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INFORMATION OMI
No.
440 février 2005 |
Une pensée de Saint Eugène
pour le commencement de “cette” année
Mandement de Monseigneur l'Evêque de Marseille
En faveur des familles touchées par le tremblement de terre à la MARTINIQUE (1839)
Nos très chers Frères,
Il est des calamités si grandes, des malheurs si déplorables, de si excessives douleurs, qu'il suffit de les faire connaître ou de les rappeler pour que tout âme sensible, et surtout pour que tout cœur chrétien veuille en adoucir les amertumes.
C'est aussi avec une entière confiance que nous venons à vous pour réclamer votre secours en faveur de vos compatriotes, en faveur de vos frères dont les fortunes ont été englouties et les familles décimées et en partie détruites par l'affreux tremblement de terre qui a fait dernièrement tant de ravages à la Martinique.
Vous connaissez déjà tous les détails de ces désastres dont nous voudrions vous épargner le récit, et sans doute chacun de vous en a été ému jusqu'au fond de ses entrailles. Dans l'impatience de votre charité, vous attendiez que votre premier pasteur... vous fournît l'occasion de donner des preuves... de votre compassion et du zèle que vous savez mettre pour soulager l'infortune.
Pressé de notre côté par la même charité qui anime tous les membres d'un même corps ; ressentant, comme saint Paul, toutes les douleurs de ceux qui souffrent, nous brûlions du désir d'aider et de consoler nos frères. Le moment est donc arrivé de vous montrer généreux. Nous allons nous présenter à vous pour recueillir l'offrande du pauvre et les largesses du riche, qui attesteront de nos sympathies et de nos sentiments surnaturels pour les affligés qu'il nous tarde de secourir... »
Administration générale
Message de solidarité du P. Général
Le Père Wilhelm Steckling, Supérieur général des Missionnaires Oblats de Marie Immaculée vient d'écrire un message de solidarité aux supérieurs majeurs des zones sinistrées d'Asie.
Chers Frères,
Nous avons maintenant pleine conscience de l'ampleur de la catastrophe qui a touché tout ce monde dans plusieurs pays de l'Asie, particulièrement au Sri Lanka et en Inde. Au nom de l'Administration générale, je désire vous exprimer encore, à vous, à vos parents, à vos amis, et aux gens que vous servez, nos condoléances, notre prière et notre solidarité. Nous ne comprenons pas les plans de Dieu, mais nous savons que dans telles situations Dieu nous demande de nous montrer votre prochain.
Même si je n'ai pas eu la possibilité de consulter le Conseil général (tous sont absents de Rome en ce moment), je désire vous assurer de notre volonté de faire tout ce que nous pouvons pour vous aider. Je pense que de nombreux Oblats dans la Congrégation sont impatients de faire de même. Nous vous prions de nous dire vos besoins et comment nous pouvons vous aider.
Restons unis dans la prière. Je vous envoie mes salutations fraternelles au nom de toute l'Administration générale.
En Jésus Christ et Marie Immaculée,
P. Wilhelm Steckling, OMI
Supérieur général
TSUNAMI
La Catastrophe du Sud Est asiatique
Nous avons reçu ces nouvelles des zones frappés par le « Tsunami».
De Jaffna – Sri Lanka
La terrifiante catastrophe qui a frappé Sri Lanka, en particulier les c ô tes du nord et de l'est, ce samedi matin 26 décembre, demeure un cauchemar. Rien que dans le nord, les victimes sont plus de dix mille. Les gens de ces zones furent pris totalement à l'improviste. Peu de secondes ont suffi. Des familles entières, spécialement des femmes, des enfants et des personnes âgées, ont disparu par centaines. Des milliers sont blessés, simplement emportés par le courant ou roulés par les vagues. En ce moment les hôpitaux débordent de blessés et pratiquement tous les habitants de la c ô te ont perdu leurs maisons et leurs propriétés. Le plus traumatisant est la recherche des disparus, l'identification des morts et les soins à donner aux orphelins. Les zone côtières, comme Chakkoddai, Point-Pedro, Manalkadu, Chempeyampattu, Thalayady et Mullaithivu sont constituées principalement de villages catholiques de pêcheurs. Il y a aussi des villages hindous et musulmans dans les districts de Trinco et de Batticaloa. Les sœurs de la Sainte Famille et les prêtres qui résident juste le long de la mer se sont miraculeusement sauvés, puisque ils se trouvaient dans l'église pour la messe du dimanche. Les Forces Armées de la Zone de Haute Sécurité ont été littéralement emportées: certains sont morts, d'autres blessés.
Les bénévoles, spécialement les jeunes de Jaffna, sont en première ligne pour secourir les nécessiteux. Les Oblats, prêtres et scolastiques, font de leur mieux dans la péninsule de Jaffna. La plupart des gens partagent ce qu'ils ont : nourriture, habits, nattes et coussins. Naturellement, il y a pénurie de médicaments et d'installations hospitalières. Les Oblats se sont aussi unis à d'autres bénévoles pour porter et distribuer les secours dans les villages.
Je n'avais jamais entendu ou vu une telle catastrophe, qui en peu de temps ait emporté des vies innocentes de notre peuple. Un peuple qui avait déjà traversé les privations, les peines et les pertes dues à la récente guerre civile. Ce que nous avons sauvé en vies humaines et propriétés, durant les deux ans de cessez-le-feu, a été avalé par la mer. L 'expérience est choquante. Même si les religieuses et le prêtres de la zone côtière se sont miraculeusement sauvés, certains ont perdu leurs parents, leurs frères et sœurs, leur famille.
Pourquoi cela s'est passé ? C'est une question sans réponse et très frustrante. Il est plus que certains que nous, les Oblats, nous allons mettre les mains à la pâte pour reconstruire ces zones, soigner les blessés et les sinistrés, ce sera notre priorité.
P. A. Jeevendra Paul OMI
Provincial de Jaffna
De l'Inde
Un bon nombre de villages de la ceinture côtière sont catholiques et, dans le diocèse de Kottar, dans le sud, les villages des Pères Oblats Thiyagu, Cyril, et Vincent ont été touchés. Heureusement il n'y a pas eu beaucoup de morts. Par contre, beaucoup de propriétés sont perdues.
Le village de Paramankenni (Chinnappan Sandhappan de la Maison générale le connaît bien), où les Sœurs du Sacré Cœur ont une école primaire, fut complètement emporté par la mer.
A Chennai (Madras), la ville où nous sommes, un tas de baraques et de maisons ont disparu et des centaines de personnes ont perdu la vie.
Rien qu'en Inde, plus de six mille personnes sont mortes. Une consolation c'est que personne dans les familles des Oblats n'a perdu la vie.
P. Pathinathan, OMI
Supérieur de la Délégation
JAFFNA– SRI LANKA
Un appel urgent du Père Provincial
Le Père Jeevendra Paul, Provincial de la Province oblate de Jaffna au Sri Lanka, a exprimé sa gratitude pour les nombreux messages de solidarité et l'aide financière reçue à la suite du tsunami, qui a récemment frappé le Sri Lanka. Il rapporte que dans le nord et dans l'est du pays on estime qu'il y a un million de réfugiés. Environ 48 mille ont trouvé abri dans les églises, les écoles et les lieux publics. Les Oblats de Jaffna ont une grande expérience, ayant aidé beaucoup de réfugiés durant 20 ans de guerre civile. Ils ont rédigé le plan suivant pour aider les victimes de cette tragédie. Pour le réaliser ils demandent une aide financière.
PREMIERE ETAPE
Soutien matériel et programmes psycho-sociaux
Zones
District de Jaffna: Vadamarachchi & Thenmarachchi
District de Mullaitivu; District de Kilinochchi; district de Trincomalee.
- Coordonner les services et le travail manuel pour faire fonctionner les camps de réfugiés, en collaboration avec le Gouvernement et les organisations locales.
- Mobiliser les gens de bonne volonté sur les lieux pour répartir la nourriture, les vêtements et autre matériel nécessaire, à distribuer dans ces camps.
- Distribution immédiate de nourriture, vêtements, nourriture pour enfants, nattes, seaux, oreillers, etc.
- Assistance psychologique par des personnes qualifiés (prêtres, religieuse, laïcs qualifiés) dans 3 Centres Oblats à Jaffna et Kilinochchi.
Aumôneries dans les Hôpitaux
Zones
° Point Pedro General Hospital
° Jaffna Teaching Hospital
° Kilinochchi Civil Hospital
° Vavuniya General Hospital
° Trincomalee Hospital
Des aumôniers qualifiés avec les Scolastiques et des bénévoles se chargent des besoins physiques, spirituels et sociaux des blessés.
Distribution de matériel de secours, de médicaments ; prise en charge du déplacement des malades et de leur famille ; procurer des cercueils et contribuer aux dépenses des funérailles, etc.
DEUXIEME ETAPE
Il s'agit d'un plan à long terme. Nous souhaitons faire une évaluation de nos engagements présents, espérant travailler dans cinq domaines, au cours d'une année:
* Continuer l'assistance psycho-sociale à travers les Centres Oblats.
* Donner un abri à au moins 200 familles.
* Projets de financement pour 300 familles.
* Soin de 100 orphelins.
* Scolarisation pour les enfants en âge scolaire.
Les dons peuvent être envoyés à:
Nom de la banque : Commercial bank of Ceylon
Localité : P.O.Box 856, 21 Bristol Street, Colombo 01, Sri Lanka
Nom du conte : OBLATES OF MARY IMMACULATE, Jaffna Province
Numéro de conte : A/C 1610053401
Chèque endossable à :Provincial Treasurer
SRI LANKA – COLOMBO
La Maison provinciale abrite plus de 2 000 personnes
La « De Mazenod House », la Maison provinciale de Colombo, sert à présent d'abri à environ 2 000 personnes restées sans maison, à cause du raz-de-marée qui a frappé le Sri Lanka dimanche dernier. « Nous avons surtout besoin – dit le P. Oswald Firth, Assistant général, qui actuellement se trouve dans le pays – de couvertures, de médicaments, pour traiter les malades et prévenir la propagation des maladies, d'eau potable et de livres pour les enfants. A ce propos, nous sommes en train de frapper à la porte des organisations d'entraide que nous connaissons. »
Voilà la suite des extraits du message que nous avons reçu hier.
[…] Les plus vulnérables parmi les victimes furent les femmes et les enfants, incapables de monter sur les constructions plus élevées ou de nager. Un train entier avec plus de mille passagers a été simplement balayé et a déraillé. Après, les rails apparaissaient juste comme un tas de ferraille tordu. Les bus flottaient comme des joujoux de plastic. Plus de 200 étrangers furent emportés par la violence des vagues. D'autres personnes, qui participaient aux célébrations du dimanche dans les églises de la côte, furent aspirées par la mer déchaînée et disparurent. Nous n'avons jamais eu un tel désastre naturel dans toute l'histoire de Sri Lanka.
Pour ce qui me concerne personnellement, plus de trente personnes, qui avaient travaillé avec nous pour reconstruire l'Est du pays après le cessez-le-feu, ont perdu la vie. Et ceux qui sont restés en vie, ont perdu leurs maisons. Ils sont sur la route ou dans des campements pour réfugiés. Et j'essaye de percer la signification de la « vie » et de « la vie à reconstruire » à travers ce carnage. […]
CHENNAI - INDIE
La mer disparut et alors…
Chaque jour nous apporte d'autres nouvelles déchirantes de la dévastation infligée par le tsunami. Le P. J.E. Arul Raj, OMI, écrivant de Chennai (Inde) résume l'horreur de cette tragédie en une seule phrase : « Dans beaucoup de familles il n'y a aucun survivant pour pleurer les autres. »
Il décrit comment les gens, fascinés par la mer qui se retirait sous leurs yeux, ne furent pas conscients de la tragédie qui allait les frapper. « Les gens et les enfants étaient surpris du fait qu'à l'improviste la mer s'était retirée de plus de 100 mètres. Les crabes courraient ça et là sur les rochers et sur la terre ferme qui avait fait place à la mer. Les poissons étouffaient, abandonnés qu'ils étaient par leur milieu naturel. Les enfants surtout s'émerveillaient de ce nouveau phénomène. Certains sont même allés ramasser les poissons et les crabes. Alors arriva le désastre. Tout soudain, la mer arriva à la vitesse de l'éclair. Et les gens furent avalés dans le néant. »
Ce fut comme de balayer les miettes sur une nappe de table. « Rien ne resta. Plus de maisons, plus personne, plus aucun signe de vie. » Quelques membres des Filles de Marie Immaculé (DMI) et des Missionnaires de Marie Immaculée (MMI) sont les seuls survivants de leur famille.
Les Sœurs et les Frères de ces deux Instituts, fondés par le P. Arul Raj, se mirent tout de suite au travail à Chennai et à Kanyakumari. Des milliers de paniers-repas furent préparés et distribués dans les villages de la côte. Les Frères commencèrent aussi à extraire les corps des débris, en travaillant ensemble avec des Musulmans et des Hindous.
A Velankanni, dit le P. Arul Raj, on estime que sont mortes plus de 1000 personnes. Maintenant on craint un déclenchement d'épidémies. Avec l'aide de son frère, qui est médecin, 50 médecins furent mobilisés pour établir des centres de soins d'urgence.
Les Sœurs et le Frères vont de rue en rue à Chennai (Madras) pour collecter des aides. Plus de 50 séminariste des MMI travaillent pour extraire les corps à Kanyakumari.
Et il termine son message : « Priez fortement pour nous. Et, si cela est possible, aidez-nous à aider les autres pour que la miséricorde de Dieu arrive aux gens les plus malheureux. Les besoins sont énormes !»
INDE et SRI LANKA
Les Sœurs de la Sainte Famille courent au secours des victimes
Les Sœurs de la Sainte Famille de Bordeaux sont présentes en Inde et au Sri Lanka dans deux des zones sévèrement touchées par le récent raz-de-marée. Les Supérieures de ces missions partagent ici leur vision de la tragédie et leurs efforts pour aider les sinistrés.
De Sœur Rose Marie en Inde
J'écris cette lettre avec peine et avec le cœur lourd pour vous informer de la situation tragique dans laquelle notre pays est brusquement tombé. […] A Pondichéry, Kerala et Andhra Pradesh les gens ont été tués par les énormes vagues s'abattant sur le rivage. Les survivants sont restés sans maison. Leurs bateaux, leurs filets de pêche, leurs véhicules et propriétés furent aussi balayés par l'inondation, en 5 minutes. Les médias ne donnent pas une information correcte sur cette catastrophe.
A Pattinapakkam, 3 îles ont complètement disparu sous le raz-de-marée. Jusqu'à présent personne ne sait ce qui est arrivé aux gens qui vivaient dans ces villages.
D'une manière particulière ont été touchés Tanjore et Nagapattinam, des zones près du Sanctuaire de Notre Dame de Veilankanni. Plus de 50 000 sont morts. Parmi eux beaucoup étaient des pèlerins et, puisqu'ils venaient de loin, il ne fut pas possible de garder leurs corps pour l'identification de la part de leurs familles. Ainsi des milliers de corps ont été enterrés ensemble.
La cathédrale de Saint Thomas, Santhome et Besant Nagar, – le Sanctuaire de Notre Dame de Veilankanni – donnent refuge et logement aux gens totalement sinistrés. Nous, de la communauté de Chennai, vivons tout près de ces zones.
Le dimanche 26 décembre, après la messe de la Fête de la Sainte Famille, nous avons appris la douloureuse et misérable situation de notre peuple. Immédiatement, comme Délégation, nous avons préparé 1 000 paniers-repas et sommes allées sur place. Nous avons consolé les gens et offert notre disponibilité au P. Lawrence, qui est le coordinateur, pour les soins médicaux et les autres nécessités […]
Près de Pavunjur 3 villages furent très affectés. […] Il n'y plus ni transport, ni électricité, ni téléphone et autres communications. […] J'ai demandé à Sœur Fatima, la Supérieure de Pavunjur d'aller à l'encontre des gens. Si elle a besoin d'un plus grand nombre de sœurs, je les enverrai pour aider les besogneux. Deux Sœurs de Madurai et Keela Uchani, avec la communauté de Kaliakkavilai, se préparent à partir pour aller aider les gens de Kanyakumari.
J'ai aussi demandé à nos Sœurs de collecter des habits et autres choses utiles chez nos sympathisants et paroissiens pour répondre aux premiers besoins de ces pauvres gens. Ils ont tout perdu et maintenant ils sont dans la peur, l'angoisse et la confusion. […] Nous croyons que le Seigneur de l'Incarnation, le Roi Tout-puissant, portera la paix et une vie nouvelle à notre peuple. Priez pour eux sans cesse.
De Sœur Amales à Jaffna (Sri lanka)
C'est par miracle que nous sommes vivantes. Nous f û mes informées, dimanche matin, de la montée du niveau de l'eau en différentes zones de la c ô te et de certains mouvements des gens. Nous nous rendîmes sur le rivage pour voir s'il y avait des signes : rien de cela. Beaucoup de monde se trouvait le long du chemin de fer et, comme nous, ces gens regardaient la mer. Il était environ 9 heures du matin.
Vers midi nous avons vu des grosses pierres dans la mer: l'eau s'était retirée. Juste une minute plus tard nous avons vu l'eau qui refluait soudain et qui traversait le chemin de fer et venait vers nous. Nous étions sur le balcon. L'énorme hôtel en dessous, nous a sauvé la vie. Les maisons qui se trouvaient le long du chemin de fer furent gravement endommagées et tout leur contenu a été balayé. Nous avons vu des voitures flotter et nous pouvons encore voir des bateaux dans des ruelles. Nous avons informé tout de suite les Sœurs. Celles de Dehiwela et de Lauries Road sont venues à notre secours. Nous avons transporté les documents importants à Lauries Road et passons la nuit dans le couvent de Dehiwela. Maintenant la mer est normale.
A Dehiwela, il y a 180 familles dans l'Ecole de Sainte Marie, derrière l'église. Nos Soeurs leur ont rendu visite pour voir comment les aider. Elles sont bien soignées par un groupe bien organisé, aidé par le curé. Ce sont tous des cinghalais. […] Quelques-unes de nos Sœurs étaient allées rendre visite à leur famille, quand arriva le malheur qui emporta tous leurs biens. [Suit une liste des Sœurs et des membres de leurs familles]. Prions pour eux.
Familles des Oblats touchées
Nous n'avons reçu aucune nouvelle rapportant que des Oblats soient décédés à la suite du Tsunami. Il ne semble pas non plus qu'il y ait des blessés parmi eux. Par contre, certains Oblats en Inde et au Sri Lanka ont perdu des membres de leurs familles. Nous partageons leur deuil. La liste suivante sera mise à jour au cas où nous recevrions d'autres communications.
Sri Lanka
Fr. Lianage Asanga: 1 oncle (décédé), 1 tante (disparue), 4 membres de sa famille (sans abri).
Asanga est scolastique au Scolasticat international de Rome.
Inde
P. Vincent: 4 neveux (dispersés)
P. E.P. Pragsam:1 tante (décédée), 1 oncle (décédé)
THAÏLANDE
Un extraordinaire témoignage d'unité
Le P. Domenico RODIGHIERO nous écrit à propos du Tsunami qui a gravement touché la Thaïlande.
Ces derniers jours, j'ai reçu plusieurs courriels de personnes qui me demandaient si j'étais bien et comment était la situation chez nous. Je suis bien, mais la Thaïlande est sous le choc. Il n'est pas encore facile de croire aux images qui assiègent nos écrans, aux histoires des amis de l'ISAN, où je vis, émigrés dans le sud du pays et qui ont tout perdu en quelques secondes.
Dans la baie très connue de Pangnan les villages de pêcheurs, construits près de la mer, furent en un instant, balayés avec leurs habitants.
Mais cette vague, qui a laissé une mer de douleur, a créé aussi une grande solidarité. La télévision ici ne cesse de rappeler les noms de ceux qui envoient de l'aide et les montants envoyés. Les besoins sont innombrables : les gens qui ont perdu leur maisons n'ont pas d'abri ; il n'y a pas de matériaux pour la reconstruction ; l'eau potable manque.
Tous en Thaïlande font quelque chose pour venir à l'encontre des premières nécessités. La Conférence épiscopale, les différentes confessions protestantes, les associations musulmanes sont unies dans un effort commun de solidarité. C'est un témoignage extraordinaire d'unité, au-delà de toute différence, de toute tension, de tout désaccord.
Asie-Océanie
THAÏLANDE
Quel cadeau sous l'arbre ?
« Et oui, ici aussi, à Loei au nord-est de la Thaïlande – écrit Le P. Domenico RODIGHIERO – nous allumerons la petite lumière de l'étoile placée sur le clocher de notre église. Peut-être que plusieurs ne comprendront pas le sens de cette étoile en papier coloré. Elle veut être simplement un signe de notre besoin de lumière et de notre envie de chaleur… Dans notre pauvreté, dans l'incertitude, dans la solitude, dans la fatigue quotidienne, il y a une lumière : quelqu'un nous tend sa main.
Il y a quelque temps, j'ai acheté une petite crèche faite par le P. Michel, un Oblat français qui vit en Thaïlande depuis trente ans, après son expulsion du Laos. Maintenant il dirige un atelier, où il produit des petits objets en bois pour faire travailler un petit groupe de jeunes. Je m'approvisionne souvent chez lui, car j'aime sa manière de penser : il crée de l'occupation et rend les personnes autonomes. Il aime à dire que les pauvres n'ont pas besoin de pitié, mais de dignité.
Qui sait ? Peut-être que, sous l'arbre de Noël, il y aura aussi un cadeau pour les pauvres. Je pense spécialement à une fille qui vient de la campagne, où les gens peinent à longueur de journée dans les rizières. Cette fille a essayé de travailler dans une usine, mais elle a été licenciée. Les jeunes sont tellement nombreux ici, que les patrons n'hésitent pas à les mettre dehors, si ils ne font pas leur affaire. A présent elle vit avec un étranger. Elle sait que ce n'est pas pour toujours, qu'il ne restera pas en Thaïlande toute sa vie, mais elle ne se tracasse pas trop : elle est jeune et il y a beaucoup d'occidentaux qui passent. On peut survivre.
J'aime la crèche. Tous les ans j'en fais une avec grand plaisir. Elle me parle d'un monde simple, plein de joie et de respect réciproque. Il n'y a pas de violence dans la crèche, pas de tristesse, pas de bruit. Il n'y a rien d'inutile, il n'y a pas de vide. La crèche est un monde plein de chaleur, un monde pour « enfants », pour des gens qui savent sourire.
Ainsi, je me souviens de Me Pon, où j'ai passé trois jours dans l'allégresse, la paix et la joie avec mes jeunes. Me Pon se trouve en direction de la Birmanie. Après 200 km en voiture, nous nous sommes retrouvés dans un coin perdu, au milieu de la forêt. Quelques maisons ici et là et un nombre invraisemblable d'enfants. On les appelle Tchao Kao, les gens de la montagne. Un prêtre de la même ethnie les rassemble ici pour les faire étudier et leur donner un peu de formation chrétienne. Nous avons aidé le P. Tchanciai pour quelques jours. Combien de simplicité dans les visages de ces enfants, combien de lumière dans leurs yeux noirs ! Il sont obligés chaque jour à parcourir beaucoup de kilomètres dans la forêt pour aller à l'école et, s'ils n'y vont pas, c'est qu'ils sont dans les champs pour donner un coup de main. Rien de superflu dans ce village avec bien des bouches à nourrir, trois fois par jour ! Mais la vie explose même autour d'un ballon en mauvais état, leur seul joujou... réparé qui sait combien de fois.
JOYEUX NOEL ! Que le Dieu caché dans nos cœurs nous aide à redécouvrir l'essentiel et donne à nouveau le sourire à nos visages ! »
Afrique-Madagascar
SENÉGAL
Noël de communion
« Noël est un évènement très cher aux Sénégalais, a déclaré à l'Agence FidesP. Giuseppe GIORDANO, OMI, Directeur National des Oeuvres Missionnaires Pontificales du Sénégal. La nuit de Noël, l'église et la place ne suffiront pas pour accueillir les milliers de personnes qui participent à la Messe. Il y aura même parmi eux plusieurs musulmans. Certains viennent parce qu'ils sont attirés par les rites et la liturgie, d'autres assistent à la Messe par esprit inter-religieux, car pour eux Jésus est le plus grand prophète, après Mahomet.... Tous les Sénégalais, quelque soit leur foi, ont un sens religieux profond et vivent la présence de Dieu dans la vie de tous les jours : leur prière est intense. La nuit de Noël c'est impressionnant de voir des milliers de personnes participer avec joie et émotion aux célébrations et s'arrêter ensuite encore 2 heures pour échanger les vœux.
La préparation de Noël est bien soignée. Hier, par exemple, avec 15 autres prêtres j'ai passé la journée entière à confesser des milliers de personnes. La Nativité est représentée par la Crèche et des mimes qui ont été introduits par les missionnaires. La Crèche n'est pas encore très répandue. En général il s'agit de crèches, apportées de l'étranger, par les missionnaires, mais depuis quelque temps on trouve des Crèches construites par des artisans locaux.
Les mimes sont souvent joués au bénéfice des enfants. Je me rappelle que nous avons représenté un texte de l'Oeuvre pontificale de la Sainte Enfance dans lequel les enfants pauvres d'aujourd'hui (les enfants soldat, ceux qui sont exploités pour le travail, etc.) viennent à la Crèche et Marie les serre dans ses bras pour leur faire oublier leurs souffrances. » (Fides 21/12/2004)
Canada – États-Unis
ÉTATS-UNIS
Le trésorier provincial des USA, décédé subitement
Le P. Robert MOOSBRUGGER, trésorier de la Province des Etats-Unis est mort subitement le jour de Noël, suite à une grave attaque, survenue pendant qu'il se trouvait dans la maison de sa sœur à Clearwater (Floride) où il était allé passer les jours de fête.
Le P. Moosbrugger, affectueusement appelé “Moos” par ses frères Oblats, avait joué un rôle important dans l'équipe qui, en 1999, vit le regroupement des cinq anciennes provinces des Etats-Unis en une seule. Comme trésorier provincial, en collaboration avec le P. Rufus WHITLEY (à présent Trésorier général), il avait travaillé avec des avocats et des experts comptables pour mettre au point l'itinéraire très compliqué vers une nouvelle entité légale et l'intégration des biens des anciennes provinces.
Né à St. Paul Minnesota en 1943, il avait prononcé ses premiers vœux dans la Province centrale en 1967. Ordonné prêtre en 1970, il avait complété sa formation au Scolasticat international de Rome. Toujours à Rome il avait fait d'autres études entre 1971 et 1973 et entre 1979 et 1981. Il avait ainsi obtenu un doctorat en théologie spirituelle avec une thèse de recherche sur la spiritualité du Fondateur, St. Eugène de Mazenod.
Il fit partie de l'équipe des formateurs de la Maison de Omaha, Nebraska (1973-75) et de la paroisse de West End de Duluth, MN (1975-79). De 1981 à 1985 il fut le directeur de la planification de la Province centrale. En 1985 il devint le premier supérieur de « Oblate House of Theology » à Chicago, un scolasticat où il a travaillé jusqu'à 1994. Durant ce séjour à Chicago il enseigna aussi la théologie spirituelle à la « Catholic Theological Union ».
En 1994, il était devenu Trésorier de la Province centrale. Il a gardé cette charge dans la nouvelle province unifiée jusqu'à sa mort prématurée. Il était aussi membre du Comité Général des Finances. Nous l'attendions ici à Rome la semaine prochaine pour la réunion semestrielle du dit comité.
ÉTATS-UNIS
L'inauguration des travaux de la nouvelle résidence oblate à D.C.
Même si le permis de construire de la nouvelle résidence oblate à Washington D.C., n'a pas encore été obtenu, la cérémonie d'inauguration des travaux de la nouvelle maison, située à côté des bureaux provinciaux, a néanmoins eu lieu dimanche, 5 décembre 2004.
Le Supérieur général, Père Wilhelm STECKLING, venu de Rome pour célébrer le 150ème anniversaire du dogme de l'Immaculée Conception, a béni la terre. Un certain nombre d'autres Oblats représentés sur la photo ci-dessous, se sont aussi employés à retourner le sol, avec leurs pelles.
On ne sait pas encore quand les travaux commenceront effectivement. Le nouveau bâtiment construit sur l'emplacement de l'ancien Collège oblat, sur l'avenue Michigan Nord-est, sera la maison de l'administration provinciale et des Oblats qui ont un ministère à Washington. Il y aura également 15 chambres pour les nombreux visiteurs qui auront à faire avec l'administration provinciale.
Amérique latine
MEXIQUE
Les jeunes se veulent protagonistes de l'évangélisation
Durant la récente visite du P. Wilhelm Steckling, Supérieur général, à la Province oblate du Mexique, le 13 décembre 2004, un jeune lui a adressé la salutation suivante.
C'est une grande joie pour moi que d'être le porte-parole des jeunes de ma paroisse.
Nous, les jeunes de Cuajinicuilapa, vivons dans un monde, plein de pièges et d'énigmes, comme l'alcool, la pornographie, la drogue, la délinquance et le vandalisme, qui finissent par nous mener en prison ou à des maladies comme le SIDA.
C'est pourquoi nous avons besoin, - et il est urgent de le faire -, qu'on nous montre Jésus, mais un Jésus vivant, fort, décidé et à la fois compréhensif et miséricordieux. Je sais que pour les responsables de notre paroisse ce n'est pas facile, car leurs préoccupations sont nombreuses : nous-mêmes, les adultes, les personnes âgées et les enfants.
Mais il est important qu'on tienne compte de nous, les jeunes, car: « Les jeunes ne doivent pas être considérés comme un objet de la sollicitude pastorale de l'église - a dit Jean-Paul II - ils sont de fait, et ils doivent l'être, sujets actifs, protagonistes de l'évangélisation et artisans du renouveau social. »
Pour terminer, je profite de ce moment pour dire merci aux Oblats qui œuvrent à Cuajinicuilapa, parce qu'ils m'ont donné une formation chrétienne et parce qu'ils sont prêtres et plus que prêtres : ils sont des amis avec lesquels j'ai partagé mes rêves et mes inquiétudes, et à leur contact, je me suis senti important. C'est pourquoi je leur dis : « Vous avez encore beaucoup à faire... mais vous avez déjà laissé une trace... » Merci.
Entrevues de OMIWORLD
Portrait du P. Joseph Baril, OMI
L'Homme aux aurores boréales
Le père Joseph Baril est arrivé dans les missions du Nord en 1952. Il témoigne aujourd'hui de la vie heureuse et bien remplie qu'il a vécue auprès des autochtones.
Il y a des personnes qui gardent un éternel air de jeunesse. Et pourtant, elles n'ont pas subi de chirurgie plastique. C'est comme si le temps n'avait pas de prise sur elles malgré le fait qu'elles vieillissent comme tout le monde. Cette jeunesse semble prendre sa source dans un cœur simple et débordant d'amour. Est-ce à dire que l'amour est comme une sorte de fontaine de Jouvence? C'est ce qu'on serait porté à penser en rencontrant le père Joseph Baril, o.m.i.
Le père Baril n'est pas un géant et il porte très bien ses 83 ans. Cet homme est encore alerte et plein d'esprit. Il sillonne encore quatre fois par année le Nord afin de remplacer les missionnaires ou visiter les postes qui n'ont plus de prêtre. En plus de faire tout cela, il vient d'écrire un petit livre qui contient une partie de ses mémoires de missionnaire.
Le désir de vivre la vie missionnaire a pris racine dès l'enfance du jeune Joseph Baril, originaire de Saint-Narcisse-de-Champlain, en Mauricie. C'est après avoir lu le livre Apôtres inconnusracontant la vie des frères oblats dans le Nord que le jeune Joseph, alors âgé de dix ans, a reçu la piqûre des missions auprès des indiens. Il a même dû lutter contre la volonté de sa mère qui désirait qu'il entre au collège des Franciscains, parce que cette dernière faisait partie du tiers ordre de saint François.
Fils d'un père cultivateur, le jeune Joseph Baril se rappelle avoir éprouvé un réel sacrifice lorsqu'il quitta la terre paternelle pour poursuivre ses études au Séminaire de Trois-Rivières. « J'avais grandi sur cette terre et je peux dire que j'aimais la terre et le travail agricole. La ferme a été une belle école. Les travaux manuels ne me fatiguaient pas. J'étais prêt à me lever l'été à quatre heures du matin pour aller faucher. J'ai pu développer, à cette époque, toutes sortes de capacités non étrangères à la vie humaine. Il faut dire qu'un poète sommeillait en moi. Je me laissais charmer par les levers et les couchers de soleil. Les arbres de la forêt semblaient me dicter des messages. D'ailleurs, je me sens toujours à l'aise dans le bois. »
Un jeune missionnaire enthousiaste
C'est à la mission de Central Patricia, chez les Ojibway de la Baie James, que Joseph Baril reçut son baptême de vie missionnaire. C'est par un été, ni chaud ni froid, que le jeune missionnaire est allé travailler à la construction d'une petite église et d'une résidence au lac Saint-Joseph. Les missionnaires de ce temps-là devaient être prêts à effectuer toutes les tâches manuelles liées à l'évangélisation. Joseph se souvient qu'il était infatigable. Il se rappelle les longues distances qu'il parcourait en canot, à pied et en raquettes, en hiver.
Quelques-unes de ces randonnées auraient pu lui coûter la vie. Un jour, Joseph Baril avait promis à un indien d'aller célébrer la messe à son campement situé à dix kilomètres du village. « J'étais prêt à m'y rendre en début d'après-midi. Les frères m'ont convaincu d'attendre que le train de tracteurssoit prêt. Les préparatifs se sont prolongés, de sorte que le trainest parti à 16 heures. Une heure plus tard, je les quittais pour aller rejoindre le camp. Hélas, la noirceur tombait déjà. Je suivais les indications mais cette grande rivière forme un delta à son embouchure. Il est très difficile de s'y retrouver à travers toutes ces îles. Je ne savais plus trop où je me trouvais. Il me fallait faire du thé. J'étais entouré d'aulnes. Ce bois n'est pas bon pour faire du feu. Je savais que les frères avaient bûché pas très loin. J'ai retrouvé l'endroit et j'ai pu faire bouillir de l'eau. Il faisait-35 degrés. Je décidai de retourner au village et j'entrai au presbytère à minuit. Le père Alain m'a accueilli, tout en me disant que le fils de l'indien lui avait dit que sa surprise aurait été grande si j'avais trouvé le campement de son père, parce que lui-même n'arrivait pas toujours à s'y retrouver. Je me souviendrai toujours de ce voyage vers nulle part, dans la nuit étoilée. »
Joseph Baril n'avait pas paniqué. « J'ai été quelquefois intrépide. Je suis optimiste de nature et ce trait de caractère m'a sans doute aidé à plusieurs reprises durant ma vie. » La vie avec les indiens était bonne. « Ils nous acceptaient avec respect. Cela faisait déjà presque cent ans que nous étions auprès d'eux. Ces hommes n'avaient pas les mêmes habitudes que nous. Cela pouvait représenter un choc culturel à surmonter. Je garde cependant d'eux le souvenir d'hommes et de femmes qui vivaient une vie chrétienne très convaincante. Il n'était pas rare de passer plusieurs heures au confessionnal dans un petit village. Ils étaient fidèles à bien distinguer les péchés. Je crois qu'ils avaient reçu une éducation chrétienne marquée par le jansénisme. »
Le froid n'a jamais affecté la vie de Joseph Baril. Il se décrit comme un homme bien ajusté à l'hiver et au froid. Les longues nuits d'hiver dans les contrées nordiques ne lui déplaisaient pas. Il y voyait même un avantage parce que le rythme des activités était moins intense.
Bien de l'eau a coulé sous les ponts depuis cette époque et les relations avec les autochtones ont été modifiées. La question des agressions physiques et sexuelles dans les écoles résidentielles pour les indiens fait aujourd'hui la manchette. Joseph Baril a vécu dans deux de ces écoles et il dit avec fermeté et conviction qu'il n'a jamais été témoin de telles actions de la part de ses confrères. Il raconte qu'il a été littéralement soulevé de sa chaise lorsqu'un jour il a entendu aux nouvelles que ses confrères oblats dans l'Ouest avaient demandé pardon pour les agressions commises envers les Amérindiens. « Nous en avons discuté fortement entre nous lors d'une réunion. D'autres confrères partageaient mon opinion. J'avais le sentiment d'avoir fait partie d'un groupe de mécréants. C'est une question qui est réellement difficile. Je ne sais pas où sont les vraies réponses. Je rencontre encore des indiens et je suis très bien accueilli. Les indiens ont la réputation d'être fidèles lorsque le contact est fait. Ils viennent me voir le 15 août au Cap-de-la-Madeleine. à un moment donné, je crois qu'il faut accepter de faire la paix. »
Un missionnaire nouveau genre
Joseph Baril parcourt maintenant des milliers de kilomètres par année pour remplacer des missionnaires et pour visiter des villages où il n'y a plus de prêtres. « Je suis devenu un missionnaire itinérant, un prêtre qui est pasteur d'une église sans église. » Chose assez curieuse, le père Baril est défenseur de l'œcuménisme. Il se sert même d'églises anglicanes pour rassembler les catholiques des villages visités. Il n'hésite pas à dire qu'il aime prier avec eux lorsque l'occasion se présente.
étant maintenant entré dans la dernière étape de sa vie, étape qu'il espère voir se prolonger, le père Baril avoue que plus il avance en âge, plus sa foi se fait humble. « Mes contacts avec des membres de d'autres églises chrétiennes m'ont fait découvrir que Dieu est pour tout le monde. La foi est un cadeau que l'on est appelé à développer. Les relations que j'ai entretenues avec d'autres croyants ont conforté ma foi. »
Pourquoi Joseph Baril a-t-il donné Mes aurores boréalescomme titre à son livre? « C'était mon secret! Je peux maintenant le révéler. On ne voit pas souvent des aurores boréales. Mais, c'est un spectacle grandiose lorsqu'elles apparaissent dans le ciel nordique. On ne se fatigue pas de les regarder et on voudrait qu'elles soient toujours là. Elles sont devenues pour moi l'image de ma rencontre avec Dieu. Il ne se manifeste pas souvent et lorsque cela survient, souvent à l'improviste, on voudrait que ça dure. J'ai compris que le Dieu que j'aimais était le Dieu de Jésus Christ. Je peux le prier facilement. Je peux aussi l'oublier et retourner vers lui parce qu'il m'attend. Un jour, Dieu m'est apparu comme étant très proche de moi. Et sa présence n'a pas cessé de se manifester. Je l'en remercie. » Sur ces mots, des larmes lui sont montées aux yeux.
Jérôme Martineau
Notre-Dame du Cap, novembre 2004, p. 14-15
Anniversaires - mars 2005
65 ans de profession religieuse
| 1940.03.19 |
07754 |
Fr. Charles Thirion |
France |
| 1940.03.25 |
07642 |
P. August Bös |
Allemagne |
| 1940.03.25 |
07766 |
P. Anton Kohler |
Allemagne |
| 1940.03.25 |
07758 |
P. Josef Metzler |
Allemagne |
60 ans de sacerdoce
| 1945.03.17 |
07080 |
Pref. Apost. Acacio Valbuena |
Espagne |
50 ans de profession religieuse
| 1955.03.16 |
09870 |
P. Anthony Colbert |
Australie |
| 1955.03.19 |
10424 |
Fr. Camille Prud'homme |
Notre-Dame-du-Cap |
| 1955.03.19 |
10885 |
Fr. Alphonse Schwartz |
France |
| 1955.03.25 |
10427 |
Fr. Emile Louis |
Cameroum |
50 ans de sacerdoce
| 1955.03.26 |
08647 |
P. Santiago Díez-Fontecha |
Espagne |
| 1955.03.26 |
09198 |
P. Adrien Gaillard |
France |
| 1955.03.26 |
08648 |
P. Camilo González |
Espagne |
| 1955.03.26 |
08649 |
P. Luis Valbuena |
États-Unis |
25 ans de sacerdoce
| 1980.03.22 |
12347 |
P. Raul Biasbas |
Philippines |
| 1980.03.22 |
12348 |
P. Leopoldo Yazar |
Philippines |
Suffrages pour nos défunts
(No. 105-113)
Nom |
Province |
Naissance |
Mort à |
Date de la mort |
| P. Reinhold Porten |
Allemagne |
01/01/1940 |
Hünfeld |
13/12/2004 |
| P. Johann Haas |
Allemagne |
27/09/1943 |
Hünfeld |
16/12/2004 |
| P. François Pouliquen |
France |
01/08/1912 |
Pontmain |
16/12/2004 |
| P. Czeslaw Szubert |
Cameroum |
23/06/1932 |
Poznan |
19/12/2004 |
| P. Julien Bernard |
N.D.-du-Cap |
24/03/1915 |
Ottawa |
24/12/2004 |
| P. Robert Moosbrugger |
États-Unis |
24/08/1943 |
Clearwater |
26/12/2004 |
| P. Robert Soete |
Hollande-Flandres |
02/08/1921 |
Brakel |
17/12/2004 |
| Fr. Jean-Marie Tremblay |
Lacombe |
18/06/1927 |
Saint-Boniface |
30/12/2004 |
| P. Joseph Lyons |
États-Unis |
29/12/1902 |
San Antonio |
31/12/2004 |
2005 (No. 1)
Name |
Province |
Naissance |
Mort à |
Date de la mort |
| P. Paul-Emile Thériault |
N.D.-du-Cap |
08/04/1927 |
Québec |
04/01/2005 |
« Nous garderons vivant le souvenir de nos défunts
et nous ne manquerons pas de prier pour eux,
offrant fidèlement les suffrages prescrits à leur intention. » (Const. 43)
INFORMATION OMI est une publication non officielle
de l'Administration générale des Missionnaires Oblats de Marie Immaculée
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Comité de rédaction : Ronald LaFramboise (director),
Raúl Castro, Antonino Bucca
Imprimeur : Rajapakse Francis Rabindra
Expédition : Théophile Le Page
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