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No. 470 novembre 2007

Session Intercapitulaire 2007 - Résume


Du 1er au 12 octobre 2007, les membres du Gouvernement central et les provinciaux de la famille oblate se sont réunis au Centre de retraites Good Shepherd, près de Hartbeespoort, en Afrique du Sud.

Le but central de la première semaine de la rencontre était d’étudier la réponse que la Congrégation et les Unités ont donnée aux mandats du Chapitre général de 2004. Les participants ont écouté les rapports des cinq Régions de la Congrégation aussi bien que celui du Gouvernement central. Il y avait également des rapports concernant l’évolution du Comité précapitulaire pour la gouvernance et le comité pour étudier l’avenir de la Maison générale, tous deux mandatés par le chapitre général de 2004. Le Supérieur général a présenté un rapport important, au nom du Gouvernement central sur le thème « Oser franchir les frontières ».

A travers plusieurs petits et grands groupes de discussions, les participants pouvaient exprimer leurs préoccupations, défis et espoirs concernant ce qui reste à accomplir avant le prochain Chapitre général (2010). Alors que beaucoup de questions ont surgi, les participants ont donné la priorité à la liste de préoccupations en sept points suivants (dans l’ordre d’importance) :

1) L’Internationalité : en tant qu’elle affecte la vie oblate (formation, vie communautaire, la mission, etc.). Maisons de formation internationales.
2) Le besoin de la formation humaine et spirituelle pour vivre dans la réalité d’aujourd’hui (vie religieuse, la communauté, la mission). La formation des formateurs qui devraient être capables de la faciliter.
3) L’évangélisation dans une société sécularisée : définir la mission oblate.
4) Le changement démographique dans la Congrégation (partage du personnel du Sud au Nord ; préparation adéquate de ceux qui envoient et de ceux qui accueillent, et d’autres questions telles que l’inculturation).
5) L’animation de la vie religieuse et communautaire au niveau de la communauté locale.
6) Questions spéciales pour le ministère auprès des jeunes aujourd’hui.
7) Critères pour accepter et promouvoir les candidats à la lumière des réalités du monde d’aujourd’hui.

Pendant la deuxième semaine, quelques membres du Gouvernement central ont expliqué les diverses politiques qui ont été élaborées par le Supérieur général en conseil, aussi bien que quelques autres sujets d’intérêt général touchant des événements à venir et des discussions en cours. Parmi les politiques déjà décidées ou en voie de développement, mentionnons: 1) L’usage d’une des trois langues officielles de la Congrégation dans les rapports, la correspondance, et d’autres communications officielles avec le Gouvernement Central. 2) La nécessité d’un rapport annuel sur la vie et la mission d’une province, à envoyer au Gouvernement Central. 3) Une politique sur les Oblats qui vivent hors de leur propre Unité.

Cependant, le point focal de tous ces entretiens et discussions fut d’encourager les participants à regarder vers le prochain Chapitre général de 2010. Il y avait aussi des présentations sur les thèmes possibles du Chapitre et les méthodologies pour une telle rencontre. Un invité spécial a parlé sur les méthodologies d’un Chapitre Général : le Frère Lorenzo Gonzalez, FSC, Secrétaire Général des Frères des Ecoles Chrétiennes.

Dans les discussions qui ont suivi ces présentations, plusieurs points de convergence ont surgi. Les participants à la session intercapitulaire de 2007 voudraient que le Gouvernement central et la Commission pré-capitulaire les prennent en considération dans la planification du prochain Chapitre. Le sujet qui est revenu le plus fréquemment était celui de la qualité et de l’authenticité de notre vie religieuse qui a toujours besoin de conversion au niveau à la fois personnel et communautaire, et toujours centrée sur la personne de Jésus-Christ.

Cette conversion ne doit pas être vue comme simplement un exercice particulier au niveau de la communauté oblate et de l’Oblat individuel. Il est important qu’elle s’effectue en fonction de la mission pour les pauvres aux multiples visages, comme il en existe dans les diverses cultures et multiples contextes où les Oblats vivent et exercent leur ministère.

Le prochain Chapitre général sera également un moment de grâce pour la Congrégation quand, dans un esprit évangélique, il élira un nouveau Supérieur général et le Conseil général. Comme mandaté par le dernier Chapitre général, on devra aussi très probablement prendre en considération les structures mises à jour du Gouvernement à tous les niveaux, à la lumière des besoins de la mission oblate.

On fit fréquemment référence à la nécessité de commencer, dans un avenir assez proche, les préparatifs du prochain Chapitre général, de telle sorte que le processus même de la préparation soit un temps de discernement communautaire et de croissance pour toute la Congrégation. Le document qui émanera du Chapitre de 2010 devrait stimuler la poursuite de ce processus de conversion et de croissance.


Session Intercapitulaire


L’Interchapitre commence en Afrique du Sud

La rencontre intercapitulaire de 2007 a débuté officiellement, dimanche soir 30 septembre, par une production des novices de Our Lady of Hope, le noviciat oblat proche de Johannesburg, et un programme multimédia traduisant la variété des impressions de la Mission oblate, sur le continent africain. Le programme multimédia était l’œuvre du P. Peter GALLOWAY, le provincial, hôte de la rencontre.

Quelques 60 Oblats du monde entier (le Gouvernement central, les Provinciaux des 29 provinces et le personnel auxiliaire : les modérateurs, les traducteurs, les secrétaires, les responsables de la liturgie, les chauffeurs, etc.) se sont rassemblés pour deux semaines d’Interchapitre à la maison The Good Shepherd Retreat Centre à Hartbeespoort, sur le territoire de la Province Centrale d’Afrique du Sud.

L’ouverture officielle de la rencontre eut lieu le 1er octobre par un mot de bienvenue du P. Général, P. Wilhelm STECKLING et du P. Macaire MANIMBA, provincial du Congo et président de la Conférence régionale d’Afrique.

Le but principal que se fixe l’Interchapitre de 2007 est d’étudier la réponse que la Congrégation et ses Unités ont données aux mandats du Chapitre général de 2004, d’en considérer les difficultés rencontrées et de partager les moyens utilisés pour mettre en œuvre ces mandats et pour surmonter ces difficultés. La rencontre offre également l’occasion de mettre en route la préparation du prochain Chapitre général quant au thème et à sa méthodologie.

Le premier jour de travail qui coïncidait avec la fête de Ste Thérèse de Lisieux, Patronne des Missions, le P. Andrzej JASTRZEBSKI, assistant administratif du Conseil général, a présenté un résumé des rapports des cinq Régions de la Congrégation. Les Présidents des cinq Régions ont ajouté leurs propres commentaires, en soulignant les défis majeurs auxquels chaque Région est confrontée.

Dans l’après-midi, le P. Eugene KING, Vicaire général, exposait ce qu’il a appelé « une perspective de la Congrégation selon Immense Espérance ». Se basant sur ses neuf ans de service dans le Gouvernement central ainsi que sur les rapports des Régions, il parla de cinq directions qui ne sont pas seulement des domaines critiques, mais également des chances dans lesquelles les Oblats continuent à rencontrer la grâce de Dieu à l’oeuvre ; à savoir 1) Le souffle du changement démographique 2) la gestion des biens temporels, 3) les pôles magnétiques de notre charisme (le evangelium et les pauperes), 4) l’extension de la formation et 5) la vie selon les vœux.

L’Interchapitre reçoit les principaux rapports

La saison des pluies est arrivée en Afrique du Sud, et cela demande aux participants de l’Interchapitre de 2007 un surcroît d’imagination pour aller d’un bâtiment à l’autre sans trop se mouiller ! Mais quand la pluie s’arrête et que les nuages se dissipent, le temps est superbe et le soir il est possible pour les habitants de l’hémisphère nord, de découvrir des astres qu’ils ne peuvent pas voir, là où ils habitent.

Le deuxième et troisième jour ont été en grande partie, consacrés à recevoir quelques uns des principaux rapports et à réagir à leur questions.

Le 2 octobre, le Gouvernement central a porté à l’attention des participants les rapports montrant comment les portefeuilles de la mission, du personnel, de la formation et des finances ont répondu au mandat du Chapitre général de 2004. Oswald FIRTH, Assistant général, introduisit les rapports et parla du portefeuille de la Mission ; Paolo ARCHIATI, Assistant général lui aussi, parla du portefeuille de la Formation ; et le Trésorier général, Rufus WHITLEY, expliqua les raisons d’être des divers fonds et leur développement ainsi que le souhait des Unités de devenir financièrement auto-suffisantes.

Le jour suivant, le 3 octobre, ce fut le tour des rapports des comités, établis par le dernier Chapitre.

P. Ryszard SZMYDKI, président du comité post-capitulaire sur le Gouvernement, présenta un résumé de l’état des travaux de ce comité. Il parla des modèles possibles pour une nouvelle configuration du Gouvernement central, des Régions, des Provinces et des Chapitres généraux. Bien que l’Interchapitre ne prendra aucune décision sur les structures de gouvernement, c’était une bonne occasion pour le président de ce comité d’écouter les réactions aux divers modèles ébauchés. Comme Ryszard le soulignait, le mandat donné par le Chapitre de 2004 à ce comité, comportait trois tâches principales :

*revoir les structures et le fonctionnement du gouvernement dans la Congrégation au niveau du Chapitre, de l’Administration générale et des Unités (Provinces & Délégations)
*examiner les possibilités d’établir des structures de gouvernement et leur fonctionnement au niveau des Régions
*préparer un texte de présentation et d’étude au Chapitre général de 2010.
Une consultation plus large aura lieu ces prochaines années. avant le prochain Chapitre général.

Dans l’après-midi du 3 octobre, le président du Comité sur la Maison générale, Eugene KING, exposa la situation actuelle de la discussion sur l’avenir de la Maison générale. Le Chapitre général de 2004 avait ordonné une « étude d’ensemble concernant la vente possible de la Maison générale et le relogement du personnel et des services qui s’y trouvent. » (TdE, p. 61) Le comité sur la Maison générale, nommé par le Gouvernement central en 2005, s’est rencontré trois fois et procéda à des recherches et consultations à divers niveaux. En 2007, le Gouvernement central poursuivit cette étude avec l’aide du « Gruppo RE », une équipe de consultants, basée à Milan, spécialisée dans les propriétés religieuses et ecclésiastiques.

P. King résuma les diverses options devant lesquelles se trouve le Gouvernement central en attendant de prendre quelques décisions d’orientation en 2008; par exemple: louer une partie de la propriété et réaménager la Maison générale dans un espace plus petit ; partager la maison avec un autre groupe religieux; louer toute la propriété et construire ailleurs à Rome ou dans les environs; vendre toute la propriété et construire ailleurs à Rome ou dans les environs. Il insista pour dire qu’aucune décision n’avait encore été prise.

“Oser franchir les frontières”

Le Chapitre général de 1998 avait constaté que l’Internationalité était un thème émergent, en affirmant : « Dans un monde qui devient de plus en plus international, même si les particularismes résistent toujours, le fait d’être une Congrégation internationale est une chance. » (EPM 33)

L’internationalité fut donc le point central du message du P. Wilhelm STECKLING, Supérieur général, à la rencontre intercapitulaire, ce 4 octobre. Tout le Gouvernement central a collaboré à ce message, qui avait comme titre « Oser franchir les frontières ».

Les participants ont particulièrement apprécié une comparaison employée par le Supérieur général : « En prenant une image utilisée par un des membres du Conseil général, on pourrait dire que la Congrégation, regardée dans son internationalité, est comme un des grands fleuves du monde : le Gange, le Mississippi, l’Amazone, le Nil ou même le Yangtzé… Un grand fleuve coule à travers de nombreux pays, traverse beaucoup de terres, cultures, langues, histoires de peuples, porte la vie et la fertilité à tout ce qu’il touche, reçoit de l’eau de nombreux affluents dans les différentes régions, mais ne perd jamais son identité. Au contraire, il devient un élément vital de la croissance qui contribue à la civilisation, à la culture et à l’économie des gens le long de son chemin. Il n’est ni stagnant ni statique. Il franchit les frontières et n’est jamais arrêté par les barrières. La Congrégation et sa mission coulent de la même manière, et nous en faisons partie. »

La valeur oblate de l’internationalité était déjà dans l’esprit et dans le cœur de notre Fondateur, saint Eugène de Mazenod, qui a vu la mission des Oblats aller au delà de sa France natale. Il put constater, lui-même, la croissance de sa famille oblate, au moment où il commença à envoyer ses missionnaires à l’étranger.

En regardant vers l’avenir, le P. Général a voulu mettre en évidence certains points qui devront caractériser l’expérience d’internationalité des Oblats :

1. Les communautés internationales et interculturelles sont un témoignage que nous donnons au monde aujourd’hui.
2. Franchir les frontières est une réalité complexe, qui exige une approche d’ensemble.
3. Il est essentiel que la formation première comme la formation continue deviennent plus missionnaires et internationales.

Le message complet est publié dans Documentation OMI 279.


Asie-Océanie


CHINE
Service Oblat d’Education – Chine

Le Service Oblat d’Education – Chine, patronné par la Caritas de Hong Kong, soutient les étudiants dans des régions très éloignées, en leur accordant des allocations pour leur formation et quelques fois, en finançant des projets de base, si les gens sur place fournissent le travail. Le Supérieur de la Délégation, le P. David ULLRICH, avec trois membres du SOEC et un membre du bureau de Caritas sont rentrés récemment, après avoir visité 21 écoles en 9 jours, dans la préfecture de Xishuang Banna, dans la Province du Yunnan, proche du « triangle d’or » de Birmanie, Laos et Vietnam.

Ils ont travaillé principalement dans les environs de Jinghong, à l’extrême sud ouest de la Chine. Souvent ils ont dû voyager sur des routes de montagne boueuses, quatre à cinq heures par jour, avant d’arriver à destination. Ils ont rencontré les directeurs d’écoles, les étudiants, les enseignants, et visité les bâtiments, pour vérifier les demandes d’aide scolaire et évaluer les anciens projets.

La plupart de ces écoles sont tellement éloignées que les étudiants doivent y rester toute la semaine. Quelques unes comptent 400 pensionnaires et même un millier, entassés par douze dans une chambre. Les conditions sont plutôt pauvres. Mais les directeurs faisaient remarquer que les conditions de l’école sont meilleures que celles que les élèves ont à la maison. Plusieurs ont demandé de l’aide au Service Oblat d’Education – Chine pour des matériaux afin d’amener l’eau aux écoles.

Pour certaines écoles, le point d’eau le plus proche était à quelques centaines de mètre, pour l’une d’entre elles, il était à trois kilomètres. Les demandes coûtent très peu de choses, selon les standards occidentaux, et cependant elles ont un impact très grand dans la vie des étudiants et des enseignants.

Les laïcs de l’équipe SOEC sont en même temps professionnellement compétents et sensibles aux besoins des gens. Ils sont aussi conscients du besoin de procédures propres. Les visites aident les directeurs et les enseignants à se rendre compte qu’il y a une suite, il y a des choses à vérifier dans la façon d’utiliser les finances.

Ceux qui sont à l’école semblent aussi contents de voir des gens qui viennent s’informer de leur situation. Ce qui dans la visite a été le plus gratifiant fut la rencontre avec les étudiants qui reçoivent de l’aide. Une fille éclata en pleurs. A la demande pourquoi, elle dit qu’elle était tellement heureuse d’avoir des personnes venant de si loin, de Hong Kong, pour l’aider.

CORÉE
Premier Oblat coréen, ordonné prêtre

En février 2007, Anselmo RYU HI GU a fait date en étant le premier Oblat coréen à prononcer les vœux perpétuels. Le 17 août 2007, autre événement historique quand il devint le premier Oblat coréen à être ordonné prêtre. Mgr Paulo Choi de Suwon, l’a ordonné, lui et 17 autres jeunes hommes de son diocèse, dans sa cathédrale.

Le P. Jude PEIRISPULLE, faisant fonction de Supérieur de la Délégation du Japon, était présent à l’ordination, ainsi que d’autres Oblats, prêtres et Frères, du Japon et de Corée.

L’évêque félicita les Oblats pour leur premier prêtre originaire du « pays des martyrs ». Il remercia aussi les Oblats qui travaillent dans son diocèse. Les Oblats d’Italie établirent la mission de Corée, il y a quelques 17 ans. La Corée est maintenant attaché à la Délégation générale du Japon. (P. Anthony VARAM)

COLOMBO
Une paroisse de Colombo ‘découvre’ le bidonville voisin et se mobilise pour l’aider

(UCAN) – Après que les paroissiens aient vu la misère de leurs voisins, vivant en des bidonvilles cachés, ils se sont mis au travail pour réparer les toits qui coulent et les maisons endommagées par la pluie, tout en mettant au point de nouvelles aides. « Les bidonvilles montrent la misère des ouvriers de la ville » c’est ce que dit à UCA News, le P. Bob RODRIGO, curé de St. Lawrence Church à Wellawatte, Colombo. Il a récemment visité le bidonville, dans le voisinage, proche du Skyline Garden et le Roxy Garden , datant de la période coloniale. Lors de cette visite, une étincelle s’est allumé, il s’agissait de faire graphiquement appel à l’aide. Rapidement, des photographies de ces endroits sont apparus sur le tableau d’affichage de l’église, avec une brève note : « Ici vivent vos frères et vos soeurs » Plusieurs paroissiens n’en croyaient pas leur yeux. « Des bidonvilles à Wellawatte est-ce possible ? » demandaient-ils.

Wellawatte, un front de mer bien développé, est considéré comme un lieu sélect de la capitale. Des minorités tamoules, hindoues et catholiques, mais aussi musulmanes vivent là en grand nombre. Plusieurs paroissiens ne savaient rien de ces bidonvilles cachés derrière les hauts édifices. En réponse, la paroisse a mis sur pied le Bureau d’Assistance St. Lawrence pour relever le défi. Des paroissiens entrèrent dans la communauté du Skyline Garden en passant par un sentier encombré et étroit. Là ils furent choqués par les conditions de vie : des toits perforés, les structures endommagées, des toilettes communes pour 50 familles. Plusieurs de ces gagne-petit sont des travailleurs de la ville sous-payés ou des employées de maison. Les enfants courent de ci, de là. Les résidents font la cuisine et dorment dans la même pièce, avec leurs vieux parents. Ils maintiennent les familles élargies et luttent pour joindre les deux bouts. « Les familles souffrent beaucoup à cause des toits et des planchers endommagés. Les torrents d’eau endommagent les écoulements » dit P. Rodrigo. « Les matelas et les oreillers étaient trempés par l’eau de pluie » ajoutait pour sa part, Britto Motha, 82 ans, président et l’un des huit membres, du bureau d’assistance.

Rejoins par des maçons et des menuisiers, les membres du bureau ont amené du ciment, du sable et des draps de lit à travers le sentier étroit. Ensemble avec les résidents, ils ont réparé les toits et les structures endommagées. Le temps venu, ils répareront les toilettes communes pour 60 familles à Roxy Garden, expliqua Motha au UCA News. « Maintenant les enfants peuvent bien dormir » dit un femme âgée, toute proche, avec son petit fils. Le 9 septembre, les membres du bureau ont distribué plus de 15 kilos d’aliments séchés à 30 familles catholiques, hindoues et musulmanes du Skyline Garden. Les paroissiens avaient fourni le riz, le dhal (lentilles), le sucre et le thé. « Merci, aiya (monsieur) » disait aux UCA News, Fatima Ismail musulmane, en rentrant chez elle avec des paquets de nourriture.

La paroisse projette de continuer à distribuer de la nourriture aux familles dans le besoin, le deuxième dimanche de chaque mois. Pendant la dernière distribution, de forts vents ont amenés des pluies abondantes. « Nous n’avons pas pu travailler pendant quelques jours à cause de ces fortes pluies » disait Malathi Sabaratnam, 42 ans, quittant sa maison, avec des sacs, et commençant à se mouiller. « Les gens n’aiment pas visiter » leur communauté, se lamentaient Sathiyamoorthy Indumathi Clenenta. Même avec des toits qui ne coulent plus et quelques suppléments de nourriture, les habitants des bidonvilles continuent à avoir des problèmes. « Les enfants vont à l’école régulièrement » disait Clenenta, 28 ans, une maman vivant à Skyline Garden. Mais si le travail vient à manquer, il n’y a rien à manger, et l’argent manque pour les frais d’école. Et les « pères alcooliques » lui font du souci.

Maintenant la paroisse paye les frais d’école et les billets de bus pour aider les enfants à rester à l’école. Une bourse complète permet à un jeune résident de fréquenter un collège réputé de la ville. L’économie du Sri Lanka est en danger à cause de la guerre civile, et l’augmentation permanente du coût de la vie affecte encore plus les habitants des bidonvilles, même si les médias soulignent les grandes difficultés des citoyens moyens. « Si élevé que soit le salaire, il est difficile de faire vivre une famille », disait à UCA News, Anton Gnaneswaran, un comptable dans une entreprise locale. « Mais au moins, ces aides donnent un peu de répit.” Clenenta le reconnaissait en remerciant le prêtre et les paroissiens. - www.ucanews.com


Europe


ESPAGNE
Congrès missionnaire

P. Marcello Sgarbossa, Oblat italien, était récemment invité au Congrès missionnaire de la Province d’Espagne. Il dit comment il a vécu cet événement.

La salle de réunion de la Maison de spiritualité “Emmaüs” était comble: des Oblats, des Oblates, des couples, des jeunes et des enfants, un vrai village. Tous se saluaient avec plaisir, dans la joie de retrouver des compagnons de longue date. Cela créait un climat de bonheur pour le Congrès missionnaire de la Province d’Espagne qui se tenait à Pozuelo, du 30 août au 1er septembre, afin de célébrer les 125 ans de la présence des Oblats. Nous nous retrouvions pour célébrer et rendre grâce au Seigneur pour tout ce qu’Il a réalisé par les Oblats espagnols, et par eux, en faveur de l’Eglise et des hommes.

Assis au premier rang, je voulais voir de près tous les intervenants. Après l’introduction du P. Provincial, on commença à faire mémoire de l’histoire, des Oblats espagnols, une histoire toute simple et vraie. Semeurs qui allaient, parcourant les sentiers du monde, à la rencontre des hommes qui désirent et rêvent du bonheur que seule la Bonne Nouvelle peut donner. Dans mon coeur, je voyais les pauvres du Texas, Mexico, Uruguay, Paraguay, Chili, Argentine, Venezuela, Sahara... et il me semblait que l’Oblat qui parlait prêtait sa voix aux pauvres ; ce faisant il vivait ce que disent les Constitutions: “Les Oblats entendent et font entendre la clameur des sans-voix qui en appellent à Dieu...”(C.9).

Où cette histoire, ces actes de générosité, ce zèle et cette ardeur missionnaire se situent-ils? D’où surgit cette charité qui, dès le commencement pousse des hommes et des femmes, des couples et des religieux à quitter la famille, le village, les habitudes pour être disponibles pour annoncer l’Evangile? Le P. Olegario, dans son entretien, nous a aidé à le comprendre. L’amour du Père, l’obéissance du Fils et la force de l’Esprit poussent toute l’Eglise à être missionnaire, c’est à dire à annoncer la foi en Jésus-Christ et, par le baptême, à édifier le Corps du Christ.

Cette histoire c’est comme un chapitre des Actes des Apôtres. Ecoutant les diverses conférences, nous parcourrions tous les chemins de la mission. Nous voyions comment l’Evangile est une force de salut et comment, la semence, semée avec sueur et amour, est devenue un arbre. Les années passant, sous nos yeux surgissaient des écoles, des églises, des maisons pour les plus nécessiteux; les communautés se multipliaient, des paroisses naissaient, le Corps du Christ grandissait et son visage nous paraissait grandiose.

La mémoire est une chose merveilleuse; le charisme de saint Eugène a produit des grandes oeuvres et nous, Oblats, Oblates et laïcs, nous sommes héritiers de cette histoire.

Tout ce que nous avons vécu dans le Congrès manifeste et confirme la nécessité de croire que le charisme de saint Eugène a la force de réveiller une “Immense Espérance” dans le monde, car aujourd’hui l’Esprit a répandu le charisme, non seulement sur les Oblats, mais aussi sur un peuple: le peuple de la famille oblate. Tous, fils et filles d’Eugène de Mazenod, nous voyons le monde à travers le regard du Sauveur crucifié. (Nosotros OMI, septembre 2007)

PROVINCE ANGLO-IRLANDAISE
Les liens de la Province anglo-irlandaise avec le Lesotho

L’Ambassadrice du Lesotho en Irlande, Son Excellence Mannele Ramaili, a rendu visite à la Maison provinciale à Inchicore, le 10 juillet, afin de remercier la Congrégation pour son engagement permanent et sur le long terme, dans son pays.

Les Oblats y travaillent depuis 1862 et pendant 60 ans, ils ont joué un rôle majeur, dans l’établissement de l’Université nationale du Lesotho.

En accueillant Mme l’Ambassadrice à Inchicore, le Provincial, P. William FITZPATRICK, dit que la Congrégation était désireuse de continuer et même d’étendre son travail au Lesotho, à l’avenir.

Il s’exprima ainsi : « Nous apprécions beaucoup votre intérêt et l’estime que vous portez au travail passé et présent des missionnaires Oblats dans votre pays. Les Oblats irlandais qui ont pris part à cette histoire représentent un aspect de l’histoire irlandaise et de son héritage dont nous devrions tous être fiers et qui reste encore partiellement à écrire. »

La Province anglo-irlandaise a formellement annoncé une contribution d’un million de dollars pour financer le logement des étudiants défavorisés à l’Université nationale du Lesotho.

L’université a été fondée par les Oblats en 1945, comme première université noire, en Afrique du Sud. Elle s’est développée pour devenir un établissement majeur d’éducation pour toute la région.

Les Oblats irlandais sont associés avec l’Afrique du Sud et le Lesotho, tout particulièrement depuis la fin du XIXe siècle. La Congrégation a d’abord commencé son travail au Lesotho par l’activité missionnaire d’un Oblat français, Bienheureux Joseph GERARD

Les missionnaires Oblats, originaires de la Province anglo-irlandaise, envoyés en Afrique à leur ordination ou plus tard, continuent à travailler à travers l’Afrique du Sud. En lien avec ces missionnaires et les Oblats locaux, la Province anglo-irlandaise a récemment lancé des projets en Afrique du Sud, la plupart desquels étaient financés par le Service irlandais pour les ressources missionnaires.(SIRM).

Des volontaires, membres du Service Jeunesse Oblat (SJO) travaillent actuellement à « Little Eden » une maison pour 290 enfants physiquement et mentalement déficients. Ce projet qui se trouve dans la banlieue de Johannesbourg compte deux établissements dont l’un est une ferme où habitent les enfants physiquement plus solides.

Citons encore le P. Fitzpatrick : « Notre priorité sera toujours d’aider les gens défavorisés et marginalisés, dans les pays où nous travaillons. Ceci suppose d’être engagés avec détermination sur les marges de la société, avec les pauvres. L’exemple de notre Fondateur, St. Eugène de Mazenod, nous inspire, lui qui comme jeune prêtre a travaillé avec les indigents et les prisonniers, condamnés à mort, dans sa Provence natale. » (Anglo-Irish On Line)


Canada—Etats-Unis


NOTRE-DAME-DU-CAP
75e anniversaire de la J.O.C.

La J.O.C. (Jeunesse ouvrière catholique) a célébré le 75e anniversaire de sa fondation, le 8 septembre, à l’Oratoire Saint-Joseph, Montréal, en présence de 800 anciens jocistes. Plusieurs Oblats ont été à l’origine de ce mouvement et l’ont servi pendant plus de quarante ans : les pères Henri Roy, Victor-Marie Villeneuve, Paul-Émile Pelletier, Pierre-Paul Asselin, Albert Sanschagrin, Roger Poirier et plusieurs autres. Une pièce du Théâtre Parminou a rappelé certains des grands moments de ce mouvement : la fondation par le père Henri Roy, le service de préparation au mariage par le père Albert Sanschagrin, les cents mariages jocistes, en 1939, au stade DeLorimier à Montréal. Dans son homélie, M. le cardinal Turcotte a rappelé que son premier ministère l’a amené à connaître de l’intérieur la J.O.C., « ce fut pour moi un moment de grâce ». La J.O.C. est toujours active, elle besogne actuellement dans cinq régions : Montréal, Québec, Outaouais, Saguenay et Rive Sud. (Germain RANGER)

OMI LACOMBE
Musiques et saveurs d’Afrique à Winnepeg

Le hall de la House of Peace, au centre ville de Winnipeg, débordait de rires et de musique. Amis, anciens et nouveaux , jeunes et vieux, étaient réunis pour se réjouir d’une cuisine authentiquement africaine, de l’ambiance et de l’hospitalité africaine multicolore. Les membres francophones de l’Association Missionnaire de Marie Immaculée du Manitoba, tiennent depuis des années, à l’automne, leur fête annuelle. Mais cette année, en avril 2007, eut lieu la première fête des amis et supporters de la famille oblate anglophone de Winnipeg et environs.

Dirigé par le Frère Tom NOVAK et les volontaires AMMI, André et Adèle Blondeau, le comité d’organisation n’a pas ménagé ses efforts pour faire de cet événement un succès retentissant. Grâce à la présence, à Winnipeg, d’une communauté africaine considérable, la fête fut africaine de part en part; tout y était, le look, les goûts et la musique. Plein à ras bord, le Hall résonnait de la musique Gospel de style africain, joué par un groupe du Congo le Shabach Sound.

Plusieurs famille africaines avaient préparé une cuisine cent pour cent africaine: de savoureux samozas du Soudan, et de délicieux plats d’épinards. Ces familles étaient toutes amies de la famille de Jean-Bosco Nabulizi, une famille de 10 enfants du Burundi et du Congo qui a été patronnée par la communauté oblate de Winnipeg en 2005. La famille Nabulizi vint au Canada, après avoir séjourné, plusieurs années dans un camp de réfugiés au Zimbabwe.

Un groupe de collégiennes africaines, récemment réfugiées d’Afrique, ont joué une pièce sur la vie en Afrique. A la demande de la Manitoba Council for International Cooperation, Frère Tom Novak, avec Reena Kreindler du Just Theatre, avaient tout d’abord préparé la pièce pour introduire, dans les collèges, une Journée annuelle de l’Education. La pièce intitulée « Isata’s Story » se basait entièrement sur les récits et les expériences des jeunes filles elles-mêmes. Après avoir raconté leurs histoires pendant des semaines, les jeunes filles furent invitées à en représenter quelques unes, tout d’abord en créant des tableaux vivants et ensuite en montant quelques saynètes.

Les jeunes filles sont souvent mariées très jeunes à des hommes déjà âgés afin de procurer un soutien financier à toute la famille. Il y a des centaines de milliers d’orphelins, non seulement à cause du SIDA, mais aussi à cause des maladies dont on pourrait se préserver, telles la malaria. Les enfants sont souvent les premières victimes de la guerre. Les filles deviennent souvent le jouet sexuel des miliciens. Si les filles ou les garçons ne se laissent pas faire, ils sont souvent mutilés (on leur coupe le nez, une oreille, une main ou un pied) afin d’intimider les autres. Quelques unes des histoires étaient clairement trop effrayantes et encore trop proches de l’expérience de quelques unes des jeunes filles qu’elles n’ont pas pu les jouer. Mais les scènes qu’elles ont recréées étaient suffisamment douloureuses, pour que quelques spectateurs soient en larmes à la fin de la représentation.

Frère Tom ajouta: « Nous voulions montrer le positif de la vie en Afrique et aussi quelques difficultés. Nous avons donc inclus d’authentiques danses du Congo et du Zimbabwe. » (Oblate Connexions Oblates, Septembre 2007)


Amérique Latine


GUYANE FRANÇAISE
Une mission très internationale

La Guyane ? Vous savez, bien sûr, qu’elle existe, et même que c’est un département français, situé en Amérique du Sud, à plus de 7000 km de Paris. Ce territoire, aussi grand que celui du Portugal, fait partie du grand bassin amazonien, avec un climat chaud, humide, et couvert, à 90% par la forêt. Ses voisins sont le Surinam à l’ouest et le Brésil au sud.

La population est estimée, aujourd’hui, à 250 000 habitants, mais elle n’était que de 50 000, il y a 35 ans. Vu la croissance démographique actuelle, cette population pourrait bien être de 400 000 dans une vingtaine d’années.

Plus de la moitié de cette population est constituée d’immigrés haïtiens, surinamiens, brésiliens, guyanais (du Guyana), chinois et autres... et deux tiers de ces personnes sont en situation irrégulière (clandestins, sans papiers). La population est très jeune : la moitié a moins de 25 ans. La pluralité des langues et des cultures est en soi un défi à l’intégration de ces populations. L’immigration est sans contrôle, mais la situation économique et le niveau de vie de la France sont un miroir aux alouettes, pour des voisins qui vivent sous le seuil de la pauvreté.

Où va la Guyane ? Quel est son avenir ?

L’État français et l’Union européenne font vivre l’économie de la Guyane à 80% ou plus ! C’est un département « assisté ». Le Centre spatial de Kourou, d’où sont lancées les fusées « Ariane », est un pôle très important pour la Guyane, mais pas suffisant à faire vivre toute cette population ; la Guyane exporte du bois, mais elle ne fait pas le poids à côté du géant brésilien. On extrait de l’or du sol guyanais, mais où va-t-il ? Il profite bien à quelques personnes mais la majorité de cet or échappe à tout contrôle ! Les perspectives de développement de la Guyane ? -jusqu’ici elles n’apparaissent pas.

Et l’Église dans ce contexte ? Et les Oblats ? L’Église aussi a du mal à faire face à ce changement rapide de la population. Tant au niveau du clergé en général qu’au niveau des Oblats, nous vivons l’internationalité : dix nationalités différentes pour le clergé (une trentaine de prêtres) et cinq pour les Oblats !

Les Oblats sont venus en Guyane avec les Hmong venus du Laos. Actuellement nous sommes dix oblats, dont trois scolastiques, et sur la demande de l’évêque nous travaillons auprès des minorités ethniques, immigrés haïtiens, brésiliens, hmong et surinamiens...Mais le défi le plus important pour toute l’Église de Guyane ce sont les jeunes, la moitié de la population ; et il n’y a pas d’aumôneries de lycée ni de collège. L’Évêque nous demande aussi de travailler à la formation des laïcs ; sans compter que nous sommes engagés également dans le catéchuménat des adultes, dans l’aumônerie de la prison, du Secours catholique et autres services.

Le travail ne manque pas, mais vivre dans la pluralité des nationalités, des langues et des cultures, c’est une richesse, et avec l’avenir indéfini, voire sombre, de la Guyane, c’est un défi pour l’Église et pour nous, comme missionnaires Oblats !

Que Dieu nous aide ! (Elie Lagrille, OMI-France, août, 2007)

PARAGUAY
Bénédiction d’une nouvelle église

Le 29 juin, eut lieu à Mangrullo, l’ouverture et la bénédiction de la nouvelle église par Mgr. Sebelio Peralto, évêque de Villarrica del Espiritu Santo. Parmi les invités se trouvaient le Gouverneur de Guairá, M. Esteban Torres, ingénieur, qui donna les bancs de la nouvelle église ; le Gouverneur de Caaguazú, M. Enzo Cardozo, qui donna les carrelages pour le sol. Il y avait aussi les coordinateurs, les catéchistes, et une très grande foule de fidèles.

C’était la première fois qu’un évêque rendait visite à cette région. Cette simple visite fut en elle-même un événement qui nécessita des mois de préparation. C’est ainsi que le 29 juin, fête de Saint Pierre, le patron de Mangrullo, ils purent inaugurer la nouvelle église, dont la construction coûta cinquante millions de guaranis. La bonne nouvelle est que 90% de cette somme vient de la communauté elle-même qui a aussi fourni le travail

Tout le monde collabora: les enfants, les anciens, et même les malades, par leurs prières. Le travail des jeunes a été admirable. Avec le vacarme de leurs motos, ils sont allés au-devant de Monseigneur, à trois kilomètres du village. A un kilomètre, la fanfare de la 2e Division d’Infanterie de Villarrica, ainsi que les enfants de l’école attendaient l’évêque. Pour recevoir l’évêque à la porte de l’église il y avait le P. Francisco, et les Soeurs Rosalia, Cristina, Ana et Magna : les autorités et les gens l’ont accueilli eux-aussi, par de vibrants applaudissements.

Il faut signaler qu’il y eut à cette occasion un grand effort missionnaire dans toute la région, au niveau des groupes paroissiaux. Les « évangélisateurs », 20 laïcs, allèrent deux par deux dans toutes les maisons et les familles des six communautés chrétiennes qui forment le district de « Torres-kué ». Cette mission eut lieu pendant les six samedis qui ont précédé le 29 juin. Ce fut une sorte de mission paroissiale, utilisant la méthode suivante :

a) Dix jours de préparation/formation.
b) Une assemblée de prière dans la chapelle de la communauté qui aura la mission.
c) Les visites deux par deux de toutes les familles afin de partager la Parole de Dieu et d’inviter les gens à venir.
d) Clôture de la mission dans la chapelle, avec confessions et célébration de la Messe.

Ce sont de magnifiques expériences pastorales.

Les festivités religieuses de Mangrullo sont le fruit de ces missions. Les gens sont très proches les uns des autres : il y a plus de solidarité et un climat de confiance et de fraternité parmi les paysans. (P. Francisco Carrillo, Comunicaciones, Province du Paraguay, Août 2007)

VENEZUELA
Finir et recommencer

Les Oblats de la mission du Venezuela, nous avons mis fin à notre présence à la cathédrale de Machiques où nous avons accompagné Monseigneur Ramiro DIAZ, presque jusqu’à l’âge de la retraite, comme évêque.

Au moment où se termine notre présence à Machiques, nous commençons à Santa Barbara de Barinas où se trouvent déjà Vidal FUENTE et Francisco Javier PUERTA

Santa Barbara est une ville déjà importante qui compte 40.000 habitants et se trouve dans l’Etat de Barinas, à un peu plus de deux heures de voiture de notre séminaire de S. Cristobal et à 6 heures de Casigua. A Santa Barbara, nous avons pris en charge une des deux paroisses du lieu qui auparavant était administrée par un ex-religieux.

Et que disent maintenant les nouveaux desservants de la paroisse? Ils disent que les enfants de choeur autrefois dormaient au presbytère les samedis soir, afin de sonner les cloches tôt le dimanche matin... et que maintenant les enfants de choeur – qui dorment dans leurs lits à la maison – arrivent à six heures du matin, et crient devant les fenêtres de la chambre de Paco Javi, afin qu’il se réveille pour sonner. Ils disent que les enfants du catéchisme de la communion priaient le chapelet à toutes les leçons de catéchisme et que c’était en cela que consistait leur apprentissage catéchétique. Ils disent que même sans TV et sans téléphone, il est possible de vivre. Voilà les premières impressions parmi d’autres, des nouveaux arrivants.

Le 11 septembre, c’était la fête de Notre Dame de Coromoto, nom qui rappelle l’indigène auquel la Vierge est apparue, lui demandant de se rendre auprès des hommes blancs, pour recevoir le baptême. En ce jour, Monseigneur Ramiro est allé confirmer et célébrer les premières communions à Carmelo (à 8km de Casigua), dont l’église a comme patronne la Vierge de Coromoto. Là se trouvait aussi Amador DE LUCAS, nouveau membre de la communauté de Casigua. Les fidèles l’ont reçu avec beaucoup de chaleur et d’affection, ce qui lui a fait grand plaisir.

Ces jours, la paroisse de Jesus Nazareno (S. Cristobal) célèbre une neuvaine en l’honneur de son Patron. Ce qui est typique de cette neuvaine c’est qu’elle se célèbre dans les divers quartiers. On y projette une vidéo sur la Ve Conférence latino-américaine à Aparecida, ensuite on prie les prières propres à la neuvaine, puis la Messe et on termine avec un “partage” c’est à dire, un verre de Coca-Cola et un morceau de gâteau pour chaque participant, contents de se retrouver en groupes pour parler. Le “Padrecito” a droit à plus de gâteau, plus de Coca-Cola que les autres, et parfois, à d’autres petites choses préparées et consommées dans la maison qui accueille la neuvaine. Avantages d’être le Padrecito. (Nosotros OMI, septiembre 2007)


Afrique-Madagascar


TOGO
Un Oblat belge aide les victimes de SIDA

Michel Lenzen, Oblat Belge, et depuis plusieurs ans, missionnaire aux Philippines, est passé des Philippines en ce pays d’Afrique de l’Ouest, visant un travail en lien avec les malades du Sida. Voici quelques unes de ses nouvelles.

(7 mai) … Les enfants et les mamans commencent à me connaître et apprécient la gentillesse et l’affabilité du vieux « grand papa blanc » ! Dans leur tête, je suis un vieux grand père veuf. Je leur ai expliqué que j’étais prêtre et missionnaire ; beaucoup ont été fort étonnés car étant blanc, je suis sensé être riche… Finalement, c’est ma pension qui fait manger plusieurs personnes.

(5 juillet)… Pour l’instant et durant 6 semaines, nous hébergeons des enfants orphelins dont les parents sont décédés, victimes du sida. Ils passent avec nous une semaine par groupe de 6 ou 7 et sont accompagnés de deux dames (deux veuves séropositives) qui prennent en charge certains travaux de la cuisine. Un jeune séminariste et son cousin encadrent aussi les enfants dont l’âge varie de 8 à 15 ans. Ils sont calmes et polis. Changer d’environnement semble leur faire du bien…

Mon « réseau » de relations sociales, en lien avec le sida, commence à s’étendre. Parfois, je participe à des réunions de sidéens afin d’essayer de mieux connaître leur vécu. Ce n’est pas facile car les enfants vivent dans des familles brisées par des décès, familles plus ou moins recomposées, ou bien ont été séparés de leurs frères et sœurs.

On ne sait que leur dire car on ne sait imaginer ce qu’ils souffrent. Certains ne mangent que du riz avec un peu d’huile de palme ; d’autres vont au lit avec le ventre creux. Souvent le père est décédé le premier après avoir contaminé sa femme et ce sont les mères qui doivent élever toute seules la marmaille. La plupart font du petit commerce au marché mais si elles ne vendent rien ou quasi rien, toute la famille va au lit sans manger. Souvent mère et enfants dorment dans le même lit car ils vivent tous dans une petite chambre. Dans ces conditions, comment étudier ??? La plupart n’ont qu’un minimum d’habits et dorment tout habillés : draps et couvertures sont trop chers. Ils n’ont pas d’eau courante et doivent acheter l’eau par bassin à une fontaine publique où une autre dame la vend par seau. Ceci aussi c’est la vie de Lomé.

L’électricité est la commodité la plus imprévisible et nous n’avons du courant que quelques heures par jour. Le courant part et revient sans avertissement préalable : ceci paralyse la vie de la plupart des cafés internet où beaucoup de clients perdent le travail déjà fait parce que non sauvé sur disque ou disquette.

(2 août) … Les malades ont régulièrement des frais médicaux, d’autant plus fréquents que très peu de séropositifs prennent les antirétroviraux qui permettraient de les stabiliser. Dès lors, les maladies opportunistes (diarrhées, tuberculose, pneumonie, malaria…) se suivent l’une l’autre. Dans les hôpitaux, il a été constaté qu’un sidéen tuberculeux est emporté 30 fois plus vite qu’un tuberculeux « normal » car les antibiotiques ne servent quasi plus à rien. Malades et enfants ont souvent le moral à zéro !

PROVINCE DU NORD D’AFRIQUE DU SUD
Un Oblat assassiné dans un vol de voiture

La communauté du noviciat en Afrique du Sud et la Province du Nord sont en deuil de la mort du P. Allard Msheyene ‘MAKO, socius du Maître des novices, décédé après avoir été atteint par les balles des voleurs de voitures, embusqués le long de la route, le 5 octobre.

Cet Oblat de quarante deux ans, ordonné prêtre en 2003, avait été rendre service pour le week-end, à la paroisse St. Peter à Nelspruit. Après avoir célébré, vendredi soir à 18.00, à Ka Nyamazane, il reconduisit un jeune homme à la maison et rentrait à la paroisse. Peu de temps après, on l’a trouvé gisant sur le côté de la route, au township de Msogwaba. A 19.30, il fut amené, par ambulance, à l’hôpital Themba de Kabokweni mais fut rapidement transféré vers un hôpital plus important, à Nelspruit où il fut opéré d’urgence. Il était conscient et reconnut ceux qui lui parlaient et auxquels il put même répondre. Mais, hélas la balle avait fait son terrible travail ! Le P. Zweli MLOTSHWA, lui donna les derniers sacrements, samedi matin, 6 octobre, à 5.30 et le Père mourut quelques heures après.

Il y a à peine quelques jours, P. Mako était d’humeur très joyeuse quand, avec la communauté du noviciat, il visita la session intercapitulaire, au nord de Johannesburg. Il riait et faisait des blagues avec les Oblats qu’il connaissait depuis les jours du Scolasticat international de Rome.

Sa mort laisse un vide, non seulement chez tous ceux qui l’ont connu et aimé, mais aussi dans la pastorale de sa Province où il avait renouvelé l’apostolat des vocations et se préparait à d’autres tâches dans la formation. L’Interchapitre a suspendu la session pour participer à la messe des funérailles, jeudi 11 octobre, à la paroisse oblate de Victory Park.

PROVINCE NORD D’AFRIQUE DU SUD
Un pasteur hausse le ton lors de funérailles

Le 11 octobre, l’église de la paroisse St. Charles, à côté de la maison provinciale des Oblats à Victory Park, Johannesburg, débordait de prières et de chants lors de la messe des funérailles du P. Allard Msheyene ‘MAKO, assassiné, le 4 octobre par quelqu’un qui lui a volé la voiture et la vie.

La plupart des participants à la rencontre intercapitulaire étaient venus de Hartbeespoort, pour concélébrer, avec beaucoup d’autres Oblats, des diocésains et des religieux. Le célébrant principal était l’archevêque de Johannesburg, Mgr. Buti TLHAGALE. Concélébraient avec lui à l’autel, le Père Général, P. Wilhelm STECKLING et le Provincial du lieu, P. Peter GALLOWAY.

A la fin de la messe, l’Archevêque Mgr. Tlhagale, présenta ses sincères condoléances à la famille ‘Mako et parla avec grande émotion et conviction des problèmes de son pays, problèmes qui ont conduit à la mort de ce jeune prêtre.

Père général, nous ne réussissons pas si bien dans les vocations, par ici, et pourtant les besoins pastoraux sont grands. La mort d’un jeune prêtre est une mort de trop.

La violence criminelle est, après le fléau du SIDA, la plus grande et plus sinistre menace portée au bien être et à la sécurité au Sud Afrique. La violence criminelle menace de défaire d’un coup tous les acquis passés. Nos rues, nos voisinages, nos centres commerciaux et nos autoroutes sont simplement devenus dangereux. Peu importe que vous viviez dans les townships ou les banlieues. Les criminels en maraude sont partout. Si vous n’avez pas encore été directement affectés par le crime, considérez vous heureux ! Beaucoup craignent pour leur vie ; beaucoup ont été bafoués dans leur liberté et leur dignité ; beaucoup ont été tués de sang froid, proie de ces criminels impitoyables, absurdes et froids, qui tuent dans l’impunité.

Le fonctionnement de notre justice en ce pays est un essai de renverser ou de se défaire de la dureté et de la cruauté de la justice, au temps de l’apartheid. On a simplement adouci les politiques et les lois au point que les criminels sentent qu’ils peuvent assassiner et échapper à la justice, ou s’ils sont pris, ils s’en tireront en se faisant taper sur les doigts. Les avocats des criminels ne font vraiment pas un cadeau à la société quand ils défendent avec succès des criminels, connus pour être plus coupables que le péché. D’autre part, la société civile a montré une tolérance incroyable envers la faiblesse du gouvernement dans sa réponse à ce degré croissant de la criminalité. C’est une échappatoire futile, insensée et désespérée que de mettre le crime au compte de la pauvreté, ou même de considérer la criminalité comme un résultat à long terme de l’apartheid. Nos criminels sont bien d’ici. Ils viennent de nos propres communautés. Les fusils volés qui tuent au hasard sont parfois dissimulés par des membres de la famille. Ce fusil, disent-ils, apporte du pain à la maison. Il maintient la faim et la famine à distance.

Le crime a affaibli et miné la fibre morale de la société sud africaine.

Quelques uns de ces criminels sans cœur se proclament membres de nos communautés d’Eglise. De tels criminels ne devraient même pas être enterrés par nos Eglises. Pourquoi devrions-nous nous plier en quatre pour faire plaisir à des criminels de sang froid ?

Ceux qui reçoivent les propriétés volées ou en sont bénéficiaires - les gens qui sciemment et consciemment reçoivent des biens volés ou bien aident les criminels dans leur sordide besogne sont membres de communautés chrétiennes. Ils devraient être exclus de la Communion. Ce sont des collaborateurs de crimes. Leurs mains dégouttent du sang des gens innocents. L’argent provenant de la vente de la drogue ou de biens volés, ou d’attaques aux banques ne devrait pas être accepté pour la dîme ou à la quête du dimanche. L’injonction de l’Evangile en ce domaine est claire : « quand donc tu vas présenter ton offrande à l’autel, si là tu te souviens que ton frère a quelque chose contre toi, laisse là ton offrande, devant l’autel, et va d’abord te réconcilier avec ton frère ; et puis viens alors présenter ton offrande. » (Mt.5,24)

Les membres de familles qui collaborent au crime, tirent bénéfice du crime. Ils contribuent grandement à la banqueroute morale de la société. Nous avons tous une responsabilité morale afin d’inverser la tendance au crime. Le P. Allard a été cruellement et gratuitement sacrifié sur le sinistre autel du crime. Et maintenant, il est juste un chiffre dans les statistiques du crime. Nous avons toutes les raisons d’être outragés. C’est moralement répréhensible de rester à attendre et d’assister impuissants, comme paralysés, à cet état de choses. La société doit protester dans les termes les plus énergiques possibles contre la faiblesse du gouvernement à juguler les crimes. C’est faux et totalement inacceptable de se laisser emprisonner par ses propres peurs. Nos propres communautés sont des pépinières du crime. Elles aussi doivent être confrontées, sans délai. Si nous ne le faisons pas, inévitablement, la conclusion suivante s’impose : nous ne prenons pas soin des gens que nous disons aimer.

Qu’il repose en paix.



Anniversaires - décembre 2007


70 ans de vie religieuse

1937.12.25

07286

Fr. René Darroux

France


70 ans de sacerdoce
 

1937.12.18

06033

P. Jean Colas

Lacombe


60 ans de vie religieuse

1947.12.08

08431

P. Ottorino Casarotto

Italie


60 ans de sacerdoce

1947.12.20

07499

P. Gérard Montpetit

Notre-Dame-du-Cap

1947.12.21

07461

P. Kevin Cawte

Nord A.S.

    50 ans de vie religieuse
 

1957.12.08

11607

Fr. Gérard Buisson

France

1957.12.08

10998

Fr. Willi Dickmann

Central European

1957.12.08

10999

Fr. Alfred Ganser

Central European

50 ans de sacerdoce
 

1957.12.06

09422

P. George Purves

Natal

1957.12.08

09725

P. Alexis Atangana

Cameroun

1957.12.21

09449

P. Michel Courvoisier

France

1957.12.21

09025

P. Prospero Gacis

Philippines

1957.12.21

09035

P. Léo Laberge

Notre-Dame-du-Cap

1957.12.23

09543

P. Paul-Emile Poulin

Notre-Dame-du-Cap

25 ans de sacerdoce

1982.12.08

12401

P. Henry Rebeiro

Colombo

1982.12.12

12498

P. Enrique Peña

Mexique

1982.12.16

12440

P. Michael Gumede

Natal

1982.12.18

12469

P. Angelo Capuano

Italie

1982.12.18

13551

P. Chrysostom Kino Makhata

Nord A.S.

1982.12.18

12484

P. Antonio Santoro

Italie

1982.12.19

12491

P. Motsiri Mosai

Central A.S.

1982.12.19

12490

P. Justinus Mpopo

Lesotho




Suffrages pour nos défunts

No. 85-92  

Nom

Prov./Dél.

Naissance

Mort à

Date

P. Gerard McCormick

Etats-Unis

18/08/1914

Tewksburgy

30/09/2007

P. Walter Rudolf

Europe Centrale

06/09/1933

Fulda

01/10/2007

P. Edward Collins

Etats-Unis

29/09/1919

San Diego

04/10/2007

P. André Pouliquen 

France

26/03/1915

Pontmain

06/10/2007

P. llard Msheyene ‘Mako

P.N. Afrique du Sud

31/03/1965

Nelspruit

06/10/2007

P. John Peters

Lacombe

25/03/1913

Edmonton

06/10/2007

P. Marcel Lesquenner

France

14/01/1922

Pontmain

11/10/2007

Fr. Paul Ramalumane

Lesotho

27/06/1932

Maseru

15/10/2007



“Nous garderons vivant le souvenir de nos défunts et nous ne manquerons pas de prier pour eux, offrant fidèlement les suffrages prescrits à leur intention.” (Const. 43)


INFORMATION OMI est une publication non officielle
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Comité de rédaction: James Allen (directeur), Raúl Castro, Antonino Bucca
Imprimeur: Rajapakse Francis Rabindra
Expédition: Théophile Le Page



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