marseillais font don à la basilique supérieure d'une chaire magnifique ornée des trois statues : saint Pierre, saint Paul et saint Lazare. Cette chaire a été détruite au cours des rénovations de la basilique en 1975. La statue de saint Lazare, découverte par le père Bernard DULLIER, dans un grenier du sanctuaire, se trouve aujourd’hui dans la salle de communauté des Oblats de Lourdes.

Jusqu'aux expulsions de 1903, les Oblats animent le pèlerinage du diocèse de Marseille. C'est le père Ferdinand BENEDIC, en 1880, qui fait pour la première fois un chemin de Croix dans la colline des Espélugues. De 1883 à 1903, le père ROUX, recteur de Notre Darne de la Garde, en sera le prédicateur renommé.

Le second diocèse est Aix-en-Provence
Le second diocèse à venir en pèlerinage: Aix-en-Provence, les 9 et 10 juin 1873. «Il est conduit au nom de l'archevêque par le père GARNIER, des Oblats de Marie Immaculée, supérieur de la communauté d'Aix.» Les Annales font une belle description de ce pèlerinage, s'étendant surtout sur la procession aux flambeaux: «Le père Garnier fit une remarquable homélie en langue provençale.» (Extrait de OMI-Documents.)

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Afrique-Madagascar

ANGOLA

La reconstruction d’un pays

La guerre civile, qui a entraîné la mort d’au moins un demi-million d’Angolais et fait fuir plus du tiers de la population de treize millions d’habitants de ce pays, a pris fin il y a plus d’un an. Depuis, plus d’un million d’entre eux sont retournés dans un pays physiquement, politiquement et économiquement en ruine.

Leur retour est peut-être encore le signe le plus clair que le pire est passé. Mais les responsables des secours lancent cet avertissement que certains des plus grands défis de l’Angola restent peut-être à venir. «Les gens découvriront que leurs maisons ont été détruites, les routes sont disparues, les écoles aussi, et qu’il ne reste que peu de choses», déclare un responsable des Nations Unies qui supervise les efforts de rapatriement à M’banza Congo, à environ 250 kilomètres au nord-est de la capitale, Luanda.

Les réfugiés retournent dans un pays où 80 pour cent de la population n’a aucun accès aux soins médicaux essentiels, écrit Lydia Polgreen dans le New York Times. Plus des deux tiers ne disposent pas d’eau courante. Une génération entière d’enfants n’a jamais ouvert un manuel scolaire. La première tâche des agents d’organismes humanitaires est de convaincre les réfugiés qui reviennent que c’est leur pays et qu’ils doivent le reconstruire.

Le fermier recommence à labourer
À Namacunde, dans le Sud de l’Angola, près de la frontière avec la Namibie, le frère Mwenapu A. BULA-BULA a aidé les gens à mettre sur pied une coopérative agricole qui leur assure du travail et des moyens de subsistance. La première étape, et la plus difficile, dit le frère Bula-Bula, a été de convaincre les gens de reprendre leurs charrues et de retourner dans les champs demeurés en jachère à cause de la guerre.

On a eu recours à l’aide des responsables du village pour convaincre certaines familles à s’unir à cette coopérative, qui implique le travail communautaire et le partage des coûts et des profits éventuels. Cette année, 570 hectares de terre ont été semés dans cinq villages situés dans les limites de la paroisse. Il y a 17 champs communautaires, qui peuvent servir à 250 familles ou 1 750 personnes. Les semences et l’équipement agricole ont été achetés grâce à des organismes d’aide humanitaire et des bienfaiteurs étrangers. Un des buts importants de l’entreprise est de rendre les gens indépendants de l’aide humanitaire et de les aider à devenir autosuffisants.

Connaître ses droits et ses devoirs
Une autre dimension importante de la reconstruction du pays est d’apprendre aux gens quels sont leurs droits et leurs devoirs. Le père Clément MULEWU MUNUMA, animateur spirituel de la PROMAICA (Promoçao da Mulher Angolana na Igreja Catolica ) à la paroisse Saint-André de Luanda, a organisé, en mai et en juin derniers, deux séances de formation sur les droits de la personne.

Partant de la Déclaration universelle des droits de l'homme (1948) et de la Déclaration universelle des droits de la femme (1967), il a exposé l’origine des droits de la personne et les droits et devoirs des citoyens dans la société et la famille. Le but de ces sessions était de faire prendre conscience aux femmes de leurs droits afin de les revendiquer et surtout de participer à la reconstruction du pays dans la paix et le respect des droits de tous.

La plupart des femmes du groupe ne savent ni lire ni écrire et comprennent à peine le portugais. C’est l’une des conséquences de la guerre qui a fait que la plupart des gens n'ont pas eu accès à l'école. Des explications ou traductions ont été fournies dans des langues vernaculaires telles que le Kimbundu, l’Umbubdu, le Cuaniama, le Ngangela, le Ciocue et le Songo.

La PROMAICA a été fondée le 27 juin 1990 par Mgr Oscar Lino Lopes Fernandes Braga, évêque du Diocèse de Bengela en Angola. Ce groupe s'occupe du développement de la femme angolaise et pose des actions caritatives à l'égard des plus nécessiteux. Ce mouvement est répandu dans toutes les paroisses des diocèses de l'Angola.

Comme perspective d'avenir, le père Mulewu Munuma envisage la formation des femmes de la paroisse de Saint-André pour la fabrication de savons, parfums, désinfectants, confitures, etc., afin d’assurer un revenu stable à leurs familles.

KEIMOES-UPINGTON

Missionnaires en demande

Mgr Edward RISI, évêque de Keimoes-Upington, a fait appel à la Conférence interprovinciale des Oblats de la sous-région, pour obtenir du renfort pour son personnel diocésain. Depuis qu’il a été nommé évêque, il y a trois ans, Mgr Risi a pris mesure des besoins du plus étendu des diocèses d’Afrique du Sud. Il s’étend de l’Atlantique du Sud vers l’ouest le long de toute la frontière avec la Namibie et une partie du Botswana au nord, un territoire de 272 265 km2 qui équivaut à l’étendue de la Grande Bretagne et du Lesotho ensemble.

Le diocèse compte actuellement huit prêtres diocésains et quatorze prêtres religieux pour desservir plus de 53 000 catholiques répandus dans ce vaste territoire. Avant de faire appel à d’autres congrégations ou instituts, Mgr Risi s’est d’abord tourné vers sa propre famille religieuse. Il demande aux Oblats de prendre charge d’une grande région, connue sous le nom de Pieska et située à l’est du diocèse. La connaissance de l’afrikaans, du tswana et même d’autres langues sotho est nécessaire pour y exercer son ministère. La formation d’une équipe internationale d’Oblats originaires de divers pays serait aussi envisageable.

Les pères Augustinus BANE et Michael MORRISEY, se sont rendus au nom de la Conférence interprovinciale, à Keimoes-Upington pour étudier la situation. Ils présenteront leur rapport lors de la prochaine réunion de la Conférence en septembre.(Tiré de Maoblata.)

PALA, TCHAD

Une radio catholique en expansion

Le diocèse de Pala a mis sur pied «Radio Terre Nouvelle» en juillet 2000. Avec des studios et un émetteur installés à Bongor, le signal de 500 watts permet de rejoindre 300 000 auditeurs dans un rayon de 75 kilomètres. En mars dernier, Mgr Jean-Claude BOUCHARD avait le plaisir d’inaugurer un relais à Pala. Le gouverneur du Mayo-Kebbi-Ouest et d’autres responsables civils étaient présents lors de la cérémonie. Radio Terre Nouvelle peut atteindre maintenant environ un million d’auditeurs.

Un précieux instrument d’éducation et d’unité
Dans son discours d’inauguration, Mgr Bouchard a rappelé que cette station est le seul moyen de communication disponible pour les habitants de la préfecture et même pour ceux du Nord du Cameroun voisin qui parlent les mêmes langues. «Ce moyen de communication doit permettre aux gens de communiquer, de parler, d'écouter, de transmettre des nouvelles. Mais il peut et doit être beaucoup plus que cela. Il doit être un outil précieux de promotion et de formation des personnes et de la société. Tout le monde reconnaît que l'ignorance est un obstacle majeur à la prise des responsabilités des personnes dans leur vie personnelle, sociale et politique. Une radio qui ne diffuserait que de la musique, quelques nouvelles et des paroles qui ne disent rien, ne ferait pas son devoir d'instrument d'éducation et de formation. Cela veut dire qu'il faut un engagement de tous. Que cette radio soit au service de tous, sans distinction d'ethnie, de langue ou de religion ; que cette radio soit un outil d'unité pour le pays.»

Elle diffuse en huit langues
Depuis que les émissions atteignent une population beaucoup plus grande, Radio Terre Nouvelle a formé trois nouveaux journalistes pour les langues mundag, zimé et ngambay, portant ainsi à huit le nombre de langues utilisées par la station. Les autres langues sont le massa, le mussey, le tupuri, l’arabe et le français.

Pour que chaque groupe linguistique puisse avoir une part égale dans la répartition du temps d'émission, on a dû modifier la grille des émissions de l'après-midi (de 15 h 30 à 20 h 30) et ajouter deux heures le matin, de 6 h à 8 h. Les nouveaux auditeurs se passionnent avec enthousiasme pour cette radio. Beaucoup se promènent en ville avec une radio à la main.

De bonnes nouvelles et de mauvaises nouvelles
Tout en se réjouissant de l’expansion des services de la station de radio, le père Joseph THEVENET, qui en est le directeur, exprime ses préoccupations. Les nouvelles installations et les nouveaux membres du personnel provoquent une augmentation importante des frais ou, dit-il, plutôt du déficit. Le budget pour l’année est d’environ 50 millions de francs CFA (80 000 €). Le père Thévenet est très reconnaissant envers les bienfaiteurs de Rome et d’Allemagne. Les dons seront reçus avec gratitude.

Asie-Océanie

Sessions d’orientation du comité JPIC de la CRAO

Le comité Justice, paix et intégrité de la création de la Conférence régionale d’Asie-Océanie, en collaboration avec le Service général Justice, paix et intégrité de la création, a parrainé une session d’orientation qui a eu lieu à la maison De Mazenod à Colombo, Sri Lanka, du 12 au 20 août dernier. Le programme comprenait une visite dans la péninsule de Jaffna et des villages avoisinants dévastés par la guerre. Trente-trois personnes travaillant dans des services sociaux dans la région ont pris part à cette session : vingt Oblats, quatre sœurs de la Sainte-Famille de Bordeaux, trois Carmélites apostoliques, une Sœur du Bon-Pasteur, un Frère SFO et deux collaborateurs laïcs.

La première partie de la session a consisté en un échange sur la situation nouvelle en Asie. Le professeur Liyanage, président de la commission des droits de la personne du Sri Lanka, M. Coomaraswamy, représentant le Fonds monétaire international, M. Carter et le père Eliseo Mercado, directeur du Service général JPIC, en étaient les animateurs. Les quatre jours de session ont été une bonne occasion non seulement d’avoir des échanges francs entre experts et gens du terrain, mais aussi d’en arriver à une vision commune de la rapidité avec laquelle la situation politique et économique change et exerce un impact sur des questions cruciales de justice comme les migrations, la réduction de la pauvreté, le développement soutenable, la résolution des conflits et le processus de paix.

La partie la plus intéressante a été l’exposé d’un programme élaboré par les pères Jeevendra PAUL et Rohan SILVA. Ce fut un temps d’approfondissement dans l’engagement de la justice, paix et intégrité de la création et en même temps de camaraderie parmi les membres du mouvement qui vivent souvent dans la solitude et le danger. Le long voyage en autobus de Colombo à Jaffna a été animé de prières, de chants populaires, etc., qui ont montré la diversité des talents.

Le premier arrêt a eu lieu au sanctuaire marial de Madhu. C’était le jour suivant la fête de l’Assomption. La vue d’une foule de 400 000 pèlerins de tous les milieux de vie, venus tant du Nord que du Sud du pays, devant passer à travers deux barrages de sécurité, celui des Forces de sécurité sri lankaise, puis celui du Front de libération des Tigres tamouls, indique l’état d’un pays divisé mais montre aussi que Marie est un puissant symbole d’unité et de paix, du moins pour les chrétiens du pays. Le sanctuaire de Madhu est déclaré et reconnu comme zone de paix. L’évêque de Mannar, son vicaire général et le directeur de la Caritas étaient là pour accueillir les participants et partager avec eux leur vécu et leur vision de la guerre et du travail de pacification et de réconciliation.

Le voyage se poursuivait, le jour suivant, à travers le territoire contrôlé par le Front de libération, de Vavunya à Elephant Pass, porte d’entrée de la péninsule de Jaffna. À cet endroit, le groupe a été accueilli chaleureusement par M. S.P. Tamilselvan, le chef de l’aile politique du Front à Kilinochchi, l’apparente capitale du territoire sous le contrôle des Tigres. L’échange franc sur l’histoire et le combat du Front a été très éclairant, pour ne pas dire plus. C’est là que le père Edmund REGINALD et quelques laïcs bénévoles ont commencé à accompagner les victimes de la guerre. Grâce à des efforts assidus d’écoute et de soutien des victimes dans les traumatismes subis, celles-ci retrouvent la force d’aller de l’avant avec leur vécu et leurs cicatrices.

Le troisième jour s’est passé à voyager à travers les ravages de la guerre civile. Un périple semblable au chemin de croix de Jésus. Aucun mot ne peut décrire totalement l’étendue de la destruction des vies comme des propriétés. La vue des édifices et des maisons bombardés, des personnes déplacées, des cimetières de victimes et de combattants, des forces d’occupation et les bandes sans fin de terrain miné constituent un rappel constant du péché et du besoin de rédemption.

La quatrième journée a été consacrée au retour à Colombo. Chacun a été marqué par cette expérience et est retourné chez lui enrichi par la camaraderie vécue avec des personnes partageant le même esprit. C’est ainsi qu’un nouveau réseau de Justice, paix et intégrité de la création est né dans la région d’Asie-Océanie. Le mérite en revient aux deux provinciaux oblats de Sri Lanka, Oswald FIRTH de Colombo et Jeevendra PAUL de Jaffna, et au Service Justice, paix et intégrité de la création de l’Administration générale qui a contribué généreusement à la réalisation de cette expérience d’une session d’orientation sur place.(Texte soumis par le père Eliseo Mercado.)

INDE

L’entrée en majorité

On pourrait dire que la délégation oblate de l’Inde a atteint sa majorité le 21 mai dernier lorsque le premier groupe de neuf novices formés par un maître des novices indien ont prononcé leurs premiers vœux. Ce ne sont évidemment pas les premiers novices indiens à faire des vœux. Le premier noviciat en Inde a été ouvert en 1973, à Bangalore, cinq ans seulement après l’arrivée des deux premiers Oblats sri lankais. Il a été ensuite transféré à Poonamallee. Au cours des dernières années, cependant, les novices indiens ont fait leur noviciat à Sri Lanka avec les novices de la province de Colombo, responsable de la délégation.

Devant l’augmentation du nombre d’Oblats indiens, on a décidé de réouvrir un noviciat en Inde avec un fils du pays comme maître des novices. Le 20 mai 2002, le père Pathinathan MISSIAN, supérieur de la délégation, bénissait la nouvelle maison et y installait le père Francis Xavier ANTHONYSAMY comme maître des novices et le père Tomy Thomas KALLOOR comme assistant. Les neuf novices arrivaient le soir pour commencer leur noviciat. Un an plus tard, en la fête de saint Eugène, ils prononçaient leurs premiers vœux en présence de plusieurs prêtres du diocèse, de leurs familles et de leurs amis.

Après leur départ pour le scolasticat, un nouveau groupe de onze novices a pris leur place et commencé son année d’initiation à la vie religieuse au noviciat Saint-Joseph d’Arpanalayam. Cela porte à 61 le nombre de profès oblats en Inde : 33 pères, 5 frères et 23 scolastiques. Avec 33 étudiants au juniorat et 30 autres à la maison d’études en philosophie, l’avenir de la délégation apparaît très brillant. (Tiré des Bharath Oblate Regional News.)

VIETNAM

Une œuvre de pionnier

Le 14 août a été un jour mémorable pour la mission du Vietnam alors que six postulants commençaient leur noviciat à Bangkok, Thaïlande, avec le père Vincent L., comme assistant-maître des novices. Ils se sont préparés au noviciat avec l’aide d’Oblats expatriés vivant en France et au Canada qui, à tour de rôle, ont fait des séjours prolongés avec eux au Vietnam.

Il est prévu que ces jeunes feront leurs études de philosophie et de théologie dans leur patrie, dans des instituts reconnus par les autorités civiles. Dans ce but, on a acheté un terrain à Saigon et on planifie déjà la construction d’un logement prêt à les accueillir en septembre 2004. Un autre groupe de postulants se préparent à suivre leurs traces l’an prochain.

C’est un fait peu connu qu’il y a actuellement douze Oblats vietnamiens. Le premier est le père Joseph LINH, qui est entré dans la Congrégation en 1948 et a été missionnaire au Laos jusqu’à son expulsion en 1976. Il a fait depuis lors partie de l’ancienne province de France-Est. Il a maintenant 80 ans. Les autres, nés au Vietnam ou au Laos, ont connu les Oblats en France, en Australie et au Canada. Ils exercent leur ministère dans ces pays. Certains d’entre eux ont été impliqués dans la préparation du premier groupe de novices.

Canada

NEWFOUNDLAND

Évêque de deux diocèses

Sa Sainteté le pape Jean-Paul II a nommé Mgr Douglas Crosby, o.m.i., comme évêque du diocèse de St. George, Terre-Neuve et Labrador. Mgr Crosby conserve aussi ses fonctions d’évêque du diocèse de Labrador City-Schefferville, poste qu’il occupe depuis plus de cinq ans.

À la Conférence des évêques catholiques du Canada, il a été particulièrement actif au sein de la Commission épiscopale de liturgie. Depuis 2002, il agit comme vice-président de la Commission internationale pour l’anglais dans la liturgie (ICEL).

Le diocèse de St. George, dont le siège épiscopal était vacant depuis avril dernier, suite à la nomination de Mgr Raymond Lahey comme évêque d’Antigonish (Nouvelle-Écosse), compte 28 prêtres diocésains, un prêtre religieux, un diacre permanent, 25 religieuses et trois laïcs agents de pastorale au service d’une population de plus de 38 000 catholiques répartis dans 56 paroisses et missions. (Conférence des évêques catholiques du Canada.)

SAINT-ALBERT (Alberta)

Le scolasticat Saint-Charles déménage

Lors de sa réunion annuelle en janvier, le comité de la formation du scolasticat Saint-Charles a décidé de transférer le scolasticat de Saint-Albert, Alberta, à Ottawa, Ontario, pour le début de l’année académique 2003-2004. À l’origine scolasticat de la province Sainte-Marie, le scolasticat Saint-Charles a servi pendant de nombreuses années de scolasticat interprovincial de langue anglaise pour les provinces Sainte-Marie, Saint-Paul, Saint-Pierre, Grandin, Manitoba et Assomption. Ce comité de la formation est constitué des provinciaux de ces provinces et de leurs directeurs de la formation respectifs.

Voici les raisons les plus importantes qui ont justifié ce déménagement: la possibilité de vivre et d’étudier dans un milieu bilingue (français et anglais); la réputation académique et pastorale bien-établie de l’université Saint-Paul, une institution oblate qui offre des cours en français et en anglais ; la présence fréquente d’Oblats du monde entier dans la région d’Ottawa ; l’accès aux services du Centre de formation aux ministères de l’université Saint-Paul, qui offre la chance de faire des stages supervisés en pastorale et, enfin, la possibilité de suivre des cours de missiologie.

L’équipe des éducateurs est formée du père Tadeusz NOWAK, supérieur, et du frère Thomas CAVANAUGH, assistant. Le scolasticat est logé dans l’édifice Deschâtelets, 175, rue Main, Ottawa. (Bulletin de la province Saint-Pierre.)

Livres

MAZENOD, EUGENE DE (France): Diary 1837. Traduction anglaise du journal du Fondateur de l’année 1837. Collection Oblate Writings, vol. 18. Traduit par Michael HUGHES et Ronald ZIMMER. Rome, Oblate General Archives, 2002, 329 p.

FORBES, Dalston (Colombo): Selected Writings. Un recueil des articles de l’auteur depuis les trente dernières années. Publié par le Centre for Society and Religion, dans la collection QUEST (no 151), octobre 2002, Colombo, Sri Lanka, 124 p.

GAUTHIER, Roger (St-Joseph): Prier les Psaumes avec le Christ. Un essai de réécriture des psaumes dans un vocabulaire proche de la vie de tous les jours. L’auteur s’efforce de s’éloigner de la mentalité propre à l’Ancien Testament et de favoriser une vision évangélique de l’existence dans le but de susciter une rencontre filiale avec Dieu le Père annoncé par Jésus. Québec, Fides-Médiaspaul, 2003, 253 p.

HRYNIEWICZ, Waclaw (Pologne): Chrzescijanstwo nadziei. Przyszlosc wiary i duchowosci chrzescijanskiej (Christianisme d’espérance. L’avenir de la foi et de la spiritualité chrétiennes). L’auteur part de son intuition que le christianisme en est à ses débuts et fonde ses réflexions sur la conviction que l’avenir du christianisme dépend beaucoup du fait qu’il deviendra plus pascal, plus serein et plus proche de la vie ordinaire, plus indulgent devant les faiblesses des être humains et plus sympathique à leur égard. Cracovie, Znak, 2002, 428 p.

HRYNIEWICZ, Waclaw (Pologne): Nadzieja uczy inaczej. Medytacje eschatologiczne (L’espérance enseigne autre chose. Méditations eschatologiques). Vingt-cinq méditations où l’auteur présente ses réflexions sur l’espoir de salut universel, mettant au défi avec des arguments bibliques et théologiques la doctrine de la damnation éternelle. Varsovie, Verbinum, 2003, 285 p.

JAHAE, Raymond (Pays-Bas et Flandres): Finality in Nature According to Kant and Blondel (La finalité de la nature selon Kant et Blondel). Thèse de doctorat présentée à la Faculté de philosophie de l’université Grégorienne, Rome, Pontificia Università Gregoriana, 2003, 263 p.

MESSERI, Antonio (Italie): La Concezione della Missione in Mons. Marcello Zago, OMI. (Le concept de la mission chez Mgr Marcello Zago, o.m.i.) Thèse de licence en missiologie présentée à la Faculté de missiologie de l’université Grégorienne. L’auteur étudie le concept de mission dans les écrits du père Zago alors qu’il était supérieur général (1986-1998). Rome, Pontificia Università Gregoriana, 2003, 109 p.

PIELORZ Joseph (France-Benelux): Articles. Recueil d’articles de l’auteur publiés dans Missions OMI de 1955 à 1971. Liège, édition privée, 2003, 330 p.

PIELORZ, Joseph (France-Benelux): Articles. Recueil d’articles de l’auteur publiés dans Études oblates de 1954 à 1971. Liège, édition privée, 2003, 482 p.

PIES, Norbert J. (Allemagne): Vom Flaumbach in die weite Welt (Des rives de la Flaumbach jusqu’au bout du monde). Cent ans de présence oblate à Maria Engelport. L’éditeur ajoute quelque vingt pages sur l’histoire de ce monastère de 1220 à 1903, avant l’arrivée des Oblats en 1903. Édition privée, 2003, 309 p.

Anniversaires - octobre 2003
65 ans de profession religieuse
1938.10.07
7374
Fr. Louis Boucher St-Joseph
60 ans de profession religieuse
1943.10.03
7751
P. Joao Hébette Belgique-Sud
1943.10.21
7752
P. Francis Price St-Paul
1943.10.23
7753
P. André Matton Pays-Bas et Flandres
50 ans de profession religieuse
1953.10.03
10222
P. Humberto Rialland France
1953.10.11
9568
P. Sylvester Lewans Ste-Marie
1953.10.15
9617
P. Michel Oger France
50 ans de prêtrise
1953.10.04
8601
P. Albert Christiaens France
1953.10.04
8591
P. Joseph Douet Cameroun
1953.10.04
8577
P. Raoul Martin Cameroun
1953.10.04
8576
P. Jean Pochat Grandin
1953.10.04
8592
P. Yves Tabart Cameroun
25 ans de prêtrise
1978.10.13
12271
P. Thomas Pillai St-Pierre

 

OFFICIEL

Suffrages pour nos défunts

Naissance Vœux Prêtrise (N· 48-70)

Fr. Lionel Cusson (St-Joseph) à Richelieu

1929 1951   + 26 mai 2003
P. Hugh V. Dalton (Afr. du Sud-Nord) à Johannesburg 1927 1945 1950 + 02 juin 2003
Fr. Jean-Claude Beaudet (St. Joseph) à Montréal 1939 1962   + 05 juin 2003
P. Jean Moncion (St-Joseph) à Ottawa 1921 1942 1947 + 09 juin 2003
P. Patrick Cronin (Angleterre-Irlande) à Colwyn Bay 1918 1939 1944 + 14 juin 2003
P. Joseph Mullany (St-Pierre) à Ottawa 1905 1923 1929 + 21 juin 2003
P. Georges Joerger (France) à Strasbourg 1919 1946 1951 + 01 juillet 2003
P. Roberto Ward (Mexique) à Mexico City 1932 1955 1961 + 03 juillet 2003
P. James Carroll (St-Paul) à St.Albert 1913 1935 1940 + 15 juillet 2003
P. George Croteau (Ste-Marie) à Saskatoon 1916 1943 1971 + 18 juillet 2003
P. Roland Trudeau (St-Joseph) à Ottawa 1909 1931 1935 + 23 juillet 2003
P. Francis Monziols-Cairol (France) à Marseille 1910 1930 1936 + 21 juillet 2003
P. Joseph P. McCann (Australie) à Camberwell 1916 1937 1942 + 03 août 2003
P. Pierre Mary (France) à l’Ile d’Yeu 1926 1950 1954 + 03 août 2003
P. Antonio Crisci (Italie) à Ripalimosani 1916 1934 1940 + 03 août 2003
P. Eugenio Sánchez Tejerina (Espagne) à Leon 1945 1963 1970 + 06 août 2003
P. Alexis Nanaisane Tlali (Afr. du Sud-Nord) à Pretoria 1963 1990 1996 + 12 août 2003
P. Giovanni Canfora (Italie) à Tortorici 1920 1936 1943 + 13 août 2003
P. Jan Wrodarczyk (Pologne) à Olsztyn 1936 1953 1961 + 14 août 2003
P. Karl Küting (Allemagne) à Hünfeld 1925 1948 1953 + 16 août 2003
P. Paul Mothala Mokhethi (Lesotho) à Maseru 1961 1984 1991 + 21 août 2003
P. Georges Chevrier (Grandin) à St.Albert 1917 1939 1944 + 23 août 2003
P. Thomas O'Dea (Afr. du Sud - Nord) à Mogale City 1918 1937 1942 + 03 septembre 2003
"Nous garderons vivant le souvenir de nos défunts et nous ne manquerons pas de prier pour eux, offrant fidèlement les suffrages prescrits à leur intention" (Const. 43)

 

Bureau de la formation

Bulletin no 8 - septembre 2003

Réunion du comité général de la formation

São Paulo, Brésil – 22 février – 1er mars 2003

Du 22 février au 01 mars, le Comité général de la formation s’est réuni à São Paulo, Brésil, sur le thème La vision commune de la formation oblate au niveau des Régions. Par vision de la formation au niveau régional, le comité entend l’incarnation du charisme oblat basée sur nos valeurs oblates communes mais vécues dans le génie culturel selon la vision et les besoins d’une région donnée. Il reconnaît aussi que ces valeurs prendront corps de différentes manières selon les Unités. Le plus important étant de parler un même langage.

Le comité a réfléchi et trouvé qu’il était nécessaire, dans une congrégation missionnaire comme la nôtre, que chaque Région développe d’abord une vision régionale de la mission tout en respectant et reconnaissant les priorités et les valeurs de chaque unité. De cette vision missionnaire, découlera le renforcement de la collaboration dans la formation au niveau de la Région.

C’est ainsi que le comité a salué les différents projets lancés par le Conseil général: le stage, la consolidation des maisons de formation et la visite des maisons de formation par les pairs. Le comité a souligné le besoin de promouvoir la dimension missionnaire dans la formation à travers ces projets. Parmi les quelques stratégies que le comité propose au Supérieur général et son conseil ainsi qu’aux supérieurs majeurs pour la réalisation de ces projets, il faut mentionner une active animation et sensibilisation des Oblats, avec possibilité de porter ce sujet au prochain Chapitre général. Le comité propose aux supérieurs majeurs de se concerter en vue d’établir des maisons interprovinciales de formation pour capitaliser nos ressources humaines et financières.

Il est ressorti de ces travaux du comité la nécessité de trouver, dans des programmes de formation dans nos maisons, un espace pour une formation à la Justice et Paix, une formation à la gestion et à la responsabilité financière et une formation à l’étude de langues étrangères.

Baudouin Mubesala, o.m.i.
Assistant général



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