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375 janvier 1999
No. 474 mars 2008

La Maison générale: toujours en route vers une décision


Le mandat du Chapitre Général de 2004 demandant que “…le Gouvernement central et le Comité général des finances entreprennent une étude approfondie concernant la vente possible de la maison générale et la relocalisation du personnel et des services qui s’y trouvent” (Résolution C 2) est étudié très sérieusement depuis plus de deux ans.

Pendant ces deux ans et demi, il y a eu beaucoup de recherches, consultations et études sur les questions dont le Chapitre nous avait chargé.

A la rencontre inter-capitulaire en Afrique du Sud, en octobre dernier, les participants ont entendu les explications de ce qui apparaissait alors comme les « directions possibles » :
  1. Garder les locaux actuels mais essayer de louer une partie de la propriété à un groupe laïc.
  2. Garder les locaux actuels et essayer de louer une partie de la propriété à une autre communauté religieuse.
  3. Louer la totalité de la propriété et reloger les communautés oblates.
  4. Vendre la totalité de la propriété et reloger les communautés oblates.

Pendant la Session plénière d’octobre 2007, la décision a été prise de « sonder le marché » pour voir si une orientation parmi les quatre citées ci-dessus était faisable. Des lettres ont été envoyées aux Conférences des Supérieurs majeurs hommes et aux Congrégations féminines de Rome, à l’Union des Trésorier généraux (secteur français et anglais ; secteur espagnol et italien), à un nombre de compagnies de mise en valeur des propriétés et à des avocats actifs dans l’immobilier. A la Maison générale, un groupe était chargé de répondre aux parties intéressées, on y trouvait le P. Eugene KING, Paolo ARCHIATI, Rufus WHITLEY et Clyde RAUSCH.

Entre novembre 2007 et février 2008, il y a eu beaucoup de demandes de renseignements. Plusieurs groupes, laïcs et religieux, ont visité la maison et ont posé des questions significatives. Pendant la session plénière de janvier-février 2008, le P. Général et le Conseil ont visité plusieurs sites qui pourraient éventuellement loger à l’avenir les communautés oblates vivant actuellement à la Maison générale. Dans le lot se trouvent des propriétés appartenant à des religieux ou à des laïcs, et susceptibles d’adaptations.

A la session plénière de janvier-février 2008, le P. Général et le Conseil général ont décidé de pousser le processus encore plus loin. Sans prendre une décision définitive de vendre la Maison générale de Via Aurelia, ils ont néanmoins décidé de poursuivre l’étude et de considérer sérieusement quelques unes des offres les plus substantielles, faites par divers groupes intéressés à acheter notre propriété. Ils étudieront aussi de plus près quelques possibilités concrètes de subdiviser et de vendre seulement une partie de la propriété. Jusqu’à maintenant, les surfaces requises pour loger la Maison générale, le Scolasticat international et le Studium ont été étudiées de façon générale, il s’agit maintenant de faire une analyse spécifique et plus concrète des superficies dont nous aurons besoin à l’avenir.

Il y a bien quelques offres financières intéressantes, il faut cependant s’assurer que les coûts du nouvel emménagement ou du découpage de la Maison générale ne soient pas tels qu’ils absorbent tous les bénéfices que nous pourrions faire et qu’il ne reste plus aucun espoir de constituer un « fonds de dotation» pour financer notre mission oblate à l’avenir.

La générosité et le dur travail de nos missionnaires Oblats à travers le monde, ont été soutenus dans le passé par l’esprit missionnaire et la générosité des Provinces âgées en Europe et en Amérique du Nord. Mais avec la tendance démographique actuelle, ces Provinces ne seront plus capables, dans un très proche avenir, de fournir ces mêmes ressources humaines et financières. Simultanément, les coûts pour maintenir la Maison générale actuelle et pour trouver les ressources pour la mission oblate ne cessent de croître.

Ayant cela à l’esprit, le Chapitre de 2004 a complété ainsi son mandat: “Que le Supérieur général en Conseil procède à la vente de la Maison générale si l’étude approfondie conclut qu’une telle action contribuera à fournir un service plus efficace à la Congrégation, tout en réduisant les coûts par rapport au complexe actuel et en produisant un fonds de dotation qui pourrait être utilisé pour soutenir financièrement l’Administration générale et par le fait même réduirait le fardeau financier pour la Congrégation. » (Résolution C 3) (nous soulignons ce passage important)

En quelque sorte, ce mandat rappelle une situation mentionnée par St. Eugène de Mazenod, écrivant de Rome au P. Tempier, le 22 janvier 1826 : « Je voudrais que vous ne perdissiez pas de vue une chose qui m’est sans cesse présente, c’est qu’il n’y a personne qui ait un sou dans la Compagnie, et que le jour où certaines ressources viendront à manquer on sera bien embarrassé pour nourrir et vêtir tant de monde; je sais qu’il faut compter sur la divine Providence que la sagesse chrétienne suggère. Voilà pourquoi mon but a toujours été de faire un capital qui pût fournir aux plus pressants besoins de la vie, non certes dans la pensée de thésauriser, mais pour suppléer aux dotations que toutes les Congrégations ont dans tous les pays du monde, car s’il arrivait un jour que l’on fût réduit à la rétribution des messes, il n’y aurait pas de quoi faire aller nos communautés. Si l’on emploie cet argent en bâtisses nous voilà réduits à zéro. Pensez-y bien, car les sujets qui se donnent à Dieu dans la Compagnie ont droit à ce que l’on pourvoie à leurs besoins. S’ils n’ont rien apporté, ce n’est pas leur faute, on l’a su et l’on y a consenti. »


Afrique-Madagascar


CAMEROUN
Vaches, poules et cochons: une entreprise en croissance

Le Père François CARPENTIER a publié la toute première édition d’un petit bulletin appelé AMI*M*O* CAM. La nouvelle publication (Ami des Missionnaires Oblats au Cameroun) informe les amis des Oblats du Cameroun des efforts que fait la Province pour devenir financièrement autosuffisante. La Province comprend non seulement le Cameroun mais aussi le Tchad voisin et la Mission du Nigéria. Le nouveau Provincial, P. Cornelius NGOKA, est originaire du Nigéria.

Avec 73 jeunes gens, à divers niveaux de formation et 77 missionnaires ardents à la tâche, il faut beaucoup de créativité et d’énergie pour atteindre cette autosuffisance souhaitée et être, en même temps, attentifs aux besoins des pauvres.

La méthode choisie est d’aider quelques personnes à apprendre à s’aider elles-mêmes. A Maroua, une ville en croissance qui compte 250.000 habitants, il y a un atelier de menuiserie où de jeunes gens avec peu ou sans éducation peuvent apprendre un métier afin d’avoir un jour leur propre atelier. Les gains résultants de la vente des produits de l’atelier aident à financer les programmes de formation. A la fin de 2007, ils ont commencé à construire un nouvel atelier plus grand.

La Ferme a elle aussi commencé à donner de bons résultats, spécialement dans la production de lait, d’œufs et de viande de porc.

Beaucoup d’Africains doivent utiliser le lait en poudre importé d’Europe qui est très cher. Les Oblats ont commencé à produire du lait après avoir acheté deux « vaches européennes » nées au Cameroun : Charlotte, une Holstein hollandaise dont sont issues Marguerite et Caroline, une Jersey dont est issue Camille. Les 20 litres de lait quotidiens sont transformés en yoghourt, lait caillé et fromages.

Les Oblats ont acheté deux élevages de poules pondeuses, près de Maroua, en 2004. En 2006, ils ont eu d’énormes difficultés avec la vague de grippe aviaire. Le bilan pour 2007-08 semble assez positif. 1500 poules environ pondent quelque chose comme 375.000 œufs par année. De jeunes femmes achètent alors ces œufs et les revendent de manière à gagner quelque chose pour leurs propres familles.

On fait des plans pour la construction de deux porcheries, l’une à N’Gaoundéré et l’autre à Maroua.

Une jeune femme de Maroua témoigne de comment la production d’œufs des Oblats l’a aidée: “Mon père est mort. J’ai parlé de mes problèmes à Frère Pierre et il m’a aidé. Grâce à lui, je réussis à payer mon loyer, acheter la nourriture et prendre soin de mes frères et sœurs. J’ai commencé à vendre des œufs en mai. Le Frère me vend un carton de 360 œufs pour 20.400 CFA (31€). En six mois, j’ai réalisé un gain de 144.000 CFA (220€).

KENYA
Mise à jour sur une situation dangereuse

D’abord, nous voulons vous rassurer que nous sommes tous en sécurité. Puisque nous vivons dans les terres des Kikuyus et des Merus, la violence ne nous a pas affectés directement. Quelqu’un a dit à une conférence de paix et de justice à laquelle j’ai participé samedi : « Nous sommes tous affectés et infectés par ces évènements. » Les participants de cette conférence étaient principalement des religieuses et certaines d’entre elles pleuraient la mort et les souffrances des membres de leur famille.

Bien sûr, la vie sociale a changé pour tout le monde. Maintenant, les Kikuyus cherchent une vengeance. Hier soir, nous avons offert l’hospitalité à nos gardiens du terrain et à nos gardes de sécurité qui craignaient de se rendre chez eux, car ils sont des Luos ou des Luhyas dans le pays des Kikuyus. Ce matin, l’assassinat d’un membre du parlement a eu lieu seulement à 8 kilomètres de chez-nous et j’ai dû contourner la région pour aller en ville.

Il y a quelques semaines, j’ai commencé à ouvrir la clôture et à tendre l’oreille aux gens qui y viennent. Je suis sympathique à leurs causes désespérées, alors je les aide. Comme les gens m’avaient averti, le nombre de demandeurs d’aide s’est multiplié par 50. J’ai dû arrêter et renvoyer des gens, car le nombre continuerait à augmenter de façon exponentielle. J’ai appris que je dois être mieux préparé avant de m’impliquer dans de telles causes. Ce que j’ai appris en valait le prix. (Soumis par Alfred Groleau dans www.omilacombe.ca, 31 janvier 2008)

ZAMBIE
Les Oblats construisent un internat pour les étudiantes

« Je veux aller à l’école. Je veux devenir médecin, professeur, artiste ou musicien. Je pourrais tout faire ! » voilà les paroles qui reviennent souvent sur les lèvres des jeunes dans les missions.

Même si certains enfants ne voient pas le besoin de se lever tous les matins pour aller à l’école, ils réalisent que l’école est très importante en voyant d’autres familles qui sont sorties de la pauvreté parce qu’elles ont investi dans l’éducation.

Pour la plupart des familles, cependant ceci n’est qu’un rêve, car elles n’ont pas les moyens de mettre leurs enfants à l’école. Dans le district de Lukulu, les garçons et les filles dont les parents peuvent payer les taxes scolaires, rencontrent beaucoup de difficultés pour trouver un logement dans les quartiers proches.

Le problème est encore pire pour les jeunes filles. En plus des difficultés de devoir faire la cuisine, et de voir leur nourriture volée, quand elles sont en classe, les filles sont habituellement abusées sexuellement et bon nombre d’entre elles, par la suite, quittent l’école.

L’une de ces jeunes filles, Namonda Akufuna, âgée de 17 ans dit : « La plupart de mes amies se fatiguent d’aller et venir pour chercher leurs provisions. Elles s’épuisent à marcher de longues distances les weekends et le lendemain matin elles doivent être à l’école. Alors elles se trouvent des hommes qui peuvent leur offrir une solution plus facile. »

A ce moment là, les jeunes filles commencent à vivre dans des maisons avec l’électricité et elles n’ont plus besoin de revenir chez leurs parents pour chercher de la nourriture quand leurs réserves s’épuisent. Malheureusement, quand elles se trouvent enceintes, elles sont renvoyées à la maison jusqu’à ce qu’elles accouchent et sèvrent l’enfant. C’est un gros handicap pour ces filles parce qu’elles perdent environ deux années académiques. Seules quelques unes réussissent à revenir à l’école.

Le prêtre de la paroisse de la Mission Santa Maria, P. Kennedy SAMPA, dit que la proportion des jeunes filles qui se trouvent enceintes avant d’avoir fini l’école est très élevé. Il dit que sur les vingt jeunes filles, aidées par les Oblats en janvier de cette année, quatre d’entre elles avaient quitté l’école, en mars, pour cause de grossesse. Il dit que c’est pour cela que les Oblats ont décidé le projet d’un internat pour les trois écoles secondaires de Lukulu. Le projet oblat sera le seul internat pour toutes les écoles secondaires dans le district.

P. Sampa dit qu’il a fallu cinq ans à la communauté pour rassembler les K120 millions qui ont déjà été utilisés pour construire l’internat. Il dit que bien que les Oblats et la communauté paroissiale aient réussi à faire 80% du travail, cela a représenté une grande fatigue pour les gens qui n’ont pas la capacité de recueillir autant d’argent, sur une courte période.

L’internat pourra accueillir, dans un premier temps, environ 48 des 400 jeunes étudiantes. Par la suite, on amènera des lits à étage afin d’accueillir plus d’étudiantes. Dans les prochains cinq ans, si l’on trouve les fonds, la communauté oblat de Lukulu envisage de construire un autre internat pour jeunes filles. (OMI Zambia, décembre 2007)

CAMEROUN
Dédicace d’un sanctuaire

Et Sainte Marie Mère de Dieu de Figuil… C’est ainsi qu’il faudra dorénavant terminer la litanie des sanctuaires mariaux desservis par notre famille religieuse. Car le 1er janvier 2008 a eu lieu à Figuil, au Cameroun, la consécration d’un sanctuaire marial dédié à Sainte Marie Mère de Dieu, et confié à notre famille religieuse.

En effet, lorsqu’en 1946, notre Congrégation reçoit du Saint-Siège le mandat d’évangéliser les populations du Nord-Cameroun et du Tchad, ce territoire n’est qu’un rase campagne. C’est donc au père Yves PLUMEY, alors supérieur de la Délégation, et ses compagnons français que reviennent la lourde tâche de poser les fondations de ce que cette région représente aujourd’hui à nos yeux.

C’est en 1969 qu’arrive la première équipe d’oblats polonais. Très vite, Figuil parut une localité très intéressante pour être le centre de la nouvelle Délégation, car située à mi-chemin entre Garoua et Maroua et à l’embranchement de la route du Tchad, et surtout à cause de la présence d’une usine à chaux et d’une cimenterie moderne qui faisaient d’elle une agglomération importante.

Il est très difficile, et peut-être même impossible de dater l’origine de l’idée d’un sanctuaire marial à Figuil. Toutefois, selon certaines sources, tout au début de la mission les pères n’avaient pour distractions que de s’asseoir pour partager leurs joies et leurs peines de la mission en essayant d’entrevoir l’avenir. C’est donc au cours d’un de ces partages que naquit l’idée d’organiser un pèlerinage marial à Figuil semblable à celui de Czestochowa en Pologne, d’autant plus que la mission de Figuil portait, au départ, ce nom. Mais vu que les populations avaient du mal à prononcer ce nom, le père Josef LESZCZYNSKI conclut de le changer sans une nette idée sur celui à donner. Il fallut donc longtemps réfléchir jusqu’au jour où monseigneur Yves Plumey vint à Figuil, le 1er janvier 1975, pour la consécration de la première église. Ce jour étant choisi par l’Église Universelle pour la célébration de la Solennité de Marie Mère de Dieu, ce nom fut donc tout de suite donné à la Mission. De plus, vu le décret du pape Paul VI faisant du 1er janvier une Journée Mondiale de la Prière pour la Paix, il parut assez judicieux pour les pères de commencer la nouvelle année, non dans de la boisson, mais plutôt dans la prière et le recueillement. Aussi, pour ce 1er janvier 1975, les pères demandèrent-ils à la chrétienté de se réunir la veille, c’est-à-dire le 31 décembre 1974, pour une veillée de prières.

Vu le succès de cette première soirée et cette foule immense venu chanter les louanges du Seigneur, Lui dire merci pour l’année écoulée et Lui confier la nouvelle commençant, les pères pensent renouveler l’expérience et finissent par en faire une tradition. Mais, selon le père Charles EKO, « aucun père n’imagine que la réalité du pèlerinage dépasserait l’idée, car d’année en année, le pèlerinage suscite beaucoup d’engouement de sorte qu’il faut prendre d’autres dispositions ». C’est ainsi qu’à partir de 1983 le père Josef Leszczynski décide d’organiser la célébration de la messe à l’extérieur de l’église, en plein air, sous un gros arbre encore visible aujourd’hui. Ensuite, en 1986, il est construit un podium. Puis en 1987, avec le père Wladyslaw KOZIOL, la place de prières est entourée d’arbres. Après, le 14 mars 2001, avec la pose de la première pierre par monseigneur Antoine Ntalou, archevêque de Garoua, commence la construction de cet immense édifice de que nous avons enfin inauguré le 1er janvier 2008 par la cérémonie de la consécration présidée par son excellence monseigneur Antoine Ntalou, en présence de monseigneur Philippe Stevens (évêque du diocèse de Maroua-Mokolo, l’Exrême-Nord du Cameroun), des pères Cornelius NGOKA (Provincial du Cameroun) et Alfons KUPKA (représentant des oblats de la Province de la Pologne) et d’environ 15. 000 fidèles venus de partout. (Bertrand AZIZ, Scolastique omi)


Amérique Latine


BRÉSIL CENTRAL
La toute nouvelle église de Paranaiguara

Le 8 décembre dernier, une grande assemblée s’est retrouvée à Paranaiguara pour la bénédiction et l’ouverture de la nouvelle église paroissiale de la paroisse – la troisième depuis que les Oblats de la Province anglo-irlandaise sont arrivés ici, il y a 45 ans, pour commencer la « Mission Brésil », précisément en cet endroit.

La première église a été inaugurée en 1964, deux années après notre arrivée à Mateira – ainsi s’appelait alors ce lieu. Le vieux bourg de Mateira a ensuite disparu dans les eaux du gigantesque barrage hydroélectrique de São Simão, dans les années 70.

Il y a quelques années, le premier Oblat arrivé à Mateira, feu le P. Pete MORIARTY, donna ses impressions : « quand j’ai vu cette petite localité perdue, je me suis demandé pourquoi notre Provincial avait choisi de venir ici plutôt que dans l’une des immenses villes du pays si fortement peuplées. Mais l’histoire l’a montré, ce fut une grande grâce pour nous de commencer avec ces gens simples et magnifiques. Ils ne pouvaient pas en faire assez pour nous aider. Beaucoup étaient analphabètes ; tous étaient pauvres et travaillaient dur. Quelques uns avaient des fermes; mais les autres, la majorité, avaient leur façon à eux de gagner leur vie. Ils se procuraient un lopin de terre sur l’un des grands ranchs, ils le nettoyaient, et le cultivaient pour eux, pendant trois ans et puis ils y semaient de l’herbe pour engraisser le bétail du ranch, et ils recommençaient sur un autre lopin”.

Avant l’inondation de la vallée, la population de Mateira a été transférée dans la nouvelle ville de Paranaiguara, où une nouvelle église paroissiale a été bâtie. C’était une construction basse, admirablement compacte, avec ses murs de verre. La chaleur étouffante a été cependant un problème dès le début. Même avec les ailes de tous les anges de Dieu battant en tempête, c’était extrêmement inconfortable !

Les plans pour remplacer cette église ont commencé quand un autre membre du groupe fondateur, P. Jeremiah DONOVAN, revint à Paranaiguara, après des années de travail missionnaire à Uberlandia.

Sensible à la communauté qui demandait une nouvelle église, il a mis la machine en mouvement. On fit des plans et on organisa des collectes. Maintenant, après plus de deux ans, l’église est construite, consacrée et pleine à ras bord.

Avec ses flèches jumelles, elle rappelle l’église Mary Immaculate à Inchicore, mais la comparaison s’arrête ici. Les éléments du toit qui mesurent chacun 13 mètres de long, ont pour fonction de disperser la chaleur. Les fresques dans le sanctuaire dépeignent la dernière Cène, le Baptême au Jourdain et d’autres thèmes de la vie de Jésus ; elles colorent ainsi magnifiquement l’intérieur. L’attention du P. Jeremiah est partout évidente et peut se lire jusque dans le moindre détail.

Grâce au maire de la ville et au gouvernement local, les abords de l’église sont maintenant aménagés pour former un ensemble très attractif. Ce beau lieu de prière est un grand témoignage rendu à l’esprit d’unité et à la détermination de la population de Paranaiguara. Leur nouvelle église est dédiée à l’Immaculée Conception de Marie. Nous prions qu’elle soit toujours un signe puissant de la présence du Royaume de Dieu au milieu de nous. (Colm O’FLANAGAN in Oblate Missionary Record, Automne 2007)

COLOMBIE
Un marécage devient un lieu pour vivre

En 2000, Paul Hughes, un Oblat des Etats Unis, est arrivé à Cartagena, une ville sur la côte de la mer des Caraïbes, en Colombie. Actuellement, un million et demi de gens y vivent. Sa population a triplé dans les derniers 20 ans parce que les gens des environs viennent y chercher la sécurité relative qu’on y trouve, fuyant la violence liée au marché de la cocaïne du pays.

Beaucoup parmi les nouveaux résidents sont d’origine paysanne. Ils ont fui la campagne pour échapper aux demandes de la guérilla des FARC qui les obligent à cultiver la cocaïne ou autres choses.

Paul a commencé son travail à Pozon, l’un des districts en rapide expansion, où les migrants viennent habiter. Le mot ‘pozon’ signifie littéralement ‘marécage’ et de fait l’endroit est encore inondé, un certain nombre de mois par année.

Il est venu pour prendre en charge une paroisse de 80.000 personnes, coincée sur un terrain d’à peine trois milles carrés. Il n’y avait ni églises ni écoles et très peu de commodités communautaires. Son prédécesseur a été tué par balle, une des victimes quotidiennes de la culture du fusil, dans la région.

“C’était un endroit pratiquement sans espoir, et c’est précisément ce type de vide qui favorise la prise de contrôle par la culture des gangs. Une des premières choses à faire était de construire un esprit de communauté parmi les gens,” dit Paul

Avec une communauté d’un prêtre et de trois religieuses pour une population qui arrive maintenant à 120.000 habitants, répondre aux besoins des gens se fait d’une façon qu’on ne peut imaginer dans le monde développé.

“Au commencement, le gouvernement était embarrassé pour équiper, au début une et par la suite plusieurs écoles dans le secteur. Le désir des jeunes d’apprendre est immense et les écoles fonctionnent en deux équipes, tous les jours, afin de répondre à la demande.

“La grande priorité a été de travailler avec les jeunes qui sont souvent victimes du crime et de la violence. Dernièrement cinq jeunes gens ont été tués net par hasard, lors d’une fusillade, dans le hall de la piscine. Organiser l’éducation est un moyen pour attaquer l’impression de désespoir qui pénètre partout. Nous avons aussi lancé un programme de bourses, pour aider trois ou quatre jeunes gens par année, à étudier la science ou la médecine à l’université.

“Nos églises et nos écoles servent pour les besoins de la paroisse mais aussi pour étudier et célébrer. Le contact est maintenu avec la paroisse par des réunions régulières, des messes célébrées dans les maisons, l’attention donnée aux familles en deuil chez qui souvent il n’y a eu aucune cérémonie d’enterrement. Lentement un esprit de communauté est en train de se développer. De plus en plus de gens veulent maintenant venir vivre et travailler à Pozon. Le « marécage » devient un lieu pour vivre. (Par John Gallagher in Oblate Missionary Record, Automne 2007)


Asie-Océanie


CHINE
Des enfants chinois rencontrent St Eugène de Mazenod

Une bonne douzaine d’élèves de l’école secondaire Notre Dame ont joué ce que nous pensons être la première mise en scène de la vie de St Eugène, en Chine et en chinois. Avec enthousiasme ils ont donné quatre représentations, une dans chaque école et une à la paroisse. Hier c’était la finale devant les élèves de l’école primaire oblate. Ce fut une représentation très vivante, avec un auditoire très jeune. A la fin, ces tout jeunes acteurs ont été portés en triomphe comme des stars d’Hollywood. Quel succès ! Les élèves savent maintenant qui est Eugène de Mazenod et ce pourquoi il s’est battu ! (David ULLIRCH)

COLOMBO
Un “Ministère de Présence” au Sri Lanka

En septembre dernier, sept oblats membres de l’équipe de JPIC, du Sud ont visité Jaffna afin de d’expérimenter en direct la réalité du Nord et d’exprimer leur solidarité avec leurs frères et sœurs qui souffrent dans cette partie du pays. Ils ont pu être ainsi témoins des privations endurées par les gens ordinaires, dans les régions de l’Ile, déchirées par la guerre.

La péninsule de Jaffna est lourdement contrôlée par l’Armée. Comme dans les années 1988-89, quand il y avait une insurrection de la jeunesse au Sud, il y a des enlèvements et des meurtres partout dans la péninsule. Les gens sont raflés et certains sont identifiés par un « Billa », un agent secret, qui peut les accuser d’avoir eu des contacts avec les rebelles. Les gens peuvent être pris par les autorités et « disparaître » tout simplement. A cause de la présence pesante des forces armées, les gens vivent dans la terreur. Un couvre-feu est effectif tous les jours de 19.00 à 4.30. La route principale est fermée deux fois par jour pour les convois militaires. Les gens doivent parfois attendre plus de trois heures, simplement pour traverser la route. Les enfants des écoles sont parfois retenus jusqu’à trois heures après l’école.

L’Armée a commencé d’émettre des Cartes d’Identité. On vous pose alors toute sorte de questions, y compris sur votre appartenance à un parti politique. On demande aux familles de fournir des photos de toute la famille; ils doivent en garder une à la maison et donner l’autre à l’armée. Si quelqu’un manque quand il y a une inspection, la famille devra en répondre.

A Jaffna, le groupe a rencontré l’évêque et un groupe de prêtres et de religieux pour parler de la situation. Ils ont aussi rendu visite à des familles qui ont perdu quelqu’un à cause des enlèvements ou des meurtres. Ils ont fait une triste visite à une école proche de la frontière. Toute l’école a été déplacée et fonctionne maintenant dans un endroit précaire. Les enfants étudient sous les arbres et les huttes. En cas d’attaques à la bombe, il y a des bunkers préparés à côté de l’école où les enfants peuvent se mettre à l’abri. Ils ont aussi rencontré les enseignants et quelques uns des parents. Partout la même demande: la PAIX. Ils en ont eu assez de cette souffrance et de cette agonie mentale.

Comme suite à leur visite, l’équipe oblate de JPIC de Colombo a mis au point ce qu’il appellent un “Ministère de la Présence ». Ils ont invité d’autres religieux et religeuses à former un « groupe de travail pour la Paix » qui, après une période de préparation, assurera une présence parmi leurs frères et sœurs dans le Nord. Comme faisant partie de ce “Ministère de Présence”, ils organiseront une série de séminaires pour étudier l’histoire du problème et les solutions proposées par les différents groupes. Ce niveau de discussions se veut en lien avec les autres groupes intéressés à faire pression pour arriver à une solution politique. Ils établiront aussi des programmes d’échange entre les enfants et les jeunes des deux côtés, afin de construire des ponts entre eux en vue d’un Sri Lanka pacifique. (Tiré de Oblate JPIC Team in Colombo Province Newsletter, Novembre-Décembre 2007)

COLOMBO
Les novices demandent que pouvons-nous faire ?

Les novices de la Sainte Famille, des Mariste et des Oblats se sont retrouvés avec leurs formateurs, Vendredi, 4 janvier, au noviciat de la Sainte Famille à Diyatalawa, pour une réflexion de groupe sur la situation actuelle au Sri Lanka, et pour voir ce qu’ils pouvaient faire comme novices.

Les actions possibles que les novices ont suggérées sont les suivantes :

  • Par le partage réciproque des besoins et des peines dans la confiance mutuelle, éveiller de nouvelles prises de conscience.
  • Solidarité de compassion avec les novices dont les familles souffrent de grandes peines.
    Echanger les idées et les sentiments des uns et des autres, amicalement et gentiment (sans violence).
  • Apprendre la langue de l’autre (Tamil/Sinhala) pour faciliter la compréhension mutuelle et l’unité.
  • Dans les maisons de formation, vivre et travailler ensemble comme novices appartenant à différents groupes ethniques et raciaux, donnant ainsi un bon témoignage.
  • Apprendre à pardonner et à guérir les blessures.
  • Respecter et raffermir l’égalité et la dignité humaine les uns des autres.
  • Raffermir et apprécier les talents, les dons et les aptitudes les uns des autres.
  • Utiliser les medias pour faire connaître les problèmes que subissent les gens, à cause de la situation de guerre qui continue.
“Se retrouver pour un tel groupe de réflexion et de partage mutuel a été une expérience, source d’espérance » a dit P. W. Emmanuel FERNANDO, le maître des novices Oblat, qui animait le groupe de réflexion.

INDE
Une Unité oblate en croissance

Le Conseil provincial de la Province de Colombo au Sri Lanka a tenu récemment un rencontre avec le supérieur majeur et l’un des conseillers de la Délégation provinciale de l’Inde. Le but de cette rencontre commune était de mieux comprendre la vie et la mission de la Délégation et ses relations à la Province de Colombo.

P. Francis Nallappan, le Supérieur de la Délégation de l’Inde mit au courant le Conseil provincial du planning stratégique des projets et des finances pour les Oblats en Inde. En 2008, les Oblats célébreront 40 de présence en Inde. Il y a maintenant 84 Oblats, incluant 19 scolastiques en vœux temporaires. Dans les dernières 19 années, ils ont beaucoup grandi, avec 37 Oblats qui ont fait les vœux perpétuels. Il y a six maisons de formation et environ 16 communautés missionnaires ainsi qu’une communauté administrative. (Colombo Province Newsletter, Novembre-Décembre 2007)

LAOS
Des milliers de personnes assistent à la première Ordination à Pakxan

PAKXAN, Laos (UCAN) – Plus de 3,000 personnes ont assisté à l’ordination d’un prêtre Oblat laotien qui travaillera au Vicariat apostolique de Vientiane.

Plusieurs étaient venus de la Thaïlande voisine ou des Philippines pour l’ordination du Père Benedict Bennakhone Inthirath, le 29 décembre. En plus des fidèles, il y avait 36 prêtres présents parmi lesquels, 16 du Laos, ainsi que des Religieux, des Religieuses et des Frères.

Parmi les invités, il y avait les officiels du Front Laotien pour la Construction Nationale, une organisation affiliée au parti communiste, chargée de la supervision de la pratique religieuse. L’Eglise laotienne avait obtenu du Front l’autorisation de célébrer cette ordination.

L’évêque oblat, Mgr Jean Khamse Vithavong du Vicariat apostolique de Vientiane présidait la cérémonie à l’église Notre Dame de Lourdes à Pakxan, dans la Province de Bolikhamxai, à 120 km au nord-est de la capitale.

Père Bennakhone, 36 ans, est le premier paroissien de Pakxan à devenir prêtre, et la cérémonie d’ordination était la première à avoir lieu dans la paroisse. Entre temps, quelques prêtres diocésains ont aussi été ordonnés , mais à Thakhek, le siège du Vicariat de Savannakhet, où a été ouvert en 1998 le grand séminaire national.

Assistaient Mgr. Khamse les responsables des trois autres Vicariats du pays: Mgr Tito Banchon Thopayong de Luang Prabang, Mgr l’évêque Louis Marie Ling Mangkhanekhoun de Pakse et Mgr l’évêque Jean Sommeng Vorachak de Savannakhet.

Mgr. l’Archevêque Salvatore Pennacchio, Nonce apostolique pour le Cambodge, Singapore et Thaïlande ainsi que Délégué apostolique pour Brunei, Laos, Malaisie et Myanmar, était venu de Bangkok pour la circonstance.

Père Bennakhone, le cinquième de 11 enfants, est né le 31 août 1972 à Pakxan Neua (nord). Il a suivi l’école primaire et le collège à Vientiane, il a continué ensuite ses études en Australie où il a obtenu un master en Commerce et Administration à l’Université de Melbourne. Il a été ordonné diacre à Sydney, le 14 juin 2007.

Mgr Khamse a dit au nouveau prêtre: “Apprends donc de Jésus, notre Bon Berger, et garde toujours à l’esprit que Jésus n’est pas venu pour être servi mais pour servir et donner sa vie pour racheter beaucoup de monde.” Ce rappel correspondait bien à la devise choisie par Père Bennakhone, tirée de l’Evangile de Luc: Je suis parmi vous comme celui qui sert.

Quand Père Bennakhone célébra sa première messe, le 30 décembre, à N.D de Lourdes, il remercia tous les gens présents pour toute l’aide reçue sur son chemin vers la prêtrise. « Merci, dit-il pour vos prières et votre aide. Je crois que sans tout cela mon ordination n’aurait pas eu lieu. Que Dieu vous bénisse tous, toujours ».

Le Vicariat apostolique de Vientiane compte 12.348 catholiques, dont 7.200 femmes. Il est desservi par un évêque, quatre prêtres et 38 religieuses. La plupart des catholiques sont des agriculteurs, quelques uns sont vendeurs et employés d’entreprises d’Etat. (pour le rapport complet, cf www.ucanews.com)

PHILIPPINES
Le Saint Père exprime des condoléances pour la mort du Père Rey Roda

Le 18 janvier, le Pape Benoît XVI, a dit sa grande tristesse à propos de la mort du P. Jesus Reynaldo RODA, Oblat de Marie Immaculée, et à demandé à ses tueurs de « renoncer aux moyens violents et de jouer leur rôle dans la construction d’une société juste et pacifique où tous puissent vivre en harmonie ». Le Secrétaire d’Etat, le Cardinal Tarcision Bertone a envoyé le message du Pape à l’évêque de Jolo, Angelito LAMPON, et à ses confrères Oblats.

Le P. Roda a été tué, le soir du 15 janvier, par un groupe d’au moins dix personnes, alors qu’il se défendait pour ne pas se laisser enlever de la chapelle de l’école Notre Dame à Tabawan (Tawi-Tawi). Les bandit se sont enfui, en enlevant un enseignant musulman, Omar Taub..

Le Cardinal Bertone ajoutait que le Pape “était triste d’apprendre ce meurtre brutal et tragique” du P. Roda, mais qu’il était reconnaissant parce qu’il avait été “un exemple pour les prêtres et le peuple dans toute la région, spécialement pour les jeunes ». « Recommandant le peuple de Tabawan à la protection maternelle de Notre Dame, le Saint Père était heureux d’accorder sa bénédiction apostolique, en gage de réconfort et de force en ces temps de chagrin ». (AsiaNews)


Europe


UKRAINE
Une nouvelle église pour Krivyi Rih

Le 6 octobre, Mgr Stanislaw Padewski de Kharkiv-Zaporizhia a consacré solennellement l’église de la nouvelle paroisse oblate de l’Assomption de Marie Immaculée à Krivyi Rih en Ukraine. Il a aussi béni la maison de la communauté oblate et celle des Sœurs qui travaillent dans la paroisse. Parmi les participants à la célébration qui a durée trois heures et demi, il y avait, en plus des Oblats, beaucoup de Sœurs, des fidèles, des prêtres de l’Eglise orthodoxe et un pasteur luthérien. La paroisse est confiée aux Pères Waldemar MEYKA et Artur STRONCZEWSKI.

Krivyi Rih (ce qui signifie « corne tordue ») est une grande ville industrielle de sept cent mille habitants, au Sud de l’Ukraine,. La paroisse oblate est située dans un quartier très pauvre de la ville. La drogue représente le plus grand problème des gens sur place. (Bulletin de la Délégation d’Ukraine, novembre 2007)

PROVINCE ANGLO-IRLANDAISE
Une paroisse sans “domicile”

Amlwch, à la pointe nord-est de l’île d’Anglesey, est le centre de la paroisse catholique de Amlwch, et possède ce qui pourrait être l’église la plus surprenante de Grande Bretagne. Construite dans les années 1930, en forme de bateau renversé, l’église de Notre Dame Etoile de la Mer et St Winifred, est un point de repère sur cette côte accidentée, qui a vu beaucoup de naufrages au cours des siècles.

Il y a trois ans, les paroissiens ont entendu, un dimanche matin à la messe que, pour des raisons de sécurité, leur église devra être fermée immédiatement.

Irene Darby, une paroissienne raconte cette histoire: “Ils étaient cloués dans le silence. C’était étrange de penser que notre communauté, étroitement liée entre elle, ne pourrait plus célébrer ensemble pendant long temps. Des écailles de plâtre tombaient du plafond et des murs, rendant impossible de garder l’église propre, mais la nouvelle de la fermeture est arrivée comme un choc.

“P. Declan O’KEEFFE, notre curé, nous demanda de fréquenter l’une ou l’autre de ces églises: St. David à Camaes (5 miles) ou Notre Dame de Lourdes à Benllech (9 miles) La tristesse nous est tombée dessus quand il a fermé et sécurisé l’église, cette toute dernière fois. Nous étions maintenant une communauté « sans domicile ».

“Quelques uns ne conduisant pas et les horaires des bus ne correspondant pas à nos heures, nous nous sommes donc mis à organiser des transports à l’une et l’autre église. L’accueil chaleureux que nous avons reçu le dimanche suivant a fait beaucoup pour que nous nous sentions de nouveau chez-nous.

“Maintenant, nous utilisons toutes les occasions pour garder notre communauté ensemble. Lors des fêtes, les paroissiens arrivent en masse au presbytère pour la célébration de la messe. Deux fois par année, nous nous retrouvons pour une ’Messe-rassemblement’. Les événements de société nous aident bien dans la recherche de solution pour notre église. Le fait de n’avoir pas d’église à nous, nous a peut-être donné d’apprécier nouvellement l’esprit œcuménique qui existe entre les chrétiens à Amlwch. Pendant la semaine annuelle de prière pour l’Unité chrétienne, nous nous sommes mieux connus les uns les autres et avons partagé notre foi, car nous nous rencontrons et prions dans une différente église ou chapelle, tous les soirs. Nous pouvons célébrer une fois encore dans notre localité, comme faisant partie de la communauté chrétienne plus vaste du grand Amlwch. Les Oblats de Marie Immaculée qui ont fait preuve de leur engagement missionnaire depuis leur arrivée ici, en 1944, insistent sur le “partenariat en mission », alors que prêtres et laïcs, nous regardons ensemble vers l’avenir. Notre paroisse est engagée très activement à penser l’avenir du ministère paroissial à tous les niveaux. Nous faisons partie du Groupe Mission de l’Ile, formé en 2003 afin de travailler pour la continuation et la promotion de la foi sur l’Ile d’Anglesey.

“Grâce au soutien que nous recevons, nous gardons notre raison d’être comme communauté paroissiale et notre détermination de témoigner , par nos divers ministères, de l’amour du Christ aux gens dans le besoin. Le principal de nos soucis est celui des distances pour rejoindre les autres églises et celui du transport pour se rendre aux Messes. Bien évidemment, notre église nous manque, les visites que nous y faisions en silence, les Stations de la Croix et beaucoup d’autres choses encore. Mais nous regardons l’avenir avec espérance. Nous voulons être “ des personnes d’espérance, qui reflètent dans leur attitude que Dieu n’abandonne jamais son peuple.” (Chapitre général oblat de 1998) [Oblate Missionary Record, automne 2007]

FRANCE
Un peu de fraîcheur dans ce monde qui s’échauffe

(L’auteur est le Frère Bertrand EVELIN, Maitre des novices au Noviciat Interprovincial OMI à Lille.)

Depuis le mois d’octobre, l’aumônerie étudiante Lille I - Lille III - Grandes Écoles s’est mise au « tractage », néologisme très commode pour désigner une distribution de tracts sur la voie publique.

En effet, devant la difficulté à faire passer l’information, et face à la baisse vertigineuse de fréquentation de nos locaux, nous avons décidé de déclencher une vaste « opération de communication », pour le dire pompeusement. Plus concrètement, il s’agit de se planter sur le trottoir en un lieu stratégique, et de distribuer aux étudiants, durant deux heures, nos salades, pardon, notre publicité sur l’aumônerie...

Reprenons au début. La problématique initiale était donc d’ordre informatif. Le raisonnement fut le suivant : les deux universités que nous couvrons réunissent quelques trente-cinq mille étudiants. Sur cet ensemble, c’est bien le diable si nous ne trouvons pas un pourcentage, même minime, d’étudiants intéressés à rejoindre ce lieu d’Église qu’est l’aumônerie universitaire, pour nourrir leur foi. Encore faut-il qu’ils en connaissent l’existence. A nous d’inventer les lieux de visibilité adéquats, laïcité oblige. En avant donc pour l’opération « tractage » ! (….)

Avouons-le ! Il ne nous a pas été facile de sortir de nos murs, mêmes vides. Des préjugés à dépasser (ça fait marchand de tapis ou - pire ?!? - témoins de .Jéhovah), des peurs à vaincre (autant jeter nous-mêmes les tracts sur la voie publique, ce sera plus vite fait !), des déplacements à opérer (vingt ans de vie religieuse pour «en arriver» là !) se sont révélés plus forts que ce que la bienséance initiale voulait laisser entendre ! Invités à une véritable navigation en « haute mer », ce sont d’abord les joies du cabotage que nous avons découvertes, navigant à distance raisonnable de notre port d’attache, en l’occurrence la maison Roméro pour ceux qui connaissent. Comme ça, au cas où..., on pourrait toujours opérer un repli stratégique sécurisant ! (….)

Insensiblement, au fil des distributions, un déplacement s’est opéré en nous. Les redoutables questions se sont évanouies d’elles-mêmes. Par ailleurs, d’agréables surprises sont survenues. Ainsi, conscience religieuse aiguë ou effet « Nicolas Hulot » (écologiste), toujours est-il que, contre toute attente, en six mois, nous n’avons pas ramassé à terre plus de cinq tracts ! Mais surtout, nous avons intérieurement changé de statut, d’identité. De « tracteurs », nous sommes (re-) devenus des personnes. Toute distribution de tracts est avant tout échange de regards, sourire, muette complicité (d’adhésion ou de refus poli), parole échangée (« Merci ! », « Bonne journée ! », « joyeux courage ! »), relation. (….)

Quels résultats attendre de cette démarche ? Vous l’avez compris, la question s’est évanouie d’elle-même, un peu comme les redoutables autres dont il a été question plus haut. Par contre, au fil des séances de distribution, se sculpte en nous une plus grande aptitude à regarder, observer et peut-être, qui sait, cueillir un jour les fruits que le printemps de la vie ne cesse de faire jaillir autour et en nous. Alors, avec la petite Thérèse et quelques autres, je renoue avec cette dimension contemplative de la mission que l’urgence et la fébrilité de nos angoisses pastorales tendent fâcheusement à faire disparaître. (….) ( OMI-France, janvier 2008 )

FRANCE
Les Oblats et Lourdes

Cette année, on fête le 150ème anniversaire des apparitions de la Vierge Marie à Bernadette Soubirous, une jeune fille de Lourdes. Dans l’histoire de Lourdes, on trouve des Oblats depuis le début. Le P. Bernard DULLIER, Provincial de France, résume ici pour nous des traces qu’il a trouvées.

Premier récit des apparitions : C’est dans une lettre écrite à un Oblat, le P. Ferdinand Gontrand, que Bernadette a raconté par écrit, pour la première fois, en 1860, ce qui s’était passé deux ans auparavant. Les apparitions n’étaient pas encore reconnues. De passage à Lourdes pour y prêcher la retraite des prêtres diocésains, le P. Gontrand avait été immédiatement conquis par la voyante et persuadé qu’elle disait vrai. Il a donc engagé avec elle une correspondance suivie et il s’est permis de lui demander un récit écrit. Ce qu’elle a fait. C’est ce récit qu’on lit dans l’Office du 11 février.

Consécration de la basilique supérieure : Pour construire la basilique, l’évêque de Tarbes lance, en 1862, une souscription dans tous les diocèses de France. Plusieurs évêques apprécient peu qu’on vienne chasser sur leurs terres... Un seul évêque répond favorablement et envoie 200 francs-or : c’est Joseph Guibert, Oblat, alors évêque de Tours. Si bien que c’est à lui, quatorze ans plus tard, qu’on demandera de venir consacrer la basilique. Il était devenu entre temps archevêque de Paris et cardinal. Lors de sa mort, trois de ses collègues ont pu écrire qu’il fut « l’un des tout premiers à croire à l’importance de Lourdes. »

Pèlerinage à Lourdes d’évêques oblats : Dans les Annales de N.D. de Lourdes, on retrouve trace du passage de nombreux évêques oblats : en 1878, Vital Grandin évêque de St Albert au Canada ; en 1880, André Mélizan, vicaire apostolique de Jaffna à Ceylan, et Christophe Bonjean, évêque de Médéa, également à Ceylan ; en 1885, c’est Charles Jolivet, vicaire apostolique du Natal, qui se rend à Lourdes ; et en 1887 Isidore Clut, vicaire apostolique du Mackenzie.

Premiers pèlerinages diocésains : « Allez dire aux prêtres qu’on vienne ici en procession », avait dit Marie à Bernadette. En 1872 et en 1873, le diocèse de Marseille est le premier à amener à Lourdes plus de 300 pèlerins, conduits par les Oblats de N.D. de la Garde. Et on se souvient encore des chemins de croix animés dans la montagne en 1880 par le P. Bénédic et en 1883 par le P. Roux, tous deux Oblats. Le second pèlerinage diocésain a été, en 1873, celui d’Aix en Provence, mené par le P. Garnier, o.m.i., qui a évidemment prêché en provençal.

Pèlerinages nationaux étrangers : Les Oblats anglo-irlandais ont été les premiers, en 1883, à organiser et conduire à Lourdes un pèlerinage national. Pendant deux ans, ils avaient fait circuler dans toutes paroisses catholiques un rouleau de plus de 8 mètres qui a été couvert d’intentions de prière.

Notons enfin qu’en 1874, pour le dixième anniversaire de la statue de la grotte, c’est un Oblat de Pontmain (autre pèlerinage à Marie) qui a assuré la prédication. (Audacieux pour l’Évangile, janvier 2008)

ROUMANIE
Aimez-vous la crèche?

Ici en Roumanie, nous avons essayé de répéter la question que nous avions entendue pour la première dans un film célèbre d’Eduardo De Filippo : « Aimez-vous la scène de la nativité ? »

La Roumanie est tellement riche par ses icônes et ses fresques de la naissance du Christ – nouveau-né mais couché majestueusement comme dans une petite tombe – rien de comparable à notre tradition séculaire de la crèche de Noël, vécue par les disciples de Saint François.

Nous avons donc essayé. Les bergers ont été les premiers à arriver d’Italie, après un long pèlerinage et donc pas en très bonne forme ! Autrefois, ils faisaient partie de la crèche, très fréquentées auparavant de Saint Pie X, à Santa Maria a Vico dans la province de Caserta. Plusieurs bougeaient les bras; les uns sciaient le bois, d’autres coupaient du bois ; les uns travaillaient le fer ; d’autres tiraient l’eau du puits ou nourrissaient les poules ; les uns encore pêchaient ou jouaient de la flute ; certains préparaient de succulentes pizzas et, bien sûr, tournaient la manivelle d’une broche ou moulaient du café. Il y avait aussi un âne qui ne se fatiguait jamais de tourner la meule pour faire de la farine pour le pain, sans quoi, Bethlehem « la maison du pain » ne serait pas Bethlehem. Ainsi autour de la grotte du Bambino, il y a tout un mouvement ; il y a même de l’eau dans la rivière !

Frère Andreuccio PALLADINO, en plus de réparer les bergers qui étaient arrivés en pièces, a fait en sorte que le nouveau-né puisse aussi bénéficier des étoiles pendant la nuit, de la lumière pour le travail, la journée, et des couleurs changeantes de l’aube et du crépuscule.

Il faut un peu de temps pour vraiment comprendre cet artisanat. Tous ceux qui l’ont visité l’ont vraiment apprécié. « Nous n’avons jamais rien vu de semblable. »

Quiconque est conscient du volume de travail que P. Vincenzo BASSO a mis à confectionner chacun de ces “bergers” peut aussi être sûr qu’il sourit maintenant depuis son ciel, quand il voit que son travail continue à vivre.

ESPAGNE
Jun Mercado parle au forum des Nations Unies

Le Secrétaire général des Nations Unies a lancé en juillet 2005, l’initiative pour une Alliance des Civilisations. Cette initiative répondait au besoin ressenti en de nombreux cercles, souhaitant que la communauté internationale fasse un effort pour bâtir des ponts et surmonter la méfiance et les erreurs de jugement qui pourraient menacer la paix et la stabilité du monde.

Le Forum de l’Alliance des Civilisation, tenu à Madrid les 15-16 Janvier 2008 faisait partie de cet effort. Ce Forum réunissait des responsables politiques, des représentants de gouvernements et d’organisations internationales et des membres de la société civile et du monde des affaires. La rencontre offrait aux participants un cadre international unique pour explorer les moyens les plus efficaces pour traiter de la polarisation croissante entre nations et cultures.

P. Eliseo “Jun” Mercado de la Province des Philippines était invité à parler durant la « Session sur Prévention des Conflit, Religion et politique au niveau de la Communauté ». Cette session comportait aussi des points de vue d’experts et de militants qui organisent, facilitent ou étudient les processus de dialogue permanents avec des mouvements politico-religieux, dans l’espoir de contribuer ainsi à la prévention des conflits.

L’invitation des Nations Unies au P. Mercado était un signe de reconnaissance de son rôle crucial dans le processus de paix au Sud des Philippines. La lettre d’invitation indiquait qu’il est « un orateur d’importance critique dans la session 6, étant donné le rôle qu’il a joué dans la Commission Nationale de Paix, mais aussi du fait qu’il apporte avec lui l’expérience d’un pays et d’une région qui enrichira le dialogue durant cette session et plus largement, dans l’ensemble du Forum. »


Canada—Etats-Unis


ETATS UNIS
Un groupe de Jeunes Associés en Floride

Un club de soutien missionnaire et de prière, pris en charge par les étudiants eux-mêmes s’est formé au collège Cardinal Newman à Palm Beach, en Floride. Sous la direction du professeur de religion Chris DeMicco, un ancien scolastique Oblat, et de Marilyn Lawrence, membre du Comité national des Associés Oblats, le club se rencontre les après-midis du vendredi pour prier et réfléchir au charisme oblat et à ses implications dans la vie des étudiants d’aujourd’hui. P. Art OBIN, curé de la paroisse St. François d’Assise à Riviera Beach, est le modérateur oblat du club. P. Henry LEMONCELLI qui a commencé son ministère oblat comme enseignant dans cette école, était présent à la première rencontre du club. Il travaille actuellement à la Congrégation pour les Instituts de Vie Consacrée et les Sociétés de Vie apostolique au Vatican.

Le nom du club – OSANA - a été trouvé par l’un des étudiants et signifie: “Spiritualité Oblate pour les Associés de Newman”. Une suggestion d’un autre étudiant fut de placer une « boite de prière » à l’extérieur de la salle de classe, où chaque étudiant peut déposer anonymement une demande de prière. C’est passionnant de voir et de travailler avec des jeunes gens qui ont faim de croissance et de direction spirituelle et de commencer à expérimenter les multiples façons dont la spiritualité oblate prend racine et se développe en eux. (Marilyn Lawrence in OMI-USA, January 2008)

OMI LACOMBE
Sur les ailes de l’aigle

Quand Jésus envoya ses apôtres et ses disciples prêcher l’Evangile jusqu’au bout du monde, j’imagine que suivant ses limites humaines, il ne savait pas que ses disciples atteindraient un jour l’Arctique canadien et qu’ils devraient pagayer en canot et conduire des équipages de chiens afin d’obéir à ses ordres. Il ne savait probablement pas non plus qu’il leur faudrait piloter des avions afin d’atteindre les confins du monde. Mais la bénédiction qu’il leur donna dans l’Esprit contenait toutes ces possibilités.

Les premiers missionnaires Oblats qui arrivèrent au sud du diocèse du Mackenzie, il y a environ 150 ans, ont cru réellement qu’ils avaient atteint le bout du monde. Une surprise les attendait, lorsque, avec les années, ils poussèrent vers le nord, et parvinrent dans un pays où le soleil ne se couche pas et où l’hiver ne finit jamais. Le diocèse du Mackenzie pouvait alors être considéré à la lettre comme « l’extrémité du monde ». Aujourd’hui encore, malgré les améliorations considérables dans les communications, les transports et le style de vie, il reste encore grandement inconnu et attire des gens solides pour venir à sa conquête.

Un tel groupe d’ « apôtres modernes » s’appelle :On Eagle’s Wings Ecumenical Ministries (Sur les ailes de l’Aigle, Ministères Œcuméniques). Voilà des années qu’ils étendent les ailes de leur foi sur les Territoires du Nord-Ouest. Ils ont éclairé les esprits de beaucoup de fidèles et conquis les cœurs de tous ceux qui viennent en contact avec eux.

Chaque été, ils arrivent du Sud sur les “ailes de l’aigle” de leur foi et de leur amour. Ils atterrissent au Centre de Spiritualité du Lac des Trappeurs, notre centre diocésain de retraite, dans la banlieue de Yellowknife. Ils viennent aussi fidèles et tenaces que les canards et les oies qui volent dans nos cieux, au début du printemps pour nicher et faire éclore une nouvelle vie dans le monde. Eux aussi, après un moment de repos au Lac des Trappeurs, ils partent à tire d’aile vers le Nord, où ils « nichent » pour une semaine dans différentes communautés indigènes. Là, ils aident à faire éclore la vie du Christ chez les petits qui ont faim de connaissance religieuse et se réjouissent d’entendre combien Jésus les aime. Etant témoin de l’enseignement donné en classe, on a une bonne idée de ce que l’Evangile entend, en disant que Jésus, entouré d’enfants, « les prit dans ses bras, posa sa main sur eux et les bénit. »

Depuis Vatican II, l’Eglise catholique est fortement œcuménique. L’œcuménisme dans le Nord n’est pas tant une question de rencontres et de discussions, mais bien plus une question de faire des choses ensemble. Les membres de On Eagle’s Wings ont fourni à l’Eglise catholique une merveilleuse occasion de pratiquer l’œcuménisme. L’esprit missionnaire de On Eagle’s Wings est le carburant qui permet à bien des lampes de brûler un peu plus brillamment dans le nuit sombre de notre société nordique. Respectant la théologie catholique, invitant et encourageant la coopération locale, ils ont partagé la Bonne Nouvelle du Christ à des centaines d’enfants qui ont répondu de même.

Au cœur de ce « miracle d’amour », il y a un homme dont le cœur bat au rythme du Nord. Le Pasteur-pilote luthérien Lee Berry, fondateur, a été le moteur qui garde On Eagle’s Wings en plein vol. Pendant des années il a montré intelligence, détermination, générosité et vision. Il a été et restera un bon ami de nos missions nordiques. En chaire, son amour pour On Eagle’s Wings et son travail missionnaire inspire, convainc et fait rêver les gens. Aux commandes de son avion, il livre ce qu’il a promis : la Bonne Nouvelle prêchée aux pauvres. L’Eglise catholique du diocèse du Mackenzie est très reconnaissante envers tous les membres de On Eagle’s Wings qui, au long des années, ont fait partie de notre équipe missionnaire. Nous sommes également fiers d’avoir de tels partenaires sur le même terrain de mission. Puisse cette association œcuménique fleurir dans les années à venir pour la plus grande gloire de Dieu. (Mgr Denis CROTEAU, OMI, évêque de Mackenzie-Fort Smith dans Oblate Connexions Oblates, décembre 2007)

NOTRE-DAME-DU-CAP
« Ah comme la neige a neigé » (Nelligan)

La deuxième quinzaine de décembre 2007 a laissé 150 cm de neige au sol ; c’est beaucoup de neige reçue en si peu de temps et qu’il faut déplacer.

Au temps du poète Émile Nelligan, la neige l’avait inspiré. À la Maison provinciale de Montréal, il y eut des Frères heureusement inspirés. Nous pouvons disposer de la neige, grâce à un ingénieux système créé par eux, il y a 45 ans, au sous-sol de l’atelier de la menuiserie. L’ancienne soute à charbon sert effectivement de soute à neige pour la faire fondre ! Trois « jeunes » Oblats (Gaston Morin, Luc Fortin et Gérard Landreville), s’activent, au besoin, pour faire du stationnement de la Maison provinciale un terrain propre comme un sou neuf. La « fondeuse » a donné son plein rendement depuis la mi-décembre. Vous voulez voir comment elle fonctionne ? Venez jeter un coup d’œil à la Maison provinciale, ou donner un coup de pelle…

OMI LACOMBE
Solidarité avec Myanmar

En septembre 2007, le monde entier retenait son souffle alors que les gens de la Birmanie se rassemblaient dans de grandes manifestations publiques pour exiger un retour aux droits de la personne et à la démocratie. La Birmanie (nommée Myanmar par le gouvernement actuel) est depuis les années ‘60 sous une dictature militaire impitoyable. Pour la première fois depuis que le régime militaire a pris le pouvoir, les moines bouddhistes venus par milliers ont mené les manifestations. Le bouddhisme est une grande puissance dans le sud-est asiatique.

Quelques jours après le début des manifestations, le régime a lancé une répression violente, attaquant les protestataires et envoyant des soldats dans les monastères durant la nuit pour battre et même exécuter plusieurs moines. Selon les rapports, plusieurs moines ont été brutalement contraints par la milice de quitter leurs monastères.

Dans les jours qui ont suivi les attaques, le Frère Thomas Novak a rencontré un petit groupe de gens de la Birmanie qui vivent et poursuivent leurs études à Winnipeg : Aung Thein, Aung Tun et Nyi Nyi Sai. Ensemble, avec Sandra Stuart, une religieuse des Sœurs Notre-Dame des Missions, ils ont organisé une marche des leaders des Églises du Manitoba et des croyants pour exprimer leur solidarité avec les moines persécutés et les citoyens de la Birmanie.

Thomas, Sandra, de nombreux Pasteurs chrétiens, un autochtone ancien et trois moines du temple bouddhiste laotien de Winnipeg étaient en tête de la marche. Elle a débuté par des rites chrétiens, bouddhistes et Ojibwa à l’Église Unie St. Augustin dans le centre-ville de Winnipeg. De là, les participants ont marché jusqu’à l’édifice de l’Assemblée législative. Comme les marcheurs à Rangoon et d’autres villes en Birmanie, ils ont marché en silence – le silence était rompu seulement par le son des prières et des psalmodies. Les médias locaux ont largement fait écho de cette marche. (Source : www.omilacombe.ca)


Anniversaires – avril 2008


60 ans de sacerdoce

1948.04.12

07621

P. Denis Buliard

Lacombe

25 ans de sacerdoce

1983.04.06

12492

P. Ambrose Antonisamy

Colombo

1983.04.06

12495

P. Pathinathan Missian

Colombo

1983.04.06

12494

P. Pragasam Paniadimai

Colombo




Suffrages pour nos défunts

No. 9-14

Nom

Prov./Dél.

Naissance

Mort à

Date

P. John Cardo

OMI Lacombe

01/02/1933

Vancouver

23/01/2008

P. Kasper Klein

OMI Lacombe

03/11/1920

Saskatoon

23/01/2008

P. Joep Mayntz

Belgique/Pays Bas

12/12/1921

Heerlen

25/01/2008

P. Henryk Tomys

Pologne

07/11/1933

Katowice

27/01/2008

F. Daniel Hayes

Brésil

11/03/1916

São Paulo

07/02/2008

P. Stanislaw Kowal

Assomption

04/02/1953

Ottawa

10/02/2008


« Ils sont devant Dieu avec le signe, l’espèce de caractère propre de notre Société, les vœux communs à tous ses membres, l’habitude des mêmes vertus. Nous tenons à eux par les liens d’une charité particulière, ils sont encore nos frères, et nous sommes les leurs; ils habitent notre maison-mère, notre chef-lieu; leurs prières, l’amour qu’ils conservent pour nous, nous attireront un jour à eux pour habiter avec eux le lieu de notre repos ».
(Lettre du Fondateur au P. Courtès, 22 juillet 1828)


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