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- 381 juillet_aout 1999
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- 377 mars 1999
- 376 fevrier 1999
- 375 janvier 1999
|
Information OMI 424
Cinquante ans
d’«amour et de pardon»
Le vicariat apostolique
de Jolo, Philippines |
| Mgr
Angelito LAMPON, vicaire apostolique de Jolo, Philippines, s’en
revenait chez lui en auto après la messe qui avait eu lieu à
l’église des Asturies. La circulation était très
lourde. Un homme se frayait un chemin à travers la circulation
intense. Apercevant l’évêque vêtu d’une
soutane blanche, il s’est retourné, a ralenti devant lui
avant de cracher.
«Ce
n’est pas la première fois qu’un tel incident m’arrive,
déclare l’évêque, mais je suis certain qu’il
fait partie des quelques personnes qui éprouvent encore de tels
sentiments à l’égard des prêtres catholiques.»
Il s’agit d’un incident de peu d’importance, négligeable
même, et cependant pénible. «On doit s’attendre
à de telles épreuves lorsqu’on exerce son ministère
dans une région en majorité musulmane. La question la
plus importante cependant est de savoir quelle est notre réaction
intérieure devant une telle provocation. » Pour Mgr Lampon,
la seule façon de vaincre la terreur et la haine est l’amour
et le pardon.
Cinquante
ans à répandre l’amour
Lorsque les sept premiers Oblats sont arrivés aux Philippines
en 1939, ils se sont vus confier la charge des provinces entières
de Cotabato et de Sulu. À l’époque, tout l’archipel
de Sulu faisait partie de la préfecture apostolique de Cotabato.
Il est devenu préfecture et donc territoire ecclésiastique
indépendant en 1953. Il a reçu le statut de vicariat en
1958 avec la nomination de Mgr Francis MCSORLEY comme premier évêque
du vicariat de Jolo.
La
minorité chrétienne étant située dans une
région à 97% musulmane, les missionnaires portent le souci
de chacun, sans distinction de religion. Pour remédier au manque
de services éducatifs, ils ont mis sur pied un réseau
d’écoles Notre-Dame à travers Cotabato et tout le
long de l’archipel de Sulu et de Tawi Tawi. Ils ont fondé
un journal et des stations de radio, des caisses d’épargne,
des coopératives dans le but de créer une industrie artisanale
à domicile. Ils ont construit des maisons pour les pauvres.
Lorsque
Mgr Francis McSorley est décédé en 1970, la population
musulmane, en reconnaissance pour la contribution des missionnaires
au développement de la région, insista pour que son corps
soit inhumé à Jolo. «Lorsque le corps de l’évêque
a été mis dans l’avion qui devait l’amener
à Cotabato, l’avion n’a pu décoller parce
que des centaines de Musulmans l’entouraient en insistant pour
que le corps soit enterré à Jolo. Des milliers de personnes
ont accompagné le corps en procession autour de Jolo avant son
inhumation en terre sulu, en témoignage de son grand amour pour
le peuple» (voir Documentation OMI, 165 (1989). Son tombeau est
situé en face de la cathédrale de Jolo.
Cinquante
ans de souffrances et de pardon
La plus grande partie du travail accompli s’est envolé
en fumée en 1974, lorsque la guerre civile a éclaté
en mettant aux prises les forces gouvernementales contre les séparatistes
musulmans. Au cours d’un combat acharné, Jolo a été
bombardé et occupé par les forces gouvernementales. Il
y a eu plus de cent morts; des milliers de réfugiés ont
fui à Zamboanga; la ville a été en très
grande partie détruite par le feu (voir Information OMI, 92 (1974).
Les missionnaires sont demeurés et ont aidé à la
reconstruction.
Même
si une entente accordant une certaine autonomie a été
passée avec au moins un des principaux groupes musulmans, certains
extrémistes continuent de défendre leur cause ; le combat
entre le gouvernement et les séparatistes se poursuit aujourd’hui
dans le sud de Mindanao et à Sulu. Un groupe, connu sous le nom
d’Abusayaf, est responsable d’enlèvements et de meurtres
abominables. Il y a eu à plusieurs reprises des menaces de mort
lancées contre des dirigeants chrétiens. Vingt-sept ans
après qu’une foule favorable eût empêché
qu’on emporte au loin le corps de Mgr McSorley, l’un de
ses successeurs, Mgr Benjamin De Jesus était assassiné
le 4 février 1997, à quelques pas seulement du tombeau
de Mgr McSorley. Trois ans plus tard, le 28 décembre 2000, un
autre Oblat, le père Benjamin Inocencio, était abattu
par un tireur alors qu’il conduisait sa voiture sur une rue longeant
la cathédrale. Lors de ces deux événements, les
autorités de la communauté musulmane ont exprimé
leur sympathie et manifesté leur solidarité avec l’Église.
Convaincu
qu’il ne s’agit que d’une petite minorité qui
en veut à l’Église, Mgr Lampon et plus de cinquante
membres du clergé, religieux et religieuses du vicariat continuent
de desservir les 23 000 catholiques et les 900 000 musulmans répandus
dans tout l’archipel. Les quinze écoles et quatre centres
de services sociaux du vicariat sont ouverts à tous. Plus de
1 250 étudiants ont obtenu leur diplôme des écoles
vicariales cette année.
En
reconnaissance pour ces cinquante ans
Le vicariat tiendra, en octobre, une assemblée pastorale de trois
jours qui se terminera par la célébration du jubilé
le 28 octobre 2003. Ce jubilé a pour thème : «Célébrer
cinquante ans de bonté divine» Ce sera l’occasion
de manifester la reconnaissance qui leur est due à ceux qui ont
pris part d’une façon remarquable à la construction
du vicariat et d’établir un plan de pastorale pour les
cinq prochaines années. En tout, 129 délégués
laïques et religieux provenant des dix principales îles du
vicariat se réuniront en assemblée. Les menaces de mort,
un homme qui crache dans la rue, la terreur et la haine ne peuvent être
vaincus que par l’amour et le pardon. |
| Administration générale |
Convocation
du 34e Chapitre général |
Le 1er juin, le père Wilhelm STECKLING, supérieur général,
convoquait le 34e Chapitre général qui doit s’ouvrir
le 30 août 2004 à la maison générale des
Frères des Écoles chrétiennes, à Rome.
Selon
les Constitutions et Règles révisées, les vingt-neuf
provinciaux et douze membres du gouvernement central sont membres d’office
du Chapitre. Ces derniers constituent 29 pour cent des membres d’office.
Chaque région procède à l’élection
des délégués selon le nombre d’Oblats lui
appartenant à la date du 1er juin, jour de la convocation. Les
élections suivent les procédures établies par la
conférence des supérieurs majeurs de chaque région.
L’élection des délégués et des substituts
doit être complétée avant le 31 décembre.
Il
y aura 52 délégués élus par les régions:
Europe (15), Afrique-Madagascar (11), Asie-Océanie (8), Canada
(7), Amérique latine (6), États-Unis (4). Un délégué
représentera les membres de la communauté de la maison
générale et les autres Oblats qui y sont rattachés.
Avec les 41 membres d’office et les quatre Oblats que le Supérieur
général peut inviter, le Chapitre de 2004 comptera 97
capitulants. C’est le nombre le plus bas des dernières
années. Au Chapitre de 1998, il y avait 113 capitulants : 57
d’office, 52 délégués élus et quatre
Oblats invités par le Supérieur général.
La
commission précapitulaire a préparé en juillet
dernier une synthèse des réponses apportées aux
questionnaires adressés plus tôt à la Congrégation.
Cette synthèse sera présentée dans un prochain
numéro de Documentation OMI. |
| Les
Écrits oblats en ligne |
| La
collection complète des vingt-deux volumes des écrits
du Fondateur connue sous le nom d’Écrits oblats est maintenant
disponible en français sur le site de la Congrégation:
www.omiworld.org
L’index chronologique ajoute un élément intéressant
à cette présentation. Il permet une recherche tant diachronique
que synchronique. La recherche diachronique permet d’aller à
travers les écrits de saint Eugène en suivant leur ordre
chronologique habituel, c’est-à-dire jour après
jour, année après année. La recherche synchronique
permet de prendre un jour de l’année et de voir ce qu’il
a écrit ce jour-là au cours des années.
Ce
programme est le fruit de centaines d’heures de travail accompli
par le père Sante RONCHI, supérieur du scolasticat d’Italie,
et de toute une équipe de collaborateurs qui ont numérisé
les textes et corrigé les épreuves. Le père Ronchi
a conçu le logiciel qui fait fonctionner l’instrument de
recherche. On espère offrir un jour les versions anglaise et
espagnole. |
| Répertoire
des adresses électroniques
Section réservée |
| Pour
répondre aux demandes répétées de nombreux
Oblats, le répertoire des adresses électroniques des Oblats
sur le site de la Congrégation, omiworld.org, est maintenant
situé dans une section protégée par un mot de passe.
On espère ainsi réduire la quantité de courriels
non désirés qui nous inondent chaque jour.
Certaines
adresses électroniques ne sont plus en usage. Il ne faudrait
pas oublier d’avertir le responsable du site de tout changement
ou suppression d’adresse. On ne peut tenir le répertoire
à jour sans votre aide. |
| États-Unis |
| À
LA FRONTIERE DES ÉTATS-UNIS ET DU MEXIQUE
Un pèlerinage de l’espoir
et de la vie |
| À
la fin d’octobre et au début de novembre de cette année,
un pèlerinage aura lieu le long de la frontière des États-Unis
et du Mexique. Le 27 octobre, des pèlerins partiront de Brownsville,
Texas, et de San Diego, Californie, pour se rendre à El Paso,
dans la région située à l’extrême nord-ouest
du Texas et qui confine avec Juarez, au Mexique. Sur le parcours, ils
prendront part à des événements publics avec les
groupes communautaires locaux, visiteront des cimetières où
des immigrants sans papiers reposent dans des fosses anonymes. À
El Paso, ils prendront part à une célébration avec
des musiciens de l’endroit et pourront se renseigner sur le phénomène
tragique des morts sur la frontière ainsi que sur les raisons
économiques qui poussent les gens à se déplacer
vers le nord. Le pèlerinage prendra fin le 1ernovembre, jour
de la Toussaint, par une réunion avec les communautés
de El Paso et de Juarez dans ce qui est devenu une tradition : une messe
célébrée à la clôture marquant la
frontière par trois évêques venant des deux côtés
de cette frontière.
Ce
pèlerinage aura lieu pour attirer l’attention sur le sort
de plus de 2000 personnes qui sont décédées le
long de la frontière entre les États-Unis et le Mexique
depuis 1998, en cherchant à trouver du travail aux États-Unis.
Mme Rebecca Phares, l’assistante directrice du bureau de Justice,
paix et intégrité de la création de la province
des États-Unis, à Washington, déclare que le but
de ce pèlerinage est d’attirer l’attention sur l’impact
des politiques économiques actuelles qui privent les gens de
leur gagne-pain et les laissent sans autre solution que de se déplacer
vers le nord pour gagner la vie de leurs familles.
Par
ce pèlerinage, on entend réclamer la création de
moyens légaux pour les gens d’entrer aux États-Unis
et d’éviter ainsi un voyage périlleux à travers
le désert et les montagnes et aussi une façon pour des
immigrants sans papiers qui ont contribué à la vie des
communautés et à leur économie, d’obtenir
un statut légal.
Cet
événement sans précédent est sous le patronage
du bureau de Justice, paix et intégrité de la création
de la province des États-Unis, en union avec la Conférence
des supérieurs majeurs de congrégations masculines, des
Sœurs de Medical Mission, du bureau de Justice et paix des Pères
Columban, du Bureau sur les problèmes de la mondialisation et
l’Équipe frontière des Missionnaires de Maryknoll,
du Service mondial de l’Église et de plusieurs autres organismes.
L’invitation
est lancée à tous ceux qui demeurent le long de cette
frontière à prendre part d’une façon ou l’autre
à cet événement. Les pèlerins auront besoin
de lieux d’hébergement, de nourriture et de soutien logistique
au cours de ce voyage de plusieurs centaines de kilomètres. Pour
de plus amples renseignements, on peut rejoindre Mme Rebecca Phares
par téléphone au 202-281-1608 ou par courriel à
Rebecca@omiusa.org (Tiré
des documents de R. Phares, dans le rapport de juillet du bureau JPIC
des États-Unis). |
| JENKINS,
KENTUCKY
Ami et conseiller de Mère
Teresa |
| Pendant
que Mère Teresa travaillait auprès des plus pauvres des
pauvres de Calcutta, le père Edward RANDALL parcourait pendant
près de vingt ans les missions pauvres du Sud des États-Unis.
En 1980, il était nommé curé d’une paroisse
rurale des Appalaches, à Jenkins, Kentucky.
Deux
ans plus tard, Mère Teresa exprimait le désir d’établir
une première fondation dans la campagne des États-Unis.
Elle a opté pour Jenkins et envoyé quatre religieuses
travailler avec le père Randall. Elles ont ouvert un refuge pour
femmes victimes d’abus. C’est alors qu’a débuté
une amitié de quinze ans entre Mère Teresa et le père
Randall. Il est devenu un ami intime et un conseiller. Chaque fois qu’elle
visitait les États-Unis, elle prenait contact avec le paisible
curé de Jenkins et l’invitait à l’accompagner
au cours de ses nombreux périples dans ce pays.
Invité
par la réputée missionnaire à animer une retraite
de trois semaines pour elle et ses religieuses à Calcutta, le
père Randall dit : «J’étais vraiment nerveux
au début. Je pensais que c’était elle qui aurait
dû être en avant à parler, alors que je serais demeuré
assis à me laisser inspirer par elle.»
À
80 ans, le père Randall demeure toujours à l’œuvre
à Jenkins. Ce père qui a été vu en compagnie
de Mère Teresa par des millions de personnes, a toujours été
heureux de travailler dans la solitude des montagnes du Kentucky. Il
travaille encore avec les Missionnaires de la Charité à
fournir aux pauvres vêtements, nourriture et abri et il célèbre
l’Eucharistie avec les religieuses tous les soirs.
Le
père Randall a été invité à assister
à la cérémonie de béatification de Mère
Teresa en octobre. Il n’a pas encore décidé de s’y
rendre. «Les besoins des gens de Jenkins doivent passer en premier»,
dit-il. (Tiré du bulletin Oblates.)
|
| Europe |
| ESPAGNE
La cause des martyrs oblats progresse |
La
positio de 385 pages sur le martyre des vingt-deux Oblats tués
en 1936 pendant la guerre civile d’Espagne a été
achevée en mars dernier. Le père Eutimio GONZALEZ avait
préparé les documents nécessaires à sa rédaction
sous la direction du père Francis SANTUCCI, postulateur général.
Sa présentation à la Congrégation pour les causes
des saints marquait une autre étape dans la cause de leur béatification
à titre de martyrs.
Le
document porte le titre officiel de «Positio pour la béatification
ou déclaration de martyre des Serviteurs de Dieu Francisco Esteban
Lacal et ses vingt et un compagnons… et Candido Castán
San José, laïc.» Le père Esteban était
le provincial des Oblats d’Espagne à l’époque.
M. Castán a été emprisonné avec les Oblats
au scolasticat de Pozuelo que la milice révolutionnaire marxiste
avait converti en prison. Il a été tué par un peloton
d’exécution dans un champ voisin en même temps qu’un
premier groupe de sept Oblats.
De
juillet à novembre 1936, vingt-deux Oblats ont fait face au peloton
d’exécution. La perte du tiers de son personnel a été
un dur coup pour la jeune province. Ils ont fait partie des 6 832 clercs
et religieux tués durant les trois ans d’une guerre civile
marquée par l’anticléricalisme et la persécution
religieuse. En plus des morts et des blessés victimes directes
de la guerre, il y a eu 85 940 cas établis de meurtre d’individus. |
| PROVINCE
d’ANGLETERRE et d’IRLANDE
Le Centre d’assistance sociale
irlandais passe en d’autres mains |
Après
cinquante ans de services rendus aux immigrants irlandais de Birmingham,
Angleterre, la province d’Angleterre et d’Irlande a remis
entre les mains de laïcs l’administration du Centre irlandais
d’assistance sociale et de renseignements. L’archevêque
de Birmingham a présidé une messe d’action de grâces
le 22 mai. Le père Thomas MURPHY, provincial, a souligné
l’aspect symbolique des dons présentés à
l’offertoire : «Un bateau et une valise rappelaient les
milliers de personnes qui ont quitté l’Irlande et ont contribué
magnifiquement à la vie de la cité de Birmingham. Une
tasse et une soucoupe représentaient l’hospitalité
avec laquelle le Centre a accueilli ceux qui arrivaient d’Irlande.
Des billets de 5£ de 5€ soulignaient la contribution financière
que plusieurs organismes britanniques et irlandais ont apportée
à l’œuvre du Centre.»
Commentant
la fête, le père Murphy a dit qu’elle avait été
mémorable mais pas triste : «Nous sommes des missionnaires.
Notre présence est une présence missionnaire. Lorsque
notre travail est accompli, nous passons à d’autre chose.
Notre travail d’assistance sociale auprès des Irlandais
de Birmingham est fait et très bien fait. Nous passons donc à
d’autre chose en laissant la place à des laïcs compétents.
Ils continueront de prendre soin des plus vulnérables de la communauté,
d’apporter de l’espoir à tant d’Irlandais âgés
qui ont besoin d’une main secourable.» Le conseil provincial
a laissé entendre que les Oblats étaient encore prêts
à se charger de l’aumônerie et du travail pastoral
auprès des immigrants. (Tiré du bulletin
du conseil provincial.) |
| Lourdes
et les Oblats (4)
Les premiers pèlerinages
diocésains |
Dès
la reconnaissance des apparitions, les pèlerinages commencent
à venir à Lourdes. D'abord les paroisses voisines, puis
des groupes plus éloignés. Mais il faudra encore attendre
dix ans pour que les diocèses viennent à Lourdes en corps
constitués.
Le
premier diocèse est Marseille
Le premier diocèse à venir en pèlerinage: Marseille,
les 12 et 13 octobre 1872. Ce sont les Oblats desservant Notre-Dame
de la Garde qui ont pris l'initiative de lancer cette grande nouveauté:
un pèlerinage diocésain à Lourdes. Ce sont eux
qui le conduisent.
Le
groupe compte 341 pèlerins, dont la moitié d'hommes. «Ils
arrivent avec la bannière bleue de Notre-Dame de la Garde ces
fils de l'antique cité phocéenne devenue la ville de saint
Lazare, celle du Sacré-Cœur puis celle de l'Immaculée
sous l'impulsion du regretté monseigneur de Mazenod.» Le
rédacteur des Annales ajoute: «Ils chantent avec enthousiasme
le cantique spécial de leur pèlerinage. Ils multiplient
sans interruption cérémonies et discours sacrés.»
En
1873, second pèlerinage du diocèse de Marseille, placé
cette fois sous la présidence de son évêque et toujours
prêché par les Oblats. C'est à cette occasion que
les Marseillais font don à la basilique supérieure d'une
chaire magnifique ornée des trois statues : saint Pierre, saint
Paul et saint Lazare. Cette chaire a été détruite
au cours des rénovations de la basilique en 1975. La statue de
saint Lazare, découverte par le père Bernard DULLIER,
dans un grenier du sanctuaire, se trouve aujourd’hui dans la salle
de communauté des Oblats de Lourdes.
Jusqu'aux
expulsions de 1903, les Oblats animent le pèlerinage du diocèse
de Marseille. C'est le père Ferdinand BENEDIC, en 1880, qui fait
pour la première fois un chemin de Croix dans la colline des
Espélugues. De 1883 à 1903, le père ROUX, recteur
de Notre Darne de la Garde, en sera le prédicateur renommé.
Le
second diocèse est Aix-en-Provence
Le second diocèse à venir en pèlerinage: Aix-en-Provence,
les 9 et 10 juin 1873. «Il est conduit au nom de l'archevêque
par le père GARNIER, des Oblats de Marie Immaculée, supérieur
de la communauté d'Aix.» Les Annales font une belle description
de ce pèlerinage, s'étendant surtout sur la procession
aux flambeaux: «Le père Garnier fit une remarquable homélie
en langue provençale.» (Extrait de OMI-Documents.)
. |
| Afrique-Madagascar |
| ANGOLA
La reconstruction d’un pays |
| La
guerre civile, qui a entraîné la mort d’au moins
un demi-million d’Angolais et fait fuir plus du tiers de la population
de treize millions d’habitants de ce pays, a pris fin il y a plus
d’un an. Depuis, plus d’un million d’entre eux sont
retournés dans un pays physiquement, politiquement et économiquement
en ruine.
Leur
retour est peut-être encore le signe le plus clair que le pire
est passé. Mais les responsables des secours lancent cet avertissement
que certains des plus grands défis de l’Angola restent
peut-être à venir. «Les gens découvriront
que leurs maisons ont été détruites, les routes
sont disparues, les écoles aussi, et qu’il ne reste que
peu de choses», déclare un responsable des Nations Unies
qui supervise les efforts de rapatriement à M’banza Congo,
à environ 250 kilomètres au nord-est de la capitale, Luanda.
Les
réfugiés retournent dans un pays où 80 pour cent
de la population n’a aucun accès aux soins médicaux
essentiels, écrit Lydia Polgreen dans le New York Times. Plus
des deux tiers ne disposent pas d’eau courante. Une génération
entière d’enfants n’a jamais ouvert un manuel scolaire.
La première tâche des agents d’organismes humanitaires
est de convaincre les réfugiés qui reviennent que c’est
leur pays et qu’ils doivent le reconstruire.
Le
fermier recommence à labourer
À Namacunde, dans le Sud de l’Angola, près de la
frontière avec la Namibie, le frère Mwenapu A. BULA-BULA
a aidé les gens à mettre sur pied une coopérative
agricole qui leur assure du travail et des moyens de subsistance. La
première étape, et la plus difficile, dit le frère
Bula-Bula, a été de convaincre les gens de reprendre leurs
charrues et de retourner dans les champs demeurés en jachère
à cause de la guerre.
On
a eu recours à l’aide des responsables du village pour
convaincre certaines familles à s’unir à cette coopérative,
qui implique le travail communautaire et le partage des coûts
et des profits éventuels. Cette année, 570 hectares de
terre ont été semés dans cinq villages situés
dans les limites de la paroisse. Il y a 17 champs communautaires, qui
peuvent servir à 250 familles ou 1 750 personnes. Les semences
et l’équipement agricole ont été achetés
grâce à des organismes d’aide humanitaire et des
bienfaiteurs étrangers. Un des buts importants de l’entreprise
est de rendre les gens indépendants de l’aide humanitaire
et de les aider à devenir autosuffisants.
Connaître
ses droits et ses devoirs
Une autre dimension importante de la reconstruction du pays est d’apprendre
aux gens quels sont leurs droits et leurs devoirs. Le père Clément
MULEWU MUNUMA, animateur spirituel de la PROMAICA (Promoçao da
Mulher Angolana na Igreja Catolica ) à la paroisse Saint-André
de Luanda, a organisé, en mai et en juin derniers, deux séances
de formation sur les droits de la personne.
Partant
de la Déclaration universelle des droits de l'homme (1948) et
de la Déclaration universelle des droits de la femme (1967),
il a exposé l’origine des droits de la personne et les
droits et devoirs des citoyens dans la société et la famille.
Le but de ces sessions était de faire prendre conscience aux
femmes de leurs droits afin de les revendiquer et surtout de participer
à la reconstruction du pays dans la paix et le respect des droits
de tous.
La
plupart des femmes du groupe ne savent ni lire ni écrire et comprennent
à peine le portugais. C’est l’une des conséquences
de la guerre qui a fait que la plupart des gens n'ont pas eu accès
à l'école. Des explications ou traductions ont été
fournies dans des langues vernaculaires telles que le Kimbundu, l’Umbubdu,
le Cuaniama, le Ngangela, le Ciocue et le Songo.
La
PROMAICA a été fondée le 27 juin 1990 par Mgr Oscar
Lino Lopes Fernandes Braga, évêque du Diocèse de
Bengela en Angola. Ce groupe s'occupe du développement de la
femme angolaise et pose des actions caritatives à l'égard
des plus nécessiteux. Ce mouvement est répandu dans toutes
les paroisses des diocèses de l'Angola.
Comme
perspective d'avenir, le père Mulewu Munuma envisage la formation
des femmes de la paroisse de Saint-André pour la fabrication
de savons, parfums, désinfectants, confitures, etc., afin d’assurer
un revenu stable à leurs familles. |
| KEIMOES-UPINGTON
Missionnaires en demande |
| Mgr
Edward RISI, évêque de Keimoes-Upington, a fait appel à
la Conférence interprovinciale des Oblats de la sous-région,
pour obtenir du renfort pour son personnel diocésain. Depuis
qu’il a été nommé évêque, il
y a trois ans, Mgr Risi a pris mesure des besoins du plus étendu
des diocèses d’Afrique du Sud. Il s’étend
de l’Atlantique du Sud vers l’ouest le long de toute la
frontière avec la Namibie et une partie du Botswana au nord,
un territoire de 272 265 km2 qui équivaut à l’étendue
de la Grande Bretagne et du Lesotho ensemble.
Le
diocèse compte actuellement huit prêtres diocésains
et quatorze prêtres religieux pour desservir plus de 53 000 catholiques
répandus dans ce vaste territoire. Avant de faire appel à
d’autres congrégations ou instituts, Mgr Risi s’est
d’abord tourné vers sa propre famille religieuse. Il demande
aux Oblats de prendre charge d’une grande région, connue
sous le nom de Pieska et située à l’est du diocèse.
La connaissance de l’afrikaans, du tswana et même d’autres
langues sotho est nécessaire pour y exercer son ministère.
La formation d’une équipe internationale d’Oblats
originaires de divers pays serait aussi envisageable.
Les
pères Augustinus BANE et Michael MORRISEY, se sont rendus au
nom de la Conférence interprovinciale, à Keimoes-Upington
pour étudier la situation. Ils présenteront leur rapport
lors de la prochaine réunion de la Conférence en septembre.(Tiré
de Maoblata.)
|
| PALA,
TCHAD
Une radio catholique en expansion |
| Le
diocèse de Pala a mis sur pied «Radio Terre Nouvelle»
en juillet 2000. Avec des studios et un émetteur installés
à Bongor, le signal de 500 watts permet de rejoindre 300 000
auditeurs dans un rayon de 75 kilomètres. En mars dernier, Mgr
Jean-Claude BOUCHARD avait le plaisir d’inaugurer un relais à
Pala. Le gouverneur du Mayo-Kebbi-Ouest et d’autres responsables
civils étaient présents lors de la cérémonie.
Radio Terre Nouvelle peut atteindre maintenant environ un million d’auditeurs.
Un
précieux instrument d’éducation et d’unité
Dans son discours d’inauguration, Mgr Bouchard a rappelé
que cette station est le seul moyen de communication disponible pour
les habitants de la préfecture et même pour ceux du Nord
du Cameroun voisin qui parlent les mêmes langues. «Ce moyen
de communication doit permettre aux gens de communiquer, de parler,
d'écouter, de transmettre des nouvelles. Mais il peut et doit
être beaucoup plus que cela. Il doit être un outil précieux
de promotion et de formation des personnes et de la société.
Tout le monde reconnaît que l'ignorance est un obstacle majeur
à la prise des responsabilités des personnes dans leur
vie personnelle, sociale et politique. Une radio qui ne diffuserait
que de la musique, quelques nouvelles et des paroles qui ne disent rien,
ne ferait pas son devoir d'instrument d'éducation et de formation.
Cela veut dire qu'il faut un engagement de tous. Que cette radio soit
au service de tous, sans distinction d'ethnie, de langue ou de religion
; que cette radio soit un outil d'unité pour le pays.»
Elle
diffuse en huit langues
Depuis que les émissions atteignent une population beaucoup plus
grande, Radio Terre Nouvelle a formé trois nouveaux journalistes
pour les langues mundag, zimé et ngambay, portant ainsi à
huit le nombre de langues utilisées par la station. Les autres
langues sont le massa, le mussey, le tupuri, l’arabe et le français.
Pour
que chaque groupe linguistique puisse avoir une part égale dans
la répartition du temps d'émission, on a dû modifier
la grille des émissions de l'après-midi (de 15 h 30 à
20 h 30) et ajouter deux heures le matin, de 6 h à 8 h. Les nouveaux
auditeurs se passionnent avec enthousiasme pour cette radio. Beaucoup
se promènent en ville avec une radio à la main.
De
bonnes nouvelles et de mauvaises nouvelles
Tout en se réjouissant de l’expansion des services de la
station de radio, le père Joseph THEVENET, qui en est le directeur,
exprime ses préoccupations. Les nouvelles installations et les
nouveaux membres du personnel provoquent une augmentation importante
des frais ou, dit-il, plutôt du déficit. Le budget pour
l’année est d’environ 50 millions de francs CFA (80
000 €). Le père Thévenet est très reconnaissant
envers les bienfaiteurs de Rome et d’Allemagne. Les dons seront
reçus avec gratitude.
|
| Asie-Océanie |
| Sessions
d’orientation du comité JPIC de la CRAO |
| Le
comité Justice, paix et intégrité de la création
de la Conférence régionale d’Asie-Océanie,
en collaboration avec le Service général Justice, paix
et intégrité de la création, a parrainé
une session d’orientation qui a eu lieu à la maison De
Mazenod à Colombo, Sri Lanka, du 12 au 20 août dernier.
Le programme comprenait une visite dans la péninsule de Jaffna
et des villages avoisinants dévastés par la guerre. Trente-trois
personnes travaillant dans des services sociaux dans la région
ont pris part à cette session : vingt Oblats, quatre sœurs
de la Sainte-Famille de Bordeaux, trois Carmélites apostoliques,
une Sœur du Bon-Pasteur, un Frère SFO et deux collaborateurs
laïcs.
La
première partie de la session a consisté en un échange
sur la situation nouvelle en Asie. Le professeur Liyanage, président
de la commission des droits de la personne du Sri Lanka, M. Coomaraswamy,
représentant le Fonds monétaire international, M. Carter
et le père Eliseo Mercado, directeur du Service général
JPIC, en étaient les animateurs. Les quatre jours de session
ont été une bonne occasion non seulement d’avoir
des échanges francs entre experts et gens du terrain, mais aussi
d’en arriver à une vision commune de la rapidité
avec laquelle la situation politique et économique change et
exerce un impact sur des questions cruciales de justice comme les migrations,
la réduction de la pauvreté, le développement soutenable,
la résolution des conflits et le processus de paix.
La
partie la plus intéressante a été l’exposé
d’un programme élaboré par les pères Jeevendra
PAUL et Rohan SILVA. Ce fut un temps d’approfondissement dans
l’engagement de la justice, paix et intégrité de
la création et en même temps de camaraderie parmi les membres
du mouvement qui vivent souvent dans la solitude et le danger. Le long
voyage en autobus de Colombo à Jaffna a été animé
de prières, de chants populaires, etc., qui ont montré
la diversité des talents.
Le
premier arrêt a eu lieu au sanctuaire marial de Madhu. C’était
le jour suivant la fête de l’Assomption. La vue d’une
foule de 400 000 pèlerins de tous les milieux de vie, venus tant
du Nord que du Sud du pays, devant passer à travers deux barrages
de sécurité, celui des Forces de sécurité
sri lankaise, puis celui du Front de libération des Tigres tamouls,
indique l’état d’un pays divisé mais montre
aussi que Marie est un puissant symbole d’unité et de paix,
du moins pour les chrétiens du pays. Le sanctuaire de Madhu est
déclaré et reconnu comme zone de paix. L’évêque
de Mannar, son vicaire général et le directeur de la Caritas
étaient là pour accueillir les participants et partager
avec eux leur vécu et leur vision de la guerre et du travail
de pacification et de réconciliation.
Le
voyage se poursuivait, le jour suivant, à travers le territoire
contrôlé par le Front de libération, de Vavunya
à Elephant Pass, porte d’entrée de la péninsule
de Jaffna. À cet endroit, le groupe a été accueilli
chaleureusement par M. S.P. Tamilselvan, le chef de l’aile politique
du Front à Kilinochchi, l’apparente capitale du territoire
sous le contrôle des Tigres. L’échange franc sur
l’histoire et le combat du Front a été très
éclairant, pour ne pas dire plus. C’est là que le
père Edmund REGINALD et quelques laïcs bénévoles
ont commencé à accompagner les victimes de la guerre.
Grâce à des efforts assidus d’écoute et de
soutien des victimes dans les traumatismes subis, celles-ci retrouvent
la force d’aller de l’avant avec leur vécu et leurs
cicatrices.
Le
troisième jour s’est passé à voyager à
travers les ravages de la guerre civile. Un périple semblable
au chemin de croix de Jésus. Aucun mot ne peut décrire
totalement l’étendue de la destruction des vies comme des
propriétés. La vue des édifices et des maisons
bombardés, des personnes déplacées, des cimetières
de victimes et de combattants, des forces d’occupation et les
bandes sans fin de terrain miné constituent un rappel constant
du péché et du besoin de rédemption.
La
quatrième journée a été consacrée
au retour à Colombo. Chacun a été marqué
par cette expérience et est retourné chez lui enrichi
par la camaraderie vécue avec des personnes partageant le même
esprit. C’est ainsi qu’un nouveau réseau de Justice,
paix et intégrité de la création est né
dans la région d’Asie-Océanie. Le mérite
en revient aux deux provinciaux oblats de Sri Lanka, Oswald FIRTH de
Colombo et Jeevendra PAUL de Jaffna, et au Service Justice, paix et
intégrité de la création de l’Administration
générale qui a contribué généreusement
à la réalisation de cette expérience d’une
session d’orientation sur place.(Texte soumis
par le père Eliseo Mercado.) |
| INDE
L’entrée en majorité |
| On
pourrait dire que la délégation oblate de l’Inde
a atteint sa majorité le 21 mai dernier lorsque le premier groupe
de neuf novices formés par un maître des novices indien
ont prononcé leurs premiers vœux. Ce ne sont évidemment
pas les premiers novices indiens à faire des vœux. Le premier
noviciat en Inde a été ouvert en 1973, à Bangalore,
cinq ans seulement après l’arrivée des deux premiers
Oblats sri lankais. Il a été ensuite transféré
à Poonamallee. Au cours des dernières années, cependant,
les novices indiens ont fait leur noviciat à Sri Lanka avec les
novices de la province de Colombo, responsable de la délégation.
Devant
l’augmentation du nombre d’Oblats indiens, on a décidé
de réouvrir un noviciat en Inde avec un fils du pays comme maître
des novices. Le 20 mai 2002, le père Pathinathan MISSIAN, supérieur
de la délégation, bénissait la nouvelle maison
et y installait le père Francis Xavier ANTHONYSAMY comme maître
des novices et le père Tomy Thomas KALLOOR comme assistant. Les
neuf novices arrivaient le soir pour commencer leur noviciat. Un an
plus tard, en la fête de saint Eugène, ils prononçaient
leurs premiers vœux en présence de plusieurs prêtres
du diocèse, de leurs familles et de leurs amis.
Après
leur départ pour le scolasticat, un nouveau groupe de onze novices
a pris leur place et commencé son année d’initiation
à la vie religieuse au noviciat Saint-Joseph d’Arpanalayam.
Cela porte à 61 le nombre de profès oblats en Inde : 33
pères, 5 frères et 23 scolastiques. Avec 33 étudiants
au juniorat et 30 autres à la maison d’études en
philosophie, l’avenir de la délégation apparaît
très brillant. (Tiré des Bharath Oblate Regional News.) |
| VIETNAM
Une œuvre de pionnier |
| Le
14 août a été un jour mémorable pour la mission
du Vietnam alors que six postulants commençaient leur noviciat
à Bangkok, Thaïlande, avec le père Vincent L., comme
assistant-maître des novices. Ils se sont préparés
au noviciat avec l’aide d’Oblats expatriés vivant
en France et au Canada qui, à tour de rôle, ont fait des
séjours prolongés avec eux au Vietnam.
Il est prévu que ces jeunes feront leurs études de philosophie
et de théologie dans leur patrie, dans des instituts reconnus
par les autorités civiles. Dans ce but, on a acheté un
terrain à Saigon et on planifie déjà la construction
d’un logement prêt à les accueillir en septembre
2004. Un autre groupe de postulants se préparent à suivre
leurs traces l’an prochain.
C’est
un fait peu connu qu’il y a actuellement douze Oblats vietnamiens.
Le premier est le père Joseph LINH, qui est entré dans
la Congrégation en 1948 et a été missionnaire au
Laos jusqu’à son expulsion en 1976. Il a fait depuis lors
partie de l’ancienne province de France-Est. Il a maintenant 80
ans. Les autres, nés au Vietnam ou au Laos, ont connu les Oblats
en France, en Australie et au Canada. Ils exercent leur ministère
dans ces pays. Certains d’entre eux ont été impliqués
dans la préparation du premier groupe de novices. |
| Canada |
| NEWFOUNDLAND
Évêque de deux diocèses |
| Sa
Sainteté le pape Jean-Paul II a nommé Mgr Douglas Crosby,
o.m.i., comme évêque du diocèse de St. George, Terre-Neuve
et Labrador. Mgr Crosby conserve aussi ses fonctions d’évêque
du diocèse de Labrador City-Schefferville, poste qu’il
occupe depuis plus de cinq ans.
À
la Conférence des évêques catholiques du Canada,
il a été particulièrement actif au sein de la Commission
épiscopale de liturgie. Depuis 2002, il agit comme vice-président
de la Commission internationale pour l’anglais dans la liturgie
(ICEL).
Le
diocèse de St. George, dont le siège épiscopal
était vacant depuis avril dernier, suite à la nomination
de Mgr Raymond Lahey comme évêque d’Antigonish (Nouvelle-Écosse),
compte 28 prêtres diocésains, un prêtre religieux,
un diacre permanent, 25 religieuses et trois laïcs agents de pastorale
au service d’une population de plus de 38 000 catholiques répartis
dans 56 paroisses et missions. (Conférence des évêques
catholiques du Canada.) |
| SAINT-ALBERT
(Alberta)
Le scolasticat Saint-Charles déménage |
| Lors
de sa réunion annuelle en janvier, le comité de la formation
du scolasticat Saint-Charles a décidé de transférer
le scolasticat de Saint-Albert, Alberta, à Ottawa, Ontario, pour
le début de l’année académique 2003-2004.
À l’origine scolasticat de la province Sainte-Marie, le
scolasticat Saint-Charles a servi pendant de nombreuses années
de scolasticat interprovincial de langue anglaise pour les provinces
Sainte-Marie, Saint-Paul, Saint-Pierre, Grandin, Manitoba et Assomption.
Ce comité de la formation est constitué des provinciaux
de ces provinces et de leurs directeurs de la formation respectifs.
Voici
les raisons les plus importantes qui ont justifié ce déménagement:
la possibilité de vivre et d’étudier dans un milieu
bilingue (français et anglais); la réputation académique
et pastorale bien-établie de l’université Saint-Paul,
une institution oblate qui offre des cours en français et en
anglais ; la présence fréquente d’Oblats du monde
entier dans la région d’Ottawa ; l’accès aux
services du Centre de formation aux ministères de l’université
Saint-Paul, qui offre la chance de faire des stages supervisés
en pastorale et, enfin, la possibilité de suivre des cours de
missiologie.
L’équipe
des éducateurs est formée du père Tadeusz NOWAK,
supérieur, et du frère Thomas CAVANAUGH, assistant. Le
scolasticat est logé dans l’édifice Deschâtelets,
175, rue Main, Ottawa. (Bulletin de la province Saint-Pierre.)
|
| Livres |
| MAZENOD,
EUGENE DE (France): Diary 1837. Traduction anglaise du journal
du Fondateur de l’année 1837. Collection Oblate Writings,
vol. 18. Traduit par Michael HUGHES et Ronald ZIMMER. Rome, Oblate General
Archives, 2002, 329 p.
FORBES,
Dalston (Colombo): Selected Writings. Un recueil des articles
de l’auteur depuis les trente dernières années.
Publié par le Centre for Society and Religion, dans la collection
QUEST (no 151), octobre 2002, Colombo, Sri Lanka, 124 p.
GAUTHIER,
Roger (St-Joseph): Prier les Psaumes avec le Christ. Un essai
de réécriture des psaumes dans un vocabulaire proche de
la vie de tous les jours. L’auteur s’efforce de s’éloigner
de la mentalité propre à l’Ancien Testament et de
favoriser une vision évangélique de l’existence
dans le but de susciter une rencontre filiale avec Dieu le Père
annoncé par Jésus. Québec, Fides-Médiaspaul,
2003, 253 p.
HRYNIEWICZ,
Waclaw (Pologne): Chrzescijanstwo nadziei. Przyszlosc wiary i duchowosci
chrzescijanskiej (Christianisme d’espérance. L’avenir
de la foi et de la spiritualité chrétiennes). L’auteur
part de son intuition que le christianisme en est à ses débuts
et fonde ses réflexions sur la conviction que l’avenir
du christianisme dépend beaucoup du fait qu’il deviendra
plus pascal, plus serein et plus proche de la vie ordinaire, plus indulgent
devant les faiblesses des être humains et plus sympathique à
leur égard. Cracovie, Znak, 2002, 428 p.
HRYNIEWICZ,
Waclaw (Pologne): Nadzieja uczy inaczej. Medytacje eschatologiczne
(L’espérance enseigne autre chose. Méditations eschatologiques).
Vingt-cinq méditations où l’auteur présente
ses réflexions sur l’espoir de salut universel, mettant
au défi avec des arguments bibliques et théologiques la
doctrine de la damnation éternelle. Varsovie, Verbinum, 2003,
285 p.
JAHAE,
Raymond (Pays-Bas et Flandres): Finality in Nature According to
Kant and Blondel (La finalité de la nature selon Kant et
Blondel). Thèse de doctorat présentée à
la Faculté de philosophie de l’université Grégorienne,
Rome, Pontificia Università Gregoriana, 2003, 263 p.
MESSERI,
Antonio (Italie): La Concezione della Missione in Mons. Marcello
Zago, OMI. (Le concept de la mission chez Mgr Marcello Zago, o.m.i.)
Thèse de licence en missiologie présentée à
la Faculté de missiologie de l’université Grégorienne.
L’auteur étudie le concept de mission dans les écrits
du père Zago alors qu’il était supérieur
général (1986-1998). Rome, Pontificia Università
Gregoriana, 2003, 109 p.
PIELORZ
Joseph (France-Benelux): Articles. Recueil d’articles
de l’auteur publiés dans Missions OMI de 1955 à
1971. Liège, édition privée, 2003, 330 p.
PIELORZ,
Joseph (France-Benelux): Articles. Recueil d’articles
de l’auteur publiés dans Études oblates de 1954
à 1971. Liège, édition privée, 2003, 482
p.
PIES,
Norbert J. (Allemagne): Vom Flaumbach in die weite Welt (Des
rives de la Flaumbach jusqu’au bout du monde). Cent ans de présence
oblate à Maria Engelport. L’éditeur ajoute quelque
vingt pages sur l’histoire de ce monastère de 1220 à
1903, avant l’arrivée des Oblats en 1903. Édition
privée, 2003, 309 p.
|
| Anniversaires - octobre 2003 |
| 65
ans de profession religieuse |
| 1938.10.07 |
7374 |
Fr.
Louis Boucher |
St-Joseph |
| 60 ans de profession religieuse |
| 1943.10.03 |
7751 |
P. Joao Hébette |
Belgique-Sud |
| 1943.10.21 |
7752 |
P. Francis Price |
St-Paul |
| 1943.10.23 |
7753 |
P. André Matton |
Pays-Bas et Flandres |
| 50 ans de profession religieuse |
| 1953.10.03 |
10222 |
P. Humberto Rialland |
France |
| 1953.10.11 |
9568 |
P. Sylvester Lewans |
Ste-Marie |
| 1953.10.15 |
9617 |
P. Michel Oger |
France |
| 50 ans de prêtrise |
| 1953.10.04 |
8601 |
P. Albert Christiaens |
France |
| 1953.10.04 |
8591 |
P. Joseph Douet |
Cameroun |
| 1953.10.04 |
8577 |
P. Raoul Martin |
Cameroun |
| 1953.10.04 |
8576 |
P. Jean Pochat |
Grandin |
| 1953.10.04 |
8592 |
P. Yves Tabart |
Cameroun |
| 25 ans de prêtrise |
| 1978.10.13 |
12271 |
P. Thomas Pillai |
St-Pierre |
OFFICIEL
Suffrages pour nos défunts
|
|
Naissance |
Vœux |
Prêtrise |
(N· 48-70) |
Fr.
Lionel Cusson (St-Joseph) à Richelieu |
1929 |
1951 |
|
+ 26 mai 2003 |
| P. Hugh V. Dalton (Afr. du
Sud-Nord) à Johannesburg |
1927 |
1945 |
1950 |
+ 02 juin 2003 |
| Fr. Jean-Claude Beaudet (St.
Joseph) à Montréal |
1939 |
1962 |
|
+ 05 juin 2003 |
| P. Jean Moncion (St-Joseph)
à Ottawa |
1921 |
1942 |
1947 |
+ 09 juin 2003 |
| P. Patrick Cronin (Angleterre-Irlande)
à Colwyn Bay |
1918 |
1939 |
1944 |
+ 14 juin 2003 |
| P. Joseph Mullany (St-Pierre)
à Ottawa |
1905 |
1923 |
1929 |
+ 21 juin 2003 |
| P. Georges Joerger (France)
à Strasbourg |
1919 |
1946 |
1951 |
+ 01 juillet 2003 |
| P. Roberto Ward (Mexique) à
Mexico City |
1932 |
1955 |
1961 |
+ 03 juillet 2003 |
| P. James Carroll (St-Paul)
à St.Albert |
1913 |
1935 |
1940 |
+ 15 juillet 2003 |
| P. George Croteau (Ste-Marie)
à Saskatoon |
1916 |
1943 |
1971 |
+ 18 juillet 2003 |
| P. Roland Trudeau (St-Joseph)
à Ottawa |
1909 |
1931 |
1935 |
+ 23 juillet 2003 |
| P. Francis Monziols-Cairol
(France) à Marseille |
1910 |
1930 |
1936 |
+ 21 juillet 2003 |
| P. Joseph P. McCann (Australie)
à Camberwell |
1916 |
1937 |
1942 |
+ 03 août 2003 |
| P. Pierre Mary (France) à
l’Ile d’Yeu |
1926 |
1950 |
1954 |
+ 03 août 2003 |
| P. Antonio Crisci (Italie)
à Ripalimosani |
1916 |
1934 |
1940 |
+ 03 août 2003 |
| P. Eugenio Sánchez Tejerina
(Espagne) à Leon |
1945 |
1963 |
1970 |
+ 06 août 2003 |
| P. Alexis Nanaisane Tlali (Afr.
du Sud-Nord) à Pretoria |
1963 |
1990 |
1996 |
+ 12 août 2003 |
| P. Giovanni Canfora (Italie)
à Tortorici |
1920 |
1936 |
1943 |
+ 13 août 2003 |
| P. Jan Wrodarczyk (Pologne)
à Olsztyn |
1936 |
1953 |
1961 |
+ 14 août 2003 |
| P. Karl Küting (Allemagne)
à Hünfeld |
1925 |
1948 |
1953 |
+ 16 août 2003 |
| P. Paul Mothala Mokhethi (Lesotho)
à Maseru |
1961 |
1984 |
1991 |
+ 21 août 2003 |
| P. Georges Chevrier (Grandin)
à St.Albert |
1917 |
1939 |
1944 |
+ 23 août 2003 |
| P. Thomas O'Dea (Afr. du Sud
- Nord) à Mogale City |
1918 |
1937 |
1942 |
+ 03 septembre 2003 |
|
"Nous garderons vivant le souvenir de nos
défunts et nous ne manquerons pas de prier pour eux, offrant fidèlement
les suffrages prescrits à leur intention" (Const. 43) |
Bureau de la formation
Bulletin no 8 - septembre 2003 |
Réunion
du comité général de la formation
São Paulo, Brésil
– 22 février – 1er mars 2003 |
| Du
22 février au 01 mars, le Comité général
de la formation s’est réuni à São Paulo,
Brésil, sur le thème La vision commune de la formation
oblate au niveau des Régions. Par vision de la formation
au niveau régional, le comité entend l’incarnation
du charisme oblat basée sur nos valeurs oblates communes mais
vécues dans le génie culturel selon la vision et les besoins
d’une région donnée. Il reconnaît aussi que
ces valeurs prendront corps de différentes manières selon
les Unités. Le plus important étant de parler un même
langage.
Le
comité a réfléchi et trouvé qu’il
était nécessaire, dans une congrégation missionnaire
comme la nôtre, que chaque Région développe d’abord
une vision régionale de la mission tout en respectant et reconnaissant
les priorités et les valeurs de chaque unité. De cette
vision missionnaire, découlera le renforcement de la collaboration
dans la formation au niveau de la Région.
C’est
ainsi que le comité a salué les différents projets
lancés par le Conseil général: le stage, la consolidation
des maisons de formation et la visite des maisons de formation par les
pairs. Le comité a souligné le besoin de promouvoir la
dimension missionnaire dans la formation à travers ces projets.
Parmi les quelques stratégies que le comité propose au
Supérieur général et son conseil ainsi qu’aux
supérieurs majeurs pour la réalisation de ces projets,
il faut mentionner une active animation et sensibilisation des Oblats,
avec possibilité de porter ce sujet au prochain Chapitre général.
Le comité propose aux supérieurs majeurs de se concerter
en vue d’établir des maisons interprovinciales de formation
pour capitaliser nos ressources humaines et financières.
Il
est ressorti de ces travaux du comité la nécessité
de trouver, dans des programmes de formation dans nos maisons, un espace
pour une formation à la Justice et Paix, une formation à
la gestion et à la responsabilité financière et
une formation à l’étude de langues étrangères.
Baudouin
Mubesala, o.m.i.
Assistant général
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