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OMI INFORMATION
No.
435 septembre
2004
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Ouverture
du Chapitre général à Rome
Le
34e Chapitre général des Missionnaires Oblats de Marie Immaculée s’est ouvert
à Rome lundi, 30 août . La journée a commencé à 9 heures par la liturgie de
la Parole, dans la majestueuse église de la Maison générale des Frères des Ecoles
chrétiennes.
Après la lecture des passages suivants de l’Evangile de Jean : 7,37-30;
19, 21 ; 20,22, l’assemblée a invoqué l’ Esprit Saint, utilisant une prière
du Pape Jean Paul II., entrecoupée d’invocations chantées à l’ Esprit. Les membres
du Chapitre ont rejoint ensuite en procession l’ Aula du Chapitre en portant
un cierge allumé de différente couleur, selon les six Régions du monde de notre
famille religieuse.
Dans l’ Aula du Chapitre, P. Bernard KERADEC, Commissaire du Chapitre, déclara
que les Certificats officiels d’élection étaient conformes au règlement, il
a ensuite fait l’appel nominal des 96 Oblats qui prendront part au Chapitre.
Parmi eux, il y a 40 membres ex officio et 52 délégués élus, plus quatre Oblats
invités par le Supérieur Général. L’horloge du clocher des Frères battait 10
heures quand le P. Supérieur Général Wilhelm STECKLING déclara ouvert le 34e
Chapitre général.
Les capitulants, et les Oblats de la Maison générale et de la Province italienne
se rassemblèrent dans l’ église principale pour l’ Eucharistie d’ouverture à
11.30. Etaient aussi présents beaucoup d’amis et des représentants des Congrégations
religieuses qui nous sont liées.
Dans l’après-midi démarrait l’étape de prise de contact et de connaissance mutuelle.
Pour cela les capitulants se sont retrouvés dans des groupes de 10 à 12 personnes.
L’expérience se poursuivra mardi.
Visitez OMIWORLD chaque jour et vous serez informés quotidiennement des événements
du Chapitre: www.omiworld.org
Un Chapitre plein d’espérance
Entretien avec le Supérieur général
Vérifications,
stratégies, choix des hommes justes, mais aussi fraternité, sens de l’appartenance
et identité sont les éléments importants qui vont se mêler dans ces journées
intenses de travail. A la veille de ce chapitre, le P Pasquale CASTRILLI a voulu
rencontrer le P Wilhelm STECKLING, qui finit un premier mandat de six ans comme
supérieur général, pour lui poser quelques questions.
•
Les Missionnaires Oblats arrivent au Chapitre général après tout un cheminement
intitulé Immense Espérance. Pouvez vous nous parler de ce projet ?
Quels fruits a-t-il porté pour la Congrégation ?
Immense Espérance est un titre évocateur qui se réfère bien-sûr non
pas à une espérance limitée, modeste, mais à la perspective totalement nouvelle
qui s’est ouverte dans l’histoire par l’intervention de Dieu en son fils Jésus-Christ.
Le projet oblat appelé Immense Espérance, quant à lui, est un processus
communautaire d’évaluation. Cette dynamique qui a duré quatre ans s’est focalisée
sur notre « pratique missionnaire » et non pas sur les principes ou
les idéaux, pour lesquels nous avons déjà une excellente base de documentation.
Nous nous présentons comme les missionnaires des pauvres, des abandonnés. Alors
nous avons voulu vérifier si nous étions présents sur ces terrains et si nous
étions connus pour cela. Après une première hésitation, la congrégation a répondu
avec un grand enthousiasme à ce projet, soit une participation de 96%. Au chapitre,
chaque province apportera les fruits de ce travail sous forme d’une stratégie
missionnaire, en vue de la partager et de s’entraider.
•
Quels seront les thèmes principaux du
34ème chapitre général des Missionnaires OMI ?
Le chapitre général est souverain dans le choix des thèmes abordés. Néanmoins,
des questionnaires ont été envoyés et les réponses ont indiqué une préférence
pour certains thèmes : l’attention aux pauvres d’aujourd’hui, la formation
missionnaire de nos candidats dans un contexte plus international, la pastoral
de la jeunesse, qui est sortie comme un thème nouveau, l’interrogation sur comment
être plus missionnaire dans les paroisses, et enfin le partage du charisme de
saint Eugène de Mazenod avec les laïcs. Nous avions demandé de proposer des
thèmes en vue d’un chapitre qui n’élaborerait pas de grandes orientations mais
qui traiterait plutôt de thèmes concrets qui nous aident à nous mettre à l’œuvre.
•
Quels sont les avant-postes missionnaires
des Oblats ? Quelles sont les zones les plus difficiles dans le monde où
opèrent actuellement les OMI ?
Les deux premiers avant-postes sont plus faciles à identifier, grâce à un
certain nombre de réflexions collectives que nous avons menées ces dernières
années. Il y a eu trois symposiums internationaux, deux sur l’évangélisation
du monde sécularisé et un sur le dialogue interreligieux.
De fait, je pense que l’évangélisation du monde sécularisé
est un des défis missionnaires majeurs pour nous. Concrètement, nous avons fondé
récemment une nouvelle communauté internationale à Birmingham, en Angleterre,
qui débutera son activité à l’automne prochain.
Au second avant poste, je dirai qu’il y a le dialogue
interreligieux. Dans certains pays, il progresse d’une manière sereine,
par exemple au Sénégal ou en Thaïlande. Dans beaucoup d’autres endroits, il
doit se confronter au problème du fondamentalisme. Nous ne devons pas oublier
que durant les sept dernières années nous avons perdu deux missionnaires qui
travaillaient parmi les Musulmans, aux Philippines. L’un d’eux était l’évêque
Monseigneur Benjamin de Jesus.
A la troisième place, je mettrai la réconciliation
et la guérison des blessures héritées du passé, un champ où les OMI
sont actifs, par exemple au Sri Lanka, aux Philippines et au Guatemala.
Comme quatrième frontière, il me paraît juste de mentionner l’augmentation
de la pauvreté en Amérique latine et en Afrique, dans des pays comme
le Zimbabwe, Haïti, le Congo, l’Angola. Les causes sont multiples, souvent la
guerre, ou le SIDA. Tant de nos frères servent dans ces contextes sans trop
en faire échos. Pourtant, la volonté de ne pas rester silencieux devant de telles
situations se fait jour, ce qui affermit le travail pour la justice, la paix
et l’intégrité de la planète, faisant entendre la voix des pauvres là où se
prennent les décisions qui les concernent. Nous, les Oblats, avons récemment
été reconnus par l’ONU comme un Organisation Non Gouvernementale (ONG), et de
cette manière, nous aurons une voix pour intervenir sur ces sujets.
Comme cinquième avant-poste, je veux évoquer un champ de mission spécial et
nouveau qui vient à peine de s’ouvrir, les
pays communistes et ex-communistes : la Roumanie, l’Ukraine,
la Biélorussie, Cuba mais aussi le Laos et le Vietnam, le Turkménistan et la
grande Chine. Nous sommes déjà présents dans tous ces pays, et il y a tant de
travail missionnaire à faire, et aussi tant d’ouverture de la part de ces populations.
Souvent, il s’agit d’une mission de première évangélisation.
•
Les Oblats aussi, comme presque toutes
les congrégations apostoliques masculines, sont en baisse numérique. Comment
ressent un supérieur général cette diminution du personnel ? Quels sont les
défis qui en découlent ?
C’est vrai, les effectifs diminuent, particulièrement dans les pays occidentaux ;
cependant toutes les congrégations ne souffrent pas d’un recul de leur effectif
total. Et aussi pour les Oblats, il y a un signe d’espérance dans le fait que
malgré la baisse de 11% du nombre global dans les six dernières années, le nombre
des candidats a augmenté de 4% et se monte actuellement à 676. Les changements,
nous disent les experts, -et nous avons fait faire aussi une étude à ce sujet-
correspondent au changement démographique général des populations.
Cela signifie pour les Oblats -et je crois que bientôt aussi pour l’ensemble
de la société occidentale- que nous devons être flexibles et changer. Par exemple,
cela nous demande d’être ouverts aux étrangers, de fermer tant de lieux où nous
avons été présents pendant des décennies, mais aussi d’ouvrir de nouvelles missions.
Il est important de ne pas vouloir tout faire, tout maintenir, avec comme résultat
de fractionner le personnel. Nous devons absolument maintenir des communautés
vivantes. Pour cela, de plus en plus, la mission de l’occident, qui a toujours
donné à l’Afrique, à l’Asie, et à l’Amérique latine, doit humblement commencer
à recevoir.
En occident, le vrai problème n’est pas la diminution des effectifs en soi.
Le risque serait plutôt de laisser se perdre l’esprit. On peut être bons missionnaires
avec un petit nombre, comme nous l’ont montré les fondateurs, et comme aujourd’hui
nous le voyons, par exemple, dans une province comme la France.
•
Comment voyez-vous le futur de la congrégation ?
Quels sont les principales urgences ?
Les urgences peuvent être facilement déduites de ce que nous avons dit.
Dans un monde et dans une congrégation qui sont en train de traverser un grand
changement démographique, il faut partager plus : le personnel, les finances,
l’expérience. Pour pouvoir faire cela, une condition indispensable est une formation
dans un contexte plus international et missionnaire. Cela implique d’ouvrir
les frontières, par exemple de coopérer entre différentes nations voisines.
Les Oblats européens le font déjà au niveau de l’Espagne et de l’Italie.
Nous ne sommes pas encore trop habitués à faire ces pas ; mais l’Eglise
est catholique, universelle et le règne du Christ ne connaît pas de frontières.
Dans le monde d’aujourd’hui, nous avons la possibilité de devenir un signe concret
de la coopération et aussi de la cohabitation harmonieuse entre les différentes
cultures et les différents peuples. Je crois que notre traditionnel esprit de
famille oblat, avec une inspiration mariale, doit être encore plus mis en pratique.
Je dirais qu’il s’agit d’une question de spiritualité, d’une spiritualité d’Immense
Espérance dans la générosité de Dieu qui, pour nous Oblats, a revêtu une
expression unique dans le grand cœur de saint Eugène, un cœur grand comme le
monde, comme a dit de lui un évêque qui le connaissait bien.
Administration
générale
Les Oblats, accrédités comme ONG auprès
des Nations Unies
Le Comité pour les Organisations Non Gouvernementales du Département des
Informations Publiques (DPI) des Nations Unies a approuvé, au cours de sa rencontre
de juillet, l’association des Missionnaires Oblats de Marie Immaculée
comme membre de ce département.
Les ONG doivent désigner leur représentant et son substitut. Ces personnes ont
ainsi accès, en qualité d’observateurs, aux facilités des Nations Unies et à
toutes les rencontres ouvertes de ses membres. Ce sont les Pères Eliseo MERCADO
et Seamus FINN (Directeur et Directeur adjoint des Services généraux de JPIC)
qui ont été désignés comme nos représentants dans les organismes des Nations
Unies à Genève et New York. Ces représentants sont aussi invités au briefing
des ONG, organisé par le Département tous les jeudis. Ce briefing rassemble
tous les officiers des Nations Unies, des délégués des gouvernements et d’autres
experts, y compris ceux des ONG.
Cette association a pour but de donner des informations pour créer une conscience
politique sur les finalités et les activités des Nations Unies et sur les problèmes
de niveau mondial. C’est pourquoi, les ONG associées sont invités à dédier une
partie de leurs publications et autres informations, aux travaux des Nations
Unies.
Aix-en-Provence
Eugène revient à la Madeleine
Le 24 juin, Mgr Claude Feidt, archevêque d’Aix consacrait le nouveau maître-autel
de l’église de La Madeleine, contenant les reliques de Saint Eugène de Mazenod.
Dans un premier temps on avait prévu d’accomplir ce geste dans le cadre des
célébrations des 21-23 mai, fête du Fondateur à Aix et Marseille. Mais, à cause
du retard pris dans les travaux de restauration de l’église, la dédicace avait
été renvoyée à plus tard.
Ainsi, 191 ans après les sermons du carême de 1813, en provençal, prêchés aux
pauvres artisans et domestiques, Eugène revient dans l’église d’où il avait
commencé sa mission. Ce geste dit aussi l’estime du diocèse pour la sainteté
d’Eugène, un de ses enfants.
Les rubriques de la consécration d’un autel prévoient aussi la célébration des
premières vêpres dans une autre église que celle de la consécration. Ainsi les
vêpres solennelles ont été célébrées le soir du 23 juin, dans notre église de
la Mission.
La consécration de l’autel eut lieu le jour suivant à La Madeleine, remplie
de monde. Douze Oblats étaient présents, parmi lesquels Bernard DULLIER, provincial
de France, et Baudouin MUBESALA, qui représentait le Père Général. Dans son
homélie, Mgr Claude Feidt, a parlé avec éloquence de Saint Eugène, dont les
reliques se trouvent désormais dans le maître-autel, de ses relations avec l’église
de la Madeleine, des Oblats et de leurs missions.
La restauration du sanctuaire et le nouvel autel font partie d’un projet plus
vaste affectant cette église. Notre correspondant à Aix, le P. Edward
CAROLAN, nous informe qu’une partie de l’église devra encore longtemps être
soutenue par les échafaudages actuels ... car, dit-il : « Le financement
d’une telle opération qui dépend de l’Etat est tout aussi compliqué que ce que
l’on peut trouver en Italie pour un projet du même genre... ainsi ça pourrait
prendre un certain temps... »
Europe
FRANCE - LOURDES
Avec le Pape et les jeunes
Le Corriere della Sera, le quotidien le plus important d’Italie,
a publié de nombreux reportages sur la visite de Jean Paul II à Lourdes, les
14-15 août. Dans son édition du 15 août, p. 9 il parle de la présence des jeunes
dans ce sanctuaire marial. L’article s’ouvre par une considération de Stefano
Giannarelli, un des jeunes qui participe au spectacle Aquero (voir Information
OMI 434) qui s’inspire aux événements de Lourdes. Après avoir parlé de son expérience
dans ce spectacle, Stefano, qui est ingénieur, dit : « Qu’est-ce qu’est
Lourdes pour les jeunes ? Rien de plus que l’Evangile et l’Evangile est
la Bonne Nouvelle, qui raconte que tout ne finit pas avec la mort. Lourdes est
un coin de ciel… »
À son tour le P. Saverio ZAMPA, omi, qui, avec le P. Yves CHALVET, omi, est
en charge du Service Jeunes du Sanctuaire, a souligné des différences parmi
les jeunes : « Les jeunes français, anglais ou irlandais ont peut-être
une caractérisation sociale plus marquée. Par contre les italiens arrivent avec
des motivations plus personnelles. Mais, pour tous, le contact avec les malades
constitue la chose la plus difficile et la plus gratifiante. Il sert à dépasser
les barrières. De retour chez eux, dans la plupart des cas, ces jeunes se remettront
au service des autres. »
Quelqu’un a remarqué que, derrière cette présence massive des jeunes à Lourdes,
il y a peut-être une réaction à la contestation de ’68. Ces jeunes sont en effet
les enfants de cette génération-là. Le P. Zampa, qui a 45 ans, n’hésite pas
à dire qu’il trouve cela exagéré : « Les extractions sociales et politiques
sont différentes ! Quand un de leurs enfants veut aller à Lourdes, certains
parents laissent faire, d’autres s’y opposent… »
Dix mille sont les jeunes arrivés à Lourdes à l’occasion de la visite du Pape.
Parmi eux quatre mille français et trois mille italiens. Quatre mille ont logés
dans les bâtiments ou sous tente au Village des Jeunes, dont la responsabilité
est confié aux Oblats. « A mon avis – conclut Saverio – on peut diviser
ces jeunes en trois catégories : les curieux, ceux qui sont à la recherche
et ceux qui sont décidés à faire une expérience de foi et ces derniers s’y donnent
corps et âme. »
Et à qui, avec l’habituel grain de malice, demande si les magasins d’objets
religieux ne dérangent pas l’âme pure et exigeante de ces jeunes, Stefano répond :
« Nous ne sommes pas encore au Paradis, ici aussi comme partout il y a
de l’ivraie et du bon grain. »
FRANCE – LOURDES
La visite du Pape et les Oblats
La récente visite du Pape à Lourdes, dont omiworld vous a déjà entretenus,
a donné la possibilité à la communauté international des Oblats de vivre des
moments très forts.
Le vendredi 13 août, dans la Basilique souterraine St-Pie X, la veille de l’arrivée
du pape, a eu lieu une « veillée–jeunes », sous la responsabilité
du Service Jeunes de Lourdes, avec les Pères Yves CHALVET DE RECY, Saverio ZAMPA
et Norbert KINGANI ainsi que le Frère Gabriel OBI. Ils étaient plus de 7 000
jeunes pour cette veillée mariale, présidée par le Cardinal Barbarin, archevêque
de Lyon. La quasi-totalité des textes avait été composée par les PP.Chalvet
de Récy et Zampa, puis traduits en anglais, italien et espagnol par les Oblats
responsables de la pastorale en ces diverses langues.
Le samedi 14 août, les Oblats, avec les autres chapelains, étaient tous rassemblés,
à la grotte de Massabielle, pour réciter l’Angélus avec le Pape. Dans l’après
midi, pendant la prière du chapelet, 6 jeunes du Service Jeunes, dont un postulant
Oblat du Vietnam, entouraient la voiture papale, avec des représentants des
Sanctuaires, des malades, des hospitaliers. Le soir, au cours de la procession
mariale, le Père Yves Chalvet portait la rose d’or offerte aux Sanctuaires par
le Pape Pie IX.
Le Dimanche 15 août, tous les Oblats coordinateurs (PP. GRIFFIN, BIFFI, BARZEN,
GONZALEZ, KEMSEKE, CHALVET) introduisaient la messe, présidée par le Pape et
concélébraient avec lui et les autres chapelains.
Peu avant son départ, le Pape Jean Paul II a reçu, à l’accueil Notre Dame, tous
les chapelains. Les Oblats étaient de la fête ainsi qu’une soixantaine de jeunes
bénévoles du Service Jeunes qui ont chanté devant le St Père, sous la direction
du Père Saverio Zampa.
Enfin, les Oblats coordinateurs de langue étaient tout près du Saint Père lors
de son départ de la Grotte de Massabielle. Toute la communauté était bien évidemment
mobilisée pour quantité de tâches : presse, célébrations, traductions,
veillée, chapelet, accompagnement des bénévoles.
Un grand moment de fête !
ITALIE
L’art d’évangéliser les jeunes
Evangéliser le monde des jeunes au moyen des différentes disciplines artistiques :
le chant, la musique, le théâtre, les médias… C’était le but du Campus organisé
par le mouvement « Construire » (Jeunes en relation avec les Oblats
en Italie) du 18 au 24 juillet. Quatre-vingt-cinq jeunes italiens, entre 18
et 25 ans, se sont retrouvés près de Rome, pour cette session de travail, accompagnés
par 11 Oblats.
En plus des ateliers sur les disciplines artistiques, il y a eu aussi deux écoles :
l’une pour former les jeunes dans leur identité charismatique oblate ;
l’autre pour former des animateurs qui vont travailler avec les Oblats dans
les missions pour les jeunes et dans l’accompagnement des groupes.
Particulièrement significative, la visite à la Maison générale où le Père Steckling,
Supérieur général, a présidé la messe. Dans son homélie il a voulu reprendre
le thème du Campus : Evangelizzarte (néologisme composé par
évangéliser et art). « Cette parole, que vous avez inventée
– a-t-il dit - réunit l’évangile et l’art. Et c’est bien, car il y a vraiment
un lien : l’évangile nous met en relation avec Dieu, source de toute beauté ».
Il a ensuite cité le sermon d’Eugène de Mazenod dans l’église de la Madeleine
à Aix-en-Provence.
Les participants ont pu aussi visiter les studios d’une télévision italienne
et de Radio Vatican. « Ce campus – selon le P. Pasquale CASTRILLI, un des
responsables – a mis en route les talents et la créativité des nos jeunes qui
prennent ainsi toujours plus conscience de leur responsabilité dans l’évangélisation
des autres jeunes. »
FRANCE
II y a soixante ans cinq oblats fusillés par la Gestapo
La Croix du 23 juillet a publié un article signé par
Constance de Buor qui rappelait l’exécution durant la Deuxième Guerre Mondiale
de cinq Oblats. C’était il y a soixante ans, à quelques encablures de Fontainebleau :
sous les balles de la Gestapo, ils furent victimes de la dernière heure pour
faits de résistance. Au château de La Brosse-Montceaux (Seine-et-Marne), qui
accueillait la communauté du Scolasticat, le Père supérieur avait en effet accepté
de cacher un stock d’armes qu’une subdivision de résistants lui avait transmis
par parachutage. Le 12 juillet 1944, une première vague de matériel était sortie
du caveau des Oblats qui servait de planque, et envoyée vers Paris. Le 22 juillet,
le reste des armes quittait le château pour être remis au réseau « Honneur »
de la police de Paris qui participera à la Libération de la capitale. Deux jours
plus tard, la Gestapo, sans doute aiguillée, fit irruption au château. Les Oblats
restèrent muets sur le nom de ceux qu’ils avaient aidés. Y compris sous la torture.
Deux pères, deux scolastiques et un frère furent fusillés, tandis que le reste
de là communauté fut embarqué pour Fontainebleau puis Compiègne, pour être transféré
en Allemagne. Sa route vers l’Allemagne sera interrompue en août par la Libération.
«Dès 1941, les oblats s’étaient engagés contre l’antisémitisme. Dans plusieurs
communautés, les religieux cachaient des enfants juifs ou multipliaient les
actes de résistance et de nombreux Pères furent déportés», a rappelé le
P. Bernard Dullier, supérieur provincial de France.
La Brosse-Montceaux a accueilli le 24 juillet la commémoration du 60e
anniversaire de cet événement. Après un rassemblement à 14 heures, à la mairie,
en présence du député et maire de Montereau, Yves Jégo, une messe a été célébrée
au château par Mgr Albert-Marie de Monléon, évêque de Meaux et de Mgr Georges
Gilson, évêque de Sens-Auxerre et en présence du P. Bernard Dullier et du P.
Thomas Klosterkamp, supérieur provincial d’Allemagne. Après le dîner officiel,
un son et lumière a retracé cette histoire.
Afrique-Madagascar
CONGO
Un évêque oblat d’Haïti au premier
Congrès international de Missiologie
Mgr Pierre-Antoine PAULO, o.m.i., évêque coadjuteur de Port de Paix en Haïti,
est intervenu avec une conférence lors du tout premier congrès international
de missiologie qui vient de se tenir à Kinshasa en République démocratique du
Congo.
L’évêque haïtien représentait le CELAM, le Comité des Episcopats latino-américains.
Il souhaite que s’établisse dans les meilleurs délais un partenariat pastoral
et missionnaire entre le CELAM et le SCEAM (Symposium des Conférences Episcopales
d’Afrique et de Madagascar) dans le but de promouvoir et d’orienter l’échange
d’agents pastoraux entre les Eglises particulières d’Afrique et d’Amérique latine,
et de mettre sur pied une équipe de missionnaires ad gentes de type Fidei
Donum répondant à la réalité et à la spiritualité propres de ces deux régions.
Mgr Paulo a aussi parlé de la vitalité de l’Eglise en Afrique et en Amérique
latine en soulignant la présence ethnique et culturelle de l’Afrique en Amérique
latine. En Amérique latine se trouve le plus grand nombre de catholiques, et
en Afrique, le taux de croissance le plus élevé du nombre de catholiques.
A la séance de clôture du congrès de missiologie de Kinshasa, le 17 juillet,
il a pris la parole en guise de témoignage. Il a alors exprimé le souhait que
le congrès marque déjà la première étape de la collaboration missionnaire entre
l’Afrique et l’Amérique latine.
Interviewé par le père Jean-Baptiste MALENGE pour l’Emission Religieuse Catholique
télévisée produite par le Service des Moyens de Communication Sociale de la
Conférence Episcopale Nationale du Congo, l’évêque haïtien a déclaré qu’il se
sentait avoir fait à l’inverse la “route de l’esclave” qui avait amené des Africains
en Amérique latine.
AFRIQUE DU SUD
Le “sommet” des formateurs
Du 29 juin au 6 juillet, au scolasticat de Cedara en Afrique du Sud, a eu
lieu un Congrès Oblat sur la formation. Son but était d’évaluer l’efficacité
des programmes de formation en Afrique du Sud. En d’autres termes, il s’agissait
de comprendre si la formation dans nos institutions produit de fait le missionnaire
oblat dont la Congrégation et l’Eglise ont besoin en ce moment de l’histoire.
On a aussi essayé de comprendre quels parcours choisir et quels moyens prendre
pour améliorer les programmes de formation, de telle sorte que les jeunes Oblats
puissent répondre de façon adéquate aux défis de la société moderne.
Ce Congrès a rassemblé les Supérieurs provinciaux de toutes les unité de l’Afrique
du Sud, les membres des équipes de toutes les maisons de formation, des représentants
des laïcs associés et des scolastiques. Invités spéciaux étaient l’Assistant
général pour la formation, le Conseiller général pour l’Afrique-Madagascar et
des représentants du Comité général pour la formation. Dans le vrai sens du
mot, ce fut un sommet de haut niveau.
Canada
Notre Dame-du-Cap
Décès de Mgr Légaré
Mgr Henri LÉGARÉ est décédé à Ottawa le 19 juillet 2004, à l’âge de 86 ans.
Il est né le 20 février 1918 à Willow Bunch (Saskatchewan). Après ses études
classiques au collège de Gravelbourg, il entra au noviciat des Missionnaires
Oblats de Marie Immaculée à Saint-Laurent (Manitoba) en 1937. De 1938 à 1944,
il poursuivit ses études philosophiques et théologiques au scolasticat de Lebret.
Il fut ordonné prêtre à Lebret, le 29 juin 1943.
En 1944, il entreprit des études spécialisées en sciences sociales : de
1944 à 1947, à la Faculté des Sciences sociales de l'Université Laval, où il
obtint une maîtrise, puis, de 1948 à 1950, à l'Université de Lille (France)
où il soutint sa thèse de doctorat. En 1947 et 1948, il avait été professeur
au Séminaire Saint-Norbert (Manitoba) et journaliste. Il y revint pour occuper
les mêmes fonctions de 1950 à 1952.
II fut nommé, en 1952, directeur de l'Association des Hôpitaux catholiques au
Canada, poste qu'il occupa jusqu'en 1957. A l'Université d'Ottawa, il fut doyen
de la Faculté des Sciences sociales de 1954 à 1958, puis recteur de 1958 à 1964.
Après un séjour de trois ans au Manitoba, il fut nommé évêque du diocèse de
Labrador-Schefferville, le 13 juillet 1967, puis promu archevêque de Grouard-McLennan
le 21 novembre 1972. Il quittait la charge pastorale en 1996 et s’est retiré
à Ottawa, en la communauté oblate de l’Assomption.
Notre-Dame-du-Cap
Couronnée depuis cent ans
Nous sommes en 1904. Les Oblats desservent le Sanctuaire de Notre-Dame-du-Cap
depuis à peine deux ans. Pleins d’enthousiasme, ils écrivent à leur confrère
procureur des Oblats auprès du Saint-Siège : «Nous désirons obtenir le couronnement
de Notre-Dame du Cap. Vous ferez certainement ce que vous pourrez pour hâter
l’expédition du bref [lettre d’autorisation]. Le couronnement de notre douce
Madone, la première Vierge couronnée au Canada, sera tout un événement... Vous
n’ignorez pas qu’ici l’hiver vient de bonne heure. Nous tenons à faire la cérémonie
avant le mauvais temps, et voilà pourquoi nous vous serions bien reconnaissants
d’abréger les lenteurs romaines. Vous pourriez donner indifféremment le titre
de Notre-Dame du Cap ou de Notre-Dame du Très Saint Rosaire. Nous trouvons les
deux vocables dans les archives.»
Le pape saint Pie X répond affirmativement et désigne Mgr François-Xavier Cloutier,
évêque de Trois-Rivières, pour couronner Notre-Dame du Cap en son nom. Le pape
se réjouit de voir la dévotion des gens d’ici envers la Vierge Marie. Il se
dit également «heureux que le jubilé de l’Immaculée Conception soit marqué par
un monument d’affectueuse piété».
Les organisateurs de l’événement voient grand. «Ce n’est pas dans l’espace restreint
d’un diocèse que nos regards s’arrêtent. N’est-ce pas l’amour du pays qui a
inspiré et qui prépare ces grandioses solennités ? Il s’agit ici du Canada tout
entier. Ce sont des fêtes nationales que nous devons célébrer.»
Le 12 octobre, «de bonne heure tous les confessionnaux sont assiégés. La distribution
de la communion est incessante. Les bateaux, les chars à vapeur, les voitures
particulières amènent, à chaque instant, de nouveaux pèlerins.» «A dix heures
et demie, au son des cloches, aux détonations du canon, Nosseigneurs les évêques
quittent processionnellement la résidence des Oblats, pour se rendre à l’estrade
préparée. La croix ouvre la marche; puis, viennent les enfants de chœur du Séminaire
avec leurs plus beaux atours, les prêtres en surplis, de nombreux chanoines,
le Père Frédéric, portant sur un trophée richement décoré, la couronne réservée
à la Madone, puis les évêques : Mgr le Délégué apostolique, Mgr Cloutier, évêque
de Trois-Rivières; les archevêques et évêques des diocèses suivants : Québec,
Montréal, Nicolet, Ottawa, Kingston, Halifax, Vancouver, Rimouski, Saint-Hyacinthe,
Valleyfield; Chicoutimi, Sherbrooke, Burlington et Saint-Boniface.»
Le délégué apostolique célèbre l’eucharistie sous le grand chapiteau érigé en
face du Petit Sanctuaire. «Les quinze évêques sont rangés de chaque côté, au
bas de l’autel. Auprès d’eux ou derrière les fauteuils, se placent près de quatre
cents prêtres. Et au loin, la foule immense. Ils sont nombreux, les Zachée qui
voudraient voir!»
Enfin, c’est la cérémonie du couronnement par l’évêque des Trois-Rivières, au
nom du pape Pie X. La couronne est bénite et déposée sur le front de Notre-Dame
du Cap au son des cloches et des coups de canon. «La statue couronnée est ensuite
portée par quatre prêtres dans son antique sanctuaire. Quand elle passe, la
foule tombe à genoux, lui envoie des baisers. Tout un passé de bienfaits semble
revivre dans la mémoire de chacun des pèlerins...»
«Oh ! il était ensoleillé et brillant le 12 octobre, mais il n’était pas chaud.
De quel droit exiger de lui les chaleurs de juillet ou d’août? Il semblait impassible
en présence des milliers de personnes qui n’avaient pu pénétrer sous les immenses
tentes élevées en face du sanctuaire.»
Pendant de nombreuses années, on a célébré la Vierge du Cap le jour anniversaire
de son couronnement. Mais les 12 octobre étaient souvent «froids et venteux»
comme en 1904. C’est pourquoi depuis 1919, les grandes célébrations à notre
Sanctuaire ont lieu le 15 août.
J’ai cité les contemporains de l’événement. Ces quelques textes témoignent de
leur dévouement et de leur piété à l’endroit de Celle qui nous accueille à bras
ouverts dans son « Petit Sanctuaire». (Hervé Aubin, o.m.i. Revue Notre-Dame
du Cap, juin 2004)
Asie-Océanie
SRI
LANKA – COLOMBO
Le décès de Mgr Edmund J. Fernando
Edmund J. FERNANDO, ancien évêque de Badulla, est mort le 16 juillet à Colombo.
Il avait 83 ans. Il était né le 25 mars 1921 à Pitipana, Negombo. Il a fait
ses premiers vœux chez les Oblats en 1944. Après son ordination sacerdotale
en 1949, il a été nommé vicaire de la paroisse de Borella. Ensuite, il a fait
partie de l’équipe du petit séminaire, Saint Louis à Borella. Il a été curé
à Moratuwa et vicaire forain du district de Moratuwa jusqu’en 1962, au moment
de sa nomination comme maître de novices à Kalatura. En janvier 1968, il devint
directeur spirituel du Séminaire National de Ampitiya-Kandy.
Cette tâche dura peu de temps, car le Pape Paul VI le nomma évêque auxiliaire
de Colombo en juin de la même année. Il fut donc auxiliaire du Cardinal Thomas
COORAY jusqu’en 1983, quand Jean Paul II lui confia la charge du diocèse de
Badulla. Il a servi ce diocèse jusqu’à sa retraite en 1997.
BANGLADESH
Le Scolasticat abrite 400 victimes des inondations
Presque trois quart du pays se trouve sous l’eau et les reportages parlent
de plus de 200 morts. Les inondations couvrent 40% de Dhaka, la capitale. Avec
les pluies qui sont encore attendues, les experts craignent un déclenchement
du choléra.
En voyageant en bus de Lokhipur à Dhaka, le P. Frank SANTUCCI, qui avait juste
terminé de prêcher la retraite annuelle aux Oblats du Bangladesh, nous a envoyé
ce compte-rendu : « C’est un voyage que je n’oublierai jamais. Toutes
les routes sont construites un pied au-dessus du niveau du terrain. Ainsi, nous
avons voyagé sur cette langue de goudron, environnés d’eau des deux côtés. La
tragédie c’est que la route était bordée de gens de tout âge, avec leurs animaux.
Ils nous regardaient. Leurs maisons et tous leurs biens se trouvaient maintenant
quelque part, en dessous des eaux. Ça faisait mal au cœur ! ».
Arrivé à Dhaka, P. Santucci a trouvé 150 familles, environ 400 personnes, réfugiées
au Scolasticat. Les gens sont partout, même dans la zone où vit la communauté.
« Nos scolastiques font un travail remarquable, donnant espérance et réconfort,
et apaisant les nerfs fragiles », écrit-il . Cela s’était passé la dernière
fois en 1998, et il avait fallu deux mois avant que les réfugiés puissent rentrer
chez eux, où trouver un autre logement. Les Oblats dans les différents centres,
travaillent jour et nuit, en faisant de leur mieux pour soulager la misère de
gens.
Le gouvernement du Bangladesh n’a pas demandé jusqu’à présent l’aide internationale.
Le ministère de la Protection Civile a déclaré que le gouvernement fera appel
aux autres pays, après ce désastre, pour bâtir des abris permanents sur des
terrains plus élevés, au nord et au nord-est du pays.
Amérique latine
BRÉSIL
Que se passe-t-il ?
Roberto De Valicourt, missionnaire au Brésil, nous
aide à faire le point sur ce pays après l’avènement de Lula.
La situation économique n’est pas brillante, et la conjoncture politique
bien incertaine. Le 22 mars, à Belém, les dissidents du Parti des Travailleurs
- PT - ont fondé un nouveau parti de gauche plus radical, d’opposition à la
politique gouvernementale. Trois puissants partis de droite ou du centre (PFL,
PSDB, PDT), jusqu’alors divisés, ont formé un bloc pour contrer le Gouvernement.
Le Président Lula et son équipe se trouvent donc affrontés à une lourde opposition.
Les travailleurs avaient cru en une transformation profonde et rapide. Même
la droite s’était bien comportée. Lula avait dit : donnez-moi un an pour mettre
de l’ordre dans la maison. Mais on est à la deuxième année et rien ne change.
La faim continue à faire souffrir, le chômage augmente lentement et sûrement,
le pouvoir d’achat diminue, la réforme agraire ne se fait pas. La popularité
de Lula est encore importante, mais elle est en baisse. Quelques scandales n’arrangent
pas les choses. Seuls le F.M.I. et les grandes banques sont satisfaites!
Certes, de belles choses se font comme par exemple la lutte contre l’esclavage,
la loi sur le désarmement, la défense de l’Amazonie, l’assistance aux familles
les plus pauvres en certaines régions du pays. Mais la résistance des riches
est puissante et organisée. Des juges, des avocats, des fonctionnaires sont
menacés de mort ou exécutés. Les trafiquants de drogue forment presque un état
dans l’Etat. La violence prend des dimensions jamais vues.
Dans l’État du Para, l’évolution économique est impressionnante: l’élevage et
l’exportation de viande (sans fièvre aphteuse !), l’exportation du bois, les
immenses ressources minières. La grande agriculture est de plus en plus moderne.
La culture du soja envahit tout et elle chasse, sans violence, les petits cultivateurs
: ceux-ci viennent gonfler les banlieues des grandes villes. Plus de 400 occupations
de terrains urbains dans la banlieue de Belém: vous imaginez tous les conflits
que cela entraîne. Avec les postulants nous travaillons dans quelques-unes de
ces occupations. L’une d’elle a près de 15 000 habitants: sans eau, sans électricité,
sans égout, sans collège ni crèche, sans poste de santé, sans ramassage des
poubelles.
Les riches sont de plus en plus riches et les pauvres s’enfoncent dans la misère.
Et nous, les Oblats, en tout ça? Nous sommes désormais regroupés en une seule
« Province du Brésil », qui a choisi, comme une de ses priorités, d’investir
en Amazonie : probablement à Manaus, la capitale. Un espoir pour notre «District
d’Amazonie»! Les rencontres ne seront pas faciles, car pour aller à Manaus il
faut cinq jours de bateau, et quatre pour revenir!
Après une année creuse, voici que nous avons pléthore de postulants : 10 à Récife,
7 à Goiânia/Sâo Paulo, et 9 à Belém !!! Qu’est-ce que ça signifie? Il est évident
que tous ne vont pas continuer, mais même ainsi…
Un tel nombre n’était pas prévu ! On doit camper. On a été obligé de mettre
des matelas par terre. Mais pour l’instant l’ambiance est excellente. J’espère
que ça va continuer… Nous faisons très peu de propagande pour attirer les vocations,
mais ils nous voient vivre et le charisme oblat attire les jeunes. (Adapté de
Audacieux pour l’Evangile, juillet 2004)
États-Unis
Finn élu président du ICCR
Durant leur rencontre de juin à San Francisco, les organisations membres de
Interfaith Center on Corporate Responsability (ICCR), Centre Interconfessionnel
de Responsabilité Corporative, a élu Seamus FINN, O.M.I., président du conseil
d’administration. Les Oblats des Etats-Unis collaborent avec ICCR depuis plusieurs
années. En qualité de directeur du Bureau National Oblat de Justice, Paix et
Intégrité de la Création, le P. Finn a été le principal promoteur de la responsabilité
corporative pendant plus de dix ans.
Depuis plus de trente ans le ICCR mène une action basée sur la foi, pour aider
les compagnies commerciales à reconnaître leur responsabilité sociale tant au
niveau national qu’international. Les 275 organisations qui en font partie,
comprennent des groupes nationaux, des communautés religieuses, des fonds de
pension, des fondations, des corporations hospitalières, des fonds pour le développement
économique et des sociétés d’édition. Comme investisseurs institutionnels, ces
organisations, inspirées de la foi, tels les Missionnaires Oblats de Marie Immaculée,
sponsorisent plus de 100 résolutions d’actionnariat par an pour orienter les
décisions en vue de résoudre des problèmes sociaux et d’environnement. L’ensemble
du portefeuille est évalué à 110 milliards de dollars. Actuellement les efforts
sont concentrés sur certains domaines comme la promotion des droits humains,
l’eau et la nourriture, l’accès aux soins, la possibilité d’accès au financement,
la violence et la militarisation de la société, l’écologie et le réchauffement
planétaire.
Livres
ATITUNG
Cyrille Kalom (Administration générale): Les images et la sainteté de l’Église.
Étude sur l’ecclésiologie de Tertullien et de Cyprien. Thèse présentée à
l’Institutum Patristicum Augustinianum de l’Université pontificale du Latran
pour le doctorat en théologie et sciences patristiques. Rome, 2004, 414 pp.
CARIGNAN Armand (Philippines): Come Along... (A travers…) Aperçus sur
le voyage de la vie d’un missionnaire aux Philippines. Mémoires autobiographiques
de cinquante ans de vie missionnaire aux Philippines. Cotabato City, Notre Dame
Press, 2004, 147 pp.
DUDA Pawel (Pologne): Przyjdź, Panie Jezu! (Viens, Seigneur Jésus!)
Homélies pour l’Avent et Noël. Wroclaw-Ursberg, Wydawnictwo Królowej Pokoju,
2003, 61 pp.
O’DONOVAN Richard (Angleterre Irlande) : Early Days in the Colwyn Area.
(Les premiers jours dans la zone de Colwyn). Une histoire des Missionnaires
Oblats de la paroisse de Saint Joseph dans la Baie de Colwyn. Impressions privées,
206 pp.
Perniola V., S.J. The Catholic Church in Sri Lanka (L’église catholique
au Sri Lanka). L’époque britannique. Volume VIII 1887 – 1899. L’archidiocèse
de Colombo. Journal historique de Ceylan - Série monographique. Volume 26. Tisara
Press, Dehiwala, Sri Lanka, 2004, 739 pp.
SADOWSKI Jan (Assumption): Bajki z Madagaskaru. (Contes du Madagascar)
Canada, 2003, 96 pp.
WOJTKOWIAK Wojciech (Assumption): Wśród Kanadyjskich Indian na Preriach.
(Dans les prairies avec les indiens du Canada) Poznan – Lestock, 2003, 112 pp.
Anniversaires – Octobre 2004
60
ans de profession religieuse
| 1944.10.07 |
07910 |
P.
Daniël Vanderghote |
Hollande-Flandres |
50
ans de profession religieuse
| 1954.10.07 |
09831 |
P.
Antonio Alberti |
Mexique |
| 1954.10.07 |
09830 |
P.
Giuseppe Carnevale |
Italie |
| 1954.10.15 |
09827 |
P.
Henri Méolle |
France |
50
ans de sacerdoce
| 1954.10.03 |
08996 |
P.
Jules Charlier |
Belgique-Sud |
| 1954.10.07 |
08745 |
P.
Lester Kaufmann |
Lacombe |
| 1954.10.10 |
08795 |
P.
Carmelo Iuculano |
Italie |
| 1954.10.24 |
08646 |
P. José-Maria González |
Espagne |
| 1954.10.31 |
08573 |
P.
Aloysius Kedl |
Lacombe |
| 1954.10.31 |
09102 |
P.
Piet Palm |
Hollande-Flandres |
| 1954.10.31 |
08503 |
P.
Ernest Ruch |
France |
25
ans de profession religieuse
| 1979.10.01 |
12519 |
P.
Karl-Heinz Vogt |
Allemagne |
25
ans de sacerdoce
| 1979.10.05 |
12295 |
P.
Maynard Boomars |
Saint
Paul’s |
Suffrages pour nos défunts
(No. 56-72)
|
Nom
|
Province
|
Naissance
|
Mort
à
|
Date
|
| P. Paul Seghers |
Hollande-Flandres |
13/02/1925
|
Waregem |
01/07/2004
|
| P. Luc Thibeaut |
France |
26/04/1941
|
***** |
13/07/2004
|
| Fr. André
Boucher |
N.D.-du-Cap |
12/02/1934
|
Sainte-Foy |
14/07/2004
|
| Mgr. Edmund
Fernando |
Colombo |
21/03/1921
|
Colombo |
16/07/2004
|
| Mgr. Henri
Légaré |
N.D.-du-Cap |
20/02/1918
|
Ottawa |
19/07/2004
|
| P. Julio Fernández |
St. Peter’s |
18/01/1962
|
San Juan |
19/07/2004
|
| Fr. Léonard
Shinginieka |
Congo |
01/01/1930
|
Kinshasa |
23/07/2004
|
| P. Antonin
Philip |
France |
12/06/1923
|
Lumières |
25/07/2004
|
| Fr. Philippe
Lafaille |
N.D.-du-Cap |
19/12/1912
|
Sainte-Foy |
26/07/2004
|
| P. José Azpiazu |
États-Unis |
11/04/1904
|
San Antonio |
29/07/2004
|
| P. Roland
Lussier |
États-Unis |
13/12/1921
|
West Palm
Beach |
30/07/2004
|
| P. Michael
Nkosi |
Natal |
24/08/1943
|
Durban |
30/07/2004
|
| P. Michel
Le Berre |
France |
28/05/1916
|
Pontmain |
31/07/2004
|
| P. Boleslaw
Krachulec |
Pologne |
02/10/1913
|
Beuvry |
12/08/2004
|
| P. Maurice
Dugal |
N.D.-du-Cap |
17/02/1917
|
Richelieu |
15/08/2004
|
| P. Reginald
Shunmugam |
Natal |
10/06/1943
|
Benoni |
21/08/2004
|
| P. Antonio
Fortin |
Manitoba |
12/09/1918
|
Saint-Boniface |
27/08/2004
|
| P. Michael Croos |
Colombo |
29/05/1927
|
Colombo |
31/08/2004
|
“Nous
garderons vivant le souvenir de nos défunts
et nous ne manquerons pas de prier pour eux,
offrant fidèlement les suffrages prescrits à leur intention.” (Const. 43)
INFORMATION OMI est une publication non officielle
de l'Administration générale des Missionnaires Oblats de Marie Immaculée
C.P. 9061, 00100 ROMA-AURELIO, Italie
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Comité de rédaction : Ronald LaFramboise (director),
Raúl Castro, Antonino Bucca
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Expédition : Théophile Le Page
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