No. 442 avril 2005
P. Bejoy D'CRUZE nouvel évêque de Khulna, Bangladesh
Cité du Vatican – 19 Février. Le Saint Siège annonce la nomination du P. Bejoy D'CRUZE, OMI comme nouvel évêque de Khulna, Bangladesh. Il succède à Mgr Michael A. D'Rozario, CSC, qui a occupé ce siège depuis 1970. Situé au sud-ouest du pays, le diocèse couvre une superficie de 28.246 km carrés et a une population totale de 14.717.000. Les catholiques sont 26.280. Les chrétiens, toutes dénominations confondues, représentent environ 1% de la population du pays.
L'évêque nommé D'Cruze est né à Dhaka le 9 février 1956. Il a fait les premiers vœux en 1983, au noviciat de Bandarawela, au Sri Lanka. Une année après sa profession perpétuelle, en 1987, il a été ordonné prêtre. Après plusieurs années de ministère, il a rejoint en 1995, l'équipe des formateurs au scolasticat du Bangladesh, dont il devint le Supérieur en 2000. L'année suivante il était nommé Supérieur de la Délégation du Bangladesh, et c'est à ce poste que l'a trouvé cette nomination épiscopale. Il détient une licence et un doctorat en théologie dogmatique de l'Université Pontificale Grégorienne de Rome. Sa thèse doctorale s'intitule : «
Prophétisme dans la Bible et le Coran, avec une référence spéciale à Jésus et Mahomet. » (cf. OMI Info, 383/oct. 1999.)
P. Bejoy, c'est ainsi que ses amis le connaissent, devient ainsi le troisième évêque de Khulna, un diocèse dont les racines remontent à une présence jésuite dans les années 1600. Le diocèse de Khulna a été érigé canoniquement le 3 janvier 1952 comme diocèse de Jessore, né de la découpe de l'archidiocèse de Calcutta et du diocèse de Krishnagar, tous deux en Inde. En 1956, le siège épiscopal fut transféré de Jessore à une ville plus grande : Khulna ; d'où le nom actuel du diocèse.
Asie-Océanie
SRI LANKA
Des enfants aident les enfants
Matilda Ranjani vivait dans un bidonville de Mattakkuliya. Le 26 décembre, elle était allée à la mer avec des cousins. Comme des milliers d'autres enfants elle fut victime des énormes vagues du tsunami qui balayèrent les c ô tes de l'est et du sud de l'île. Son corps fut retrouvé sous un bus. Elle avait 15 ans.
Elle avait été un membre de longue date de La-kri-Vi, un mouvement pour enfants. Choqués et attristés par cette mort, ses amis du même mouvement ont pris conscience de leur responsabilité par rapport aux enfants qui avaient survécu mais qui avaient tout perdu : parents, maison, biens et qui étaient restés avec les habits qu'ils portaient ce jour-là.
Les responsables du mouvement, qui vient de marquer ses cinquante ans d'existence, se sont donc rencontrés avec le P. Joseph COORAY, l'aumônier national, et ont pris la décision d'agir pour aider les enfants dans les campements de réfugiés. Ainsi, à partir du début janvier, ils ont visité ces campements toutes les fins de semaine, pour contribuer à redonner du courage et de l'espoir à ces enfants affectés par un tel désastre.
Au menu il y a du théâtre, des chansons, du sport, des psychodrames, des récits, des films, du dessin et de la dynamique de groupes. Y participent non seulement les enfants, mais aussi des gens plus âgés, pour des moments de récréation, bien sûr, mais surtout pour retrouver l'espérance, qui aide à renaître unis et à rêver à de nouvelles possibilités.
Certains moines bouddhistes se sont parfois opposés à ces actions, à cause de la couleur chrétienne du mouvement La-Kri-Vi, mais quand ils ont vu la nature du programme, ils ont encouragé le groupe à continuer. Il faut souligner que plusieurs campements se trouvaient dans des temples bouddhistes. « Cette initiative, dit le P. Cooray, fut une occasion de dialogue et de rencontre entre Bouddhistes et Chrétiens, dans une île où l'animosité bouddhiste grandit jour après jour, au point de mettre le feu aux églises. »
La-Kri-Vi est un mouvement pour enfants de 5-15 ans. Il a été fondé par le P. Felix MEVEL, OMI il y a plus de 50 ans. Il fait partie du projet missionnaire officiel de la Province de Colombo et il est reconnu par la Conférence Episcopale du Sri Lanka. L'inspiration principale du mouvement, qui conte 20 000 membres, est d'abattre toutes les barrières religieuses, ethniques et sociales. Les enfants se rencontrent toutes les semaines avec leurs animateurs laïcs, qui sont 200 et tous bénévoles. La-Kri-Vi est un acronyme de « Mouvement des enfants engagés » (Adaptation d'un article du P. Joseph Cooray, OMI).
INDE
Une équipe médicale OMI aide les victimes du tsunami
Le P. Arul RAJ, omi, a demandé à l'Administration générale du personnel médical, avec un hôpital de campagne, pour faire face aux nécessités des réfugiés du tsunami, dans les districts de Nagapattinam et Kanyakumari du Tamil Nadu. Trois Oblats qualifiés des Philippines se sont ainsi rendus sur les lieux. Il s'agit du Fr. Noël GARCIA (médecin), du P. Larry DE GUIA (médecin) et du P. Hilario ASILO (infirmier). Le Fr. Garcia nous fait le reportage suivant.
“Ulzavar Nagar” signifie “campagne fertile”, mais il s'agit d'un paisible village de pêcheurs sur la côte de Nagapattinam, dans le Tamilnadu, Inde. C'est l'un des villages les plus touchés par le tsunami dans le Sud est asiatique.
La première vague du 26 décembre, 10 heures du matin – racontent les rescapés – était plus grande que d'habitude, puis l'eau se retira à quelques mètres de la côte. C'était inhabituel et la curiosité poussa les gens à sortir de leurs maisons. A ce moment là, une deuxième vague plus petite arriva ; l'eau se retira de nouveau, et cette fois-ci à un kilomètre ou deux. La curiosité fut encore plus grande et c'est alors que le tsunami, de 30 mètres de hauteur et de couleur noire, se déchaîna. Tous prirent la fuite pour se sauver.
Le tsunami qui a frappé Ulzavar Nagar et 72 autres villages, dans le seul Nagapattinam a fait plus de 14.000 victimes (des centaines manquent encore), 230.000 personnes déplacées et détruit 38.000 maisons, constructions, ponts et bateaux de pêche.
Nous avons été appelés pour faire fonctionner un hôpital de campagne. Je suis arrivé le premier à Chennai et ensuite je me suis rendu à Nagapattinam, qui se trouve à 320 kilomètres. En visitant les différents villages, j'ai pu voir dans les rues, au milieu des bâtiments, de nombreux bateaux, transportés par les eaux à plus de 500 mètres du rivage. Certains sont en réparation et d'autres sont en train d'être remorqués avec difficulté vers la mer. Les maisons sont détruites et même celles en béton n'ont pas résisté à la violence des vagues. Des gens sont revenus et restent à l'intérieur de ce qui ressemble à leurs anciennes maisons. […] On peut voir dans la zone des tombes marquées d'une pierre et d'une lampe allumée, avec les photos des chers disparus. Les familles viennent y pleurer. La plupart des villageois demeure dans des abris temporaires, faits de tôles en aluminium. Ils ne veulent pas recommencer à pêcher, car la mer, qui avait été autrefois une source de vie, leur apparaît maintenant comme ennemie et synonyme de mort. Ils ont peur.
Les Oblats, les Filles de Marie Immaculée, les Missionnaires de Marie Immaculée et deux équipes d'infirmiers de l'hôpital local de Saint Joseph, forment l'équipe médicale qui fait le tour des différents campements. A chaque tournée ils visitent entre 80 et 100 patients. La plupart se plaignent de douleurs dans le corps, de maux de tête, de manque de sommeil ou d'appétit, d'infections respiratoires et de maladies de la peau. Il y a aussi, sous-jacents, des symptômes de dépression. Les conditions de vie, et d'hygiène, sont vraiment pauvres. Nous essayons de répondre aux nécessités médicales immédiates, sans oublier une approche plus globale qui combine médecine, psychothérapie, éducation et apprentissage. Un plan à long terme comprend aussi la réhabilitation des personnes et l'assainissement des lieux, ainsi que des installations médicales accessibles et des cours d'orientation pour ceux qui ne veulent pas revenir à la pêche.
Cela prendra du temps, peut-être même des années. Notre présence au milieu des gens en ce moment de tristesse, de dépression et de maladie, mais aussi de gratitude pour cette nouvelle chance de vivre, leur donne un rayon d'espérance dans l'avenir.
COREE
De la rue à l'université
Il y avait grande joie à la Maison Ste Anne de Séoul. So Tong Hy, 20 ans, venait de réussir son examen d'entrée à l'université et allait commencer ses études le 1 er mars. Ce jeune de la rue a fréquenté régulièrement le centre de jeunesse, attaché à la Maison Ste Anne, qui accueille des « sans – domicile-fixe » à Séoul. « De la rue à l'université c'est un grand saut, disait P. Vincenzo BORDO omi, le fondateur et directeur du centre. Voilà un fait encourageant pour tous les volontaires qui ont travaillé et se sont sacrifiés pour lui. Voilà aussi un signe d'espoir pour la quinzaine d'autres jeunes qui vivent au Centre. »
Le programme du centre de jeunesse comporte trois étapes. « La première, poursuit P. Vincenzo, est ‘l'étape de l'accueil'. Quand ces jeunes gens nous arrivent ils sont méfiants et « sauvages ». Nous essayons de les accueillir et de les apprivoiser pour qu'ils s'apprivoisent eux-mêmes. La deuxième étape s'intitule ‘le temps des amis'. Les 20 volontaires et les deux employés à plein temps développent un programme qui aide ces jeunes à retrouver leurs vies. Tout cela se fait à travers un accompagnement, de la formation, des études, du travail et des sports. Quand ils sont prêts, après quelques mois – ou quelques années – ils passent à la troisième étape ‘adulte responsable'. Vivant ensemble comme une famille, les plus jeunes vont à l'école tandis que les plus âgés commencent à travailler. Ils doivent préparer leur avenir. »
Commencée en 1998 pour répondre aux besoins des chômeurs et des sans domiciles, la Maison Ste Anne a vu exploser le nombre de ses visiteurs quotidiens passant de 350 à 450. Ils ne viennent pas seulement pour manger, mais aussi pour parler, pour y trouver des habits ou des soins médicaux.... « Heureusement, dit le P. Vincenzo, le nombre des volontaires a aussi augmenté, ainsi que les personnes qui soutiennent financièrement l'entreprise. Parmi eux, il faut noter l'Adjoint au Maire de Séoul et l'Ambassadeur d'Italie en Corée qui récemment a visité le centre.
Sabina est la dernière arrivée à la Maison Ste Anne, un très beau bébé, fille. Une femme de la rue l'a eu et comme elle ne peut pas s'en occuper elle l'a confiée au P. Vincenzo, qui est de ce fait devenu un vrai ‘père Vincenzo'. « Sabina grandit très bien et elle devient chaque jour plus belle. » (Pour plus d'information cf.
OMI Info Nos. 406 et 407, nov.-déc. 2001)
Canada – États-Unis
Notre-Dame-du-Cap
L'Apostolat à un dollar !
C'est sans doute avec un peu de nostalgie que le bulletin « Info OMI » de la province Notre Dame du Cap transmet ce souvenir :
« Au temps non encore touché par l'informatique, les Oblats frères (sauf pour la rédaction) créaient chaque mois la revue imprimée à Richelieu, tenaient à jour les 85 000 adresses des abonnés. Pour un dollar par année les abonnés recevaient 11 livraisons ! Les postiers voyaient venir ces paquets de revues comme un monceau de «blocs» à manipuler ! Les frères Roland Sainte-Croix, Alphonse Nadeau, Bernard Durand et Gilles Lemire, pour ne nommer que ceux-là, recrutaient les abonnements en même temps que des « abonneuses ». Malgré le changement de technique, de personnel et du nombre de parutions, la revue, fondée par le p. Henri Roy, tient la route depuis 75 ans. »
ARCTIQUE
Grand Nord, petites choses
Le P. Martin Moran est missionnaire dans l'Arctique depuis deux ans. Avant qu'il y vienne, on lui disait qu'il jouirait vraiment de sa première année parce que tout serait nouveau, une quasi aventure. Mais on l'avait gentiment averti que ce serait peut-être différent à son retour la deuxième année. Cependant, ce ne fut pas le cas. Lorsqu'il est revenu, il a trouvé cela encore mieux que la première fois puisqu'il savait à quoi s'attendre, du moins en général.
« Je me sens bien réinstallé – dit-il – et j'ai repris le travail en cour. Bien que les conditions atmosphériques soient un facteur majeur ici, elles n'interrompent pas le travail normal de tous les jours, excepté les blizzards durant lesquels tout est fermé. J'ai une attitude différente concernant le climat. Dans le passé j'étais contrarié si des plans de voyage ou de réunions étaient dérangées à cause de la température. Maintenant je hausse les épaules en me disant: ça arrivera quand ça arrivera… Le stoïcisme requiert de la pratique.
Ce sont les petites choses que l'on voit parce qu'après un certain temps tu cesses de voir la neige et les carcasses à l'extérieur des demeures. Je vous donne un exemple. C'est survenu lors d'une visite à domicile. Venant d'Irlande, nous prenons pour acquis certaines expressions d'accueil. En Irlande on vous demande quelques fois si vous désirez une tasse de thé, vous refusez une fois, deux fois et vous acceptez. En Angleterre vous refusez une fois et vous n'êtes pas ré-invité… Donc, lors de ma première visite dans un foyer pour rencontrer deux aînés, j'ai remarqué qu'ils buvaient du thé et qu'il y avait un grand pot de thé sur le poêle. Et me voilà causant avec eux les regardant boire leur thé et me demandant quand on m'en offrirait. Après un moment, ma paranoïa irlandaise se mit en marche.
Pourquoi est-ce qu'on ne m'offre pas de thé? Est-ce qu'ils ne m'aiment pas? Ai-je dit quelque chose qui les a blessés? Que se passe-t-il ici?Mais ils semblaient être à l'aise et après un moment je les ai quittés et ils m'ont souri gentiment alors que je mettais mon pardessus. J'ai fait mes adieux, leur ai souri et quitta mais toujours en pensant au thé ou à son absence selon le cas.
Ce n'est qu'après avoir visité un jeune couple et que la même chose était sur le point de se produire, théière pleine, etc.; cependant en cette occasion mon hôte se rendit compte que quelque chose n'allait pas et il me dit que lorsque l'on entre dans une maison inuit et qu'il y a du thé sur le poêle, on se sert soi-même. Cela n'a rien à faire avec le manque d'hospitalité, c'est simplement la façon de faire chez les inuits. J'ai découvert que c'est par ces petites expériences que j'apprends beaucoup en ce qui concerne mes voisins Inuits et leurs coutumes. J'étais naturellement enclin à voir les choses selon ma propre histoire et mes attentes, mais j'ai dû apprendre une autre façon de vivre l'hospitalité ». (Extrait de Mon frère et moi, décembre 2004)
Europe
Aix-en-Provence
Les Oblats arrêtés par la police
Le voyage en train d'Aix-en Provence, au sud-est de la France, à Lourdes qui lui se trouve au sud-ouest, est long. Il faut quatre heures pour arriver à Toulouse, d'où l'on change pour prendre la ligne d'Irun, en passant par Tarbes et Lourdes. Irun, sur la frontière avec l'Espagne, est fréquenté par des immigrés légaux et illégaux.
Les membres de l'« Expérience de Mazenod » de langue anglaise sont partis le matin du 16 février de Marseille pour faire leur pèlerinage à Lourdes. À Toulouse, ils ont changé de train, espérant arriver une heure et demie plus tard au Sanctuaire de Notre-Dame. Dans le train il n'y avait pas beaucoup de monde, ils purent donc se disperser dans les différents compartiments du wagon pour se relaxer et récupérer un peu du sommeil perdu.
Personne ne remarqua la policière en habits civils qui était entrée dans le même wagon et avait pris place à l'arrière, près de la fenêtre. Probablement nous ne saurons jamais ce qui s'est passé dans sa tête, en se voyant au milieu d'un groupe d'hommes, provenant de divers pays et dont la différence de couleur de peau allait de pair avec celle de leurs accents anglais. Personne n'était habillé en clerc. A-t-elle pensé être tombée sur un gang de trafiquants ? A-t-elle pensé que l'occasion était bonne pour obtenir une promotion ?
Pendant que le train avançait au milieu d'une tempête de neige dans la vallée de la Garonne, en cet après-midi de février, elle fit marcher son téléphone portable.
Ainsi, quatre policiers en uniforme, se présentèrent pour contrôler les documents d'identité. Malheureusement, certains avaient laissé leurs papiers bien à l'abri, dans leurs chambres à Aix, à 500 kilomètres... qui en paraissaient le double à cause du tragique de la situation. Différentes solutions furent envisagées, mais à chaque fois, les yeux des policiers croisaient ceux de la collègue au fond du wagon. Evidemment elle était la responsable et ne voulait pas de compromis. Il nous fallut donc descendre à Tarbes pour les contrôles réglementaires.
Sans trop de cérémonies nous fumes entassés avec nos bagages dans une voiture cellulaire pour être transportés au poste de police, de l'autre coté de la ville. Conduits sous bonne garde, au troisième étage, nous avons attendu que l'imprimante du bureau crache l'évidence écrite que les visas avaient bel et bien été établis au Lesotho, en Australie, au Sri Lanka, aux Philippines, en Afrique du Sud, ou ailleurs, pour 90 jours de présence en France, avec date du début et de la fin du séjour de chacun. L'un ou l'autre nom donnèrent des problèmes d'orthographe, mais cela aussi fut aplani. Le « Grand Frère » fit preuve de son efficacité et, au moins pour cette occasion, de son utilité.
Nous voilà maintenant dans une flottille de voitures de police banalisées, pour être accompagnés à la gare et reprendre notre voyage vers Lourdes. L'accueil chaleureux de nos confrères oblats nous redonna la paix, en dépit de l'incident malheureux qui nous avait bousculés.
Une expérience dans… l'Expérience de Mazenod ! Sans doute il y a beaucoup de leçons à tirer. Avons-nous assez médité sur l'angoisse d'Eugène de Mazenod, privé de son passeport par son propre Gouvernement et même menacé d'expulsion ?
Plus pragmatiquement nous avons compris qu'il ne faut jamais voyager en Europe sans ses documents d'identité. Peut-être faut-il encore ajouter que, dans un pays qui est fier de sa sécularité, et qui est très bien équipé pour faire respecter la loi, il y a toujours un grand respect pour les vrais pèlerins du Sanctuaire de Notre-Dame et une sympathie profonde et innée pour une personne qui souffre et qui s'appelle... Jean-Paul II.
A Lourdes, nous avons prié pour nos « ravisseurs » et aussi pour que la policière obtienne sa promotion... si possible par un autre chemin. (Aix, texte de Edward Carolan, OMI)
ESPAGNE
Une bande dessinée sur Saint Eugène
Le 3 décembre nous célébrerons le dixième anniversaire de la Canonisation d'Eugène de Mazenod, fondateur des Missionnaires Oblats de Marie Immaculée. Dans le cadre des initiatives de cette année, la Province oblate d'Espagne vient de publier une bande dessinée sur la vie du Saint. Il s'agit naturellement d'un travail pensé tout d'abord pour les jeunes, mais dont tous pourront bénéficier avec plaisir.
Les textes sont de Antonio Perera, les desseins de Juan Manuel Cicuéndez. Ce dernier, qui en est aussi le principale inspirateur, est très proche à la famille oblate : un de ses enfants est Oblat et actuellement missionnaire au Venezuela.
Dans la préface à cet ouvrage le P. Wilhelm Steckling, Supérieur général, s'adressant aux jeunes, dit : « Je crois que la lecture de ces pages te feront rencontrer, en Eugène de Mazenod, un frère, un ami, un père.
Un frère, car il vit des situations très semblables à celles que nous traversons […]. (Un ami, parce que) comme jeune prêtre il se dévoue de toutes ses forces à l'annonce de l'Evangile aux jeunes et aux pauvres de sa ville d'Aix. Son secret ? Etre ami de tous ! Un père, parce que il a été capable de créer nouvelle vie dans son activité comme évêque. »
Le Service de Communication et Médias de l'Administration générale accueille avec beaucoup de joie ce travail et souhaite que des traductions en d'autres langues suivent.
ITALIE
« Mondi riemersi » (cultures revisitées)
Du 2 au 6 mars a Frascati (Rome) la quatrième édition de “Mondi Riemersi”, une manifestation organisée par les deux communautés de formation de Vermicino et Marino de la Province d'Italie.
Cette initiative a pour but de faire émerger dans la conscience des gens des cultures enfouies. Elle a eu lieu dans les anciennes Ecuries Aldobrandini de Frascati et a été centrée cette année sur le Cameroun.
La formation culturelle et professionnelle des jeunes et des adultes, la formation chrétienne et le service des pauvres sont les
signes particuliers de la carte d'identité oblate au Cameroun. L'histoire de la présence des Oblats a commencé dans ce pays il y a soixante ans.
Selon un schéma désormais consolidé, toute la zone de Frascati a été conviée à une « immersion totale» dans la culture de ce pays. Au cours des matinées du 2 au 5 mars, plus d'un millier d'étudiants des écoles supérieures ont pu rencontrer directement les missionnaires qui travaillent au Cameroun, écouter leurs expériences, mais aussi toucher de la main la culture, la musique, le folklore, la gastronomie de cette nation africaine.
Les trois soirées finales ont été ouvertes à tous les visiteurs avec au menu : la présence des autorités, la dégustation des produits typiques du Cameroun, les musiques et les danses, un survol de son l'histoire à travers l'art.
Parmi les nombreuses personnalités qui sont intervenues se trouvaient son Excellence l'Ambassadeur du Cameroun, l'évêque de Frascati et notre Supérieur général. Le P. Adriano TITONE omi, qui a travaillé au Cameroun ces quatre dernières années, fut l'auteur de l'exposition photographique.
Pour d'autres informations vous pouvez visiter le site web :
www.mondiriemersi.net.
ITALIE
Multiparty MGC
« Multiparty MGC » est une conférence téléphonique mensuelle afin de faciliter la communication et créer la communion parmi les cinq groupes du mouvement de jeunesse
Construire en Calabre (Italie). Cette initiative, née d'une idée du P. Pasquale CASTRILLI, a vu le jour le 21 novembre dernier.
Utilisant un des services de la téléphonie mobile, il est possible de converser à plusieurs et en même temps. Ils commencent par une courte prière, suivie d'un partage sur la vie personnelle et d'une mise à jour de la part des différents groupes. A la fin on communique le programme du mois suivant. Assez souvent ils ont la surprise de découvrir un visiteur inattendu.
Cela se passe le 21 de chaque mois, en souvenir de Saint Eugène de Mazenod, dont la fête se célèbre justement le 21 mai. Le tout dure environ 30 minutes.
La communauté OMI de Catanzaro est au service des missions paroissiales et des jeunes au sud d'Italie.
Africa-Madagascar
KENYA
Ce qu'on peut accomplir avec un million de dollars!
Le P. Ken FORSTER dans la Revue oblate
Mon frère et moi écrit que les Oblats en service au Kenya, avec le peuple, ont grandement bénéficié des prières, des sacrifices et des contributions monétaires.
« Il y a déjà quelque temps – il ajoute - peu de ceux qui avaient un million de dollars, en plus de leur maison, se disaient riches, bien que quelques-uns concédaient qu'ils étaient confortables. Cela démontre bien que nous vivons dans des mondes différents. Durant les sept dernières années, des membres de l'Association Missionnaire de Marie Immaculée ont contribué plus d'un million de dollars pour venir en aide à la mission du Kenya. »
Et, durant ce temps, les Oblats ont répondu à 160 requêtes pour venir en aide aux personnes et à des projets.
Que peut accomplir un million de dollars au Kenya?
- Il a pourvu à l'éducation. En comprenant la contribution à part égale des parents sur place, les bienfaiteurs ont contribué à améliorer les écoles en remplaçant les planchers de boue par du ciment, en plaçant des fenêtres là où le vent soufflait à volonté, en augmentant le nombre de classes, en installant des réservoirs d'eau, etc.
- Il a contribué au développement de la foi. Il a rendu possible l'établissement de neuf églises dans la paroisse par le biais de 44 prélèvements de fonds et en aidant la croissance de 18 lieux de prière dans des paroisses voisines dans le diocèse.
- Il a donné des ouvertures éducationnelles, avec la réalisation de l'École Supérieure de jour St.
Eugène de Mazenod qui offre à 160 étudiants la possibilité d'une éducation. Et une deuxième école commence à voir le jour.
- Il a permis la croissance spirituelle, par l'envoi des catéchètes et des professeurs catholiques à des sessions d'entraînement.
- Il a contribué à étendre notre aide, avec un prélèvement de fonds pour un Couvent local et une congrégation religieuse qui leur permettra d'élargir leurs efforts ministériels.
- Il a contribué à l'autosuffisance
. On a pu en effet développer des projets à revenus.
- Il nous a obtenu du service pastoral. Les missionnaires ont pu accomplir leur ministère malgré les terrains difficilement accessibles en réparant le véhicule de la paroisse et en achetant une motocyclette.
Et encore : la visite des malades, le développement de talents en communication, une école de langue Kiswahili, la langue du peuple, pour deux Oblats, la promotion des vocations, des chauffe-eau scolaires, des ordinateurs, des bréviaires pour la prière…
« Plus d'un million de dollars – conclut Ken – a été prélevé par de généreux donateurs qui pouvaient beaucoup, et ils l'ont fait. Plus d'un million de dollars a été prélevé de personnes très généreuses qui pouvaient donner peu et elles l'ont fait. Plus d'un million de dollars a été prélevé par les amis et collaborateurs des Missionnaires Oblats de Marie Immaculée. Merci pour leur confiance en nous. »
Amérique latine
BOLIVIE
Centre de Culture Populaire – 25 ans
Un millier de femmes dansaient dans un quartier du nord de La Paz en Bolivie ; c 'était la fête au Centre de Culture Populaire. Vingt-cinq ans d'activité au service des femmes les plus pauvres du secteur, ça compte ! Elles dansaient pour témoigner leur reconnaissance.
Fondé comme œuvre sociale de la paroisse d'Achachicala par le P. Georges Wavreille, le Centre s'occupe de promouvoir une vie meilleure pour ces mères de famille. Beaucoup sont analphabètes et leurs maris ont un emploi de survie; la famille, souvent nombreuse, ne mange pas tous les jours à sa faim.
Coupe et couture, boulangerie, cuisine nutritive sont les cours qui intéressent davantage ces gens en quête d'un mieux-être. Les premiers destinataires en sont les familles, mais il faut aussi compter quelques revenus supplémentaires grâce à la vente des produits du Centre au marché local. Le but principal du Centre fut, dès le début, de donner une formation intégrale.
« Les réunions hebdomadaires – écrit le P. George dans un message au
Bulletin de liaison, de la Délégation de Belgique-Sud, dont il est originaire – touchent des sujets comme notre histoire, notre culture et ses valeurs, notre santé, l'éducation de nos enfants, nos droits et nos devoirs comme citoyennes, la situation de notre ville et de notre pays. »
Le Centre compte actuellement 19 groupes disséminés dans les quartiers du nord de la ville de La Paz. L'organisation en petits groupes d'une quarantaine de personnes est exigeante car c'est une sorte de mini-société. Chacune en bénéficie mais doit aussi y apporter du sien. Par exemple: accepter d'être élue comme dirigeante, faire partie d'une commission, payer sa quote-part, participer aux réunions... Le groupe est en somme une école de solidarité: « Toutes pour une, une pour toutes »; de tolérance et « compréhension », chacune a ses qualités et ses défauts; de collaboration et d'appui moral. Combien d'entre elles ne sont-elles pas heureuses de se retrouver pour échanger sur leur vie de couple et leurs petits ou grands problèmes ?
« Combien de femmes – continue George – sont passées par le Centre et ont pu ainsi améliorer leur sort ? Il est difficile de donner des chiffres. Mais en me promenant, il me faut souvent m'arrêter pour saluer l'une ou l'autre
ancienne. Non seulement les personnes, mais le quartier lui-même a changé. Les leaders de la communauté et les parents des enfants des écoles travaillent maintenant main dans la main pour changer bien des choses. Ensemble, remercions le Seigneur pour nous avoir accompagné tout au long du chemin parcouru. »
Entrevues de OMIWORLD – P. Achiel Peelman, OMI
Un engagement peu traditionnel
Le Père Achiel Peelman, Oblat de Marie Immaculée a passé récemment à la Maison générale. Né en 1942, il est originaire de la Belgique flamande – diocèse de Gand – et enseigne depuis 1972 à l'Université St. Paul à Ottawa. C'est l'un des bons connaisseurs de la religion traditionnelle des Premières Nations du Canada. Il s'est prêté volontiers à nos questions ; nous vous invitons à le découvrir dans l'entrevue qui suit.
Vous êtes venu à Rome, invité par le Conseil Pontifical pour le dialogue inter religieux, de quoi s'agissait-il ?
Il s'agissait de participer à un colloque sur « les religions traditionnelles et leur contribution à la paix » qui s'est tenu au Vatican du 12 au 15 janvier 2005. L'initiative de ce colloque remonte au Pape lui-même qui voulait que l'on prête plus d'attention aux religions traditionnelles. Cette rencontre venait à la suite de celle de 2003 qui réunissait des représentants des religions mondiales, afin d'examiner comment leurs Ecritures et leurs textes sacrés parlent de la paix. Il s'agissait donc de faire la même chose avec les religions traditionnelles. Nous étions 25 experts catholiques travaillant avec les religions traditionnelles, provenant de 5 Régions du monde : Amérique du Nord, Amérique du Sud, Afrique, Asie, Océanie.
Qu'est-ce qui vous a surpris ?
Le fait qu'un peu partout, les religions traditionnelles ont une conception assez semblable de la paix. La paix est beaucoup plus qu'une absence de guerre et de conflits, mais elle est comprise comme la pleine réalisation de la vie.
J'ai aussi été frappé par la qualité des participants. Tous avaient une contribution écrite sur des sujets tels le rôle des femmes, les conceptions de la paix, les situations des religions en cas de conflits etc. Tous étaient totalement à l'écoute des autres. Dans les religions traditionnelles il y a certainement des éléments qui font partie du patrimoine universel. Mais pour elles aussi c'est devenu difficile de maintenir leurs valeurs dans le contexte de la globalisation, d'où notre souci de les aider à sauvegarder ces valeurs et à les transmettre.
Depuis quand l'Eglise entretient-elle un dialogue avec les religions traditionnelles ?
C'est une expérience toute neuve et qui s'est manifestée officiellement pour la première fois à la rencontre d'Assise, en 1986. Jusqu'alors le dialogue interreligieux s'était limité aux religions du monde : Hindouisme, Bouddhisme, Islam. On a compris progressivement qu'il doit s'étendre aussi aux religions dites traditionnelles. Quand on regarde le dialogue du christianisme avec ces religions, on s'aperçoit qu'il y a deux types de dialogue :
- dialogue inter-religieux entre le christianisme et les membres non-chrétiens de ces religions ;
- le dialogue intra-religieux : à l'intérieur de l'église entre les chrétiens issus de ces religions et qui tiennent à leur héritage. Ce dernier type est très important en vue du processus de l'inculturation.
A la fin du colloque, le président, Mgr Michael Fitzgerald, souhaitait fortement que les conclusions de notre colloque soient transmises aux Eglises locales où ces religions sont toujours très vivantes et influentes.
Nos lecteurs brûlent de savoir qui vous êtes, parlez-nous donc de vous.
Je suis professeur à l'Université St. Paul à Ottawa depuis 1971. J'étais arrivé au Canada en 1962, venant du noviciat de Belgique Nord (Flandres). Après avoir terminé mes études à Ottawa, je suis allé à Strasbourg pour entreprendre un doctorat en Sciences religieuses, dans la faculté protestante.
Et pourquoi à la faculté protestante ?
Je voulais faire une expérience oecuménique, travailler en milieu protestant. C'étaient les temps nouveaux de l'Oecuménisme. Et paradoxalement, c'est M. Gérard Siegwalt qui m'a orienté vers Hans Urs von Balthasar, trouvant que ce théologien catholique méritait d'être mieux connu dans sa propre Eglise.
D'Urs von Balthasar aux Premières Nations du Canada, le parcours n'est pas évident : Comment avez-vous été amené à travailler dans ce domaine ?
Dès mon retour à Ottawa, j'ai été rapidement impliqué à la formation de leaders laïcs amérindiens et je me suis intéressé à la spiritualité amérindienne. Un saut immense, mais il y avait une logique. Balthasar s'est beaucoup attaché à relier la théologie académique à la spiritualité, par ailleurs il demeurait très enfermé dans le monde culturel européen. Je trouvais que j'avais besoin d'étendre mon regard à d'autres cultures, par exemple en Afrique ou en Asie... puis finalement je suis resté au Canada.
Votre rencontre avec la religion traditionnelle a été au-delà d'une simple connaissance, cela est devenu une expérience personnelle, dites-nous en quelque chose.
Ma décision de rester au Canada s'est passée à la suite d'un rêve. C'était déjà très amérindien, car les rêves sont chez-eux, comme des moments de « révélation ». Ce rêve me disait que je devrais m'attacher à étudier la situation et l'avenir des Missions oblates à travers tout le Canada. J'ai donc fait un plan qui m'amenait à visiter les Oblats d'un Océan à l'autre. Dès que je me suis mis en route, les Amérindiens m'ont fait comprendre que mon approche était trop interne à l'Eglise et que je devais me concentrer plus sur leur culture. Leurs chefs spirituels m'ont invité chez-eux et c'est ainsi que j'ai pu m'initier à la spiritualité en particulier des Cris de l'Alberta. C'est une démarche que j'ai acceptée sans hésitation, parce que pour comprendre cette spiritualité, il n'y avait qu'un chemin : en faire l'expérience et la vivre de l'intérieur.
Vous avez donc fait un parcours d'initiation, en quoi cela consiste-t-il ?
La pratique essentielle, c'est la pratique de la « Vision Quest » (recherche de vision). Vous vous soumettez à un jeûne complet - nourriture et boissons - pendant 4 jours, dans un endroit sacré, sous la supervision d'un « homme-médecin » (chef spirituel) traditionnel. J'ai été aussi invité à pratiquer beaucoup d'autres rituels et d'avoir beaucoup de contacts avec les Sages. Cela m'a permis d'avoir un regard privilégié sur eux, tout en approfondissant ma propre spiritualité chrétienne.
Quand les gens vous demandent : pourquoi hier vous nous interdisiez nos pratiques traditionnelles et maintenant vous semblez les recommander ? Comment répondez-vous ?
Il faut situer cette question dans son contexte. Je prends mon exemple : ce parcours m'a permis de réfléchir sur l'inculturation et sur le développement d'une église amérindienne. Au Canada beaucoup d'Amérindiens sont devenus chrétiens mais ils se demandent toujours : peut-on être en même temps amérindien et chrétien ou doit-on choisir ? Et cette question est posée par des gens qui veulent vraiment réaliser une synthèse entre la foi chrétienne et leur culture. C'est vrai que par le passé l'Eglise portait un regard négatif sur ces pratiques, mais l'Eglise a approfondi les liens entre les cultures et la foi, et peut maintenant encourager les groupes humains à développer eux-mêmes, avec l'aide de leurs pasteurs locaux, une synthèse entre leurs acquis culturels et la foi chrétienne. En tant qu'Oblats nous sommes invités à participer avec les gens à cette synthèse et à cette harmonie. Cette nouvelle approche de la Mission tient compte du mouvement de renaissance culturelle que connaissent les Premières Nations depuis les années 1970 et qui a beaucoup d'implications pour la société canadienne et pour les Eglises. Cette renaissance signifie la fin de toute stratégie d'assimilation, tant du point politique que religieux.
Les Premières Nations vont-elles abandonner l'héritage chrétien ou envisage-t-on de nouvelles relations ?
Il y a sûrement un certain nombre d'Amérindiens qui, dans le contexte culturel ambiant, portent un regard très critique sur la Mission telle que vécue dans le passé, mais cela ne veut pas dire qu'ils vont quitter l'Eglise. Il y a un grand besoin de guérison, de réconciliation et comme missionnaires nous devons être prêts à rentrer dans ce mouvement de guérison mutuelle. Nous avons besoin de refaire nos relations. A ce propos, j'ai un exemple très concret, celui du Chef Harry Lafond qui a fortement souligné tout cela, lors du Synode des Evêques pour l'Amérique en 1997. Ce chef Cri était le seul laïc à s'adresser au Pape et aux Evêques et son message portait sur l'avenir de l'Eglise catholique dans les milieux amérindiens au Canada. Il saluait le Pape comme un « vrai Ancien » et il invitait l'Eglise « à continuer à marcher ensemble en nous appuyant les uns sur les autres ». Il disait aussi que « nous devons oser prendre des décisions audacieuses comme par exemple : ordonner prêtres des hommes spirituels qui émergent dans nos cultures, ou accorder une valeur sacramentelle à certains de nos rituels qui sont des rituels de guérison et de réconciliation et qui peuvent être vécu comme expression de notre foi dans le Christ Sauveur. »
Je crois que c'est en écoutant ce genre de message et en comptant sur ces hommes-clés que nous pourrons avancer vers l'avenir.
Vous avez publié des livres, n'est-ce pas ?
J'ai publié en 1995 un livre : « Le Christ est amérindien » (en anglais, « Christ is a Native American ») où je développe la vision amérindienne du Christ, la spiritualité traditionnelle et quelques orientations pour le développement d'une Eglise amérindienne. En 2004 j'ai publié un autre ouvrage : « L'Esprit est amérindien » où je traite de ma propre initiation à la spiritualité amérindienne et de la relation entre cette spiritualité et le christianisme. Il fait partie de la collection « Spiritualité en dialogue » chez Médiaspaul. La collection cherche à mettre en valeur la pratique de l'« hospitalité spirituelle ». C'est aussi chez eux que je viens de publier un ouvrage très technique sur la « Théodramatique » de Hans Urs von Balthasar, signe que je n'ai pas oublié mes racines occidentales. »
(Propos recueillis par Jean-Pierre CALOZ, omi)
Rassemblement pré-JMJ 2005
pour les groupes accompagnés par des oblats
Hünfeld (Allemagne), 11 au 15 août 2005
Mise à jour sur la préparation
Les inscriptions pour la JMJ de Cologne et pour le rassemblement des groupes oblats continuent de nous arriver régulièrement. A ce jour, près de 700 personnes ont confirmé leur présence au rassemblement oblat qui précèdera celui de Cologne, et nous avons encore de la place!
Ce sont 27 paroisses de Hünfeld et des environs qui ont accepté d'entrer avec nous dans cette belle aventure. Les familles d'accueil répondent avec enthousiasme à notre invitation à loger des participants.
Si vous n'êtes pas encore inscrits, il est encore temps de le faire… mais faites vite! Voici un rappel des étapes à suivre pour vous inscrire :
Faites d'abord votre inscription auprès de l'organisation de la JMJ 2005 de Cologne en vous rendant au site national officiel (
www.wjt2005.de)
.
N.B. Assurez-vous d'indiquer « Fulda-OMI » dans l'espace réservé au diocèse d'accueil.
Mettez-vous en contact avec l'organisation oblate d'Hünfeld le plus tôt possible par un des moyens suivants :
Courriel :
weltjugendtag@oblaten.de
Télécopieur : +49 6652 94 388
Téléphone : +49 6652 94 2005
N'oubliez pas de visiter le site officiel de l'organisation locale du rassemblement oblat de Hünfeld au
www.wjt2005.net ! Vous y trouverez des informations utiles et des photos d'activités de préparation qui ont déjà eu lieu.
La plus cordiale des bienvenues à tous et à toutes à Hünfeld!
Anniversaires – mai 2005
65 ans de profession religieuse
1940.05.01 |
7615 |
Fr. Gaston Comtois |
Notre-Dame-du-Cap |
1940.05.11 |
7616 |
Fr. Gérard Juneau |
Notre-Dame-du-Cap |
65 ans de sacerdoce
1940.05.25 |
5818 |
P. John Lazarsky |
États-Unis |
1940.05.27 |
5959 |
P. William Leising |
États-Unis |
1940.05.27 |
5967 |
P. Robert Kilroy |
États-Unis |
1940.05.27 |
5970 |
P. Robert Colfer |
États-Unis |
60 ans de profession religieuse
1945.05.11 |
8464 |
Fr. Ernest Tessier |
Notre-Dame-du-Cap |
50 ans de profession religieuse
1955.05.01 |
9884 |
P. Josef Hassels |
Allemagne |
1955.05.01 |
9885 |
P. Josef Thesing |
Allemagne |
1955.05.01 |
9886 |
P. Volker Grunwald |
Allemagne |
1955.05.01 |
9887 |
P. Bernhard Wolf |
Allemagne |
1955.05.01 |
9888 |
P. Hubert Knuf |
Namibie |
1955.05.01 |
9890 |
P. Nikolaus Wand |
Allemagne |
1955.05.01 |
9891 |
P. Wilhelm Deutmeyer |
Central S.A. |
1955.05.01 |
9893 |
P. Helmut Hofmann |
Austria-Czech Rep. |
1955.05.01 |
9894 |
P. Manfred Förg |
Namibie |
1955.05.01 |
9895 |
P. Franz-Josef Stendebach |
Allemagne |
1955.05.01 |
9926 |
P. Johannes Beringer |
Allemagne |
1955.05.01 |
9959 |
P. Walter Jüptner |
Namibie |
1955.05.01 |
10430 |
Fr. Alain Paugam |
France |
1955.05.21 |
10442 |
Fr. Waldemar Gutberlet |
Allemagne |
1955.05.21 |
10443 |
Fr. Wilhelm Götz |
Allemagne |
1955.05.21 |
10444 |
Fr. August Hericks |
Allemagne |
1955.05.31 |
9899 |
P. Elino Isip |
Philippines |
1955.05.31 |
9906 |
P. Ronald Walker |
États-Unis |
1955.05.31 |
9908 |
P. Richard Philion |
États-Unis |
1955.05.31 |
9911 |
P. Santiago Lyons |
Mexique |
1955.05.31 |
9914 |
P. Kelly Nemeck |
États-Unis |
1955.05.31 |
9960 |
P. Richard Sheehan |
États-Unis |
50 ans de sacerdoce
1955.05.31 |
8632 |
P. Ray Pomaville |
États-Unis |
1955.05.31 |
8643 |
P. Roberto Peña |
États-Unis |
1955.05.31 |
8654 |
P. James Wynne |
États-Unis |
1955.05.31 |
8836 |
P. Paul Wightman |
États-Unis |
1955.05.31 |
8838 |
P. Thomas O'Brien |
Brésil |
25 ans de sacerdoce
1980.05.10 |
12299 |
Bishop Norbert M. Andradi |
Colombo |
1980.05.10 |
12346 |
P. Jesus Reynaldo Roda |
Philippines |
1980.05.24 |
12297 |
P. William Antone |
États-Unis |
1980.05.25 |
12370 |
P. Marc Chatellier |
Cameroun |
Suffrages pour nos défunts
(No. 11- 17)
Nom |
Province |
Naissance |
Mort à |
Date |
P. Stanley Thebele |
Nord A.S. |
24/09/1947 |
Johannesburg |
13/02/2005 |
P. Jean Hanique |
France |
25/10/1922 |
Lyon |
21/02/2005 |
P. James D'Arcy |
Anglo-irlandaise |
08/04/1914 |
Tipperary |
27/02/2005 |
Fr. Bernard Gaudin |
Cameroun |
18/07/1925 |
N.D. de Lumières |
02/03/2005 |
P. Pierre Frémy |
France |
27/03/1927 |
Lyon |
05/03/2005 |
P. Jean-Paul Chicoine |
N.D.-du-Cap |
26/03/1915 |
Richelieu |
06/03/2005 |
P. Franz Konrad |
Allemagne |
25/08/1934 |
Mainz |
07/03/2005 |
“Nous garderons vivant le souvenir de nos défunts
et nous ne manquerons pas de prier pour eux,
offrant fidèlement les suffrages prescrits à leur intention.” (Const. 43)
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