No. 472 janvier 2008
Le comité capitulaire sur le gouvernement continue son travail
Le Chapitre général de 2004 a décidé d’établir un comité chargé de la
révision des structures et du fonctionnement du gouvernement de la
Congrégation, en commençant par le Chapitre général lui-même, le
Gouvernement central, les Régions et les Unités. Ce comité, nommé par le
Supérieur général en conseil, s’est réuni cinq fois depuis septembre 2005.
Ses membres sont Ryszard SZMYDKI, président, Jean-Marie BULUMUNA, Phil
ESTRELLA, Seamus FINN, Victor SANTOYO. James ALLEN en est le secrétaire.
Leur dernière rencontre s’est tenue à Washington, à la maison provinciale
des Etats Unis du 8 au 12 décembre 2007.
Pendant l’Interchapitre en Afrique du Sud, au mois d’octobre dernier, le
président du Comité a présenté un rapport intermédiaire du travail du
Comité. Il a esquissé les raisons principales qui militent en faveur d’un
changement des structures de gouvernement de la Congrégation et a présenté
plusieurs directions possibles d’un tel changement. La discussion qui a
suivi en Afrique du Sud était animée et utile pour la suite du travail du
Comité.
Partant des discussions qui ont eu lieu en Afrique du Sud, c’est clair que
beaucoup d’Oblats posent la question: “Pourquoi?” « Pourquoi devrions-nous
changer nos structures ? » « Qu’est-ce qui a conduit le Chapitre de 2004 à
mandater une telle étude » ?
Les réponses à ces questions sont complexes, mais les questions elles-mêmes
viennent de ceux qui ont été mêlé de près au ministère du gouvernement dans
la Congrégation, au cours de ces dernières années. On pourrait probablement
résumer l’argument ainsi : « Nous travaillons encore avec les structures de
1972 dans une Congrégation religieuse et un monde qui ont changé
drastiquement au cours des dernières décennies. La réalité présente et
l’expérience nous disent que dans quelques années, la Congrégation, tout en
maintenant son caractère missionnaire qui la constitue, aura besoin de
nouvelles structures pour être en phase avec les nouvelles réalités
démographiques et ecclésiales. »
Depuis que les modèles de gouvernement et d’administration actuels ont été
mis en place, après la période de renouveau suite à Vatican II, des
changements fantastiques ont eut lieu dans le monde dans lequel les
Congrégations existent. Ces transformations se remarquent surtout dans la
mobilité des personnes, dans les communications technologiques, des voyages
plus rapides, l’accès à l’information, et dans l’évolution des structures
qui facilitent et encouragent une plus grande participation personnelle.
L’essentiel des structures actuelles remonte au début de la période post
Vatican II. Nous trouvons ces structures codifiées dans les Constitutions et
Règles et d’autres documents de la Congrégation, au début de 1966. Depuis ce
temps, la Congrégation a traversé une période de profondes transformations
aux plans démographiques, politiques, économiques et culturels. A plusieurs
reprises, durant ces derniers 40 ans, la Congrégation a réajusté son
organisation et ses structures administratives afin de répondre aux
changements démographiques et pouvoir ainsi mieux vivre notre charisme
missionnaire, dans les contextes changeant dans lesquels nous travaillons.
Nous avons aussi essayé de clarifier les critères de viabilité des
Provinces, Délégations, Missions et Unités dans la Congrégation.
La Congrégation doit se demander maintenant
quelles structures vont
rendre le meilleur service à la mission oblate pendant les prochains
40-50 ans, à la lumière des changements survenus dans le monde et la
Congrégation et à la lumière de ce qui, avec quelque vraisemblance, pourra
arriver dans un futur pas trop lointain. Le travail du Comité sur le
gouvernement vise toujours à favoriser la mission oblate qui nous est
confiée par l’Eglise, selon le charisme de St. Eugène de Mazenod.
Dans sa rencontre de décembre de cette année, le Comité a décidé de
commencer un processus de consultation des membres de la Congrégation, sur
les changements qu’il pense proposer au Chapitre général de 2010. Cette
consultation se déroulera en deux phases principales. La première, au début
de 2008, soumettra un large aperçu des changements proposés des structures
oblates à un petit groupe d’Oblats qui a eu une expérience, à divers niveaux
de gouvernement : aux membres du Conseil Général de 1992 à maintenant, aux
provinciaux actuels et à leurs deux prédécesseurs immédiats, aux Supérieurs
de Délégations actuels, aux membres de l’Administration générale de 1992 à
maintenant : c’est-à-dire les Officiers généraux et les Chefs de Services ;
aux capitulants de 1998 et 2004.
Sur la base des résultats de cette consultation, le Comité travaillera avec
des experts de Droit Canon sur la vie religieuse afin d’élaborer les détails
des changements proposés aux Constitutions et Règles. En 2009, il y aura une
consultation de tous les Oblats profès, et cela suffisamment tôt afin de
préparer un texte final qui pourra être présenté au Chapitre général de
2010.
Administration Générale
Symposium sur la Migration: Juin 2009
Aujourd’hui, la migration est vue comme un phénomène global parce que ses
conséquences affectent les vies de millions de gens, tout autour du monde.
Alors que de nombreux pays servent de point de départ de la migration, il y
en a d’autres qui sont les pays d’arrivée et d’autres encore, les points de
transition.
Les statistiques indiquent qu’il y a environ 191 millions de migrants dans
le monde. Il n’y a pas de doute, beaucoup de problèmes politiques, sociaux,
économiques et culturels ont surgi en bien des points du globe, à cause de
cette réalité. Alors que beaucoup de migrants se sont raisonnablement bien
établis dans leur nouvel environnement, il y en a des millions d’autres qui
ont été sujet de discriminations et de persécutions racistes. Les problèmes
qui en découlent concernent non seulement les pays d’accueils mais également
les pays d’origine des migrants.
Ce phénomène concerne les Oblats parce que nous vivons et travaillons dans
toutes ces catégories de pays qui ont trait à la migration: les pays de
départ, d’accueil et de transition. La pastorale des migrants devrait ainsi
être une préoccupation majeure dans la Congrégation, spécialement parce que
ces personnes sont à compter parmi les plus pauvres, ces pauvres aux
multiples visages en notre temps. Devons-nous rappeler le fait que leur
condition réclame justice et compassion ? Tout en disant que nous devons
nous concentrer sur cet objectif, nous ne pouvons pas oublier qu’il y a, à
ce moment même beaucoup d’Oblats profondément engagés dans la pastorale des
migrants
Inspirés par l’intervention du P. Général, la Province de l’Assomption au
Canada, en collaboration avec l’Administration générale de Rome, a décidé
d’organiser un symposium, combiné avec un atelier, afin de comprendre et
d’avoir prise sur les divers aspects et contenus liés à « Migration et
Migrants », ce qui permettra de planifier notre ministère plus efficacement,
de telle sorte que nous puissions mieux répondre aux besoins des migrants.
Ce symposium et atelier sont prévus pour la deuxième semaine de Juin 2009, à
Mississauga, Ontario. (Oswald Firth, Assistant général, titulaire du
Portefeuille de la Mission)
Afrique-Madagascar
SÉNÉGAL
Rencontre des Amis de St Eugène
Le 17 septembre, Koungheul a accueilli les Laïcs Associés des différentes
missions oblates au Sénégal (Koumpentoum-ville ; Keur Dauda ; Kaffrine ;
Djilas et Dakar). Cette Ecole Communautaire (3
ème Edition), tenue
du 18 au 20 septembre, a été une occasion pour les Amis de Saint Eugène
d’approfondir le thème annuel des Oblats sur la pauvreté.
Le premier jour, le P. Joseph Ndong a traité le sujet au niveau biblique. Le
deuxième jour, le P. Pier Francesco PURPURA a parlé de ce même thème à
partir de l’expérience de Saint Eugène et des premiers Oblats. Le troisième
jour, M. Raphaël Diatta, un des responsables de Vision Mondial à Koungheul,
a été invité pour parler du travail de cette ONG d’inspiration chrétienne
dans la lutte contre la pauvreté.
L’Ecole Communautaire voulait surtout voir comment impliquer les laïcs dans
cette lutte contre la pauvreté, avec un engagement personnel de chacun dans
sa vie quotidienne. Après chaque conférence, on a donné la possibilité aux
laïcs de travailler en groupe, de se confronter et de réfléchir à partir des
questions.
ZAMBIE
L’Université St. Eugène de Mazenod à Lusaka
L’éducation est un instrument qui aide les gens à se tirer des situations
difficiles, rencontrées dans leurs vies. L’éducation conduit à la
connaissance. L’éducation ouvre aux gens des possibilités d’emploi. Et
surtout, l’éducation libère les gens et leur permet de trouver leur juste
place dans la société.
Lors d’une célébration qui eut lieu en la capitale de Zambie, les Filles de
Marie Immaculée (DMI) ont présenté leur Université St. Eugène de Mazenod aux
prêtres et aux religieuses de Lusaka. Parmi les personnalités présentes à la
Messe et à la présentation il y avait Mgr. Medardo Mazombwe, archevêque
émérite de Lusaka, Mgr. Norbert Mtega, archevêque de Songea en Tanzanie, P.
Arul RAJ, Oblat et fondateur des DMI et MMI, P. Evans Chinyama CHINYEMBA,
Supérieur vicaire de la Délégation oblate de Zambie, et la Supérieure
générale des Sœurs DMI, ainsi que de nombreux prêtres , religieux et laïcs.
Une présentation en power point montrait les débuts des Filles de Marie
Immaculée (DMI). A partir d’une très humble fondation en Inde, les DMI et
leurs collaborateurs se sont multipliés.
Dans son homélie, Mgr l’Archevêque Medardo Mazombwe souligna la valeur de la
sagesse dans l’éducation. A son tour, P. Arul Raj attira l’attention sur la
nécessité de la technologie dans l’évangélisation. Le monde dans lequel nous
vivons a besoin d’audace dans le domaine technologique et l’étude des
sciences afin que les religieux et les prêtres puissent aider le monde à
lire les signes des temps, tels par exemple le réchauffement climatique.
Dévoilant une photo de St. Eugène, P. Evans dit combien les Oblats sont
heureux qu’une Université portant le nom de St. Eugène se trouve à Lusaka.
St. Eugène a encouragé ses Oblats et les personnes engagées dans la
formation à voir la valeur de l’éducation.
Le premier groupe d’étudiants de la nouvelle Université St. Eugène de
Mazenod a commencé les cours le 14 novembre 2007. (P. Evans Chinyama
Chinyemba, OMI)
CONGO
Encore des pluies torrentielles
Le 25 et le 26 octobre, des pluies torrentielles ont inondé la ville de
Kinshasa, causant des problèmes au scolasticat. (cf. Information OMI 471)
Comme si les catastrophes du scolasticat ne suffisaient pas, la pluie qui
s’est abattue le 16 novembre sur le noviciat à Ifwanzondo et ses environs a
causé encore beaucoup de dommages matériels, tant à la maison de retraite à
la grande communauté, qu’à l’Institut St Jean Bosco. Trois salles de classes
de l’Institut St Jean Bosco ont perdu leurs toits, une dizaine de mètres du
mur de clôture de la maison de retraite s’est écroulé, la tombe du Père
Justin Alung s’est affaissée, quelques poteaux électriques entre le barrage
et la mission sont tombés, une partie du toit du garage est emporté.
Asie-Océanie
AUSTRALIE
Iona College: 50 ans – l’année jubilaire commence
Le 1
er octobre 2007, à la Cathédrale St. Etienne de Brisbane, une
Eucharistie a inauguré l’année jubilaire du Iona College. Présidée par Mgr
l’archevêque John Bathersby, la Messe fut une célébration de toute la
communauté : corps professoral passé et présent, étudiants d’hier et
d’aujourd’hui avec leurs parents et 17 concélébrants, parmi lesquels douze
Oblats, dont quatre ont été Recteurs du Collège.
Dans les années 50, suite à la vague d’immigrants de l’après guerre,
l’éducation catholique en Australie était saturée. Un certain nombre
d’Oblats travaillaient auprès de la jeunesse et la Congrégation recevait
beaucoup d’invitations à ouvrir des écoles dans les divers diocèses à
travers l’Australie.
Les Oblats avaient très peu d’argent pour cette aventure, mais Mgr. James
Duhig, Archevêque de Brisbane, insistait beaucoup pour faire venir les
Oblats à Brisbane. Il promit de leur donner le terrain sur lequel construire
un Collège. Il était certain que P. Tim LONG était l’homme de la situation.
P. Long, un Oblat irlandais, gradué de Cambridge, avait été de longues
années, Recteur du St. Patrick’s College, au Sri Lanka. En février 1957, les
Oblats acceptèrent l’offre du vieil archevêque.
Les huit mois suivants, P. Long, avec le P. Denis McCARTHY, négocièrent avec
l’archevêque. Ils rassemblèrent un groupe de l’AMMI, des divers coins de
Brisbane ainsi que des familles de la paroisse de Wynnum qui souhaitaient
désespérément avoir sur le district, une école catholique pour leurs
enfants. P. Long et P. McCarthy arrivèrent sur la propriété le 1
er
octobre 1957. Ils n’avaient pas d’argent, seulement quelques linges de
ménage et quelques autres articles que des Sœurs du voisinage leur avaient
donnés. Comme bâtiments sur place il y avait une vieille ferme et des
étables délabrées. Ils avaient quatre mois pour rendre le site et les
bâtiments prêts pour commencer l’école le 28 janvier suivant.
Les familles du lieu furent pour eux d’un énorme soutien. Les dames
nettoyèrent la vieille maison qui serait la maison des Pères. Les messieurs
et leurs fils sont venus semaine après semaine, travaillant tous les
week-ends par équipes, pour rendre les lieux habitables.
De cinquante-huit élèves en 1958, on passa à deux cent cinq en 1961 et à
quatre cents en 1966 ; le nombre augmentait et les Oblats aussi. En 1966 le
corps professoral comprenait douze Pères et un laïc. Pour la présente année
scolaire, il y a trois Oblats dans l’équipe : P. Peter DALY (Recteur), P.
Paul SIEBERT et P. Gerry CONLAN. Les professeurs sont environ 160 ; ils
enseignent et s’occupent de 1300 élèves, tous garçons.
Au cours de ces années, beaucoup de progrès et de développements ont été
accomplis, en continuité avec les fondations posées par les hommes et les
femmes d’Iona, il y a cinquante ans. Les Oblats, les familles qui les ont
aidés et sont devenues leurs amis, et ces élèves des années 50 et 60 ont été
en effet de vrais pionniers. Ils ont partagé la vision des PP. Long et
McCarthy et ensemble, dans la foi, en ont fait une réalité. (
Iona College
website:
www.iona.qld.edu.au)
INDE
Église Saint Eugène : une nouvelle mission Oblate
Pendant de nombreuses années, Monseigneur John Mulagada, évêque d’Eluru a
demandé aux Oblats d’Inde de fonder une paroisse et une mission dans son
diocèse. Ce dernier est voisin du diocèse de Vijayawada où les Oblats ont
exercé leur ministère ces 25 dernières années. L’administration de la
délégation, estimant qu’elle avait le personnel nécessaire grâce aux 10
jeunes Oblats récemment ordonnés en août 2007, a pris la décision de fournir
de la main d’œuvre pour cette nouvelle entreprise missionnaire.
En mai 2007, le Provincial de la Province de Colombo au Sri Lanka, le Père
Clément WAIDYASEKARA et le nouveau supérieur de la délégation, le Père
Francis NALLAPPAN, ont visité les secteurs proposés par l’évêque et ont
convenu que les Oblats pouvaient assurer la mission de Buttayagudem dans le
diocèse d’Eluru.
Buttayagudem se trouve à l’extrémité nord du diocèse, à 70 kms d’Eluru. Bien
que les précédents missionnaires aient baptisé un bon nombre de familles
dans les villages, et soient même parvenus à atteindre des communautés
tribales de l’intérieur, le secteur, pendant de nombreuses années, a été
négligé. Le secteur manque, en de nombreux aspects, de développement :
développement éducatif, équipements médicaux, conscience sociale et la
participation politique. En dehors des ethnies qui manquent d’éducation, il
faut ajouter également les communautés de castes inférieures qui ont des
besoins semblables.
Si précédemment, Buttayagudem n’était pas paroisse de mission, c’est tout
simplement parce que le Diocèse n’avait pas les moyens d’acheter de terrain
dans ce village. Il n’y a qu’une petite propriété avec 30 cocotiers et rien
d’autre.
Les Pères Pathinathan Missian et John Davidraj ont été désignés pour cette
mission. Il a fallu un mois pour louer une maison. Finalement la nouvelle
paroisse de Buttayagudem fut inaugurée le 7 juillet 2007, par une
Eucharistie Solennelle présidée par le Révérend Père Ch. Anthony, le Vicaire
Épiscopal.
La mission Oblate de Buttayagudem, au début, était distincte de la paroisse
de Jangareddigudem, avec trois villages principaux. Très vite, 6 autres
villages de deux autres paroisses voisines furent attachés à cette nouvelle
paroisse. Sans compter ces villages principaux, la mission comporte
également plus de 40 villages où résident des communautés ethniques : Koyas
et Kondareddys, avec leurs propres dialectes et cultures ancestrales.
Le poste principal Buttayagudem, compte plus de 80 familles catholiques, et
les autres postes éloignés importants comptent 20 à 45 familles chacune,
toutes dans un rayon d’environ 12 kms. Comme ces premiers postes avaient
manqué de soin pastoral, il est évident que les catholiques se montrèrent
très heureux de l’arrivée des Oblats. (Adaptation de
BORN [
Bharath
Oblate Regional News] septembre-octobre 2007)
BANGLADESH
Rapport d’un évêque oblat sur l’ouragan Sidr
Mgr Bejoy D’CRUZE de Khulna au Bangladesh a envoyé un courriel au Trésorier
général sur la tragédie qui a frappé des milliers de personnes dans son
pays.
Le 15 novembre nous avons été frappés par un terrible ouragan appelé Sidr.
Notre vie est encore très vulnérable au Bangladesh. Même dans ma maison, je
pouvais sentir la vitesse et la rudesse de l’ouragan. Maintenant nous
recevons plus d’informations sur les morts et les destructions de maisons et
de propriétés. Le gouvernement et les ONG ont besoin d’encore plus de temps
pour évaluer les dommages, car comme vous le savez, nous sommes très en
retard sur le plan technologique.
Un jour, un quotidien en Bengali,
Dainik Janakantha rapportait que le
nombre de morts peut dépasser trois mille ; quelques autres milliers n’ont
pas encore été retrouvés. 40 millions de personnes de la ceinture côtière
ont été affectés : beaucoup ont besoin de nourriture parce que les secours
ne sont pas encore parvenus partout. Les journaux ont montré des photos de
cadavres et de maisons démolies. Il y avait aussi des destructions de champs
de riz et autres récoltes. Le grand Barisal, Bagherhat et Satkhire de la
division de Khulna ont été durement atteints. Personnellement je suis aussi
affecté parce que neuf villages et diverses paroisses ont été frappées par
l’ouragan. Cinq cents familles environ ont perdu leurs maisons, elles vivent
maintenant dans nos écoles et nos églises. Nos institutions sauvent beaucoup
de vies, indépendamment des castes et des croyances, et tout
particulièrement la vie des pauvres.
Comme Eglise, nous essayons d’être avec les gens en ce moment de souffrance
et de peine. Les Frères et les Sœurs de Mère Teresa travaillent avec nous
pour alléger les souffrances de nos gens. Nous avons encore un peu d’argent
qui est resté de l’aide aux gens affectés par les inondations précédentes.
Nous l’utilisons pour de la nourriture et des médicaments.
PHILIPPINES
JPIC : son travail pour la paix à Jolo
Le ministère pour la Justice, la Paix et l’Intégrité de la Création à Jolo a
célébré son sixième anniversaire en juillet 2007. Il avait commencé après
que Mgr Angelito R. LAMPON, OMI, Vicaire Apostolique de Jolo, eût envoyé P.
Romeo VILLANUEVA et Alfie Kadil à une session de trois semaines, au mois de
Juin 2001, organisé par l’Institut des Faiseurs de Paix de Mindanao, à Davao
City.
Le ministère de JPIC n’entendait pas se faire le héros des transformations
sociales, dans une situation notoire de kidnapping, meurtres et violence. Il
voulait simplement offrir son humble service sous forme d’approfondissement
de la formation, d’organisation de quelques mobilisations, d’appel à ce qui
est saint et noble en toute personne, chez les musulmans et les chrétiens,
comme garantie d’un chemin sûr et durable vers une paix authentique.
Le Séminaire sur les Orientations de base (JPIC BOS) commence par
reconnaître et accepter Dieu / Allah qui est le plus puissant et qui
cependant prend soin de ses créatures avec amour, nous a doté de la dignité
humaine et nous a donné les droits humains sans lesquels il ne peut y avoir
de justice. Lorsque la dignité humaine et les droits humains ne sont pas
respectés, c’est alors qu’arrivent des brutalités inhumaines telles que
décapitations de victimes innocentes et autres injustices semblables. Mais
lorsque la dignité humaine est appréciée et que les droits humains sont
favorisés, alors la communauté devient digne du don de la paix.
La paix que JPIC encourage et promeut c’est la paix qui n’est pas seulement
PAX, absence de guerre, ou EIRENE, présence de l’ordre, mais SHALOM ou
SALAM, qui désigne le sens le plus englobant de la paix qui part du cœur
lorsque quelqu’un souhaite « Shalom » ou « Salam » à un autre cela signifie
« Puisses-tu recevoir les bénédictions d’Allah, une bonne santé, un bon
travail, une bonne famille et puisses-tu jouir d’une longue vie et être
joyeux. »
L’Intégrité de la Création (IC) telle que JPIC la développe consiste à
montrer comment tout est lié et interdépendant dans la création. Nous
enseignons les principes de base de l’écologie, la science de
l’environnement. Le message principal est de dire que nous sommes les
gérants de la création de Dieu et non pas ses destructeurs, poursuivant
leurs intérêts égoïstes. Il s’en suit une obligation de gérer nos déchets et
d’entretenir notre littoral. Fait aussi partie de notre gérance de la
création : savoir utiliser les nouvelles technologies qui permettent
d’augmenter la production alimentaire.
Depuis le début de ce ministère, au moins 60 Sessions de base JPIC BOS ont
déjà eu lieu. Nous avons aussi mis sur pied 9 Communautés humaines de base
avec des personnes qui ont participé à nos sessions. C’est notre façon de
contribuer à la réalisation de la Paix, SHALOM ou SALAM, dans le Vicariat et
les provinces de Sulu et Tawi-Tawi. Plus de 1500 personnes ont suivi les
sessions, y compris des maires, des conseillers, des policiers, des chefs de
communautés, des enseignants, des étudiants et autres jeunes. C’est notre
façon de travailler pour une transformation sociale. (D’après
« Banug »,
Septembre 2007, le bulletin de JPIC Jolo, Romeo Villanueva, OMI, éditeur)
THAÏLANDE
Frère Oblat en prison
Bernard Wirth nous parle de ce qu’il essaie de faire, chaque vendredi, au
centre de détention réservé aux étrangers à Bangkok.
Je ne suis pas seul à faire ce travail. Membres de plusieurs associations et
fondations, nous sommes une cinquantaine à visiter régulièrement les détenus
: médecins, infirmières, avocats, assistantes sociales, etc. Jusqu’ici, pas
de prêtres thaïs.
Chaque année, quelque 70 000 détenus, hommes et femmes, passent quelques
jours, quelques semaines, quelques mois au centre. Ils y restent parfois
quelques années...
La plupart sont originaires des pays voisins, surtout de Birmanie. Leur seul
crime est en général d’être sans papiers : ils sont entrés illégalement dans
le pays, à la recherche d’un travail pour nourrir leur famille. Quand ils
ont trouvé un travail, le patron les dénonce à la police avant la fin du
mois. Système pratique pour ne pas les payer.
Ils vivent entassés dans des salles de cent personnes, sol en ciment, murs
en ciment, plafond en ciment. Aucun mobilier.
Que pouvons-nous faire ? - Presque rien. Etre présents, essayer de rendre ce
monde un peu plus humain, faciliter le retour chez eux de quelques-uns.
Certains ont terminé de lourdes peines dans d’autres prisons. Faute de
connaître la langue du pays, ils ont d’autant plus de mal à faire valoir
leurs droits.
J’en parle, bien sûr. à mes étudiants, à mes collègues, à mes amis thaïs.
C’est pour eux une ouverture sur un milieu totalement ignoré. Mes amis du
centre deviennent ainsi un peu leurs amis.
(Audacieux pour l’Évangile, octobre 2007
)
Canada—Etats-Unis
ASSOMPTION
Evangéliser à travers les Médias
Tout le monde connaît la Province de l’Assomption au Canada pour son travail
parmi les immigrés, et plusieurs savent certainement que l’autre ministère
important de la Province de l’Assomption est celle du Centre de Renouveau
“Queen of Apostles » (Reine des Apôtres) à Mississauga. Plus de vingt mille
personnes passent annuellement par ce Centre. Mais plusieurs ne savent
probablement pas que la Province de l’Assomption est également engagée dans
l’évangélisation par les Médias.
Il y a cinquante ans déjà, le P. Jan SAJEWICZ publiait le
Tygodnik
Katolicki
(Hebdomadaire Catholique) qui fusionna plus tard avec une autre publication
qui continue d’exister :
Glos Polski (Voix de la Pologne). Depuis
1988, les Oblats de Winnipeg animent une radio catholique. La messe du
dimanche qui y est retransmise est très populaire parmi les infirmes et les
personnes âgées.
Les Oblats de la paroisse de Holy Rosary (Saint Rosaire) à Edmonton assurent
une demi-heure de radio en polonais depuis plus de 20 ans, afin de rejoindre
les Polonais dispersés tout autour d’Edmonton. En 2006, P. Janusz JAJESNIAK
a commencé une émission de 15 minutes chaque dimanche, pour amener les
fidèles à une pleine compréhension de l’Ecriture.
Depuis 1994, le Studio de la Jeunesse Catholique annonce l’Evangile par la
radio, à Toronto.
Les messages des médias qui bombardent la société chaque jour, manquent
souvent de contenu valable, en particulier les programmes locaux qui
pourraient renforcer la foi, rapprocher les uns et les autres de la Parole
de Dieu et les familiariser avec l’enseignement de l’Eglise et les
traditions catholiques. Le P. Marian GIL a commencé le Studio de la Jeunesse
Catholique pour répondre à ces besoins, tout d’abord en polonais, et ensuite
en anglais, ensemble avec la Radio Catholique de Toronto. Actuellement le
Studio de la Jeunesse Catholique émet quotidiennement en polonais de 20h00 à
22h.00. Il organise aussi annuellement le Festival International de la
chanson religieuse ainsi que des concerts philharmoniques, à large échelle,
en ville de Toronto. Un autre aspect du travail du Studio de la Jeunesse
Catholique est la publication de
Rodzina, un mensuel pour les
familles.
Depuis l’an dernier, la Radio des Missionnaires Oblats anime un programme à
Brampton, sous la direction du P. Adam FILAS. Il dure une heure et paraît
tous les dimanches soirs afin de promouvoir les activités missionnaires de
la Congrégation des Oblats. Jusqu’à présent les auditeurs ont pu se
familiariser avec le travail des missionnaires à Madagascar, Ukraine,
Cameroun, Paraguay, Argentine, Bélarusse et le grand Nord canadien. (P.
Janusz BLAZEJAK)
OMI LACOMBE
20ème Anniversaire de la Maison Bountyfull à Vancouver
Le Père Larry MACKEY, Sœur Monica Guest et le personnel de la Maison de
Bountyfull à Vancouver au Canada, ont travaillé pendant plus de vingt ans
pour essayer de guérir toutes les formes de dépendance et de maltraitance.
La Maison de Bountyfull est un centre de consultation géré par la société
sans but lucratif de Bountyfull. Le centre a été ouvert en 1987 par le Père
Larry, qui a développé une approche toute nouvelle pour permettre la
guérison intérieure, en se concentrant sur la personne toute entière.
Ordonné en 1957, le Père Larry a été envoyé comme missionnaire dans la
Réserve Indienne de l’île de Kuper, située dans les îles du Golfe de la
Colombie-Britannique où il mit en place parmi les indigènes en 1960, un
programme pour les AA (alcooliques anonymes).
Sa deuxième affectation l’emmena à Kakawis près de Tofino, en
Colombie-Britannique, où il fonda un autre groupe d’AA. À ce moment-là il
s’est rendu compte que le fléau terrible de l’alcoolisme venait des gens à
l’esprit brisé et ayant perdu tout sens d’union avec Dieu. Leur besoin
d’alcool et leurs tendances à l’échec, les autorisaient à vivre dans une
sorte de démenti d’un profond mal intérieur.
Même dans les toutes premières années, il prit conscience de ce besoin
criant de guérison intérieure pour tenter de libérer les esprits
emprisonnées et brisés. Au début des années 70, quand il fut confiné dans un
fauteuil roulant en raison d’un accident, les Oblats l’affectèrent à plein
temps au ministère du programme en 12 étapes des AA.
Depuis lors, il s’est consacré entièrement à ce ministère et a développé une
approche unique dans la guérison intérieure. Au cœur même de cette approche,
il y a les « Principes de Bountyfull pour la Vie » concentrés sur des
ressentis et une acceptation personnelle sans conditions. A travers leurs
propres histoires, les participants au programme vont jusqu’aux racines de
leur douleur et de leur souffrance, celles-là mêmes qui les ont conduit à un
comportement, pour le moins dysfonctionnel.
Une compagnie de production à Vancouver a réalisé un DVD qui offre à celui
qui le regarde une vision perspicace des comportements dysfonctionnels :
comment cela commence, et comment tout au long de la vie, les schémas se
reproduisent… Ce DVD est en anglais, sous-titré en français et en espagnol.
Pour plus amples informations, voir le site internet :
www.bountyfullhouse.org.
ETATS UNIS
Des Oblats élus à des postes importants par la Conférence des Evêques des Etats Unis
L’ancien Vicaire général des Oblats, le Cardinal Francis GEORGE, archevêque
de Chicago, a été élu Président de la Conférence des Evêques des Etats Unis
(USCCB). Il a été élu au premier tour, avec 85% des 222 votants ; il entrera
en fonction en 2008, pour un mandat de trois ans. En 2004 il avait été élu
Vice-président de la Conférence. Depuis qu’il est évêque, il a été membre de
beaucoup de comités de la USCCB et tout particulièrement de la Liturgie, de
la Doctrine, des Activités Pro-Life, et du sous-comité pour le ministère des
laïcs.
Un autre Oblat a été élu Président d’un Comité USCCB : il s’agit de
l’Archevêque Roger SCHWIETZ d’Anchorage en Alaska. Il dirigera le Comité
établi récemment pour la Famille, le Laïcat, les Femmes et la Jeunesse. La
Conférence des Evêques a réorganisé dernièrement un certain nombre de ses
comités.
Il y a environ 70 millions de catholiques aux Etats-Unis. Ils représentent
23% de l’ensemble de la population et sont répartis en 195 archidiocèses et
diocèses.
OMI LACOMBE
Une promesse tenue
“Comment attraper un nuage et l’épingler ensuite?” Cette citation de la
comédie musicale “The Sound of Music”, pourrait bien décrire les sentiments
euphoriques des membres des
Amis de St. Eugène au Labrador Ouest,
alors qu’ils se rassemblaient sur le parking de l’église, un jour glacé de
novembre, pour commencer à vendre plus de 2.000 kg. de poisson aux résidents
locaux. Le thermomètre indiquait -20 degrés Celsius, mais les sourires sur
les visages de ces « descendants » d’Eugène de Mazenod réchauffaient le
matin frisquet du Labrador.
Il y avait un sens d’anticipation et une atmosphère survoltée dans l’air
quand le gros camion arriva sur le terrain de l’église et commença à
décharger ses palettes de poisson, dans les mains de ceux qui l’attendaient.
Depuis plusieurs mois ce projet était sur le tapis à la suite de la demande
du P. Charles RENSBURG qui souhaitait financer le programme « Jeunesse pour
la Vie » que lui et d’autres Oblats essaient de réaliser au Zimbabwe. Ce
programme comprend deux ateliers : 1. Questions vitales et motivations pour
des choix moraux ; 2. Leadership et encouragement de la part de
compagnons-guides. Le thème spécifique de ces ateliers est la guérison.
Etant donné le contexte et la réalité de la vie, beaucoup de gens au
Zimbabwe ont besoin de
guérison aujourd’hui.
La proposition de se charger de ce projet a été faite aux
Amis de St
Eugène, récemment constitués, au tout début de l’hiver 2006 et, après
quelques discussions approfondies, les membres ont voté à l’unanimité de
soutenir ce projet.
Il s’agissait ensuite de trouver une façon adaptée de collecter les fonds
nécessaires. Pour les 50 membres qu’ils étaient, il aurait fallu un effort
considérable pour rassembler le montant demandé. C’est ainsi que les
Amis
ont finalement décidé une vente de poisson à l’ensemble de la communauté et
ont commencé les premières démarches. Après tout n’avons-nous pas tous été
appelés à « jeter les filets » ?
Au moment même où tout semblait se mettre en place, notre région a vécu un
conflit industriel majeur qui stoppa toute idée de campagne financière. Quel
coup ! Plusieurs mois plus tard, quand les problèmes de travail furent
résolus, on remit en marche la collecte de fonds par vente de poisson.
Parcourir les rues et les routes de Labrador Ouest pour vendre notre produit
nous rappelait Eugène de Mazenod à la recherche des âmes sur les quais du
port de Marseille. Comble d’ironie, c’était aussi avec du poisson que nous
sauverions des vies en Afrique !
Le grand jour finalement arrivait et avec lui pointait cette réalisation que
nous menions à terme, vision d’espérance pour une jeunesse coincée dans un
pays lointain, où la mort l’emporte souvent sur la vie. Les heures filaient
pendant que les véhicules étaient chargés de poisson, les chauffeurs
recevaient leurs listes d’adresses, les sonnettes sonnaient aux portes, les
salutations s’échangeaient.
Quand le dernier morceau de poisson fut vendu, nous poussâmes un soupir de
soulagement. Autour de nous, le spectacle était étonnant : la joie et le
sentiment du travail accompli que nous ressentions tous dans le cœur se
reflétaient sur tous les visages. Il ne s’agissait pas d’une simple action
financière, mais d’une mise en œuvre de l’esprit missionnaire et cela était
neuf pour nous. Le Labrador froid et enneigé tendait une main fraternelle à
des frères en humanité, pris dans la tragédie au milieu du climat politique
brûlant du Zimbabwe.
Les
Amis de St. Eugène, nous considérons comme un privilège de
pouvoir tenir cette promesse et nous continuons de soutenir par la prière et
par l’appui financier le projet de « Jeunesse pour la vie ». (Yvonne Tucker,
Friends of St. Eugene)
ETATS UNIS
Nomination d’une commission exploratoire pour une canonisation
Quand le P. John MARONIC, OMI visita Lourdes en 1961, il ne pouvait guère
imaginer que 41 ans plus tard et 22 ans après sa mort survenue en 1985, on
nommerait une commission historique pour examiner ses écrits, comme premier
pas d’une cause de canonisation.
« C’est un pas important dans un très long voyage, disait Frère Francis
SULLIVAN OMI. J’irai un pas à la fois, et nous verrons ce qui arrivera. »
Frère Sullivan a été nommé postulateur de cette cause, ce qui signifie qu’il
va rassembler tous les écrits du P. Maronic et s’assurer que les membres de
la commission bénéficieront de toute l’aide qu’il pourra leur procurer.
Le procès commença le 1
er août, quand Mgr. Edward K. Braxton,
évêque de Belleville, signa le décret instituant la commission ; il y
nommait comme membres P. John W. Padberg, s.j., Sœur Jane Kehoe Hasset, csj
et Joseph H. Mueller, avec pour tâche d’examiner les écrits publiés ou non,
du P. Maronic et de faire rapport à Mgr Braxton sur leurs découvertes.
Frère Sullivan pense qu’il faudra peut-être des années pour compléter ce
travail et déterminer si cette cause doit continuer.
P. Maronic est né en 1922 et grandit à International Falls, Minnesota, dans
une famille de trois enfants. Il rejoignit le séminaire oblat à Belleville
et fut ensuite ordonné prêtre. P. Maronic enseigna au scolasticat de Pass
Christian dans le Mississippi et revint ensuite à Belleville, au Sanctuaire
national Our Lady of the Snows (ND des Neiges).
P. Maronic observait les handicaps qui venaient au pèlerinage. Il voyait
tous les handicapés qui se rendaient à Lourdes et s’est mis à rechercher,
aux Etats Unis, les organisations qui s’occupaient des besoins de ces gens.
Il s’est rendu compte alors que beaucoup de ces organisations étaient le
fruit de gens en bonne santé, en faveur des handicapés. Alors P. Maronic
voulut commencer une organisation qui non seulement regrouperait des
handicapés, mais serait gérée par eux.
Selon le Frère Sullivan “Il voulait que les talents des handicapés fussent
reconnus comme faisant partie de la communauté.”
Au début, l’organisation s’appelait « Victimes missionnaires » et par la
suite, le nom fut changé en « Victorieux Missionnaires » et aujourd’hui les
VM tiennent des assemblées dans les villes à travers les Etats Unis et cela
est dû en grande part, au travail du P. Maronic.
“Nous étions comme des troubadours, traversant le pays”, disait Frère
Sullivan en se rappelant les premières années quand P. Maronic décidait d’un
voyage « nous ne le savions que le jour du départ et le jour du retour. »
Dans ces voyages, P. Maronic parlait dans les paroisses et rendait visites
aux évêchés pour éveiller la conscience sur les talents des handicapés. Il
les rassemblait et les encourageait à proclamer leurs dons et à les partager
avec les autres.
“Il y a un courant de bonté chez chacun. Pour qu’il se manifeste il suffit
d’une étincelle, d’un encouragement, » disait P. Maronic. Pour plus
d’informations sur P. Maronic, aller sur le site des
VM :
www.vmusa.org. (Liz Quirin,
Belleville Messenger)
NOTRE-DAME-DU CAP
Rencontre des trois Sanctuaires
Les temps changent et l’Esprit travaille toujours. Le 20 novembre dernier,
au Sanctuaire du Cap, avait lieu une rencontre fort encourageante entre des
membres des équipes des trois principaux Sanctuaires du Québec : Oratoire
Saint-Joseph (Congrégation de Sainte-Croix), Sainte-Anne-de-Beaupré
(Rédemptoristes) et Notre-Dame-du-Cap (Oblats de Marie Immaculée).
L’échange a porté plus particulièrement sur l’accueil des pèlerins et des
touristes et la promotion des pèlerinages. Il importe de travailler ensemble
afin de répondre aux besoins spécifiques requis par l’Église et la société.
Lors d’une prochaine rencontre, déjà prévue pour le 1
er avril
2008, on abordera les questions des changements vécus dans le domaine de la
catéchèse. D’autres membres des diverses délégations se pencheront sur les
campagnes de financement, élément incontournable de la survie de nos
Sanctuaires. (Gilles PATRY dans
Info OMI, décembre 2007)
Europe
FRANCE
Deux jours pour faire le point et pour rêver
Ils étaient tous là ou presque ! Près d’une trentaine d’Oblats se sont
retrouvés pendant deux jours pour faire le point et pour rêver. Faire le
point sur leurs activités, leurs espérances, leur engagement auprès des
jeunes générations : Paris, Marseille, Aix, Nice, Strasbourg, Pontmain,
Mons, Orly, Lyon… Rêver sur des possibles !
A la suite de deux sessions précédentes communément appelées Nancy I et
Nancy II, voici qu’une troisième session des Oblats en mission auprès des
jeunes s’est déroulée à Lyon ces 26 et 27 novembre dernier. Il ne s’agissait
pas de compléter les deux sessions précédentes (sociologique et pastorale)
en y apportant du nouveau. Il s’agissait simplement de relire et de rêver.
Relire les années passées, les engagements actuels à l’aide de
« monographies » réalisées par différentes personnes et différentes
communautés, engagées dans différents lieux… Regarder si les chemins
empruntés possèdent un peu de l’Évangile et un peu du charisme d’Eugène de
Mazenod. Rêver ensuite ! Il s’agissait, d’imaginer, des pistes, des
créations, des possibles ! Chacun des participants se mit, avec d’autres, à
rêver, à bâtir des projets : une école de la mission, un quartier « chicos »
à Nice, un village de l’amitié à Marseille, un Taizé sur Compostelle, un
« Rennes Far West », une « mondialisation positive »… que sais-je encore ?
Pour nous aider à relire et à rêver, les animateurs de la session avaient
fait appel à Bernard Dullier qui sut mettre tout son talent pour évaluer ce
qui avait été entrepris par l’équipe provinciale ces dernières années… mais
aussi en rappelant les « audaces » d’Eugène en son temps ! Á Angelo Capuano
de la Province d’Italie qui avait fait un bond prodigieux depuis Messine
(Sicile) pour donner son point de vue et fournir un éclairage précieux et à
Benoît Gschwind, assomptionniste et Rédacteur en chef de « Prions en
Église » qui sut ressaisir les principales idées et fournir aux participants
des filtres pour être « encore plus audacieux et encore plus missionnaires
dans ce monde d’aujourd’hui ».
Alors ? Des projets fous ? Pas tant que cela ! Il est vrai que le projet des
animateurs de la session avait de quoi surprendre avec la question suivante:
« Si j’étais provincial ! Que mettrais-je en œuvre ? Quelles seraient mes
priorités ? Qu’imaginerais-je de nouveau ? »
Et Benoît Gschwind d’ajouter non pas comme une conclusion mais plutôt comme
une entrée en matière : « Parfois les fondateurs ont quelque chose
d’encombrant avec leur fougue, leurs caprices, leurs manières de penser et
de faire… mais ne sommes-nous pas invités à revisiter les intuitions
fondatrices ? Les héritiers d’Eugène de Mazenod que vous êtes ont sans doute
à réaliser qu’ils ne sont pas seulement des héritiers mais à être, eux
aussi, des fondateurs ! Tout fondateur est comme un premier de cordée. Il se
doit de porter son regard alentour. Votre fondateur avait dans le cœur cette
gratuité de la rencontre et du respect. Appeler un adolescent :
« Monsieur », cela relève de l’inimaginable et de la provocation tout comme
le Père Duval, dans une de ces chansons qui osait dire : « Monsieur Jésus
Christ ». N’hésitez pas ! Regardez le monde, regardez les jeunes avec le
regard du Christ lui-même. Continuez de chercher comment l’Esprit vous
précède. Allez vers, mais aussi laissez venir… Le Christ vous précède et
parfois là où vous ne l’attendiez pas ! » (Yves CHALVET)
DANEMARK
Réflexions sur une photographie
P. Frank JOBST (1945-2007) est décédé à Aalborg, Danemark, le 7 novembre.
P. Michael BRADLEY a écrit les réflexions suivantes après avoir trouvé parmi
les effets personnels de Frank une photo sur laquelle il salue le Pape Jean
Paul II.
Frank Jobst avait une photo sur laquelle il serre la main du Pape Jean Paul
II. A ce moment là Frank était président de la C.I.E. – la Conférence
interprovinciale d’Europe. Comme représentant de cet organisme, Frank eut
l’honneur et le privilège de concélébrer la Messe avec le Pape Jean Paul II
à la Basilique St. Pierre à Rome, le 3 décembre 1995, lors de la
canonisation de St. Eugène de Mazenod.
Pour bien des raisons, une telle mise en valeur dans la vie d’un Oblat de
Marie Immaculée mérite d’être saluée comme un privilège tout spécial. Dans
sa propre vie, le Pape tenait beaucoup sans doute, à la protection de Marie
Immaculée, une protection qu’il savait être aussi l’héritage privilégié des
Oblats de Marie. Le Pape était aussi connu pour rappeler avec bonheur sa
visite au Danemark, chaque fois qu’il avait la chance de saluer des pèlerins
du diocèse de Copenhague, à Rome.
Que dit-on au Pape pour prendre congé de lui à la fin d’une brève visite ?
C’est probable que pendant les audiences du Pape, beaucoup éprouvent des
difficultés pour trouver les mots justes. Frank de son côté n’aurait eu
guère de difficultés à ce propos. A l’
arrivederci du Pape, l’Oblat du
Danemark aurait facilement répondu “
på gensyn” (à vous revoir), en
escomptant avoir été parfaitement compris par ce Pape sensible.
Des années ont passé depuis le temps où Frank prit congé du Pape Jean Paul
II en cette heureuse occasion, à Rome. Maintenant, à travers la mort de ces
deux hommes de Dieu le
gensyn s’est réalisé – et cette fois-ci, dans
l’éternité. Les gestes d’au revoir du Pape, au moment de quitter ce monde
pour être avec son grand ami, Jésus, étaient observés de près par tous ceux
qui attendaient sur la place St. Pierre son exode final. Bien moins
spectaculaire, certainement, mais sans doute très significatif aussi a été
le départ de Frank, pour rencontrer le même Seigneur Jésus à qui il avait
voué profondément sa vie. Les larmes se mêlaient à l’espérance et à l’amour
chez bien des gens qui étaient témoins du courage et de la détermination du
Pape mourant. La consolation dans le chagrin a été le fruit d’une foi
fervente, pour tous ceux qui, de façon spirituelle, ont accompagné le St.
Père dans la mort. L’approche de Frank à son
gensyn avec Jean Paul II fut aussi marquée par un courage semblable et
une même inspiration. Pleinement conscient que la mort était imminente,
Frank est resté ferme dans la foi en son pèlerinage, sans broncher et tout
cela fut un grand encouragement et une grande inspiration pour tous ceux qui
l’entouraient avec affection, aux derniers moments de sa vie sur terre.
Si ce fut la vocation du Pape Jean Paul, dans sa dernière maladie,
d’inspirer et d’encourager les gens, depuis la fenêtre de son appartement au
Vatican, quand il allait quitter ce monde, ce fut aussi la vocation
sacerdotale de Frank d’inspirer , de son lit d’hôpital, à ceux qui
l’entouraient, espérance et confiance envers l’amour spécial de son grand
ami à jamais fidèle, Jésus, qui l’avait depuis longtemps appelé à son
service, comme Oblat de Marie Immaculée.
Maintenant le
gensyn peut être célébré – non seulement dans
l’environnement magnifique de la Basilique St. Pierre, ni même en la
présence eucharistique du Seigneur dans la sainte liturgie. Maintenant,
éclairés par l’Esprit Saint, et au-delà de nos capacités de comprendre, le
gensyn de Frank et du Pape Jean Paul II se réalise dans les bras de
leurs saint Patrons du ciel Jésus et Marie, dans la Maison du Père.
PROVINCE DE L’EUROPE CENTRALE
Rencontre du Comité européen de la Jeunesse et de la Pastorale des vocations
Le Comité de la Jeunesse et de la pastorale des vocations de la Région
d’Europe, tient chaque année une rencontre avec des délégués venant des
diverses Unités. Cette année, douze Oblats se sont retrouvés à Vienne en
Autriche du 24 au 29 novembre afin d’évaluer les activités des Unités
pendant l’année écoulée. Ils ont discuté et préparé des programmes communs,
tels que la participation au prochain Congrès international de la pastorale
de Jeunesse à Sydney, et la question du site web de la Pastorale de Jeunesse
au niveau de la Congrégation.
Le but principal du comité est le partage d’expériences autour de la
pastorale de la jeunesse dans les divers pays et les divers contextes
européens. De grandes différences existent, par exemple la Pologne où les
catholiques sont une majorité évidente, comparé à la Roumanie où les
catholiques sont une minorité et sont perçus souvent comme une secte.
L’un des points saillants de la rencontre de cette année a été une réflexion
sur les valeurs oblates dans le ministère de la jeunesse et une discussion
avec notre Conseiller général, Luis Ignacio ROIS, à propos de la situation
de la pastorale de la jeunesse dans la Congrégation.
Chaque année cette rencontre est une occasion pour coordonner et améliorer
notre mission commune envers la jeunesse partout où les jeunes se trouvent.
(P.Tomas Vyhnalek)
POLOGNE
NINIWA mouvement des jeunes en Pologne
Nous voulons partager la joie qui nous vient de développement dans notre
Province d’un mouvement des jeunes appelé
NINIWA. Ce sont des
communautés de jeunes qui fonctionnent dans nos paroisses oblates. Il y a
300 personnes qui appartiennent à ce mouvement. Ces groupes ont un programme
commun, mais chaque année leurs représentants se rencontrent pour de long
week-end en mai et en novembre, ainsi qu’au Festival de Vie à Kodeń.
Tout a commencé en 2004 à Katowice, quand un oblat, avec quelques jeunes, a
voulu ressusciter dans cette paroisse un groupe de jeunes qui avait cessé
d’exister. Leurs activités ont dépassé les limites de la paroisse oblate de
Katowice et se sont répandues très vite dans d’autres paroisses oblates de
Pologne.
La spiritualité de NINIWA c’est le prolongement de la spiritualité de
l’homme apostolique. Les jeunes se sentent envoyés au monde
contemporain, la Ninive contemporaine, pour appeler à la conversion. La
communauté de Katowice fait cela, par exemple, en jouant des pièces de
théâtre. L’année passée, les jeunes ont joué 20 fois « Signe de Jonas », une
pièce inspiré de Livre de Jonas, non pas uniquement en Pologne mais aussi en
Allemagne pour les Polonais : à Cologne, Dortmund et Bonn.
Pour cette année, ils on déjà préparé une autre pièce de théâtre,
« Exodus », sorte de musical. Ils l’ont joué deux fois avec beaucoup de
succès.
Nous venons de terminer la 7
ème rencontre de la jeunesse oblate,
organisée par la communauté de NINIWA pour la deuxième fois à Katowice 9 –
11 novembre. Comme thème de cette rencontre nous avons choisi
Dieu et
famille – ensemble ou séparé ? Les jeunes participants étaient au nombre
de 250, venus de nos paroisse de Poznań, Iława, Kędzierzyn, Kodeń,
Laskowice, Lubliniec, Siedlce, Wrocław, Zahutyń et Katowice. Nous avons
participé à l’Eucharistie au sanctuaire marial de Piekary Śląskie. C’est le
P. dr. Teodor Jochem, Provincial des Oblats, qui présida la cérémonie et
donna l’homélie. Le temps de la rencontre fut rempli de témoignages des
familles, des conférences, travail en équipes, films sur la mission. Il ne
manqua ni de chants ni de joie de la jeunesse.
Les participants se sont beaucoup intéressés à la pièce théâtrale
« Exodus », écrite et présentée par la communauté de NINIWA de Katowice.
Le dimanche, les jeunes venus pour la rencontre à Katowice ont participé à
la messe paroissiale. P. Sebastian Wiśniewski a donné la Parole de Dieu et
P. Provincial a béni une nouvelle croix oblate devant l’église.
Les jeunes du mouvement de Ninive portent les mêmes chemises avec un
poisson, ont une carte de membre et à partir de cette dernière rencontre,
ont au cou un petit poisson en argent accroché à une chaîne avec la
référence biblique à Jonas 3,2.
BELGIQUE ET PAYS BAS
Continuer l’œuvre missionnaire d’un oncle bien aimé
Le 10 octobre 1977, le Père Piet Weijs, un jeune missionnaire hollandais de
38 ans, très dévoué dans la pastorale et la formation des catéchistes à
Koshimbanda, est mort à l’hôpital d’Ipamu après une opération d’une
appendicite aiguë. Marjan Hoeijmakers, nièce de Piet évoqua le souvenir de
son oncle, de façon très personnelle comme vous le découvrirez ci-dessous :
Piet Weijs, je prononce son nom avec respect et reconnaissance. Piet Weijs,
premier fils de Smits Gertruda et Weijs Mathieu, membre d’une grande
famille. Déjà comme gosse Piet voulait devenir « Père » et il rejoignit les
Oblats. Bien qu’il fût souvent absent, pour sa famille, il restait une
personne importante et bien aimée.
En tant que petite fille, j’étais toujours chez mes grands-parents. Vous
avez pu me voir lors d’une de vos visites chez eux, mais j’étais très
timide, me cachant derrière ma grand’mère. Par ma présence à la maison de
mes grands-parents et le lien étroit avec Mémé, la vie de Piet me touchait
de manière naturelle. La fierté de Mémé, attentive et attendant avec
impatience des nouvelles de Piet ou bien son retour, me touchait.
Piet partait pour le Congo ; j’avais 8 ans. Toute la famille l’accompagnait
à Anvers : vraiment chaque fois, nous en faisions un véritable
« happening ». Captivée, je lisais ses lettres et plus tard, regardais ses
journaux. Piet devenait mon exemple, ma source d’inspiration. Non, je ne
voulais pas devenir religieuse (ça ne se faisait plus dans les années
septante – sic) mais militer pour les pauvres et travailler en Afrique, oui.
Piet Weijs, missionnaire de tout son cœur, est décédé en octobre 77, à
Ipamu, Zaïre. La famille apprit sa maladie et son décès par un télex de
Daniël Loobuyck : « Depuis vendredi après-midi, l’état du Père Piet est
d’une extrême gravité et le docteur n’a plus d’espoir de le sauver. Il offre
sa vie, réconforte ceux qui l’entourent et se prépare à partir dans une
grande sérénité ». Et le 11 octobre : « Dieu a accepté le sacrifice du Père
Piet qui est décédé ce matin à 5h10. Funérailles ce mardi à 16h à
Ifwanzondo ». La petite sœur de Piet me raconte « C’était irréel : on vient
simplement te dire qu’il est mort ». L’événement eut un impact immense : je
vis mes oncles, tous de forts gaillards, pleurer. Et Oma se taisait,
silencieuse. Impuissance et silence, je le ressens encore. A cette époque,
j’étais une teenager ; je me préparais à l’examen de l’école, encore
toujours timide mais convaincue que je travaillerais plus tard en Afrique.
Je me réjouissais déjà de l’arrivée de mon oncle Piet en été. J’aurais une
conversation sérieuse avec lui sur le sujet. Mais … il ne viendrait plus !
J’étais fâchée. En étudiant, j’écoutais tout le temps la cassette de la
messe d’enterrement à Ifwanzondo.
Lors de mon voyage au Congo à l’âge de 21 ans, je savais déjà chantonner les
mélodies à l’église et comprenait ce que veut dire Tata Nzambi. Daniel était
assez gentil pour me faire découvrir, et à mes trois amis, ce qu’est la
mission. Je lui en suis encore toujours reconnaissante. Nous y avons
rencontré beaucoup de gens et parmi eux quelques jeunes étudiants religieux
avec qui la famille est encore en contact. Finalement, j’ai travaillé dans
les soins de santé primaire au Burkina Faso et en Ouganda avec mon mari et
plus tard avec nos deux enfants. J’étais soutenue par le ciel.
Les dix dernières années, les responsabilités parentales nous ont retenus
aux Pays-Bas. Mais comme vous le savez tous, quand on a vécu un jour sous
les tropiques, on n’est plus tranquilles ! En 2005, la famille a recommencé
à faire campagne pour la mission de Piet : avec la collaboration des Pères
Oblats et des Sœurs Salésiennes, la population de Kipuku construit une
maison commune : église et centre de développement à la fois. La famille et
nos amis donnent un coup de main ; l’occasion était le 40
e
anniversaire de l’ordination de Piet.
Celui dont on fait mémoire n’est pas mort. Son esprit est vivant ; j’ai
voulu en témoigner ici personnellement. Merci de m’en donner l’occasion,
merci de votre attention . (
Bulletin de Liaison, Secteur Belgique-Sud,
novembre 2007)
Anniversaires – février 2008
65 ans de vie religieuse
1943.02.17 |
07594 |
P. Elzéar Béliveau |
Notre-Dame-du-Cap |
1943.02.17 |
07603 |
P. Joseph Gilles Brossard |
Lesotho |
1943.02.17 |
07589 |
P. Louis Collin |
Lacombe |
1943.02.17 |
07605 |
P. Karl Struve |
Natal |
60 ans de vie religieuse
1948.02.17 |
08451 |
P. Eric Boulle |
Natal |
60 ans de sacerdoce
1948.02.15 |
07463 |
P. Erberto
Cerracchio |
Italie |
1948.02.15 |
07464 |
P. Renato Ciccone |
Italie |
1948.02.21 |
07520 |
P. Joep Mayntz |
Belgique et Pays Bas |
1948.02.21 |
07622 |
P. René Motte |
France |
1948.02.21 |
07004 |
P. Kees Nijsten |
Belgique et Pays Bas |
1948.02.22 |
07525 |
P. Henri Gillet |
Belgique et Pays Bas |
1948.02.22 |
07933 |
P. Jean Selvez |
France |
1948.02.22 |
07552 |
P. Robert Venquier |
Belgique et Pays Bas |
1948.02.29 |
07585 |
P. Marc Guiziou |
France |
1948.02.29 |
07619 |
P. Martin Quéré |
Colombo |
50 ans de vie religieuse
1958.02.17 |
10421 |
P. John Hubbart |
Central S. A. |
50 ans de sacerdoce
1958.02.09 |
09800 |
P. Pietro-Maria Bonometti |
Indonésie |
1958.02.09 |
09391 |
P. Luigi Russo |
Italie |
1958.02.23 |
09681 |
P. Andres Leenders |
Belgique et Pays Bas |
25 ans de vie religieuse
1983.02.17 |
12708 |
P. Christopher Bence |
Australie |
1983.02.17 |
12707 |
P. Sholto Douglas |
Lacombe |
1983.02.17 |
12774 |
P. Peter Eisenbart |
Province Centrale d’Europe |
1983.02.17 |
12702 |
Mgr. Liborius Nashenda |
Namibie |
1983.02.17 |
12772 |
P. Alfred M. Tönnis |
Province Centrale d’Europe |
25 ans de sacerdoce
1983.02.11 |
12301 |
P. Paul Schroder |
Natal |
Suffrages pour nos défunts
No. 100-109
Nome |
Prov./Dél. |
Naissance |
Mort à |
Date |
Fr. Ovide Marchessault |
OMI Lacombe |
03/12/1919 |
St. Albert |
17/11/2007 |
Fr. Omer Lafrance |
OMI Lacombe |
11/02/1930 |
St. Albert |
25/11/2007 |
P. Franz Houben |
Namibie |
16/01/1944 |
Aachen |
26/11/2007 |
P. Ernest Sylvestre |
États-Unis |
21/04/1934 |
Miami |
26/11/2007 |
P. James Butler |
Anglo-irlandaise |
02/12/1924 |
Inchicore |
29/11/2007 |
Fr. François Lantagne |
Notre-Dame-du-Cap |
24/02/1936 |
Richelieu |
01/12/2007 |
P. Sebastián Mahara |
Central Prov. S. Africa |
11/02/1932 |
Bloemfontein |
03/12/2007 |
P. Régis Carret |
France |
01/11/1919 |
Toulon |
04/12/2007 |
Fr. Jules Auclaire |
Notre-Dame-du-Cap |
28/12/1915 |
Richelieu |
07/12/2007 |
P. Julien Jalbert |
Lacombe |
14/04/1910 |
Saint-Boniface |
11/12/2007 |
“Nous garderons vivant le souvenir de nos défunts et nous ne manquerons pas
de prier pour eux, offrant fidèlement les suffrages prescrits à leur intention.”
(Const. 43)
INFORMATION OMI est une publication non officielle
de l'Administration générale des Missionnaires Oblats de Marie Immaculée
C.P. 9061, 00100 ROMA-AURELIO, Italie
Fax: (39) 06 39 37 53 22 E-mail :
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Comité de rédaction: James Allen (directeur), Raúl Castro,
Antonino Bucca
Imprimeur: Rajapakse Francis Rabindra
Expédition: Théophile Le Page