No. 461 janvier 2007
Le Scolasticat International célèbre ses 125 ans
Pour célébrer le 125
ème anniversaire du Scolasticat International de Rome, la communauté actuelle du scolasticat (21 scolastiques et 4 membres de l’équipe de direction) s’est retrouvée à la
Communauté de la Maison Générale pour l’Eucharistie en la fête du Christ Roi, ce 26 novembre. Le Supérieur Général, le Père Wilhelm STECKLING présidait la messe et le Père Roberto SARTOR, supérieur du Scolasticat et Procurateur Général assurait l’homélie.
Dans l’édition de janvier 1981
d’information d’OMI, le Père Alexandre TACHÉ
écrivait un bref article sur les célébrations qui se déroulèrent au mois de novembre précédent pour commémorer le centenaire de la fondation du Scolasticat International à Rome. La célébration avait été légèrement
avancée du fait d’un Chapitre Général qui s’y déroulait alors, et 22 « anciens romains »
étaient présents pour cet évènement.
Le Père Taché, autrefois étudiant, formateur et supérieur du Scolasticat International,
écrivait ces mots il y a 25 ans : « la naissance du Scolasticat Romain est indirectement liée au décret tristement célèbre du 29 mars 1880, voté par le Gouvernement Français, stipulant que
les congrégations religieuses sans statut juridique identifié n’avaient aucun droit d’existence légale sur le sol français. Les Scolastiques Oblats, qui avaient dû quitter Montolivet (Marseille) après
la mort du Fondateur, furent expulsés d’Autun le 4 novembre 1880, et se réfugièrent à Inchicore, en Irlande.
Cette même année, le Conseil Général décida d’acheter une maison à Rome pour le Procurateur auprès du Saint-Siège et quelques séminaristes. En 1881, le Père Cassien AUGER fut nommé Procurateur et Supérieur
des Scolastiques, en résidence
à la Piazza Sant’Ignazio. Quinze scolastiques arrivés de France le 16 novembre commencèrent leurs cours sept jours plus tard au Collège Germanique, où l’Université Grégorienne avait cherché refuge après
1870. »
Depuis ces jours à la Piazza Sant’Ignazio, le Scolasticat Romain a eu trois autres maisons : 15 Via Vittorino da Feltre (de 1887 à 1961) ; 290 Via Aurelia, (de 1961 à 66 et de 1972 jusqu’à présent) ; 60 Via
Gioacchino Ventura, [Pineta Sacchetti] (de 1966
à 1972). En plus de la maison à Rome, des générations de scolastiques ont apprécié de passer leurs étés à la Casa dell’Assunta à Roviano jusqu’à ce que, cette maison, construite en 1900, ait été vendue
dans les années 70.
Les membres de l’équipe directrice, sous la conduite du Père Sartor, sont les suivants : le Postulateur Général, Joaquín MARTÍNEZ (Espagne), Chinnappan SANDHAPPAN (Inde), Cornelius NGOKA (Nigéria).
Parmi les scolastiques, les pays suivants sont représentés : Bangladesh (2), Congo (1), Allemagne (1), Haïti (2), Inde (2), Lesotho (2), Madagascar (2), Nigéria (1), Philippines (2), Sri Lanka – Colombo
(1), Etats-Unis (2), Zambie (2), Zimbabwe (1)
Jusqu’à ce jour, on ne sait pas avec exactitude combien d’oblats sont passés par le Scolasticat International ces 125 dernières années, mais quand les « vieux Romains » se rencontrent, ils aiment
se raconter les histoires du « bon vieux temps » (
ai tempi nostri). Beaucoup ont servi l’Eglise dans des situations difficiles (même au point de verser leur sang) et beaucoup ont
été sollicités par la Congrégation pour exercer des rôles de gouvernance : formateurs, professeurs, provinciaux, Conseillers Généraux, et deux Supérieurs Généraux (Richard HANLEY et Marcello ZAGO).
D’autres ont servi l’Eglise comme
évêques et un a porté le chapeau rouge de cardinal (Thomas COORAY du Sri Lanka).
À la messe qui célébrait le 100
ème anniversaire du Scolasticat International de Rome, le Supérieur Général, le Père Fernand JETTÉ, décrivait en quelques mots le but principal de cette communauté qui
fête maintenant ses 125 ans :
« la Congrégation est universelle... son cœur est grand comme le monde. Ceci implique, qu’en son centre, quelques jeunes Oblats puissent faire l’expérience, d’une façon toute particulière, de
cette dimension internationale et la vivre plus intensément. »
Administration Générale
ROME
P. Ron Rolheiser, OMI: « Dimension spirituelle du travail de Justice et Paix »
La commission Justice et Paix des Supérieurs généraux et Supérieures générales avait invité le P. Ron ROLHEISER pour animer deux jours de session sur la
« Dimension spirituelle du travail de Justice et Paix » La rencontre se tenait chez les Frères des Ecoles Chrétiennes ; le P. Wilhelm Steckling, supérieur général, actuel responsable de la commission, a ouvert la séance ; la communauté de la Maison générale y avait délégué six participants. Le P. Rolheiser a introduit la
réflexion de l’assemblée par un substantiel apport le matin et l’après midi de chaque jour et a été très apprécié par la bonne centaine de participants et des participantes, nettement majoritaires.
Parmi la riche moisson apportée par notre confrère, je retire à titre personnel les quelques points suivants :
« Justice et Paix » est né dans l’enthousiasme des années 1960, le contexte actuel est bien différent. L’individualisme fait perdre les perspectives à long terme, l’impression que rien ne change
malgré les efforts faits, le repli sur les identités et les intérêts immédiats, les courants conservateurs, l’idéologie libérale, tout cela crée un climat défavorable à l’engagement. Il est donc urgent
de retrouver les motivations, l’inspiration et les convictions qui nourrissent la générosité et la foi en des changements possibles.
Le pauvre est au cœur du message chrétien. Découpez dans la Bible toutes les références aux pauvres, vous n’aurez plus que des trous ! Le P. Ron citait Jim Wallis disant que la qualité chrétienne
d’un pays se mesure à la façon dont les exclus y sont traités ! Dieu se soucie du pauvre plus que des rubriques, du droit canon, des règlements et des pratiques !
La non-violence, tendre l’autre joue par exemple, c’est fondamental. Tous les
« grands », de Gandhi à Mandela l’ont pratiquée. Son efficacité vient du fait qu’elle « déplace » l’adversaire et désamorce ainsi au départ l’escalade de la violence. David ne jouait pas le jeu, n’entrait pas dans la logique de combat de Goliath qui s’est ainsi trouvé désarmé ! Par une série de passages bibliques, Ron a montré l’efficacité de ce refus
de répondre sur le même ton que l’adversaire. La Croix en est l’illustration la plus
éclatante et se retrouve donc au cœur de la pratique de Justice et Paix.
Pour conclure : cette citation du Cardinal Sin, des Philippines que Ron a cité
plusieurs fois : « La force sans compassion est violence ; la compassion sans justice est sentiment ; la justice sans amour est marxisme et l’amour sans justice, c’est de la blague ».
(Jean-Pierre Caloz)
MAISON GENERALE
Le « sacristain général » rentre au Canada
Dans une maison où vous pouvez trouver un Supérieur général, un Vicaire général, deux Assistants généraux, etc., ce n’est pas étrange que quelqu’un ait pu inventer le rôle de « sacristain général ».
Au cours des 35 dernières années, le fr. Jean-Paul BEAUDET a pourvu à tout pour permettre à
la communauté de célébrer en toute quiétude, non seulement dans la chapelle principale mais aussi dans les autres chapelles de la maison. Le 8 décembre 2006, la communauté de la Maison générale a officiellement dit au revoir à ce Frère fidèle qui rentre dans son pays d’origine, le Canada, dans la Province de Notre Dame du Cap.
Le p. Wilhelm STECKLING, Supérieur général, a présidé l’Eucharistie, et le p. Jean-Pierre CALOZ, Supérieur local, a donné l’homélie pour la solennité de l’Immaculée Conception.
Né en 1919, deux jours avant Noël, Jean-Paul commença sa carrière de mécanicien sur un bateau marchand. Durant la Deuxième Guerre Mondiale, il opéra dans le fameux Triangle des Bermudes sur un bateau de ravitaillement pour la marine des Etats-Unis.
Après la guerre, il put réaliser son rêve de rentrer comme Frère chez les Missionnaires Oblats. Il prononça les premiers vœux à Richelieu, en 1948. A sa grande surprise, en 1950, il sut que le Supérieur général l’invitait à faire partie de l’équipe des Frères qui assuraient le service à la Maison générale. A cette époque, en effet, les Frères
s’occupaient de tout l’entretien de la maison et de la propriété, y compris les chambres, les couloirs, les bureaux, etc.
De 1965 à
1971, Jean-Paul vécut à Paris, où l’Administration générale possédait une
« Procure », rue de l’Assomption, où s’arrêtaient les nombreux visiteurs et surtout les nombreux missionnaires qui passaient pendant leurs congés. Notre Frère avait hérité d’une moto avec
laquelle il parcourait la ville et en été, divers coins du pays ; ce « fut bon pour sa culture... », disait-il car il découvrait chaque fois de nouvelles perspectives de sa vie en France.
Il y a 35 ans, Jean-Paul rentra à la Maison générale pour commencer sa carrière de
« sacristain général ». D’un simple coup d’œil il estime le nombre de participants, il sait quelle quantité de vin préparer pour la messe et combien d’hosties mettre dans la patène. Il prépare les livres liturgiques dans la langue voulue (Italien, Français, Anglais), en mettant avec soin les signets au bon endroit. Comme sacristain, il est aussi fier d’être le seul à garder
la clef du reliquaire du cœur du Fondateur.
En plus de la sacristie, il connaît tous les secrets de la machine à café de la salle de communauté. Il sait quand et combien ajouter ce qu’il faut pour le « caffé
corto », le « caffe lungo », le « cappuccino », le chocolat chaud et même une tasse de thé. Il est aussi connu pour sa prédilection pour le sirop d’érable. Les Oblats le savent
et venant du Canada, ils n’oublient pas le flacon du Fr. Beaudet.
Sa présence fidèle et tranquille nous manquera à via Aurelia 290. Il n’est plus le jeune Frère arrivé il y a 56 ans, mais il est encore l’homme au grand cœur qui a voulu être missionnaire dans un service
unique et spécial à toute la Congrégation.
MAISON GÉNÉRALE
Andrzej Jastrzebski nouveau docteur en philosophie
Il y a quelques mois, le Père Andrzej JASTRZEBSKI est arrivé à la Maison Générale pour y exercer ses nouvelles responsabilités comme secrétaire exécutif du Conseil Général. Outre le fait d’apprendre une nouvelle langue (italienne) et de rafraîchir sa connaissance
de celles qu’il avait déjà étudiées (français, anglais, allemand), le jeune Oblat de Pologne a dû également travailler à
terminer sa thèse de philosophie à l’Université de Lublin.
En octobre, Andrzej est retourné en Pologne pour y passer ses examens complets. Le 24 novembre, il était de retour dans son pays pour défendre sa thèse de doctorat intitulée :
Le concept de Personnalisme
de l’Ecole Bostonienne: L’essai de Borden Parker Bowne pour vaincre l’Evolution matérialiste et le naturalisme dans la compréhension de l’Homme.
Sa thèse est une description du développement du personnalisme de Bowne dans son contexte historique, particulièrement dans le domaine de l’idéalisme philosophique. Bowne était un philosophe du 19
ème siècle,
un théologien de tradition méthodiste et un professeur qui enseigna très longtemps
à l’Université de Boston.
Sans compter son travail pour le Conseil Général, Andrzej en jouant de la guitare et en chantant, ajoute un certain souffle dans des liturgies de la Maison Générale.
Afrique-Madagascar
NATAL
Cedara: Les scolastiques oblats lancent leur CD
Au début de 2006, le groupe musical du Scolasticat St. Joseph de Cedara s’est mis à
travailler sur un nouveau projet : l’enregistrement d’un CD. Leur travail a abouti le soir du 3 novembre 2006, quand les
Ama-Oblates kaMaria Ongenasici ont lancé
UDUMO, leur premier
CD, au « Winston Churchill Theater » de Pietermaritzburg, KwaZulu-Natal, Afrique du Sud.
UDUMO est un album qui mélange les sonorités d’Afrique du Sud, du Zimbabwe et de Zambie dans une combinaison unique de chant classique, musique moderne, énergie et foi.
Le p Mxolisi Ngcobo, un des coordinateurs du projet, a annoncé que les revenus venant des donations seront utilisés pour aider les jeunes.
SAHARA
Comme un arbre isolé en plein désert du Sahara
Le père Jean-Bosco MUSUMBI, Conseilleur Général pour la Région d’Afrique-Madagascar, a récemment visité le Sahara, Délégation provinciale d’Espagne. Voici ses impressions.
Après Madrid et Barcelone, je me suis rendu à Laayoune, ville du Sahara occidental, via Las Palmas (Îles des Canaries, océan Atlantique) en compagnie de Fernando (DE LA PAZ), provincial d’Espagne.
C’était mon premier contact direct avec le désert du Sahara. Mon cours de géographie à l’école secondaire ne faisait pas imaginer une telle réalité.
Écorégion située dans la partie nord de l’Afrique, le désert du Sahara est le plus vaste désert du monde. Il divise le continent d’est en ouest et s’étend sur 11 pays: le Maroc, l’Algérie, la Tunisie,
la Libye, Égypte, le Soudan, le Tchad, le Niger, le Mali, la Mauritanie et le Sahara occidental. D’origine arabe, le terme Sahara (
Al-Saharra ou
Ar-Sahhra) signifie désert ou steppe. Quant
au climat, la zone côtière atlantique baignée par le courant froid des Canaries est soumise aux brises de mer et à quelques phénomènes de brouillards.
Ce territoire de 266 000 km² du nord-ouest de l’Afrique est bordé par le Maroc au nord, l’Algérie au nord est, la Mauritanie à l’est et au sud, tandis que sa côte ouest donne sur l’océan Atlantique.
"Vaste territoire désertique, cette ancienne colonie espagnole n’a toujours pas trouvé
de statut définitif sur le plan juridique, plus de trente années après le départ des Espagnols en 1975. Le Sahara occidental est effectivement en proie à
un conflit reflétant à la fois la lutte de certains Sahraouis pour leur indépendance et la rivalité hégémonique du Maroc et de l’Algérie dans cette région... En 1982, la reconnaissance de l’indépendance
du Sahara occidental par une majorité d’états africains et son adhésion à l’OUA, provoqua le départ du Maroc de l’organisation en 1985."
Trois confrères dont un préfet apostolique de Laayoune-Sahara exercent un apostolat de présence dans ce pays musulman depuis plusieurs années. Pendant notre séjour, 9 professeurs espagnols ont participé à la
messe du samedi (en Espagnol), et 10 membres de la
Mission des Nations unies pour l’organisation d’un référendum au Sahara occidental (MINURSO)
à celle du dimanche (Espagnol-Anglais). On ne voit personne en semaine car il n’y a pas de chrétiens. Dans ce contexte, quelle est la raison d’être d’une mission catholique ou: «est-ce que ça vaut
vraiment la peine d’être ici?»
"Tout dépend de la notion qu’on a de l’Église, du Corps Mystique, répond padre Rafael... C’est dans ce monde que nous sommes, tenant debout apparemment tout seul. Tout comme l’arbre isolé ou la source
cachée, qui sont là pour fournir de l’ombre ou un peu d’eau à qui est dans le besoin, il y a quelqu’un qui essaie tranquillement d’apporter son grain du sable à cette dune de difficultés, de pauvreté et
de punition. Malheureusement, cela ne se passe pas comme nous le souhaiterions: parfois nous en manquons, parfois nous en avons trop à notre goût."
(Info OMI n° 453, avril 2006).
Pour les Oblats d’Espagne, ça vaut la peine! Il s’agit d’une mission spéciale qui consiste à être témoin du Christ parmi les musulmans; une présence motivée par le dialogue interreligieux tant recommandé par
l’Eglise et par le dernier chapitre général de notre Institut : "Le dialogue avec les autres cultures et religions est une exigence de notre époque, et nous sommes appelés à développer une
attitude d’écoute envers ce monde".
Avec un double sentiment j’ai quitté Laayoune. Tout d’abord, le sentiment d’admiration envers ces confrères qui, apparemment, ne font rien mais ont des amis et sont heureux. Il faut un charisme spécial
pour tenir bon. Puis la peur du néant. Mes sincères remerciements à ces braves missionnaires pour l’accueil et la joie de vivre en témoins de Celui qui les a appelés à sa suite.
SÉNÉGAL
Nous avons besoin d’un symbole !
Au Sénégal, les symboles sont très importants dans un cercle familial, un groupe ethnique, une tradition religieuse. Dans un pays qui est musulman d’une manière prédominante, le croissant sous une étoile
est vu partout sur les minarets des mosquées. Dans les quelques secteurs chrétiens, la croix sur un clocher ou sur un dôme possède une signification très importante pour ceux qui croient en Jésus Christ.
Cette croix est un message, non seulement pour les Chrétiens, mais également pour leurs frères et sœurs Musulmans. Dans un sens, c’est un symbole grâce auquel les Chrétiens peuvent dire : « nous
sommes là! »
En arrivant dans un des lieux de culte chrétien, dans la mission de Koumpentoun, on peut voir, dans un périmètre d’un demi kilomètre, deux minarets sur le côté
gauche et quatre sur le côté droit : deux nouvelles mosquées construites ces cinq dernières années.
C’est ici, que le Père Danilo CECCATO, missionnaire Oblat Italien rassemble les fidèles pour la messe dominicale dans un grand hall qui est vraiment inadéquat vu le nombre de fidèles qui viennent. Ils
n’ont pas encore de symbole, aucun clocher, aucune coupole. Mais cela va changer. Dans le village de Koukou, les sept familles chrétiennes qui vivent là ont ramassé du sable il y a quelques mois pour fabriquer
1200 briques destinées à la construction d’une chapelle de 6m par 8. Même les familles musulmanes du village veulent s’impliquer dans la construction de la petite maison de culte. Elles ont promis aux
Chrétiens de leur prêter leurs chevaux et chariots pour apporter 80 cargaisons supplémentaires de sable.
Mais la croix reste un scandale pour les musulmans. Ils disent : « comment est-ce possible que le plus grand prophète de la miséricorde, Jésus, achève sa vie sur une croix? » Ceci rend d’ailleurs
encore plus important, pour les chrétiens, que se construise une chapelle avec un clocher surmonté d’une croix, pour établir une présence plus évidente parmi les mosquées et les minarets. Ce sera leur
manière de dire à leurs frères et sœurs musulmans que « celui qui a été crucifié est plus qu’un prophète, il est le fils de Dieu lui-même! » (
Missioni OMI, 11/2006)
Asie-Océanie
PHILIPPINES
Message de soutien au processus de paix
Après leur récente Assemblée Provinciale, les Oblats des Philippines ont fait cette déclaration publique pour soutenir les fragiles négociations actuelles. Ils espèrent que ces dernières aboutiront
un jour pour mettre un terme à des années de conflit et de violences provoquant la mort de tant de personnes y compris celles de quelques Oblats. Le rapport a été signé par le Provincial, Ramon BERNABE
et par Roberto LAYSON, Président du Comité des Relations entre Chrétiens et Musulmans et du dialogue interconfessionnel.
Du 16 au 18 Octobre 2006, les Oblats de Marie Immaculée (O.M.I.) de la Province des Philippines se sont réunis pour leur Assemblée Provinciale, au cours de laquelle ils ont travaillé la question de
la paix et du dialogue. A cette assemblée, on comptait environ 60 Oblats, un évêque, des curés de paroisse et responsables de poste de mission, des directeurs d'école et responsables de médias, des
aumôniers, des formateurs de séminaires, des prédicateurs de retraites, des pasteurs auprès des indigènes et auprès de différentes confessions avec leurs responsables. Tous ensemble, ils ont prié, écouté et
réfléchi sur leur ministère dans des communautés plurielles, là où se vivent des conflits, particulièrement à Mindanao, Sulu, et Tawi-Tawi.
« Nous reconnaissons le don de Dieu qui a permis aux Oblats d’œuvrer dans cette partie du pays pendant ces 67 dernières années. Nous nous réjouissons de ce que Dieu ait pu travailler en nous et par
nos mains, même si nous ne sommes que d'humbles ouvriers. Nous nous sommes réjouis de ces amitiés merveilleuses et nombreuses au cours de ces dernières années. Mais nous souffrons tout autant de ces hostilités
incessantes qui ont ruiné ce pays et causé d'indicibles souffrances à ce peuple que nous sommes voués à servir. Nous partageons réellement toutes ces souffrances et ces vies ôtées.
Au cours de notre Assemblée, nous avons cherché à comprendre à nouveau les racines de cette violence. Nous avons constaté l'inextricable confusion des évènements historiques, des perceptions, des politiques,
des décisions, des actions qui ont conduit, au cours des années, aux expropriations, au désespoir, à la discrimination, à la méfiance, au carnage. Nous avons réalisé l'énormité de la tâche à accomplir
pour démêler tous ces nœuds et pour rectifier tant d'injustices, qu'elles soient passées ou présentes.
Nous avons entrevu une lueur d'espoir dans l'élaboration d'un programme électoral en vue de la paix et d un dialogue au sein des communautés et institutions de base. Et tout cela en solidarité avec tant
de gens qui partagent le même rêve. Nous faisons l'éloge de leurs efforts, et nous les encourageons. Nous offrons notre modeste contribution dans tous les engagements où se construit la paix.
D'une manière spéciale, nous apportons notre soutien à ce processus de paix entre le gouvernement et le Front Islamique de Libération Moro, croyant en cette opportunité offerte aujourd’hui d'établir une
paix juste et honorable pour les personnes qui font le rêve de vivre harmonieusement dans la diversité. Nous encourageons les commissions à ne pas cesser la recherche de solutions non-violentes au conflit
en dépit des difficultés. Nous recommandons avec insistance à nos communautés et nos institutions
de chercher des façons de compléter le processus de paix en construisant d'authentiques relations s'articulant autour d'un dialogue mutuel et de recherche de solutions.
Pour finir, nous faisons le vœu de prier Dieu pour que dans son immense pitié et sa compassion, il fasse enfin à tous, le don de sa paix.
PHILIPPINES
Des écoles oblates accueillent des étudiants musulmans
Wikipedia, l’encyclopédie que l’on trouve en de nombreuses langues sur Internet,
déclare que les Oblats
« ... administrent les écoles Notre Dame et les universités à
Mindanao, y compris l’Université Notre-Dame de la ville de Cotabato et le Collège Notre Dame de Midsayap dans Cotabato Nord, et le collège Notre Dame du Grand Manille à Caloocan, situées aux Philippines.
Actuellement, un Oblat de Marie Immaculée est président de l’Association Educative Notre Dame, qui regroupe au moins 98 établissements, écoles Notre Dame, Collèges et 5 Universités, tous fondés, à l’origine,
par les Oblats de Marie Immaculée aux Philippines. »
Lors d’une réunion de l’Association d’Education des Philippines en septembre, le Père Eduardo TANUDTANUD, Président de l’Université Notre Dame de la ville de Cotabato, déclarait que sur les 152 écoles
Notre Dame à Mindanao, 29 d’entre elles enseignaient à des étudiants majoritairement musulmans.
Et d’ajouter que les administrateurs Catholiques croient véritablement
« qu’une école catholique n’est pas seulement réservée aux Catholiques mais est ouverte à tous ceux qui apprécient et partagent la qualité de son projet éducatif».
Selon le père Tanudtanud, les étudiants catholiques restent la majorité dans 123 (ou 81%) des écoles Notre Dame, à Mindanao. Il ajoutait que les écoles sans majorité catholique restent concentrées dans
des provinces de Cotabato, de Maguindanao, de Sulu et de Tawi-Tawi au Mindanao occidental. Les étudiants appartenant aux diverses communautés des 50 groupes ethnolinguistiques de la région, y compris les
peuples autochtones
lumad et les familles de migrants d’autres régions, fréquentent les écoles Notre Dame.
Le Père Tanudtanud expliquait aussi que les écoles Notre Dame sont administrées par des congrégations religieuses ou par le diocèse local ou tout simplement, ils ou elles en sont les propriétaires. Les
retraites et les récollections pour les
étudiants, les membres du corps enseignant et le personnel, ainsi que pour les parents chrétiens et musulmans des étudiants sont habituelles dans ces écoles. On y trouve tout autant des chapelles et
des salles de prière pour les chrétiens et les musulmans, que des programmes d’études religieuses divers.
Les
étudiants chrétiens doivent participer à un cours sur les principes fondamentaux du Christianisme et un autre sur Jésus et son message. Les
étudiants catholiques doivent également participer à un cours sur les sacrements et la liturgie, tandis que d’autres étudiants chrétiens participent
à un cours sur les églises aux Philippines.
On demande d’autre part aux étudiants musulmans de prendre un cours d’écriture arabe et de lecture du Coran. Ils doivent aussi participer à un enseignement sur les bases de l’Islam et à un autre sur la
vie et les enseignements de prophète Mohamed.
Tous les
étudiants de l’université doivent participer à un cours sur la phénoménologie des religions et de la paix.
Le père Tanudtanud disait que le parcours scolaire et d’autres programmes étaient adaptés pour favoriser la catholicité en enrichissant la vie de la communauté
catholique, tout en aidant les étudiants d’autres confessions à grandir dans leur propre foi.
Les Religieuses, Sœurs de
la Vierge Marie, ont fondé la première école de mission pour les enfants non-Catholiques dans la région de Cotabato en 1904. Les Oblats, qui sont arrivés en 1939, fondèrent l’Académie Notre Dame en 1941
et, les huit années suivantes, 14 autres écoles Notre Dame pour des garçons et filles ont démarré autour de Cotabato.
Europe
POLOGNE
L’université de Lublin rend hommage à un professeur oblat
Le 20 novembre 2006, l’Université Catholique de Lublin (KUL), a rendu honneur à un professeur oblat de longue date, le p. Waclaw Hryniewicz, pour son 70ème anniversaire, occasion bienvenue
de reconnaître son considérable travail académique.
Au cours de la célébration, on a présenté au p. Hryniewicz les «Mélanges » en son honneur, intitulés Instaurare omnia in Christo. L’ouvrage est dédié au
« Prof. Waclaw Hryniewicz en son 70ème anniversaire et il inclut les thèmes du salut, de la théologie, du dialogue et de l’espérance. Ce livre est une collection d’articles de ses amis universitaires.
L’un d’entre eux est le card. Walter Kasper, le Préfet du Conseil pour l’Unité des Chrétiens.
Au cours de ses années d’enseignement à l’Université de Lublin, le p. Hryniewicz a publié 822 livres et articles (164 en d’autres langues que le polonais). Voici des titres parmi les plus connus : Vol.
1 – Le Christ notre Pâque. Ebauche d’une théologie pascale chrétienne (1982) ; Vol. 2 – Notre Pâque dans le Christ, Ebauche d’une théologie pascale chrétienne (1987) ; Vol. 3
– La Pâque du Christ dans l’histoire de l’homme et du Cosmos, Ebauche d’une théologie pascale chrétienne (1991). D’autres livres concernent le Christianisme et l’espoir du salut universel : Espoir
de salut pour tous : d’une eschatologie de la peur à une eschatologie de l’espérance (1989) ; Le drame de l’espérance du salut (1996), et plusieurs autres dans les domaines des premières études
russes, du dialogue orthodoxe – catholique, et des études
œcuméniques.
Né le 23 juillet 1936 à Lomazy (Est Pologne), il fut ordonné prêtre en 1960. Il obtint un doctorat en théologie dogmatique à l’Université Catholique de Lublin en 1966, avec la dissertation : La
signification sotériologique de la résurrection du Christ dans l’enseignement des théologiens contemporains.
Son curriculum vitae est impressionnant. Il est un des fondateurs de l’Institut Œcuménique de la KUL et depuis 1983 il a été à la tête du département de la théologie orthodoxe dans ce même Institut.
De 1980 à 2005 il a été membre de la Commission International Mixte pour le dialogue théologique entre l’Eglise catholique et l’Eglise orthodoxe. Depuis 1988, il est membre de la Société Européenne pour la Recherche Œcuménique (Societas Oecuménica) ; de 1997 à 2005, directeur de l’Institut Œcuménique de la KUL ; membre du groupe d’experts du « Eastern Churches
Journal » (Fairfax, Virginia, USA). Il a
été aussi de 1998 à 2000, membre du comité pour la préparation du document de travail de la Charta Oecumenica : orientations pour la croissante coopération parmi les églises en Europe, officiellement signée par les Présidents des Conférences des Eglises Européennes et du
Conseil des Conférences Européennes des Evêques à Strasbourg le 22 avril 2001.
Il a enseigné à l’étranger, en Suisse, Allemagne, France, Autriche, Etats-Unis et Belgique. Il a participé et organisé plusieurs symposiums internationaux et conférences œcuméniques. Sa principale recherche
est dédiée à la théologie pascale, la théologie de l’espérance, le salut universel, la théologie russe ancienne et les problèmes œcuméniques. Inspiré par la tradition orientale, il a développé une théologie œcuménique
ouverte à d’autres confessions chrétiennes et à d’autres religions, une théologie qui cherche la réconciliation pour les Eglises, les nations et les cultures.
ITALIE
Le Centre de la Famille célèbre son 40ème anniversaire
Les années passent,
Les bébés grandissent,
Et les mères...
C’était une chanson d’autrefois. Nous pourrions chanter la même chanson aujourd’hui au Centre de la Famille (Centro La Famiglia) fondé à Rome il y a 40 ans par le Père Luciano CUPIA. Oui, les années passent
pour chacun, pour chaque mère, dans chaque famille, et pour le centre...
Ceux qui travaillent au Centre de la Famille de Rome le savent très bien. Pour eux et pour tous ceux qui lui sont liés, c’est un anniversaire important, parce qu’ils soufflent 40 bougies, 30 autres pour
l’Ecole de préparation au mariage et les conseillers familiaux. 40 ans s’achèvent, 40 ans d’histoire.
C’était en 1931, il y a bien longtemps, au Centre Novalis de l’Université d’Ottawa, fondée par les Oblats, que le Centre Catholique pour la préparation au mariage a commencé ses activités.
En 1966, les Oblats ont fondé un centre similaire en Italie, sous la direction du Père Luciano Cupia. Réunis autour de lui, à l’inauguration du Centre, il y avait les Pères Gianni COLOMBO et Vittore DALLA
LIBERA. Rosalba Fanelli était également présente, elle qui collabore depuis le tout début. Voilà comment a démarré une méthode structurée et moderne de préparation de mariage.
Dix ans après l’ouverture du Centre de la Famille, une nouvelle étape importante vit le jour avec la création d’un Centre de Consultation où des fiancés pouvaient apporter leurs problèmes. C’était une
branche du Centre consacrée à fournir de l’aide aux familles. On y traitait les problèmes relationnels : couples travaillant ensemble comme conjoints et parents ; adolescents ; femmes enceintes ;
personnes rencontrant toutes sortes de problèmes liés à la sexualité dans toute sa complexité.
Aujourd’hui, 30 ans après, on compte un personnel de 45 personnes, parmi lesquelles on dénombre des conseillers et des éthiciens de la famille, des psychologues, des psychothérapeutes, des médecins, des
travailleurs sociaux, des juristes en affaires matrimoniales, et l’Ecole pour des conseillers conjugaux, tous apportant une réponse aux besoins de la famille, qu’ils soient anciens et nouveaux.
Fruits de sa longue expérience, avec des dizaines de milliers de personnes contactées et
écoutées, les quelques 120 rencontres chaque semaine au Centre Principal, avec des personnes venant non seulement de Rome, mais de la région toute entière. L’école est partout en l’Italie, avec environ
40 centres. Unique en son genre, cette école se distingue tout autant par sa méthodologie éducative, que par son contenu. Jusqu’à ce jour, elle a formé presque 5 000 conseillers conjugaux et chaque
année s’ajoutent de nouveaux cours. Le père Cupia dit :
« ils ont bénéficié pendant 30 et 40 ans de riches expériences et de profonde spiritualité à l’égard de la liberté des autres. » (Giuseppe CELLUCCI dans Missioni OMI, 11/2006)
ITALIE
Donner à Dieu de la joie
La Communauté Oblate de Gesso (Sicile) a ressemblé, un court instant, à une basse-cour ce 1er novembre. Des enfants de différents endroits de Messine avaient en effet amené avec eux des animaux pour les
faire bénir : chiens, chats, vaches, moutons, poulets et ânes. L’occasion était donnée par un rassemblement « pré-MGC ». Les enfants ayant l’espoir, d’être un jour membre à part entière
du Mouvement de jeunesse MGC.
Le thème proposé pour la journée : « donner à Dieu de la joie » grâce au don de l’Esprit Saint ou « Respect du Seigneur ». Ce fût le Père Francesco VOLPINTESTA, qui, présentant le thème, a utilisé trois exemples du film de Walt Disney,
« le Roi Lion. ». Il a montré comment le jeune lion a appris, grâce aux enseignements de son père, ce que signifiait d’être un véritable roi : cela consistait à éduquer les créatures
vivantes de façon à vivre harmonieusement et respectueusement, montrer du courage si nécessaire et être ouvert au pardon.
Le message central du jour était de saisir la différence entre le respect et la crainte. Les enfants se sont réunis en petits groupes pour en discuter et pour parler de leurs propres expériences.
Le Père Angelo CAPUANO a célébré
la messe avec les enfants et dans son homélie, il leur a parlé de différentes sortes de bonheur que l’on pouvait rechercher : le bonheur recherché
individuellement, le bonheur comme cadeau fait à d’autres, le bonheur, qu’en tant que chrétiens, on peut offrir en retour à Dieu lui-même. La journée se termina par la visite de l’église Saint Antoine
Abbé, de Gesso. Le thème choisi pour la prière était celui de « la crainte respectueuse du Seigneur». Les enfants ont écouté les lectures qui parlaient justement de cette crainte de Dieu à travers
trois grands personnages : Abraham, Jérémie, et Marie. Ce qu’il fallait retenir : la crainte et le respect de Seigneur ne sont nullement des obstacles à la relation à Dieu. Pour symboliser
tout cela, les enfants ont écrit certaines de leurs craintes sur des bouts de papier et les ont ensuite brûlés.
FRANCE - BÉNÉLUX
La délégation polonaise célèbre son 60ème anniversaire
Une belle célébration d’anniversaire a eu lieu les 16 et 17 septembre 2006, à Vaudricourt et Lens, en France. C’est là que se trouve la maison de la Délégation de la Province Polonaise,
“France- Bénélux”. Elle a fêté ses 60 ans comme Unité constituée de la Congrégation Oblate.
Un colloque s’est déroulé au vieil Institut St Casimir de Vaudricourt, sous la direction du Supérieur de Délégation, le Père Jan Domanski. Parmi les conférenciers, on pouvait noter la présence de l’archevêque
Mgr Szcepan Wesoly qui a fait le voyage de Rome pour être présent ; du Père Teodor Jochem, Provincial de la Pologne ; du Père Bernard Dullier, Provincial de la France. Un certain nombre d’Oblats et de représentants de paroisses Oblates reçurent des médailles et des diplômes en récompense des nombreuses années de travail et de coopération commune.
Le Président Polonais Lech Kaczynski a écrit une lettre à cette occasion. Entre autre, il écrivait : "Evangelizare pauperibus misit me – Il m’a envoyé évangéliser les pauvres. Les missionnaires
Oblats polonais, guidés par l’appel de leur fondateur, St Eugène de Mazenod, ont décidé il y a 60 ans, d’apporter la Parole de Dieu aux plus abandonnés et aux plus indigents de leurs compatriotes, qui
pour différentes raisons, vivent loin de leur patrie. En tant que Président de la République de la Pologne, je souhaite exprimer mon plus profond respect et je remercie tous les membres de votre Congrégation
qui, à ce jour, continuent de fournir une aide spirituelle et matérielle aux Polonais vivant en France, en Belgique et au Luxembourg. Notre grand compatriote, le Saint Père défunt, Jean Paul II, a précisé de
nombreuse fois que la maturité
d’un chrétien dans la foi peut se mesurer par la promptitude avec laquelle il entreprend le travail de missionnaire. Votre Congrégation, dans presque vingt pays du monde, en est un brillant exemple."
Cela fait exactement 70 ans (1936) qu’un Oblat de Pologne, le Père Feliks Rozynek, a émigré de sa patrie vers la France pour apporter un soin pastoral aux immigrés polonais vivant dans le sud de ce
pays.
Au cours de ces 60 dernières années, la Délégation Polonaise a subi un changement crucial. En 1949, elle relevait de l’autorité directe du Supérieur Général, et en 1964 elle devint vicariat indépendant sous le patronage de Notre Dame de Czestochowa.
Quelque temps plus tard, selon les nouvelles Constitutions et Règles, on changea son nom en : « Vice Province Polonaise de France, Belgique et Luxembourg », bien que son supérieur eût le
titre de Provincial. Enfin, quand la Congrégation opéra une nouvelle division en provinces, on vit apparaître des délégations et des missions, et la Vice-Province prit le nom de Délégation. Le 25 avril
2004, elle prit définitivement le nom de : Délégation de la Province de Pologne en France et Benelux.
A la fin de la deuxième guerre mondiale, 26 prêtres qui avaient servi comme aumôniers militaires et qui avaient accepté d’autres tâches pastorales ont commencé à réfléchir au futur. La plupart n’ont pas
voulu retourner ou n’ont pas pu retourner en Pologne à cause de l’occupation soviétique. Convaincus que les immigrés polonais perdraient leur âme si on ne prenait pas soin d’eux, ils décidèrent de consacrer
leur ministère à cette tâche.
Septembre 1947 vit l’ouverture du Juniorat à Béthune avec 40 étudiants. Plus tard, le juniorat fût transféré à Vaudricourt et on ouvrit un noviciat à La Ferté. Au début, les scolastiques faisaient leurs études à Velaines en Belgique, ou à Rome, mais en 1966, la Délégation ouvrit son propre scolasticat à Lille en France.
Comme cela s’est produit dans de nombreuses Provinces d’Europe et d’Amérique du Nord, dès les années 60, les vocations au ministère presbytéral et à la vie religieuse au sein de la délégation, ont diminué.
Par voie de conséquence, les maisons de la formation ont cessé de fonctionner.
Ces 60 dernières années, la présence pastorale Polonaise en France, s’est considérablement développée et en même temps, les Oblats représentaient la plus grande communauté de clergé polonais en France.
Aujourd’hui, les Oblats en Belgique représentent le plus grand nombre de prêtres polonais dans ce pays. La Délégation Oblate, corps autonome sous l’autorité de la Province de Pologne, continue à avoir un avenir – tout particulièrement avec l’entrée de la Pologne dans l’Union Européenne. Des centaines de
Polonais voyagent en France, en Belgique et au Luxembourg. Les Oblats doivent les prendre en charge pastoralement, non seulement pour nourrir et entretenir leur foi, mais également pour les aider de façon
pratique dans bien des démarches, telles que trouver un logement, du travail et au moins des permis de séjour. Les maisons, les centres paroissiaux et les églises doivent rester comme des « petits
coins » de leur patrie dans les pays où ils se sont établis. (Janusz Blazejak)
Canada - Etats-Unis
OMI LACOMBE
Le 150ème anniversaire de la paroisse Saint Joseph d’Ottawa
Saint Eugène de Mazenod était Supérieur général de la Congrégation quand en 1856 ses Oblats érigèrent la paroisse de Saint Joseph à Ottawa. Aujourd’hui encore, les Oblats continuent à la desservir. La première phase de cet anniversaire a eu lieu le 23-24 septembre 2006, avec une fin de semaine de « retrouvailles »
qui fut une véritable célébration. Ce fut une occasion d’inviter des gens à
revenir à l’église et de les accueillir. La célébration a débuté par un concert dans l’église, le 23 septembre. Le concert mettait en vedette les anciens membres et les membres actuels de la chorale,
et les musiciens et musiciennes qui ont donné vie à nos chants favoris au cours des ans. Les profits serviront
à améliorer la sonorisation.
Le dimanche 24 septembre, dans la matinée, il y eut une célébration eucharistique concélébrée par trois Oblats : deux anciens curés, le Père Laurie Conlon et Mgr. Douglas Crosby et le curé actuel,
le Père Richard Kelly. Dans sa réflexion, Mgr. Crosby a parlé des nombreuses portes de l’église. L’église est ouverte à
la collectivité et elle possède une riche histoire tant dans l’aide sociale que dans la grande qualité de ses liturgies. Il y a les portes de l’église, la porte du St. Joe’s Supper table et
la porte du centre des femmes (St. Joe’s Women Center); toutes ces portes sont ouvertes à la collectivité. À
la fin de la messe, deux jeunes ont béni les aînés ; ensuite un couple d’aînés a béni les jeunes. Ainsi, de manière symbolique, la bénédiction se transmettait de génération en génération.
Après l’Eucharistie, plusieurs personnes ont assisté à une grillade sur le terrain de l’Université d’Ottawa, de l’autre côté de la rue. Un gros gâteau a été préparé pour l’occasion. Des visites guidées de l’église ont été offertes pour rappeler l’histoire de la paroisse.
Un autre
événement soulignant le 150ème anniversaire s’est tenu le vendredi 8 décembre 2006. Dans l’après-midi, au cours de la célébration eucharistique, l’équipe de leadership de la Province OMI Lacombe Canada a été installée. L’Eucharistie a été suivie d’un souper et d’une conférence donnée par le Père Eugene King, Vicaire Général des Oblats, sur la spiritualité oblate, pour aider
les paroissiens et paroissiennes
à mieux comprendre qui sont les Oblats.
ASSOMPTION
Une couronne pour Notre Dame
Une cérémonie spéciale a eu lieu récemment à la Paroisse du Saint Rosaire à Edmonton: le couronnement de l’icône de Notre Dame du Perpétuel Secours. L’Archevêque
émérite de Vancouver Mgr Adam EXNER a présidé la célébration et effectué le couronnement. Participaient également à cette célébration, le Père Janusz Blazejak, Provincial de la Province de l’Assomption,
et des prêtres polonais venant des paroisses voisines. Le Père Roman Majek, curé de la paroisse du Saint Rosaire avait vraiment préparé un bel évènement.
Quand on lui a demandé d’où venait cette idée de couronner l’icône de Notre Dame, voilà
ce qu’il a répondu : Il est clair que depuis que notre paroisse porte le nom du Saint Rosaire, nous maintenons de nombreuses formes de culte marial dans notre communauté. Par exemple, nous avons
un certain nombre de groupes qui prient le Rosaire à la paroisse. Il y a, bien sûr d’autres façons d’exprimer notre dévotion. C’est ainsi qu’il y a trois ans, plus d’une centaine de personnes, s’étant soigneusement préparées à l’avance, ont fait acte de
consécration à
Jésus par Marie en utilisant l’acte de consécration crée par Saint Louis Marie Grignon de Montfort. Un groupe appelé « nous avons besoin de Lui comme Règle » s’est constitué à la paroisse,
ses membres se consacrant complètement au Christ comme unique Seigneur et Sauveur de leurs vies. L’idée du couronnement de l’icône de Marie, la Mère de notre Sauveur, est venue de ces groupes pour
souligner la présence du Christ et de Marie parmi nous. Il est
également à noter que nous avons une dévotion à Notre Dame du Perpétuel Secours depuis des années. Et, en parlant de ce couronnement, nous ne pensions pas à un
évènement éphémère, mais nous espérions bien qu’à travers cette occasion, un bien spirituel pourrait grandir et s’enraciner. C’est ainsi qu’est née l’idée d’une pérégrination de l’icône de Notre Dame – deux
de ses reproductions rendant visite aux familles appartenant à notre congrégation. Pérégrination stimulant un climat de prière pour les vocations, l’unité au sein du couple et au sein de l’Eglise,
et toutes autres intentions. Reine de la Pologne, priez pour nous...
Il convient de noter qu’on a utilisé plus d’un kilo d’or pour la couronne – cadeau qui fût offert par les paroissiens qui, pendant plusieurs mois, ont donné leurs alliances en or, des boucles d’oreille,
des bracelets et d’autres bijoux. Le Père Blazejak a présenté l’icône pour son couronnement et a évoqué son histoire en soulignant son importance et sa signification pour les fidèles.
L’archevêque, Mgr Exner a expliqué le sens d’un couronnement dans la tradition de l’Eglise : À l’occasion d’un couronnement d’une icône de la Bienheureuse Mère, le Pape Jean Paul II précisait que, selon une tradition antique, il n’y avait pas lieu de couronner chaque icône de la Vierge Marie. Selon ses propres termes, il disait : « Pour être couronnée, une icône particulière de la Sainte Mère doit d’abord avoir gagné l’honneur d’être couronnée. C’est parce que, pendant de nombreux siècles, de très, très nombreuses personnes ont signalé qu’elles en avaient reçu un Perpétuel Secours.
La dévotion à Notre Dame du Perpétuel Secours et l’efficacité de cette dévotion ont été reconnues et recommandées par l’Eglise pendant maintes et maintes années. Les Mardis soir, jours consacrés à la dévotion à Notre
Dame du Perpétuel Secours, ont débuté la première fois aux Etats-Unis à Roxbury, près de Saint Louis du Missouri, peu après l’arrivée aux Etats-Unis, en 1870, des Pères Rédemptoristes. Notre Dame du Perpétuel
Secours a, sans doute, gagné l’honneur d’être couronnée. » (Janusz Blazejak)
NOTRE-DAME-DU-CAP
Le Sanctuaire : une oasis de paix
Le 9 octobre dernier, jour de l’action de grâce, la période de la saison des pèlerinages au Sanctuaire Notre-Dame-du-Cap prenait fin, après un été 2006 fort occupé... Ailleurs, dans d’autres milieux
comme le nôtre, on accusait une légère diminution dans la fréquentation des lieux. Ici, nous n’avons pas ressenti de ralentissement.
Voici quelques chiffres à l’appui. À la Madone, du 1er mai au 9 octobre 2006, nous avons hébergé plus de 17 800 pèlerins venus du Québec, de l’Ontario, des U.S.A. et d’ailleurs.
Nous réalisons que nous rendons
à nos visiteurs un service très apprécié. Le Sanctuaire devient pour tous un endroit de silence, de réflexion et une oasis de paix. De plus en plus, les gens ont besoin des lieux privilégiés pour retrouver
un peu d’espérance dans leur vie de tous les jours.
Conscient de la pastorale que nous offrons ici, nous nous laissons porter par l’appréciation de nos visiteurs qui s’émerveillent des lieux et des services rendus. Puissions-nous être toujours à la hauteur
des attentes de nos pèlerins. Voilà notre mission. (Pierre Racette)
OMI LACOMBE
Journée ‘Generating Momentum’
Depuis le début septembre, le Frère Thomas Novak travaille comme mentor avec huit jeunes étudiants des écoles secondaires de Winnipeg qui sont tous réfugiés de l’Afrique ou enfants de réfugiés africains.
Ils avaient la tâche de préparer une pièce de théâtre en s’inspirant de leurs propres expériences qui illustrerait les objectifs des Nations Unies pour le développement du continent : l’éducation primaire
universelle, l’éradication du VIH et le paludisme, l’égalité pour les femmes et les filles, développement durable, etc.
Cette courte pièce intitulée ‘Isata’s Story’ fut présentée le 1er décembre à
l’événement annuel ‘Generating Momentum’ commandité par le ‘Manitoba Council for International Cooperation’. Cet événement rassemble des étudiants des écoles secondaires d’un peu partout de
la Province pour les sensibiliser aux problèmes de développement international (tel les défis auxquels fait face l’Afrique) et ensuite leur donner l’occasion de présenter soit par la danse, l’art,
les vidéos, par paroles et mêmes les revues, comment ils perçoivent ces problèmes.
Frère Novak travaillait de concert avec Mme Reena Kreindler, de ‘Just Theatre’, à
animer un atelier de 6 heures pour certains participants dans la création de pièces de théâtre.
Livres
Les livres suivants, publiés récemment, ont pour auteur des Oblats ou concernent leur mission. A moins d’indication contraire, l’information est donnée dans la langue originale.
DADDIO, Angelo (Romania). Eugène de Mazenod (in Rumeno). Maracineni: Editura OMI, 2006, 94 pp.
LABELLE Joseph (USA). Apostolic Life in the 1812-1826 Thought and Founding Charism of Eugène de Mazenod, O.M.I. (unpublished dissertation). Rome: Pontifical Institute of Spirituality “Teresianum,” 2006,
244 pp.
NSOLO Habell (Congo). La Politesse au Deuil. Kinshasa: Paulines, 2006, 31 pp.
Redenius, Hans Tönjes (ed.). In Honorem: Pater Clemens Kubitza, OMI (auf Deutsch). Bingen, 2005, 83 pp.
SMITH Arthur (red.) (Chile). Mártires Oblatos 1831-1997. Antofagasta:Chile, 2006, 176 pp.
WOJTCZAK Adam (Poland). Disciple and Mother. On the Christocentrism of John Paul II’s Mariology (in Polish). Poznan:Adam Mickiewicz University, 2005, 288 pp.
Anniversaires – février 2007
65 ans de vie religieuse
1942.02.17 |
07412 |
P. Henry McFall |
Australie |
1942.02.17 |
07403 |
P. Jean-Marie Mouchet |
Saint Paul’s |
60 ans de vie religieuse
1947.02.17 |
08277 |
P. Thomas Barry |
Northern S. A. |
1947.02.17 |
08272 |
P. Léon Canelle |
France |
1947.02.17 |
08798 |
F. Raymond Des Chênes |
Lacombe |
1947.02.17 |
08446 |
P. Jean Lerayer |
France |
1947.02.17 |
08267 |
P. Josef Mathuni |
Autriche-Tchèque |
60 ans de sacerdoce
1947.02.14 |
07294 |
P. Francio Montalbano |
Etats-Unis |
1947.02.23 |
07375 |
P. Antonio Coletta |
Italie |
1947.02.23 |
07568 |
P. Savio Crevacore |
Italie |
1947.02.23 |
07773 |
P. Paul Michalak |
Notre-Dame-du-Cap |
50 ans de vie religieuse
1957.02.02 |
10824 |
F. Jeremiah Prazma |
Lacombe |
1957.02.17 |
10245 |
P. Roberto de Valicourt |
Brésil |
50 ans de sacerdoce
1957.02.10 |
09343 |
P. Lorne T. McDonald |
Lacombe |
25 ans de vie religieuse
1982.02.17 |
12648 |
P. Antonio Diaz |
Mexique |
1982.02.17 |
12640 |
P. Antonio B. Mesquita |
Brésil |
1982.02.17 |
12874 |
F. Grzegorz Rosa |
Cameroun |
25 ans de sacerdoce
1982.02.19 |
12425 |
P. Stuart Clifton Bate |
Natal |
1982.02.19 |
12382 |
P. Paul Horrocks |
Natal |
1982.02.20 |
12428 |
P. Mario Camarda |
Italie |
1982.02.20 |
12427 |
P. Enrico D’Onofrio |
Italie |
Suffrages pour nos défunts
No 85-88
Nom |
Province |
Naissance |
Mort à |
Date |
P. Manfred Förg |
Namibia
|
08/06/1934 |
Hünfeld |
21/11/2006 |
F. Herbert Stommel |
Namibia
|
26/11/1944 |
Mariental |
03/12/2006 |
P. Henri Barcet |
France
|
08/05/1911 |
Saint-Etienne |
04/12/2006 |
P. Nivonjaka Michel Josoason |
Madagascar
(Pologne) |
10/05/1970 |
Tamatave |
10/12/2006 |
“Nous garderons vivant le souvenir de nos défunts et nous ne manquerons pas de prier pour eux, offrant fidèlement les suffrages prescrits à leur intention.” (Const. 43)
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