509 Mars 2011
508 Février 2011
507 Janvier 2011
506 Décembre 2010
505 Novembre 2010
504 Octobre 2010
503 Septiembre 2010
502 Septembre 2010
501 Juillet-Août 2010
500 Juin 2010
499 Mai 2010
498 Avril 2010
497 Mars 2010
496 Février 2010
495 Janvier 2010
494 Décembre 2009
493 Novembre 2009
492 Octobre 2009
491 Septembre 2009
490 Juillet-Août 2009
489 Juin 2009
488 Mai 2009
487 Avril 2009
486 Mars 2009
485 Février 2009
484 Janvier 2009
483 Décembre 2008
482 Novembre 2008
481 Octobre 2008
480 Septembre 2008
479 août 2008
478 Juillet 2008
477 Juin 2008
476 Mai 2008
475 Avril 2008
474 Mars 2008
473 Février 2008
472 Janvier 2008
471 Décembre 2007
470 Novembre 2007
469 Octobre 2007
468 Septembre 2007
467 Juillet 2007
466 Juin 2007
465 Mai 2007
464 Avril 2007
463 Mars 2007
462 Février 2007
461 Janvier 2007
460 Décembre 2006
459 Novembre 2006
458 Sept.-Oct. 2006
457 Août 2006
456 Juillet 2006
455 Juin 2006
454 Mai 2006
453 Avril 2006
452 Mars 2006
451 Février 2006
450 Janvier 2006
449 Décembre 2005
448 Novembre 2005
447 Octobre 2005
446 Septembre 2005
445 Juillet-Août 2005
444 Juin 2005
443 Mai 2005
442 Avril 2005
441 Mars 2005
440 Février 2005
439 Janvier 2005
438 Décembre 2004
437 Novembre 2004
436 Octobre 2004
435 Septembre 2004
434 Juillet-Août 2004
433 Juin 2004
432 Mai 2004
431 Avril 2004
430 Mars 2004
429 Février 2004
428 Janvier 2004
427 Décembre 2003
426 Novembre 2003
425 Octobre 2003
424 Septembre 2003
423 juin 2003
422 mai 2003
421 avril 2003
420 mars 2003
419 fevrier 2003
418 janvier 2003
417 decembre 2002
416 novembre 2002
415 octobre 2002
414 septembre 2002
413 juin 2002
412 mai 2002
411 avril 2002
410 mars 2002
409 fevrier 2002
408 janvier 2002
407 decembre 2001
406 novembre 2001
405 octobre 2001
404 septembre 2001
403 juillet_aout 2001
402 juin 2001
401 mai 2001
399 mars 2001
398 fevrier 2001
397 janvier 2001
396 decembre 2000
395 novembre 2000
394 octobre 2000
393 septembre 2000
392 juillet_aout 2000
391 juin 2000
390 mai 2000
389 avril 2000
388 mars 2000
386 janvier 2000
385 decembre 1999
384 novembre 1999
383 octobre 1999
382 septembre 1999
381 juillet_aout 1999
380 juin 1999
379 mai 1999
378 avril 1999
377 mars 1999
376 fevrier 1999
375 janvier 1999
OMI INFORMATION
No. 435 septembre 2004

Ouverture du Chapitre général à Rome

Un Chapitre plein d’espérance
Entretien avec le Supérieur général

Administration générale
Les Oblats, accrédités
comme ONG auprès des Nations Unies

Aix-en-Provence: Eugène revient à la Madeleine

Europe
FRANCE - LOURDES:
Avec le Pape et les jeunes

FRANCE – LOURDES:
La visite du Pape et les Oblats

ITALIE: L’art d’évangéliser les jeunes
FRANCE: II y a soixante ans
cinq oblats fusillés par la Gestapo

Afrique-Madagascar
CONGO: Un évêque oblat d’Haïti au premier
Congrès international de Missiologie

AFRIQUE DU SUD: Le “sommet” des formateurs

Canada
Notre Dame-du-Cap: Décès de Mgr Légaré
Notre-Dame-du-Cap: Couronnée depuis cent ans

Asie-Océanie
SRI LANKA – COLOMBO:
Le décès de Mgr Edmund J. Fernando

BANGLADESH: Le Scolasticat
abrite 400 victimes des inondations

Amérique latine
BRÉSIL: Que se passe-t-il ?


États-Unis
Finn élu président du ICCR

Livres

Anniversaires - octobre 2004

Suffrages pour nos défunts

Ouverture du Chapitre général à Rome

Le 34e Chapitre général des Missionnaires Oblats de Marie Immaculée s’est ouvert à Rome lundi, 30 août . La journée a commencé à 9 heures par la liturgie de la Parole, dans la majestueuse église de la Maison générale des Frères des Ecoles chrétiennes.

Après la lecture des passages suivants de l’Evangile de Jean : 7,37-30; 19, 21 ; 20,22, l’assemblée a invoqué l’ Esprit Saint, utilisant une prière du Pape Jean Paul II., entrecoupée d’invocations chantées à l’ Esprit. Les membres du Chapitre ont rejoint ensuite en procession l’ Aula du Chapitre en portant un cierge allumé de différente couleur, selon les six Régions du monde de notre famille religieuse.

Dans l’ Aula du Chapitre, P. Bernard KERADEC, Commissaire du Chapitre, déclara que les Certificats officiels d’élection étaient conformes au règlement, il a ensuite fait l’appel nominal des 96 Oblats qui prendront part au Chapitre. Parmi eux, il y a 40 membres ex officio et 52 délégués élus, plus quatre Oblats invités par le Supérieur Général. L’horloge du clocher des Frères battait 10 heures quand le P. Supérieur Général Wilhelm STECKLING déclara ouvert le 34e Chapitre général.

Les capitulants, et les Oblats de la Maison générale et de la Province italienne se rassemblèrent dans l’ église principale pour l’ Eucharistie d’ouverture à 11.30. Etaient aussi présents beaucoup d’amis et des représentants des Congrégations religieuses qui nous sont liées.

Dans l’après-midi démarrait l’étape de prise de contact et de connaissance mutuelle. Pour cela les capitulants se sont retrouvés dans des groupes de 10 à 12 personnes. L’expérience se poursuivra mardi.

Visitez OMIWORLD chaque jour et vous serez informés quotidiennement des événements du Chapitre: www.omiworld.org


Un Chapitre plein d’espérance
Entretien avec le Supérieur général

Vérifications, stratégies, choix des hommes justes, mais aussi fraternité, sens de l’appartenance et identité sont les éléments importants qui vont se mêler dans ces journées intenses de travail. A la veille de ce chapitre, le P Pasquale CASTRILLI a voulu rencontrer le P Wilhelm STECKLING, qui finit un premier mandat de six ans comme supérieur général, pour lui poser quelques questions.

• Les Missionnaires Oblats arrivent au Chapitre général après tout un cheminement intitulé Immense Espérance. Pouvez vous nous parler de ce projet ? Quels fruits a-t-il porté pour la Congrégation ?
Immense Espérance est un titre évocateur qui se réfère bien-sûr non pas à une espérance limitée, modeste, mais à la perspective totalement nouvelle qui s’est ouverte dans l’histoire par l’intervention de Dieu en son fils Jésus-Christ. Le projet oblat appelé Immense Espérance, quant à lui, est un processus communautaire d’évaluation. Cette dynamique qui a duré quatre ans s’est focalisée sur notre « pratique missionnaire » et non pas sur les principes ou les idéaux, pour lesquels nous avons déjà une excellente base de documentation. Nous nous présentons comme les missionnaires des pauvres, des abandonnés. Alors nous avons voulu vérifier si nous étions présents sur ces terrains et si nous étions connus pour cela. Après une première hésitation, la congrégation a répondu avec un grand enthousiasme à ce projet, soit une participation de 96%. Au chapitre, chaque province apportera les fruits de ce travail sous forme d’une stratégie missionnaire, en vue de la partager et de s’entraider.

Quels seront les thèmes principaux du 34ème chapitre général des Missionnaires OMI ?
Le chapitre général est souverain dans le choix des thèmes abordés. Néanmoins, des questionnaires ont été envoyés et les réponses ont indiqué une préférence pour certains thèmes : l’attention aux pauvres d’aujourd’hui, la formation missionnaire de nos candidats dans un contexte plus international, la pastoral de la jeunesse, qui est sortie comme un thème nouveau, l’interrogation sur comment être plus missionnaire dans les paroisses, et enfin le partage du charisme de saint Eugène de Mazenod avec les laïcs. Nous avions demandé de proposer des thèmes en vue d’un chapitre qui n’élaborerait pas de grandes orientations mais qui traiterait plutôt de thèmes concrets qui nous aident à nous mettre à l’œuvre.

Quels sont les avant-postes missionnaires des Oblats ? Quelles sont les zones les plus difficiles dans le monde où opèrent actuellement les OMI ?
Les deux premiers avant-postes sont plus faciles à identifier, grâce à un certain nombre de réflexions collectives que nous avons menées ces dernières années. Il y a eu trois symposiums internationaux, deux sur l’évangélisation du monde sécularisé et un sur le dialogue interreligieux.
De fait, je pense que l’évangélisation du monde sécularisé est un des défis missionnaires majeurs pour nous. Concrètement, nous avons fondé récemment une nouvelle communauté internationale à Birmingham, en Angleterre, qui débutera son activité à l’automne prochain.
Au second avant poste, je dirai qu’il y a le dialogue interreligieux. Dans certains pays, il progresse d’une manière sereine, par exemple au Sénégal ou en Thaïlande. Dans beaucoup d’autres endroits, il doit se confronter au problème du fondamentalisme. Nous ne devons pas oublier que durant les sept dernières années nous avons perdu deux missionnaires qui travaillaient parmi les Musulmans, aux Philippines. L’un d’eux était l’évêque Monseigneur Benjamin de Jesus.
A la troisième place, je mettrai la réconciliation et la guérison des blessures héritées du passé, un champ où les OMI sont actifs, par exemple au Sri Lanka, aux Philippines et au Guatemala.
Comme quatrième frontière, il me paraît juste de mentionner l’augmentation de la pauvreté en Amérique latine et en Afrique, dans des pays comme le Zimbabwe, Haïti, le Congo, l’Angola. Les causes sont multiples, souvent la guerre, ou le SIDA. Tant de nos frères servent dans ces contextes sans trop en faire échos. Pourtant, la volonté de ne pas rester silencieux devant de telles situations se fait jour, ce qui affermit le travail pour la justice, la paix et l’intégrité de la planète, faisant entendre la voix des pauvres là où se prennent les décisions qui les concernent. Nous, les Oblats, avons récemment été reconnus par l’ONU comme un Organisation Non Gouvernementale (ONG), et de cette manière, nous aurons une voix pour intervenir sur ces sujets.
Comme cinquième avant-poste, je veux évoquer un champ de mission spécial et nouveau qui vient à peine de s’ouvrir, les pays communistes et ex-communistes : la Roumanie, l’Ukraine, la Biélorussie, Cuba mais aussi le Laos et le Vietnam, le Turkménistan et la grande Chine. Nous sommes déjà présents dans tous ces pays, et il y a tant de travail missionnaire à faire, et aussi tant d’ouverture de la part de ces populations. Souvent, il s’agit d’une mission de première évangélisation.

Les Oblats aussi, comme presque toutes les congrégations apostoliques masculines, sont en baisse numérique. Comment ressent un supérieur général cette diminution du personnel ? Quels sont les défis qui en découlent ?
C’est vrai, les effectifs diminuent, particulièrement dans les pays occidentaux ; cependant toutes les congrégations ne souffrent pas d’un recul de leur effectif total. Et aussi pour les Oblats, il y a un signe d’espérance dans le fait que malgré la baisse de 11% du nombre global dans les six dernières années, le nombre des candidats a augmenté de 4% et se monte actuellement à 676. Les changements, nous disent les experts, -et nous avons fait faire aussi une étude à ce sujet- correspondent au changement démographique général des populations.
Cela signifie pour les Oblats -et je crois que bientôt aussi pour l’ensemble de la société occidentale- que nous devons être flexibles et changer. Par exemple, cela nous demande d’être ouverts aux étrangers, de fermer tant de lieux où nous avons été présents pendant des décennies, mais aussi d’ouvrir de nouvelles missions. Il est important de ne pas vouloir tout faire, tout maintenir, avec comme résultat de fractionner le personnel. Nous devons absolument maintenir des communautés vivantes. Pour cela, de plus en plus, la mission de l’occident, qui a toujours donné à l’Afrique, à l’Asie, et à l’Amérique latine, doit humblement commencer à recevoir.
En occident, le vrai problème n’est pas la diminution des effectifs en soi. Le risque serait plutôt de laisser se perdre l’esprit. On peut être bons missionnaires avec un petit nombre, comme nous l’ont montré les fondateurs, et comme aujourd’hui nous le voyons, par exemple, dans une province comme la France.

Comment voyez-vous le futur de la congrégation ? Quels sont les principales urgences ?
Les urgences peuvent être facilement déduites de ce que nous avons dit. Dans un monde et dans une congrégation qui sont en train de traverser un grand changement démographique, il faut partager plus : le personnel, les finances, l’expérience. Pour pouvoir faire cela, une condition indispensable est une formation dans un contexte plus international et missionnaire. Cela implique d’ouvrir les frontières, par exemple de coopérer entre différentes nations voisines. Les Oblats européens le font déjà au niveau de l’Espagne et de l’Italie.
Nous ne sommes pas encore trop habitués à faire ces pas ; mais l’Eglise est catholique, universelle et le règne du Christ ne connaît pas de frontières. Dans le monde d’aujourd’hui, nous avons la possibilité de devenir un signe concret de la coopération et aussi de la cohabitation harmonieuse entre les différentes cultures et les différents peuples. Je crois que notre traditionnel esprit de famille oblat, avec une inspiration mariale, doit être encore plus mis en pratique. Je dirais qu’il s’agit d’une question de spiritualité, d’une spiritualité d’Immense Espérance dans la générosité de Dieu qui, pour nous Oblats, a revêtu une expression unique dans le grand cœur de saint Eugène, un cœur grand comme le monde, comme a dit de lui un évêque qui le connaissait bien.


Administration générale

Les Oblats, accrédités comme ONG auprès des Nations Unies
Le Comité pour les Organisations Non Gouvernementales du Département des Informations Publiques (DPI) des Nations Unies a approuvé, au cours de sa rencontre de juillet, l’association des Missionnaires Oblats de Marie Immaculée comme membre de ce département.

Les ONG doivent désigner leur représentant et son substitut. Ces personnes ont ainsi accès, en qualité d’observateurs, aux facilités des Nations Unies et à toutes les rencontres ouvertes de ses membres. Ce sont les Pères Eliseo MERCADO et Seamus FINN (Directeur et Directeur adjoint des Services généraux de JPIC) qui ont été désignés comme nos représentants dans les organismes des Nations Unies à Genève et New York. Ces représentants sont aussi invités au briefing des ONG, organisé par le Département tous les jeudis. Ce briefing rassemble tous les officiers des Nations Unies, des délégués des gouvernements et d’autres experts, y compris ceux des ONG.

Cette association a pour but de donner des informations pour créer une conscience politique sur les finalités et les activités des Nations Unies et sur les problèmes de niveau mondial. C’est pourquoi, les ONG associées sont invités à dédier une partie de leurs publications et autres informations, aux travaux des Nations Unies.

Aix-en-Provence
Eugène revient à la Madeleine

Le 24 juin, Mgr Claude Feidt, archevêque d’Aix consacrait le nouveau maître-autel de l’église de La Madeleine, contenant les reliques de Saint Eugène de Mazenod. Dans un premier temps on avait prévu d’accomplir ce geste dans le cadre des célébrations des 21-23 mai, fête du Fondateur à Aix et Marseille. Mais, à cause du retard pris dans les travaux de restauration de l’église, la dédicace avait été renvoyée à plus tard.

Ainsi, 191 ans après les sermons du carême de 1813, en provençal, prêchés aux pauvres artisans et domestiques, Eugène revient dans l’église d’où il avait commencé sa mission. Ce geste dit aussi l’estime du diocèse pour la sainteté d’Eugène, un de ses enfants.

Les rubriques de la consécration d’un autel prévoient aussi la célébration des premières vêpres dans une autre église que celle de la consécration. Ainsi les vêpres solennelles ont été célébrées le soir du 23 juin, dans notre église de la Mission.

La consécration de l’autel eut lieu le jour suivant à La Madeleine, remplie de monde. Douze Oblats étaient présents, parmi lesquels Bernard DULLIER, provincial de France, et Baudouin MUBESALA, qui représentait le Père Général. Dans son homélie, Mgr Claude Feidt, a parlé avec éloquence de Saint Eugène, dont les reliques se trouvent désormais dans le maître-autel, de ses relations avec l’église de la Madeleine, des Oblats et de leurs missions.

La restauration du sanctuaire et le nouvel autel font partie d’un projet plus vaste affectant cette église. Notre correspondant à Aix, le P. Edward CAROLAN, nous informe qu’une partie de l’église devra encore longtemps être soutenue par les échafaudages actuels ... car, dit-il : « Le financement d’une telle opération qui dépend de l’Etat est tout aussi compliqué que ce que l’on peut trouver en Italie pour un projet du même genre... ainsi ça pourrait prendre un certain temps... »


Europe


FRANCE - LOURDES
Avec le Pape et les jeunes

Le Corriere della Sera, le quotidien le plus important d’Italie, a publié de nombreux reportages sur la visite de Jean Paul II à Lourdes, les 14-15 août. Dans son édition du 15 août, p. 9 il parle de la présence des jeunes dans ce sanctuaire marial. L’article s’ouvre par une considération de Stefano Giannarelli, un des jeunes qui participe au spectacle Aquero (voir Information OMI 434) qui s’inspire aux événements de Lourdes. Après avoir parlé de son expérience dans ce spectacle, Stefano, qui est ingénieur, dit : « Qu’est-ce qu’est Lourdes pour les jeunes ? Rien de plus que l’Evangile et l’Evangile est la Bonne Nouvelle, qui raconte que tout ne finit pas avec la mort. Lourdes est un coin de ciel… »

À son tour le P. Saverio ZAMPA, omi, qui, avec le P. Yves CHALVET, omi, est en charge du Service Jeunes du Sanctuaire, a souligné des différences parmi les jeunes : « Les jeunes français, anglais ou irlandais ont peut-être une caractérisation sociale plus marquée. Par contre les italiens arrivent avec des motivations plus personnelles. Mais, pour tous, le contact avec les malades constitue la chose la plus difficile et la plus gratifiante. Il sert à dépasser les barrières. De retour chez eux, dans la plupart des cas, ces jeunes se remettront au service des autres. »

Quelqu’un a remarqué que, derrière cette présence massive des jeunes à Lourdes, il y a peut-être une réaction à la contestation de ’68. Ces jeunes sont en effet les enfants de cette génération-là. Le P. Zampa, qui a 45 ans, n’hésite pas à dire qu’il trouve cela exagéré : « Les extractions sociales et politiques sont différentes ! Quand un de leurs enfants veut aller à Lourdes, certains parents laissent faire, d’autres s’y opposent… »

Dix mille sont les jeunes arrivés à Lourdes à l’occasion de la visite du Pape. Parmi eux quatre mille français et trois mille italiens. Quatre mille ont logés dans les bâtiments ou sous tente au Village des Jeunes, dont la responsabilité est confié aux Oblats. « A mon avis – conclut Saverio – on peut diviser ces jeunes en trois catégories : les curieux, ceux qui sont à la recherche et ceux qui sont décidés à faire une expérience de foi et ces derniers s’y donnent corps et âme. »

Et à qui, avec l’habituel grain de malice, demande si les magasins d’objets religieux ne dérangent pas l’âme pure et exigeante de ces jeunes, Stefano répond : « Nous ne sommes pas encore au Paradis, ici aussi comme partout il y a de l’ivraie et du bon grain. »


FRANCE – LOURDES
La visite du Pape et les Oblats

La récente visite du Pape à Lourdes, dont omiworld vous a déjà entretenus, a donné la possibilité à la communauté international des Oblats de vivre des moments très forts.

Le vendredi 13 août, dans la Basilique souterraine St-Pie X, la veille de l’arrivée du pape, a eu lieu une « veillée–jeunes », sous la responsabilité du Service Jeunes de Lourdes, avec les Pères Yves CHALVET DE RECY, Saverio ZAMPA et Norbert KINGANI ainsi que le Frère Gabriel OBI. Ils étaient plus de 7 000 jeunes pour cette veillée mariale, présidée par le Cardinal Barbarin, archevêque de Lyon. La quasi-totalité des textes avait été composée par les PP.Chalvet de Récy et Zampa, puis traduits en anglais, italien et espagnol par les Oblats responsables de la pastorale en ces diverses langues.

Le samedi 14 août, les Oblats, avec les autres chapelains, étaient tous rassemblés, à la grotte de Massabielle, pour réciter l’Angélus avec le Pape. Dans l’après midi, pendant la prière du chapelet, 6 jeunes du Service Jeunes, dont un postulant Oblat du Vietnam, entouraient la voiture papale, avec des représentants des Sanctuaires, des malades, des hospitaliers. Le soir, au cours de la procession mariale, le Père Yves Chalvet portait la rose d’or offerte aux Sanctuaires par le Pape Pie IX.

Le Dimanche 15 août, tous les Oblats coordinateurs (PP. GRIFFIN, BIFFI, BARZEN, GONZALEZ, KEMSEKE, CHALVET) introduisaient la messe, présidée par le Pape et concélébraient avec lui et les autres chapelains.

Peu avant son départ, le Pape Jean Paul II a reçu, à l’accueil Notre Dame, tous les chapelains. Les Oblats étaient de la fête ainsi qu’une soixantaine de jeunes bénévoles du Service Jeunes qui ont chanté devant le St Père, sous la direction du Père Saverio Zampa.

Enfin, les Oblats coordinateurs de langue étaient tout près du Saint Père lors de son départ de la Grotte de Massabielle. Toute la communauté était bien évidemment mobilisée pour quantité de tâches : presse, célébrations, traductions, veillée, chapelet, accompagnement des bénévoles.

Un grand moment de fête !


ITALIE
L’art d’évangéliser les jeunes

Evangéliser le monde des jeunes au moyen des différentes disciplines artistiques : le chant, la musique, le théâtre, les médias… C’était le but du Campus organisé par le mouvement « Construire » (Jeunes en relation avec les Oblats en Italie) du 18 au 24 juillet. Quatre-vingt-cinq jeunes italiens, entre 18 et 25 ans, se sont retrouvés près de Rome, pour cette session de travail, accompagnés par 11 Oblats.

En plus des ateliers sur les disciplines artistiques, il y a eu aussi deux écoles : l’une pour former les jeunes dans leur identité charismatique oblate ; l’autre pour former des animateurs qui vont travailler avec les Oblats dans les missions pour les jeunes et dans l’accompagnement des groupes.

Particulièrement significative, la visite à la Maison générale où le Père Steckling, Supérieur général, a présidé la messe. Dans son homélie il a voulu reprendre le thème du Campus : Evangelizzarte (néologisme composé par évangéliser et art). « Cette parole, que vous avez inventée – a-t-il dit - réunit l’évangile et l’art. Et c’est bien, car il y a vraiment un lien : l’évangile nous met en relation avec Dieu, source de toute beauté ». Il a ensuite cité le sermon d’Eugène de Mazenod dans l’église de la Madeleine à Aix-en-Provence.

Les participants ont pu aussi visiter les studios d’une télévision italienne et de Radio Vatican. « Ce campus – selon le P. Pasquale CASTRILLI, un des responsables – a mis en route les talents et la créativité des nos jeunes qui prennent ainsi toujours plus conscience de leur responsabilité dans l’évangélisation des autres jeunes. »


FRANCE
II y a soixante ans cinq oblats fusillés par la Gestapo

La Croix du 23 juillet a publié un article signé par Constance de Buor qui rappelait l’exécution durant la Deuxième Guerre Mondiale de cinq Oblats. C’était il y a soixante ans, à quelques encablures de Fontainebleau : sous les balles de la Gestapo, ils furent victimes de la dernière heure pour faits de résistance. Au château de La Brosse-Montceaux (Seine-et-Marne), qui accueillait la communauté du Scolasticat, le Père supérieur avait en effet accepté de cacher un stock d’armes qu’une subdivision de résistants lui avait transmis par parachutage. Le 12 juillet 1944, une première vague de matériel était sortie du caveau des Oblats qui servait de planque, et envoyée vers Paris. Le 22 juillet, le reste des armes quittait le château pour être remis au réseau « Honneur » de la police de Paris qui participera à la Libération de la capitale. Deux jours plus tard, la Gestapo, sans doute aiguillée, fit irruption au château. Les Oblats restèrent muets sur le nom de ceux qu’ils avaient aidés. Y compris sous la torture. Deux pères, deux scolastiques et un frère furent fusillés, tandis que le reste de là communauté fut embarqué pour Fontainebleau puis Compiègne, pour être transféré en Allemagne. Sa route vers l’Allemagne sera interrompue en août par la Libération. «Dès 1941, les oblats s’étaient engagés contre l’antisémitisme. Dans plusieurs communautés, les religieux cachaient des enfants juifs ou multipliaient les actes de résistance et de nombreux Pères furent déportés», a rappelé le P. Bernard Dullier, supérieur provincial de France.

La Brosse-Montceaux a accueilli le 24 juillet la commémoration du 60e anniversaire de cet événement. Après un rassemblement à 14 heures, à la mairie, en présence du député et maire de Montereau, Yves Jégo, une messe a été célébrée au château par Mgr Albert-Marie de Monléon, évêque de Meaux et de Mgr Georges Gilson, évêque de Sens-Auxerre et en présence du P. Bernard Dullier et du P. Thomas Klosterkamp, supérieur provincial d’Allemagne. Après le dîner officiel, un son et lumière a retracé cette histoire.


Afrique-Madagascar


CONGO
Un évêque oblat d’Haïti au premier
Congrès international de Missiologie

Mgr Pierre-Antoine PAULO, o.m.i., évêque coadjuteur de Port de Paix en Haïti, est intervenu avec une conférence lors du tout premier congrès international de missiologie qui vient de se tenir à Kinshasa en République démocratique du Congo.

L’évêque haïtien représentait le CELAM, le Comité des Episcopats latino-américains. Il souhaite que s’établisse dans les meilleurs délais un partenariat pastoral et missionnaire entre le CELAM et le SCEAM (Symposium des Conférences Episcopales d’Afrique et de Madagascar) dans le but de promouvoir et d’orienter l’échange d’agents pastoraux entre les Eglises particulières d’Afrique et d’Amérique latine, et de mettre sur pied une équipe de missionnaires ad gentes de type Fidei Donum répondant à la réalité et à la spiritualité propres de ces deux régions.

Mgr Paulo a aussi parlé de la vitalité de l’Eglise en Afrique et en Amérique latine en soulignant la présence ethnique et culturelle de l’Afrique en Amérique latine. En Amérique latine se trouve le plus grand nombre de catholiques, et en Afrique, le taux de croissance le plus élevé du nombre de catholiques.

A la séance de clôture du congrès de missiologie de Kinshasa, le 17 juillet, il a pris la parole en guise de témoignage. Il a alors exprimé le souhait que le congrès marque déjà la première étape de la collaboration missionnaire entre l’Afrique et l’Amérique latine.

Interviewé par le père Jean-Baptiste MALENGE pour l’Emission Religieuse Catholique télévisée produite par le Service des Moyens de Communication Sociale de la Conférence Episcopale Nationale du Congo, l’évêque haïtien a déclaré qu’il se sentait avoir fait à l’inverse la “route de l’esclave” qui avait amené des Africains en Amérique latine.


AFRIQUE DU SUD
Le “sommet” des formateurs

Du 29 juin au 6 juillet, au scolasticat de Cedara en Afrique du Sud, a eu lieu un Congrès Oblat sur la formation. Son but était d’évaluer l’efficacité des programmes de formation en Afrique du Sud. En d’autres termes, il s’agissait de comprendre si la formation dans nos institutions produit de fait le missionnaire oblat dont la Congrégation et l’Eglise ont besoin en ce moment de l’histoire. On a aussi essayé de comprendre quels parcours choisir et quels moyens prendre pour améliorer les programmes de formation, de telle sorte que les jeunes Oblats puissent répondre de façon adéquate aux défis de la société moderne.

Ce Congrès a rassemblé les Supérieurs provinciaux de toutes les unité de l’Afrique du Sud, les membres des équipes de toutes les maisons de formation, des représentants des laïcs associés et des scolastiques. Invités spéciaux étaient l’Assistant général pour la formation, le Conseiller général pour l’Afrique-Madagascar et des représentants du Comité général pour la formation. Dans le vrai sens du mot, ce fut un sommet de haut niveau.


Canada


Notre Dame-du-Cap
Décès de Mgr Légaré

Mgr Henri LÉGARÉ est décédé à Ottawa le 19 juillet 2004, à l’âge de 86 ans. Il est né le 20 février 1918 à Willow Bunch (Saskatchewan). Après ses études classiques au collège de Gravelbourg, il entra au noviciat des Missionnaires Oblats de Marie Immaculée à Saint-Laurent (Manitoba) en 1937. De 1938 à 1944, il poursuivit ses études philosophiques et théologiques au scolasticat de Lebret. Il fut ordonné prêtre à Lebret, le 29 juin 1943.

En 1944, il entreprit des études spécialisées en sciences sociales : de 1944 à 1947, à la Faculté des Sciences sociales de l'Université Laval, où il obtint une maîtrise, puis, de 1948 à 1950, à l'Université de Lille (France) où il soutint sa thèse de doctorat. En 1947 et 1948, il avait été professeur au Séminaire Saint-Norbert (Manitoba) et journaliste. Il y revint pour occuper les mêmes fonctions de 1950 à 1952.

II fut nommé, en 1952, directeur de l'Association des Hôpitaux catholiques au Canada, poste qu'il occupa jusqu'en 1957. A l'Université d'Ottawa, il fut doyen de la Faculté des Sciences sociales de 1954 à 1958, puis recteur de 1958 à 1964. Après un séjour de trois ans au Manitoba, il fut nommé évêque du diocèse de Labrador-Schefferville, le 13 juillet 1967, puis promu archevêque de Grouard-McLennan le 21 novembre 1972. Il quittait la charge pastorale en 1996 et s’est retiré à Ottawa, en la communauté oblate de l’Assomption.


Notre-Dame-du-Cap
Couronnée depuis cent ans

Nous sommes en 1904. Les Oblats desservent le Sanctuaire de Notre-Dame-du-Cap depuis à peine deux ans. Pleins d’enthousiasme, ils écrivent à leur confrère procureur des Oblats auprès du Saint-Siège : «Nous désirons obtenir le couronnement de Notre-Dame du Cap. Vous ferez certainement ce que vous pourrez pour hâter l’expédition du bref [lettre d’autorisation]. Le couronnement de notre douce Madone, la première Vierge couronnée au Canada, sera tout un événement... Vous n’ignorez pas qu’ici l’hiver vient de bonne heure. Nous tenons à faire la cérémonie avant le mauvais temps, et voilà pourquoi nous vous serions bien reconnaissants d’abréger les lenteurs romaines. Vous pourriez donner indifféremment le titre de Notre-Dame du Cap ou de Notre-Dame du Très Saint Rosaire. Nous trouvons les deux vocables dans les archives.»

Le pape saint Pie X répond affirmativement et désigne Mgr François-Xavier Cloutier, évêque de Trois-Rivières, pour couronner Notre-Dame du Cap en son nom. Le pape se réjouit de voir la dévotion des gens d’ici envers la Vierge Marie. Il se dit également «heureux que le jubilé de l’Immaculée Conception soit marqué par un monument d’affectueuse piété».

Les organisateurs de l’événement voient grand. «Ce n’est pas dans l’espace restreint d’un diocèse que nos regards s’arrêtent. N’est-ce pas l’amour du pays qui a inspiré et qui prépare ces grandioses solennités ? Il s’agit ici du Canada tout entier. Ce sont des fêtes nationales que nous devons célébrer.»

Le 12 octobre, «de bonne heure tous les confessionnaux sont assiégés. La distribution de la communion est incessante. Les bateaux, les chars à vapeur, les voitures particulières amènent, à chaque instant, de nouveaux pèlerins.» «A dix heures et demie, au son des cloches, aux détonations du canon, Nosseigneurs les évêques quittent processionnellement la résidence des Oblats, pour se rendre à l’estrade préparée. La croix ouvre la marche; puis, viennent les enfants de chœur du Séminaire avec leurs plus beaux atours, les prêtres en surplis, de nombreux chanoines, le Père Frédéric, portant sur un trophée richement décoré, la couronne réservée à la Madone, puis les évêques : Mgr le Délégué apostolique, Mgr Cloutier, évêque de Trois-Rivières; les archevêques et évêques des diocèses suivants : Québec, Montréal, Nicolet, Ottawa, Kingston, Halifax, Vancouver, Rimouski, Saint-Hyacinthe, Valleyfield; Chicoutimi, Sherbrooke, Burlington et Saint-Boniface.»

Le délégué apostolique célèbre l’eucharistie sous le grand chapiteau érigé en face du Petit Sanctuaire. «Les quinze évêques sont rangés de chaque côté, au bas de l’autel. Auprès d’eux ou derrière les fauteuils, se placent près de quatre cents prêtres. Et au loin, la foule immense. Ils sont nombreux, les Zachée qui voudraient voir!»

Enfin, c’est la cérémonie du couronnement par l’évêque des Trois-Rivières, au nom du pape Pie X. La couronne est bénite et déposée sur le front de Notre-Dame du Cap au son des cloches et des coups de canon. «La statue couronnée est ensuite portée par quatre prêtres dans son antique sanctuaire. Quand elle passe, la foule tombe à genoux, lui envoie des baisers. Tout un passé de bienfaits semble revivre dans la mémoire de chacun des pèlerins...»

«Oh ! il était ensoleillé et brillant le 12 octobre, mais il n’était pas chaud. De quel droit exiger de lui les chaleurs de juillet ou d’août? Il semblait impassible en présence des milliers de personnes qui n’avaient pu pénétrer sous les immenses tentes élevées en face du sanctuaire.»

Pendant de nombreuses années, on a célébré la Vierge du Cap le jour anniversaire de son couronnement. Mais les 12 octobre étaient souvent «froids et venteux» comme en 1904. C’est pourquoi depuis 1919, les grandes célébrations à notre Sanctuaire ont lieu le 15 août.

J’ai cité les contemporains de l’événement. Ces quelques textes témoignent de leur dévouement et de leur piété à l’endroit de Celle qui nous accueille à bras ouverts dans son « Petit Sanctuaire». (Hervé Aubin, o.m.i. Revue Notre-Dame du Cap, juin 2004)


Asie-Océanie

SRI LANKA – COLOMBO
Le décès de Mgr Edmund J. Fernando

Edmund J. FERNANDO, ancien évêque de Badulla, est mort le 16 juillet à Colombo. Il avait 83 ans. Il était né le 25 mars 1921 à Pitipana, Negombo. Il a fait ses premiers vœux chez les Oblats en 1944. Après son ordination sacerdotale en 1949, il a été nommé vicaire de la paroisse de Borella. Ensuite, il a fait partie de l’équipe du petit séminaire, Saint Louis à Borella. Il a été curé à Moratuwa et vicaire forain du district de Moratuwa jusqu’en 1962, au moment de sa nomination comme maître de novices à Kalatura. En janvier 1968, il devint directeur spirituel du Séminaire National de Ampitiya-Kandy.

Cette tâche dura peu de temps, car le Pape Paul VI le nomma évêque auxiliaire de Colombo en juin de la même année. Il fut donc auxiliaire du Cardinal Thomas COORAY jusqu’en 1983, quand Jean Paul II lui confia la charge du diocèse de Badulla. Il a servi ce diocèse jusqu’à sa retraite en 1997.


BANGLADESH
Le Scolasticat abrite 400 victimes des inondations

Presque trois quart du pays se trouve sous l’eau et les reportages parlent de plus de 200 morts. Les inondations couvrent 40% de Dhaka, la capitale. Avec les pluies qui sont encore attendues, les experts craignent un déclenchement du choléra.

En voyageant en bus de Lokhipur à Dhaka, le P. Frank SANTUCCI, qui avait juste terminé de prêcher la retraite annuelle aux Oblats du Bangladesh, nous a envoyé ce compte-rendu : « C’est un voyage que je n’oublierai jamais. Toutes les routes sont construites un pied au-dessus du niveau du terrain. Ainsi, nous avons voyagé sur cette langue de goudron, environnés d’eau des deux côtés. La tragédie c’est que la route était bordée de gens de tout âge, avec leurs animaux. Ils nous regardaient. Leurs maisons et tous leurs biens se trouvaient maintenant quelque part, en dessous des eaux. Ça faisait mal au cœur ! ».

Arrivé à Dhaka, P. Santucci a trouvé 150 familles, environ 400 personnes, réfugiées au Scolasticat. Les gens sont partout, même dans la zone où vit la communauté. « Nos scolastiques font un travail remarquable, donnant espérance et réconfort, et apaisant les nerfs fragiles », écrit-il . Cela s’était passé la dernière fois en 1998, et il avait fallu deux mois avant que les réfugiés puissent rentrer chez eux, où trouver un autre logement. Les Oblats dans les différents centres, travaillent jour et nuit, en faisant de leur mieux pour soulager la misère de gens.

Le gouvernement du Bangladesh n’a pas demandé jusqu’à présent l’aide internationale. Le ministère de la Protection Civile a déclaré que le gouvernement fera appel aux autres pays, après ce désastre, pour bâtir des abris permanents sur des terrains plus élevés, au nord et au nord-est du pays.


Amérique latine


BRÉSIL
Que se passe-t-il ?

Roberto De Valicourt, missionnaire au Brésil, nous aide à faire le point sur ce pays après l’avènement de Lula.
La situation économique n’est pas brillante, et la conjoncture politique bien incertaine. Le 22 mars, à Belém, les dissidents du Parti des Travailleurs - PT - ont fondé un nouveau parti de gauche plus radical, d’opposition à la politique gouvernementale. Trois puissants partis de droite ou du centre (PFL, PSDB, PDT), jusqu’alors divisés, ont formé un bloc pour contrer le Gouvernement. Le Président Lula et son équipe se trouvent donc affrontés à une lourde opposition. Les travailleurs avaient cru en une transformation profonde et rapide. Même la droite s’était bien comportée. Lula avait dit : donnez-moi un an pour mettre de l’ordre dans la maison. Mais on est à la deuxième année et rien ne change.

La faim continue à faire souffrir, le chômage augmente lentement et sûrement, le pouvoir d’achat diminue, la réforme agraire ne se fait pas. La popularité de Lula est encore importante, mais elle est en baisse. Quelques scandales n’arrangent pas les choses. Seuls le F.M.I. et les grandes banques sont satisfaites!

Certes, de belles choses se font comme par exemple la lutte contre l’esclavage, la loi sur le désarmement, la défense de l’Amazonie, l’assistance aux familles les plus pauvres en certaines régions du pays. Mais la résistance des riches est puissante et organisée. Des juges, des avocats, des fonctionnaires sont menacés de mort ou exécutés. Les trafiquants de drogue forment presque un état dans l’Etat. La violence prend des dimensions jamais vues.

Dans l’État du Para, l’évolution économique est impressionnante: l’élevage et l’exportation de viande (sans fièvre aphteuse !), l’exportation du bois, les immenses ressources minières. La grande agriculture est de plus en plus moderne. La culture du soja envahit tout et elle chasse, sans violence, les petits cultivateurs : ceux-ci viennent gonfler les banlieues des grandes villes. Plus de 400 occupations de terrains urbains dans la banlieue de Belém: vous imaginez tous les conflits que cela entraîne. Avec les postulants nous travaillons dans quelques-unes de ces occupations. L’une d’elle a près de 15 000 habitants: sans eau, sans électricité, sans égout, sans collège ni crèche, sans poste de santé, sans ramassage des poubelles.

Les riches sont de plus en plus riches et les pauvres s’enfoncent dans la misère. Et nous, les Oblats, en tout ça? Nous sommes désormais regroupés en une seule « Province du Brésil », qui a choisi, comme une de ses priorités, d’investir en Amazonie : probablement à Manaus, la capitale. Un espoir pour notre «District d’Amazonie»! Les rencontres ne seront pas faciles, car pour aller à Manaus il faut cinq jours de bateau, et quatre pour revenir!

Après une année creuse, voici que nous avons pléthore de postulants : 10 à Récife, 7 à Goiânia/Sâo Paulo, et 9 à Belém !!! Qu’est-ce que ça signifie? Il est évident que tous ne vont pas continuer, mais même ainsi…

Un tel nombre n’était pas prévu ! On doit camper. On a été obligé de mettre des matelas par terre. Mais pour l’instant l’ambiance est excellente. J’espère que ça va continuer… Nous faisons très peu de propagande pour attirer les vocations, mais ils nous voient vivre et le charisme oblat attire les jeunes. (Adapté de Audacieux pour l’Evangile, juillet 2004)


États-Unis


Finn élu président du ICCR
Durant leur rencontre de juin à San Francisco, les organisations membres de Interfaith Center on Corporate Responsability (ICCR), Centre Interconfessionnel de Responsabilité Corporative, a élu Seamus FINN, O.M.I., président du conseil d’administration. Les Oblats des Etats-Unis collaborent avec ICCR depuis plusieurs années. En qualité de directeur du Bureau National Oblat de Justice, Paix et Intégrité de la Création, le P. Finn a été le principal promoteur de la responsabilité corporative pendant plus de dix ans.

Depuis plus de trente ans le ICCR mène une action basée sur la foi, pour aider les compagnies commerciales à reconnaître leur responsabilité sociale tant au niveau national qu’international. Les 275 organisations qui en font partie, comprennent des groupes nationaux, des communautés religieuses, des fonds de pension, des fondations, des corporations hospitalières, des fonds pour le développement économique et des sociétés d’édition. Comme investisseurs institutionnels, ces organisations, inspirées de la foi, tels les Missionnaires Oblats de Marie Immaculée, sponsorisent plus de 100 résolutions d’actionnariat par an pour orienter les décisions en vue de résoudre des problèmes sociaux et d’environnement. L’ensemble du portefeuille est évalué à 110 milliards de dollars. Actuellement les efforts sont concentrés sur certains domaines comme la promotion des droits humains, l’eau et la nourriture, l’accès aux soins, la possibilité d’accès au financement, la violence et la militarisation de la société, l’écologie et le réchauffement planétaire.


Livres

ATITUNG Cyrille Kalom (Administration générale): Les images et la sainteté de l’Église. Étude sur l’ecclésiologie de Tertullien et de Cyprien. Thèse présentée à l’Institutum Patristicum Augustinianum de l’Université pontificale du Latran pour le doctorat en théologie et sciences patristiques. Rome, 2004, 414 pp.

CARIGNAN Armand (Philippines): Come Along... (A travers…) Aperçus sur le voyage de la vie d’un missionnaire aux Philippines. Mémoires autobiographiques de cinquante ans de vie missionnaire aux Philippines. Cotabato City, Notre Dame Press, 2004, 147 pp.

DUDA Pawel (Pologne): Przyjdź, Panie Jezu! (Viens, Seigneur Jésus!) Homélies pour l’Avent et Noël. Wroclaw-Ursberg, Wydawnictwo Królowej Pokoju, 2003, 61 pp.

O’DONOVAN Richard (Angleterre Irlande) : Early Days in the Colwyn Area. (Les premiers jours dans la zone de Colwyn). Une histoire des Missionnaires Oblats de la paroisse de Saint Joseph dans la Baie de Colwyn. Impressions privées, 206 pp.

Perniola V., S.J. The Catholic Church in Sri Lanka (L’église catholique au Sri Lanka). L’époque britannique. Volume VIII 1887 – 1899. L’archidiocèse de Colombo. Journal historique de Ceylan - Série monographique. Volume 26. Tisara Press, Dehiwala, Sri Lanka, 2004, 739 pp.

SADOWSKI Jan (Assumption): Bajki z Madagaskaru. (Contes du Madagascar) Canada, 2003, 96 pp.

WOJTKOWIAK Wojciech (Assumption): Wśród Kanadyjskich Indian na Preriach. (Dans les prairies avec les indiens du Canada) Poznan – Lestock, 2003, 112 pp.


Anniversaires – Octobre 2004

60 ans de profession religieuse

1944.10.07 07910 P. Daniël Vanderghote Hollande-Flandres

50 ans de profession religieuse

1954.10.07 09831 P. Antonio Alberti Mexique
1954.10.07 09830 P. Giuseppe Carnevale Italie
1954.10.15 09827 P. Henri Méolle France

50 ans de sacerdoce

1954.10.03 08996 P. Jules Charlier Belgique-Sud
1954.10.07 08745 P. Lester Kaufmann Lacombe
1954.10.10 08795 P. Carmelo Iuculano Italie
1954.10.24 08646 P. José-Maria González Espagne
1954.10.31 08573 P. Aloysius Kedl Lacombe
1954.10.31 09102 P. Piet Palm Hollande-Flandres
1954.10.31 08503 P. Ernest Ruch France

25 ans de profession religieuse

1979.10.01 12519 P. Karl-Heinz Vogt Allemagne

25 ans de sacerdoce

1979.10.05 12295 P. Maynard Boomars Saint Paul’s


Suffrages pour nos défunts

(No. 56-72)

Nom
Province
Naissance
Mort à
Date
P. Paul Seghers Hollande-Flandres
13/02/1925
Waregem
01/07/2004
P. Luc Thibeaut France
26/04/1941
*****
13/07/2004
Fr. André Boucher N.D.-du-Cap
12/02/1934
Sainte-Foy
14/07/2004
Mgr. Edmund Fernando Colombo
21/03/1921
Colombo
16/07/2004
Mgr. Henri Légaré  N.D.-du-Cap
20/02/1918
Ottawa
19/07/2004
P. Julio Fernández St. Peter’s
18/01/1962
San Juan
19/07/2004
Fr. Léonard Shinginieka Congo
01/01/1930
Kinshasa
23/07/2004
P. Antonin Philip France
12/06/1923
Lumières
25/07/2004
Fr. Philippe Lafaille N.D.-du-Cap
19/12/1912
Sainte-Foy
26/07/2004
P. José Azpiazu États-Unis
11/04/1904
San Antonio
29/07/2004
P. Roland Lussier États-Unis
13/12/1921
West Palm Beach
30/07/2004
P. Michael Nkosi Natal
24/08/1943
Durban
30/07/2004
P. Michel Le Berre France
28/05/1916
Pontmain
31/07/2004
P. Boleslaw Krachulec Pologne
02/10/1913
Beuvry
12/08/2004
P. Maurice Dugal N.D.-du-Cap
17/02/1917
Richelieu
15/08/2004
P. Reginald Shunmugam Natal
10/06/1943
Benoni
21/08/2004
P. Antonio Fortin Manitoba
12/09/1918
Saint-Boniface
27/08/2004
P. Michael Croos Colombo
29/05/1927
Colombo
31/08/2004

 “Nous garderons vivant le souvenir de nos défunts
et nous ne manquerons pas de prier pour eux,
offrant fidèlement les suffrages prescrits à leur intention.” (Const. 43)


INFORMATION OMI est une publication non officielle
de l'Administration générale des Missionnaires Oblats de Marie Immaculée
C.P. 9061, 00100 ROMA-AURELIO, Italie
Fax: (39) 06 39 37 53 22 E-mail : information@omigen.org
http://www.omiworld.org

Comité de rédaction : Ronald LaFramboise (director),
Raúl Castro, Antonino Bucca
Imprimeur : Rajapakse Francis Rabindra
Expédition : Théophile Le Page



Imprimez ce document