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402 juin 2001
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377 mars 1999
376 fevrier 1999
375 janvier 1999
No. 462 février 2007

Il y a deux cent ans
Message pour le 17 février 2007


Chers frères Oblats, associés et amis,

Le 17 février de l’année dernière, la Congrégation regardait avec fierté les 18o ans de notre histoire comme Missionnaires Oblats de Marie Immaculée. L’approbation donnée par Léon XIII venait après 10 ans de prédication des missions et de vie commune de ce groupe de fervents missionnaires, hautement motivés à « mettre tout en œuvre pour étendre l’empire du Sauveur » (Préface à notre Règle). Cela ajoute dix ans à notre histoire. Cent quatre-vingt dix ans voilà donc la durée de notre histoire.

Malgré cela, plusieurs Oblats, Pères, Frères et autres amis réunis autour de saint Eugène, fêteront cette année le deuxième centenaire d’un autre événement car ce fut probablement le Vendredi Saint de 1807, que saint Eugène vécut cette rencontre particulière avec le Crucifix qui changea sa vie. En fait, c’est cela qui fit de lui un Oblat. Ce que nous pouvons célébrer en 2007 n’est pas un anniversaire de la Congrégation, mais plutôt un anniversaire de notre charisme, un anniversaire du don spirituel qui nous fait vivre, un anniversaire de notre spiritualité oblate.

La croix contemplée ce Vendredi Saint suscita dans le jeune Eugène, âgé de 24 ans, la prise de conscience de son éloignement de Dieu. « Je l’ai cherché, ce bonheur, hors de Dieu, et trop longtemps pour mon malheur » - écrit-il durant une retraite, quelques années plus tard (1814). Dans ce vide, il rencontre quelqu’un qui l’aime sans mesure. Alors, ses péchés se dissolvent dans les larmes provoquées par l’étreinte du Christ, et cette expérience le marque pour le restant de sa vie : « Puis-je oublier ces larmes amères que la vue de la Croix fit couler de mes yeux un Vendredi Saint ? » « Heureux, mille fois heureux qu’il ait, ce bon Père, malgré mon indignité, déployé sur moi toute la richesse de ses miséricordes. » Cette expérience ne se limite seulement à sa vie intérieure : « Au moins que je répare le temps perdu en redoublant d’amour pour lui. » Peu de temps après, Eugène voulut partager cette expérience de la miséricorde avec d’autres et ce zèle pour les âmes va finalement donner naissance aux Oblats.

Le nom « Oblats », désigne des personnes prêtes à se donner eux-mêmes par amour de Dieu. L’Esprit de Dieu a accordé à saint Eugène et à ses enfants d’être conquis par le mystère du salut apporté par la Croix et le zèle de le proclamer aux plus pauvres. Notre spiritualité est donc centrée sur le salut que nous apporte le Christ ; elle peut être dite « salvatorienne ». Avec cette orientation spirituelle notre Congrégation fut approuvée en 1826.

Le 17 février nous célébrons notre reconnaissance par l’Eglise. Cette grâce nous appelle à creuser plus profondément le mystère du salut, à le mettre davantage au centre de notre vie, comme il fut au centre de la vie d’Eugène. Mais alors, comment aller plus en profondeur dans notre spiritualité salvatorienne ? Laissez-moi mentionner trois directions.

  • Celui qui s’inspire de saint Eugène n’a pas peur de la croix. Comme Oblats nous regarderons franchement vers le Christ souffrant et crucifié. Cela ne se fait pas en regardant des images ou des films, mais plutôt en lisant les Ecritures, en communiant à la présence du Christ dans les sacrements et en regardant le visage de nos frères et sœurs les plus pauvres.
  • Ce genre de rencontre avec le Christ nous portera, comme saint Eugène, à pleurer nos péchés. Parfois nous les reconnaissons, mais trop souvent nous les traitons à la légère, plutôt que de pleurer et d’en être tristes et désespérés. Pour moi, cela ne signifie pas me culpabiliser mais reconnaître comment mes actions ou mes omissions contribuent à la misère des autres. J’ai besoin de m’accepter tel que je suis, avec mes dons et mes défauts, et essayer de mieux suivre le Christ.
  • Une troisième étape de cette spiritualité salvatorienne c’est la mission. Qui a découvert que Dieu sauve, qu’il pardonne et nous revêt d’un habit neuf désire partager cette joie, pour que les autres en fassent l’expérience. Nous devenons les « co-rédempteurs », comme saint Eugène l’a affirmé.

Nous aurions pu nous appeler « Salvatoriens », mais le 17 février 1826, les Oblats de Saint Charles que nous étions, reçurent leur nouveau nom d’Oblats de Marie Immaculée. Ce nom, lu dans une perspective salvatorienne, confère une nouvelle profondeur à notre spiritualité car Marie plus que quiconque, nous révèle la plénitude à laquelle le salut peut conduire un être humain.

La sainteté portée à son comble en Marie « sans tache, ni ride, ni rien de semblable » (Eph.5,27) nous dit qu’il est possible de surmonter la faute et le péché, la misère et la mort. Un Missionnaire Oblat ou un Associé, ayant rencontré le Sauveur comme Eugène le rencontra le Vendredi Saint, ne doute pas que tout puisse changer. Ainsi, ces missionnaires ne viseront pas seulement à un salut à moitié, mais à la sainteté, pour eux-mêmes et pour les autres et en particulier pour les plus délaissés. Marie Immaculée nous montre que la plénitude du salut est possible.

Marie Immaculée complète bien notre nom : Oblats, nous nous offrons à Dieu par le Christ, et sur ce chemin d’offrande, nous sommes encouragés par la sainteté lumineuse de Marie. Elle nous guidera, et avec nous beaucoup d’autres, vers une rencontre toujours plus profonde avec le Seul qui peut sauver, le Christ crucifié, Celui qu’Eugène a rencontré un Vendredi Saint, il y a deux cent ans.


Statistiques générales – Janvier 2007




Europe


ESPAGNE
125 années de présence Oblate en Espagne

Le 8 décembre dernier, Fête de notre Mère et Patronne, les Missionnaires Oblats de la Province d’Espagne ont célébré le début d’une année consacrée à faire mémoire du 125ème anniversaire de l’arrivée des premiers Oblats en Espagne et du 75ème anniversaire de la fondation de leur Province.

Le 19 Novembre 1882, les premiers Oblats qui venaient de France, sont arrivés en Espagne pour être aumôniers des Sœurs de la Sainte Famille de Bordeaux. L’un d’entre eux était le Père Joseph FABRE, deuxième Supérieur Général et successeur de Saint Eugène de Mazenod, considéré comme le fondateur de ce qui deviendrait plus tard la Province d’Espagne. Il sema la graine de moutarde.

Jusqu’en 1939, les nouveaux Oblats Espagnols, excepté ceux qui travaillaient dans les maisons de formation, furent destinés aux missions étrangères : Sri Lanka, Texas, Uruguay, Mexique, Argentine...

Cinquante ans après l’arrivée des premiers oblats, le 8 décembre 1932, la graine de moutarde s’était développée et tout le travail accompli en Espagne, fût désigné comme faisant partie d’une Vice-Province. Le premier Provincial en fut le serviteur de Dieu, le Père Francisco ESTEBAN.

Quelques années après, le Père Esteban devint le premier du groupe de martyrs oblats qui professèrent leur foi jusqu’au sacrifice de leur vie pendant la persécution religieuse qui éclata au début de la guerre civile espagnole (1936-1939). Ainsi, la Vice-Province d’Espagne, récemment établie, vécut-elle la période la plus héroïque et la plus triste de son histoire : le martyre de 22 des siens.

Depuis 1939, les Oblats s’étendirent en Espagne. Ils fondèrent des écoles (colegios) à Hernani (Guipúzcoa), Laguna de Duero (Valladolid), Badajoz, Aguilar de la Frontera (Córdoba) et Málaga. Ils prirent en charge des paroisses à Teverga et à Oviedo (Asturies), à Negurigane (Bilbao), à Diego de León et à Aluche (Madrid), Badajoz, Jaén, Málaga et Séville.

Fidèles à leur esprit missionnaire, ils continuent d’être présents dans leurs missions d’origine, à l’étranger ; ils envoyèrent des missionnaires au Canada, au Paraguay, au Chili, en Bolivie, en Californie... Ils maintiennent allumée la lumière du Christ qui brûle au Sahara Occidental, au milieu du désert africain.

Fidèle au charisme de Saint Eugène, les Oblats ont fondé un territoire de mission à Cuenca et ils ont annoncé l’Évangile par les médias. Ils aident les jeunes à développer leur foi et à se préparer au mariage ; dans les banlieues particulièrement pauvres, et dans le monde du travail, ils essaient d’apporter l’espérance chrétienne.

Dans les années 80, il y eut un sursaut de nouvelles vocations : des jeunes originaires de nos paroisses ont voulu suivre les pas de Saint Eugène comme missionnaires des pauvres. Les nouvelles vocations ont conduit à une reformulation et une réorientation des choix missionnaires. Tout cela avec une ardeur et des méthodes renouvelées :

  • Fondation de la mission au Venezuela (1991).
  • Envoi de nouveaux missionnaires dans les missions au Sahara, en Argentine, en Uruguay, et en Ukraine.
  • Prédication des missions paroissiales.
  • Ministère rural à Cadix et à Valladolid.
  • Ministère paroissial où les oblats continuent de cultiver un esprit marial missionnaire : Diego de León, Aluche, et Málaga.
  • Partenariat dans les Sanctuaires Notre Dame de Lourdes (France) comme un moyen extraordinaire de stimuler la dévotion mariale.

Le Seigneur a béni les Oblats d’Espagne par d’autres grands dons : le charisme oblat allant jusqu’à la création d’une nouvelle congrégation religieuse féminine, les Misioneras Oblatas de María Inmaculada, et l’ouverture de notre propre vie et notre mission aux laïcs Oblats. (Fernando DE LA PAZ)

ESPAGNE
Une jeune espagnole découvre l’accueil oblat

Esther Melgarejo, membre des laïcs oblats en Espagne, raconte sa belle expérience avec les Oblats en Angleterre.

Bonjour à tout le monde. Je suis Esther de Málaga et je voudrais tout simplement dire quelques paroles de remerciement à tous les Oblats et aux laïcs qui se considèrent des Oblats, parce que ce Noël fut vraiment spécial pour moi.

A cause de mon travail, j’ai dû me rendre en Angleterre pour trois mois et, pour des raisons bureaucratiques, mon mari (depuis septembre) n’a pu venir passer Noël avec moi. J’étais sur le point de déprimer devant cette idée d’un Noël toute seule dans ma chambre, quand Dieu m’a fait un don à travers les Oblats. Dieu et Chicho (P. Luis Ignacio ROIS ALONSO) m’ont présenté à des Oblats ici en Angleterre.

Grâce à leur gentillesse et à leur merveilleuse manière de m’accueillir, je me suis sentie chez moi et j’étais heureuse de faire partie d’une famille « grande comme le monde ». Ils m’ont invitée à passer Noël avec eux et, puisque je vis dans une autre ville, je suis restée chez eux presque trois jours. Je suis très reconnaissante, non seulement aux Pères Leo PHILOMIN, John STAAK, Ken THORSON, et au Fr. Noël GARCIA, mais à tous les Oblats et aux laïcs qui travaillent avec eux, car je me suis sentie accueillie par eux dans ce pays si nouveau pour moi.

Comme il est typique pour les Oblats, pour Noël nous sommes allés manger avec les pauvres, avec ceux qui étaient seuls, avec ceux qui n’ont rien sur cette terre. Ainsi, nous avons formé une communauté avec des personnes provenant de lieux si différents que l’Inde, l’Afghanistan, la France, les Etats-Unis, le Canada, les Philippines, l’Irlande, l’Angleterre, le Sri Lanka, l’Espagne… tous ensemble comme une grande famille, sans nationalité ni langue communes. Ne serait-il pas merveilleux si cela se passait à chaque Noël ? (NOSOTROS, janvier 2007)


Amérique Latine


URUGUAY
Tobogán: une bonne tradition

« Tobogán » en espagnol est comme en français, un jeu d’enfants, mais à Montevideo c’est de plus un asentamiento (bidonville, favela au Brésil, población au Chili, villamiseria en Argentine) ; bidonville spécial, car un égout à ciel ouvert le divise en deux et en outre, il est tout près du Stade Tróccoli du Cerro Montevideo et de l’accès aux autoroutes 1 et 5.

L’année dernière, le p. Stefano CARTABIA commença les visites des familles pour préparer les enfants au baptême et organiser quelques jeux. A un certain moment, les activités de la communauté de Tobogán prirent de telles proportions qu’il fallait un lieu pour les rencontres, les jeux, la catéchèse et les célébrations. Mais où ? Les maisons ne sont guère que des cabanes... pleines d’enfants... une chapelle était donc nécessaire. Ensemble, on caressa ce rêve qui peu à peu devint réalité.

Avec les idées des uns, le matériel des autres, le travail et les encouragements on arriva finalement au 10 décembre 2006, jour où Mgr. Martín Peréz, évêque auxiliaire de Montevideo, vint bénir la chapelle et consacra l’autel. Cette fête consolida la foi de cette communauté qui compte déjà des groupes d’adultes et de jeunes, des classes de catéchisme, ainsi que de bonnes relations dans le quartier et le souci pour les plus pauvres.

Le nom choisi pour la chapelle est La Vierge du sourire. Dans un quartier avec nombre de problèmes, la chapelle sera un signe de l’amour de Dieu et un appel à l’ouverture et à l’espérance. Par ce nom, Stefano a aussi voulu rappeler le « signe d’approbation » donné par Marie à saint Eugène le 15 août 1822, quand au milieu de nombreux problèmes, il sentit que la Vierge approuvait ses entreprises missionnaires et la fondation de la Congrégation des Missionnaires Oblats de Marie Immaculée.

Mgr Martín souligna l’importance de la vie et du témoignage de la communauté : « Ce ne sont pas le murs qui sont importants, mais la vie ». Avec sa chaleur humaine et sa simplicité, il a témoigné de la présence amoureuse de l’Eglise et de son grand souci pour les pauvres.

La chapelle de La Vierge du sourire rappelle une tradition oblate et se révèle efficace pour promouvoir la présence de l’Eglise parmi les plus pauvres. Les premières missions de saint Eugène furent prêchées aux gens les plus pauvres de Provence, dans le sud de la France. Quand les Oblats sont arrivés dans les différents pays des cinq continents, au cours désormais de plus de 150 ans, ils ont établi une infinité de « présences ».

Avec la multiplication des bidonvilles en Uruguay, les Oblats ont essayé de promouvoir cette présence, et aussi des chapelles, parfois cachées dans les ruelles parmi les cabanes. Voici quelques noms : Santa Mónica, Montegrande, Playa Penino, Sofima, Villa Olímpica, San Fernando, Delta in Ciudad del Plata (anciennement Rincón de la Bolsa – San José); d’autres se trouvent dans des zones rurales : Los Furtados, Clara, Pampa, Peralta (au sud de Tacuarembó) et d’autres encore au Cerro de Montevideo : Casabó, La Paloma, Maracaná, Co.Tra.Vi., et maintenant Tobogán.

Si vous voulez y aller tout seul, ce sera difficile de trouver le chemin, mais si vous posez la question aux habitants du quartier ou bien aux enfants, il vous diront : allez tout droit derrière le Stade Tróccoli, un peu plus loin tournez à droite et puis à gauche, et là vous trouverez la chapelle de La Vierge du sourire.


Canada – Etats-Unis


ETATS UNIS
Un ancien missionnaire laïc oblat élu Gouverneur du Colorado

Il y a vingt ans, Bill et Jeannie Ritter, missionnaires laïcs oblats, ont emménagé en Zambie dans un trois pièces infesté de chauve-souris et de moustiques. Aujourd’hui, les voilà prêts à rejoindre la résidence officielle du Gouverneur de Colorado à Denver.

Bill, élu Gouverneur du Colorado au cours de l’élection générale de novembre 2006, a fréquenté le Juniorat Oblat St Antoine à San Antonio au Texas au début des années 70. Peut-être est-ce là qu’a été semée cette graine de vie missionnaire. En tous cas, c’est là qu’il a rencontré le Père Ron Walker, alors enseignant à Saint Antoine. La toute dernière invitation du Père Ron allait changer la vie de Bill.

Pour Jeannie, peut-être la graine de missionnaire en Zambie, a-t-elle été semée quand elle a quitté son travail d’hôtesse de l’air pour rejoindre les Peace Corps en Tunisie ? (Organisation américaine de coopération et d’aide aux pays en développement, NdT). Elle n’a pas réussi à faire la connaissance du Père Ron, jusqu’à ce qu’elle revienne aux Etats-Unis pour épouser Bill. Le Père Ron a célébré leur mariage, mais il fit bien plus que cela pour changer leur vie.

Bill et Jeannie et leur premier enfant, Augie, vivaient la vie d’une jeune famille épanouie à Denver, quand le Père Walker leur a téléphoné leur disant qu’il s’était porté volontaire pour une nouvelle mission Oblate en Zambie. Son appel téléphonique était plus qu’une simple information… c’était une invitation. En 1987, fleurit la vocation de missionnaire de Bill et de Jeannie. Cet été-là, avec leur bébé Augie encore sur les bras, ils ont pris la direction du Centre de Nutrition de Mongu dans la Province Occidentale de la Zambie. Ils étaient le premier couple marié à rejoindre le programme des Laïcs Missionnaires Oblats dans ce qui était alors la Province Sud des USA.

Le jeune couple missionnaire fut interviewé en 1987 par le Magazine « Marriage Partnership ». Une des questions qui leur fut posée était : Qu’espérez-vous offrir d’autre que de la nourriture au peuple de Zambie ? Bill fit cette réponse : « Peut-être pas grand-chose de différent de ce que nous pourrions offrir à nos voisins à Denver - l’Évangile vécu. » La réponse de Jeannie tournait autour de l’amitié : chacun est attiré par des personnes qui ont la paix. Cette paix qu’on obtient parce qu’on vit profondément ce que l’on croit.

Les semences de missionnaire sont des semences de service. Cela vaut tout autant pour de nombreux religieux que pour des laïcs missionnaires. Ainsi, cela n’avait rien de surprenant qu’après trois ans de service Oblat en Zambie, les Ritter, maintenant avec quatre enfants, cherchent des manières de vivre les valeurs dont ils avaient fait preuve là bas. Que ce soit au Bureau du Procureur de Denver ou dans les rues ombragées autour de leur maison, ils ont trouvé des façons de nourrir leur vocation de missionnaires serviteurs. En janvier, ils amèneront avec eux leur expérience de missionnaire en Zambie et leurs convictions missionnaires dans une nouvelle vie de service. En devenant la première famille du Colorado, ils vont devenir également les premiers missionnaires Oblats (laïc ou autre) à atteindre un tel niveau du service public. Leur nouvelle maison à Denver ne sera peut-être si différente de leur maison de Mongu, hormis sa taille et la fiabilité du courant électrique. (OMIUSA, janvier 2007)

NOTRE-DAME-DU-CAP
L'Exode fête son fondateur

Le 21 décembre 2006, les membres du conseil d'administration, le personnel et tous les bénéficiaires de la Maison de réhabilitation l'Exode ont profité du souper de Noël pour souligner, par le dévoilement d'un tableau réalisé par Danièle Miny, l'apport inestimable du fondateur de l'Oeuvre: André Dumont. Après 16 ans, l'Exode ne compte plus les femmes et les hommes qui, grâce à l'appui des Sœurs de la Providence, des Oblats et bien d'autres bienfaiteurs, ont pu prendre leur vie en mains et se défaire de leur dépendance à l'alcool, aux drogues. Une bonne nouvelle pour tous ces pauvres qui retrouvent leur dignité et la clament fièrement en recevant leur «diplôme» après un an, dix ans de sobriété totale. (INFO OMI, janvier 2007)


Asie-Océanie


THAILANDE
Noël, une métaphore de la mission

La récente fête de Noël a rappelé au P. Domenico RODIGHIERO, Oblat italien en mission en Thaïlande, qu’être missionnaire est une expérience à l’instar de celle de Jésus, qui quitte sa maison et se met en voyage. Comme lui, le missionnaire vit ce sentiment d’être un étranger partout, mais en même temps il expérimente la liberté d’entrer dans la vie de tant de gens comme un frère, en essayant de partager les joies et les peines de ceux qu’il rencontre.

L’année dernière, sa mission fut de visiter plusieurs villages de la Thaïlande, pour rencontrer de nombreux enfants et jeunes. « Ce fut une expérience fatigante – dit Domenico – mais charmante. Dans les écoles, les enseignants, tant catholiques que bouddhistes, nous ont toujours accueillis avec un sourire, et nous confiaient volontiers leurs étudiants. Et les enfants étaient heureux de pouvoir passer quelques moments dans une activité plus amusante que les maths ou la langue Thaï. »

Pour notre missionnaire, voir la joie et la fraîcheur de ces jeunes fut une expérience unique : « C’était comme si le monde entier fût un terrain de jeu où chacun a son propre rôle et il est heureux de l’espace qui lui est donné. Les disputes s’estompent facilement pour laisser la place à la joie et à l’amusement. L’autre devient alors un partenaire indispensable, si non vous risquez de vous isoler, et là où il n’y a pas de relations, il n’y a pas non plus d’amusement. »

Le p. Rodighiero a visité aussi maintes fois les familles de ces enfants. Ici, l’environnement change à tout point de vue : « Le matin, tous vont à l’école dans un uniforme qui normalement est propre et en ordre, même si il est raccommodé. Par contre, à la maison ils sont habillés simplement : des vieilles loques sans grosse prétention d’être propres. Quand ils rentrent à la maison, plusieurs d’entre eux vont travailler dans les champs pour aider leurs parents ou garder les buffles. Leurs maisons sont extrêmement simples : quatre murs, un toit de fortune, un peu de ciment sur le pavé et une petite cuisine à l’extérieur. Ce qui ne change pas c’est le sourire sur les lèvres : leur vie semble être un grand jeu. »

Les Oblats en Thaïlande essayent d’aider les enfants qu’ils rencontrent et ceux qui vivent avec eux à maintenir ce sourire, aussi quand la vie ne maintient pas toutes ses promesses. Quelques enfants étudient dans les écoles de la mission, grâce aux contributions des bienfaiteurs, et c’est un moyen de leur donner des opportunités. Dans les paroisses oblates aussi, il trouvent un environnement où il sont à l’aise et dans la simplicité d’un rapport fraternel : avec eux il est possible d’avancer à la lumière de l’Evangile. Cette expérience sera pour eux un moment important dans leur vie, spécialement quand, comme adultes, il se retrouveront à étudier ou travailler à Bangkok, où tout est possible et les valeurs traditionnelles perdent leur rôle de guide.

Chaque dimanche, le p. Rodighiero passe la journée avec un communauté de Philippins et étrangers dans une paroisse de Bangkok : « Je quitte la maison très tôt le matin et, avec les transports publics, je parcours 80 kilomètres pour aller célébrer la messe à Saint Jean pour environ deux cent personnes. Je suis curé, sans en avoir le titre officiel, d’une communauté internationale. J’aime rester avec ces personnes qui, comme moi, vivent en dehors de leur pays et sentent qu’il y a quelque chose qui nous unit au delà de notre culture ou de notre origine. »


Anniversaires – mars 2007


65 ans de vie religieuse

1942.03.19

07950

F. Robert Bergeron

Notre-Dame-du-Cap

60 ans de vie religieuse

1947.03.02

08805

F. Thomas Cruise

États-Unis

1947.03.19

08807

F. Edmond Galarneau

Notre-Dame-du-Cap

1947.03.25

08282

P. Georg Geiger

Namibie

60 ans de sacerdoce

1947.03.01

07427

P. Jean Michal

Haïti

1947.03.01

07445

P. Lucien Schmitt

Allemagne

1947.03.01

07428

P. Edouard Zilliox

France

1947.03.22

07369

P. Tomás Domínguez

Espagne

1947.03.25

07324

P. Roland Houle

Notre-Dame-du-Cap

50 ans de vie religieuse

1957.03.19

10836

F. Albert Bernard

Notre-Dame-du-Cap

1957.03.19

10835

F. Walter De Mong

Lacombe

1957.03.30

10428

P. Pierre Buekens

Belgique et Pays Bas

50 ans de sacerdoce

1957.03.16

08941

P. Nicholas Forde

Anglo-Irlandaise

25 Ans de vie religieuse

1982.03.16

12652

P. Hugo Chóquez

Pérou




Suffrages pour nos défunts

2006: No. 89-92
2007: No. 1- 5

Nom

Province

Naissance

Mort à

Date

P. Thomas Barry

Northern S. Africa

14/03/1929

Pretoria

14/12/2006

P. Jean Amourous

OMI Lacombe

20/04/1925

St. Albert

18/12/2006

P. Claudio Falardeau

Bolivie

23/12/1926

Cochabamba

25/12/2006

P. Waldemar Reschny

OMI Lacombe

28/03/1928

Saskatoon

26/12/2006

P. Stanislaus Fernandopulle

Colombo

24/03/1918

Kohuwela

05/01/2007

P. Henri Farinelle

Belgique/Pays Bas

14/11/1922

Tournai

12/01/2007

P. Alcide Cossette

OMI Lacombe

20/02/1905

Manitoba

12/01/2007

F. Vicente Magaña

Espagne

07/10/1921

Pozuelo de Alarcón

17/01/2007

P. Germain Turcotte

OMI Lacombe

23/01/1915

Saskatoon

18/01/2007


“Nous garderons vivant le souvenir de nos défunts et nous ne manquerons pas de prier pour eux, offrant fidèlement les suffrages prescrits à leur intention.” (Const. 43)


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