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No. 487 avril 2009

Méditation missionnaire du P. Général
Vivre en Sa présence


Parfois nos vies sont très occupées. Comment cela affecte-t-il notre relation à Dieu ? Nous disons que nous voulons être des disciples fidèles du Christ, pour vivre continuellement en sa présence et pour suivre l’Évangile. Néanmoins, nous devons admettre que nos tâches quotidiennes nous imposent souvent leur propre logique. Qu’il conduise la voiture ou fasse des courses, qu’il s’occupe de mette au point des relations sociales, ou organise des activités, quelqu’un ne devrait pas se laisser tellement absorber par ces choses qu’il en vient à se couper dangereusement d’une vie de foi, d’espérance et de charité.

Y a-t-il moyen de renverser ces tendances ? Dans mon propre environnement, me sera-t-il possible de rester en présence de Dieu, dans l’accomplissement constant de Sa volonté ? Voici un projet qui peut nous être utile à la fin de ce carême et au commencement du temps pascal, un temps qui devrait se distinguer par la présence du Seigneur ressuscité et de l’Esprit.

Il faut dire d’emblée que la solution n’est pas de prier toute la journée. Il est bon et sain de faire la part qui convient à la prière et aux activités extérieures. Donner à chaque chose un temps bien à elle et lui accorder tout notre attention. Il y a un Psaume qui dit que nous devons donner à chaque chose sa juste place. Le Psalmiste commence par dire que le Seigneur « a fait les cieux et la terre » et ensuite il continue : « les cieux sont au Seigneur, mais il nous a donné la terre » (Ps. 115, 15-16). Dieu est à l’origine de toute chose, des cieux et de la terre, mais Il a donné aux activités terrestres leur juste place.

Dans un deuxième moment, il faut aussi reconnaître que parfois, la prière et l’action doivent se correspondre et s’interpénétrer. Si cela n’a jamais lieu, on pourrait devenir en quelque sorte schizophrène, une attitude que nous critiquons chez les autres, chez les politiciens par exemple, qui se présentent eux-mêmes comme des chrétiens pratiquants, mais n’agissent guère comme tels. La même chose pourrait nous arriver si nous ne trouvions pas une façon pratique de relier la vie de prière et notre action, au milieu des occupations quotidiennes.

Il y a plusieurs manières de faire le lien entre la foi et la vie. Par exemple, nous pouvons développer une façon contemplative de percevoir les événements de chaque jour. Les Constitutions et Règles des Oblats disent qu’ « ils recherchent sa présence dans le cœur des gens et dans les événements de la vie quotidienne, aussi bien que dans la Parole de Dieu, les sacrements et la prière. » (C.31). A ce propos, j’aimerais partager avec vous quelque chose qui pourra nous aider à vivre en présence de Dieu : je vous propose ce type de prières très courtes que nous pouvons insérer à tout moment de la journée, sans interrompre le flot de nos activités. La Tradition Oblate nous présente une riche variété de ce genre de méthodes de prière – il suffit de donner un coup d’œil à notre ‘Prière Oblate’ - ; chacun peut les essayer et en choisir une qui lui convient le mieux. Voici donc quelques suggestions ; ce sont des choses que j’ai trouvées et qui me sont utiles :

* Se souvenir d’un passage de la Bible qui a frappé mon attention.
* Faire un bref examen de conscience: qu’ai-je bien fait et pas trop bien, durant ma journée ?
* Dire ma foi par des prières d’ “oblation” de ce genre: ’Seigneur j’ai confiance en vous ’. ‘Heureux, Seigneur, Heureux’. (St Alberto Hurtado); ‘Mon Dieu, je n’aime pas ça, mais je vous l’offre pour…’ ; ‘Esprit divin, viens et descends sur nous’ ; ‘Merci Seigneur pour les petites humiliations’.
* Prier pour un ami debout devant nous pour faire un discours ou qui exprime son opinion sur un sujet important.
* Rendre visite au St Sacrement dans une chapelle ou une église.
* Prier le chapelet.

Ce sont de petites choses qui peuvent nous aider à nous remettre en présence de Dieu. Il ne faudrait pas exagérer avec ces pratiques, mais dans une atmosphère qui tend à nous imposer ses manières de penser et d’agir, au milieu du flot d’informations, des moments de prières comme ceux-ci peuvent nous rappeler qui nous sommes : des disciples du Christ mort et ressuscité. Après ces petites pauses, nous reprenons notre travail, mais maintenant selon ce qui est écrit dans les Colossiens : «Tout ce que vous faites, faites-le de bon cœur, comme pour le Seigneur. » (Col. 3,23) Bien que ces pratiques soient individuelles et secrètes, elles ne manqueront pas de communiquer la grâce aux autres si nous réussissons nous-mêmes à nous garder toujours davantage en présence de Dieu.


Administration Générale


SERVICE DES COMMUNICATIONS OBLATES
Regardons-nous !

Il y a une nouvelle rubrique en bas, à gauche du portail de notre site internet OMIWORLD, sous l’appellation « vidéo ». Il s’agit en effet d’un lien qui ouvre une page, créée depuis peu, où il sera possible de voir des vidéos, liées aux Oblats, à leur mission et à leur histoire.

Nous avons commencé avec trois vidéos, exhumées de nos Archives générales à Rome, qui nous reportent à plus de cinquante ans en arrière : la mission avec les Inuits, la mission au Mackenzie et la visite du XXVIe Chapitre général au Pape Jean XXIII.

Cette nouveauté est possible grâce au service gratuit offert par le fameux YouTube. En navigant sur ses pages, nous avons constaté combien les Oblats y sont déjà présents. Nous nous proposons donc, à l’avenir d’enrichir notre section avec les vidéos les plus belles et les plus significatives sur le web. A ce propos, nous vous demandons de nous signaler à l’avenir vos initiatives. Il suffit d’écrire à : webmaster@omiworld.org.


Amérique Latine


BRÉSIL
Les Oblats au Forum Social Mondial 2009 (2e partie)

Qu’est-ce qui peut bien donner un sens à la recherche de dialogue, aux discussion et à l’amitié entre la mission des Oblats de Marie Immaculée et les divers mouvements sociaux, les partis politiques et les groupes non-gouvernementaux qui ont organisé le Forum Social Mondial, comme plateforme capable de mettre en route un “Autre Monde Possible”?

En célébrant ses 183 ans d’existence (17.02.2009), la Congrégation offre à l’Eglise et au monde le témoignage de la puissance créatrice de l’Évangile de Jésus, qu’autrefois St Eugène et ses compagnons ont appelé à la vie, dans le temps et l’histoire ; aujourd’hui, cette énergie nous rejoint avec une vigueur sans pareille, nous poussant à défier les crises et les chances actuelles, avec la même foi, le même engagement apostolique qui étaient à l’œuvre dans l’expérience de fondation, à Aix en Provence.

De cette façon, comme Congrégation religieuse, en communion avec l’Église de Jésus et attentifs aux appels de Dieu dans l’histoire humaine, les Oblats se sont efforcés de collaborer à la formation de sujets du Royaume de Dieu, c.à.d. de personnes engagées dans l’édification d’un autre monde, à travers les multiples services offerts à l’Église et à la société, en réponse aux besoins de la réalité socioculturelle dans laquelle les gens et nos communautés résident.

Mais comme nous savons que c’est une énorme tâche de construire et de soutenir un autre monde tel le Royaume de Dieu dont a rêvé Jésus, qu’il a annoncé et mis en route, dans lequel les valeurs, les relations interpersonnelles et les pratiques sociopolitiques, mises en place pour guider la vie en société étaient très différentes, nous réalisons que nous devons nous éduquer nous-mêmes afin d’accepter et de respecter tout ce qui est différent, cherchant au-delà de nous-mêmes les autres perspectives, expériences et réalités capables d’amener la « mission » à restaurer l’humanité et rétablir ses liens avec la nature.

Sous cet aspect nous réalisons que, même si elle s’exprime sous une terminologie religieuse, notre tâche concerne la grande responsabilité que les humains ont quand ils sont confrontés aux maux qui menacent la destinée de l’humanité et la nature.

Comme le problème auquel nous devons faire face est si énorme, les valeurs de dialogue, d’ouverture et de compréhension nous sont indispensables, de telle sorte que dans un échange salutaire entre perspectives religieuses, politiques et scientifiques de la vie, nous puissions, par exemple, définir des moyens efficaces et des stratégies capables de résoudre et/ou d’atténuer les principaux problèmes qui affectent le genre humain, ouvrant ainsi le chemin pour un Autre Monde Possible, comme les militants du Forum Social Mondial le proclament, en débattent et semblent vouloir le renforcer.

Au terme de notre réflexion, nous prenons le risque de conclure qu’il y a de multiples raisons qui justifient les échanges que les Oblats développent sur la scène internationale du Forum Social Mondial, leur importance et leur intensification future. Voyons en quelques unes.

Tout en respectant la particularité éthique et le caractère idéologique de chaque modèle, une comparaison entre l’idéal du Royaume de Dieu et la proposition d’un Autre Monde Possible nous permet de valider l’utopie d’une nouvelle réalité et de nouvelles valeurs, et de garder vivante une critique inflexible du modèle présent de développement et de production qui détruit la nature et met hors jeu un grand nombre, dans une organisation sociopolitique inégale et injuste dans la distribution des pouvoirs, des biens et des services.
Les forums sont des plateformes de construction collective qui favorisent un regroupement harmonieux de valeurs, d’idéologies et de perspectives différentes ; ils s’offrent eux-mêmes comme un espace favorable pour le débat de thèmes humainement significatifs, capables de favoriser l’éducation à la tolérance et le respect pour la diversité sociale, religieuse, ethnique et sexuelle de ceux qui l’enrichissent.

Avec l’internationalité des forums, nous découvrons de nouvelles, autres cultures. Les luttes des minorités ethniques et raciales sont dynamisées. Les liens de solidarité sont favorisés. La destruction de l’environnement et la violation des droits humains par des compagnies internationales étrangères sont judicieusement condamnées.

Même avec quelques difficultés d’organisation, nous trouvons dans les forums des sites importants pour séminaires, débats, réflexions, présentation de vidéos et de théâtres de rue qui servent à enrichir notre capacité humaine et intellectuelle à rêver ce qui n’existe pas encore mais pourrait être fait. Et il y avait beaucoup de voix qui ont parlé : des spécialistes, des femmes, des indigènes, des jeunes, etc.

Le simple fait d’avoir participé à un Forum Social Mondial suffit déjà à nous donner de précieux souvenirs, des expériences et des sentiments qui éveillent notre attention au besoin de « faire quelque chose » afin de faire advenir un Autre Monde Possible. Nous apprenons que n’est pas acceptable la manière frivole avec laquelle nous sommes habitués à regarder les absurdités de l’exclusion sociale, de la faim, de la pauvreté, de la misère, de la guerre et les destructions de l’environnement.

Vivre l’expérience du Forum Social Mondial avec trente autres Oblats à Belém do Para, apprendre à travers la fraternité et la solidarité de missionnaires de mon propre pays, du Congo, Zambie, République Tchèque, Haïti, Sri Lanka, les USA, la Bolivie, le Pérou et le Paraguay, grâce à l’inspiration du Service Oblat de Justice, Paix et Intégrité de la Création, a été important parce que cela a permis de vivre notre internationalité missionnaire dans un contexte dans lequel nous nous sentions nous-mêmes citoyens du monde, coresponsables pour la destinée de l’humanité, partageant les rêves, les espoirs, dans un lieu qui permettait d’expérimenter, au moins pour quelques jours, les signes d’un Autre Monde Possible. (Frère Lindomar de Abreu DANTAS). Pour la 1ère partie, voir le numéro 485 d’OMI Information.

BRÉSIL
Des prénovices évangélisateurs

P. Robert VALICOURT nous parle des efforts des jeunes candidats pour la vie oblate à évangéliser pendant leur formation.

En 2009, neuf jeunes sont en train de faire leur troisième année de philosophie; un, la deuxième; et trois, qui ont fait une année d’expérience à Belém, ont passé leur bac/vestibular et ont été admis en première année.

Les études secondaires sont très, très faibles, et, en première année d’université – PUC – les jeunes ont beaucoup de mal á suivre. Mais en deuxième année ils ont déjà acquis une expérience qui leur permet d’être á l’aise. Nous combattons l’individualisme et nous sommes parvenus à maintenir une vie de communauté très fraternelle et solidaire.

Nous avons, pour nous aider, une religieuse très compétente en psychologie qui vient deux fois par mois, pour un accompagnement personnel ou de groupe. Un Père Oblat et une autre religieuse nous aident pour la vie spirituelle. Nous sommes très soucieux de créer une habitude de prière personnelle. Si nous voulons aller où sont les plus pauvres, dans des situations de risque, nous devons avoir une spiritualité très forte, sinon les missionnaires, devant tant de misères et de souffrances, ne tiendront pas le coup. Ils ont fait beaucoup de progrès cette année.

Et en fins de semaine, ils essaient de réaliser un travail pastoral/missionnaire.

* Deux d’entre eux, préoccupés par l’avancée du trafic et de l’usage de la drogue chez les enfants et les adolescents, ont organisé des groupes de « capoeira », qui est une sorte de danse et de combat de résistance, du temps de l’esclavage des noirs.
* D’autres ont monté des groupes d’artisanat.
* D’autres ont aidé des jeunes à se réunir et à former un groupe.
* D’autres accompagnent la Pastorale de l’enfant, qui est un mouvement national, où des militants suivent l’évolution des enfants, de la naissance jusqu’à l’âge de 4 ans. Au Brésil, ils sont parvenus à diminuer considérablement la mortalité infantile.
* D’autres ont multiplié les petits groupes de vie, ou groupe d’évangélisation. De 10 a 20 personnes se retrouvent dans la maison de l’un des membres du groupe pour méditer la Parole de Dieu, chanter, prier, et réfléchir sur les problèmes de la rue ou du quartier, et agir. Nous avons ainsi 23 groupes.
* Nous participons aussi à un groupe qui lutte contre l’alcoolisme et la drogue. Simplement pour vous donner un exemple : Alex, 35 ans, père de famille, était sur le point de se séparer de sa femme car il buvait beaucoup et se servait de drogues « dures ». Par un accompagnement personnel, et en groupe, il a réussi à s’en sortir. Il ne boit plus, il n’utilise plus de drogue. Il s’est réconcilié avec sa femme. Il s’est préparé à la première communion, puis à la confirmation et le 13 décembre ils se sont mariés à l’église. Et nous avons d’autres victoires...
* Nous avons mis deux ans pour former une petite communauté catholique dans une « favela » d’une paroisse voisine où le curé n’a jamais mis les pieds ! Il est vrai qu’on vit au milieu des trafiquants, et il y a pas mal d’assassinats.
* Un des jeunes a monté un mouvement populaire : « Mouvement en faveur de la Justice et de la Vie », avec 5 commissions : commission d’habitation – commission d’éducation, commission de la santé, commission culturelle, commission de lutte contre la drogue et l’alcoolisme.

Il y aurait encore beaucoup à faire. Mais à travers ces initiatives pastorales missionnaires, nous aidons ces futurs oblats à développer leur vocation missionnaire oblate auprès des plus pauvres, au service de la Justice et de la Paix, et pour l’évangélisation des peuples. (www.oblatfrance.com)


Canada—États-Unis


OMI LACOMBE
Des gens qui aiment chanter

Quand nous voulons un chant spécial, la plupart d’entre nous se rendent au centre commercial et pour ceux qui sont davantage des adeptes de l’électronique, au magasin iTunes. Mais, que faites-vous lorsque la musique que vous voulez n’existe pas? Devant ce problème, Bogdan Osiecki a entrepris la production d’un disque compact de musique inuite.

Par son travail dans le diocèse de Churchill qui couvre presque tout le territoire arctique du Canada, Bogdan a pris conscience du besoin d’une ressource musicale facilement disponible et de qualité professionnelle pour ses paroissiennes et paroissiens inuits.

Une fois le problème reconnu, il fallait trouver une solution. Bodgan était l’homme de l’heure avec un bon mélange de talents et d’expérience pour le travail, puisqu’il avait travaillé dans le domaine musical durant les trente-cinq dernières années. Dans une interview, il a dit : « Je suis un musicien dans l’âme, j’ai joué de la musique toute ma vie. Alors que j’étais un jeune Oblat, j’ai toujours été attiré vers la musique. »

Au début de septembre 2007, Chris Coleman de Leopard Frog Studio de Kingston, Ontario avait été contacté. Chris est venu à Kugaaruk, Nunavut et il a passé une semaine à enregistrer dans l’église. Le matériel a été rapporté à Kingston pour être mixé correctement; plus tard, Bogdan s’est rendu à Kingston pour aider le processus et par le fait même, plus de bandes sonores ont été ajoutées. 
 
Le CD intitulé Peace in my Heart, comprend dix-huit bandes dont trois sont des prières en inuktitut. Aucun chant n’est un morceau de « haute performance », mais ils sont de simples hymnes traditionnels utilisés régulièrement à la messe dominicale – des traductions de chants anglais ou français. Bogdan a tiré partie de ses talents musicaux et nous pouvons l’entendre jouer le clavier, la guitare, le violon, la trompette, la flûte, le tambour à timbre et d’autres instruments de percussion. La « chorale » n’est pas une chorale, nous explique Bogdan. « Nous n’existons pas comme une chorale; ce sont seulement des personnes qui se rassemblent le dimanche pour chanter et non un groupe de professionnels. Les hommes sont des chasseurs et les femmes sont des mères et des grands-mères. Ils sont simplement des gens qui aiment chanter. »
 
Faire la production d’un CD dans une communauté inuite du Nord a à la fois ses difficultés et ses moments d’humour, parfois les deux ensembles. « Nous avons eu une session d’enregistrement où nous pouvions entendre dans l’arrière-fond un bruissement étrange. Il n’y avait aucune façon de l’enlever, alors nous sommes retournés pour réenregistrer… encore une fois, nous pouvions entendre le bruit, mais nous ne pouvions dépister d’où il venait. Nous avons recommencé l’enregistrement, mais cette fois-ci, un d’entre nous surveillait attentivement tout ce qui se passait. Mais, vous ne pourrez comprendre le problème que si vous connaissez la vie à Kugaaruk. C’est le Nord et les gens portent toujours leurs parkas. Les micros très sensibles captaient le bruit de leurs manteaux. Les parkas retirés, le problème a été résolu. Nous devions tenir compte de choses auxquelles un studio d’enregistrement au Sud ne penserait même pas. Les gens travaillaient durant le jour, alors les enregistrements devaient se faire en soirée ou lorsque les hommes ne chassaient pas ou n’étaient pas en réunion. L’église est au milieu du village, alors il fallait éviter les temps achalandés. ‘Ça va, tout est dégagé! Il n’y a pas de camions en vue. Nous avions environ trois minutes pour répéter ce chant.’ Toutefois, à l’occasion, nous avons dû réenregistrer un chant parce que des chiens aboyaient dans l’arrière-fond. »

Pour réaliser le rêve de Bogdan d’avoir un CD d’hymnes en inuktitut, cela a exigé beaucoup de dévouement et d’effort. L’effort en valait-il la peine? « Il y avait un besoin de musique et en tant que musicien, j’étais capable d’aider. Le CD apporte le message évangélique aux maisons même si vous ne pouvez pas être à l’église. Les gens entendent la mélodie et le message et à l’église, cela aide… la musique et les prières en inuktitut aident les gens à garder leur langue. C’est quelque chose que je ferai encore dans quelques années, mais la prochaine fois, en anglais, puisque c’est la langue que les jeunes parlent de plus en plus. Je vais prendre mon temps, car les gens sont timides. Il faudra aussi trouver l’argent pour le faire. Le diocèse de Churchill a défrayé les coûts de la production du CD et nous le vendons à 15 $ pour essayer de récupérer un peu le coût. »

En tant qu’Oblats, une de nos histoires importantes de fondation raconte que Mgr de Mazenod a rompu avec la tradition et pour répondre aux besoins de son temps, il a utilisé le dialecte provençal qu’il connaissait pour rejoindre les pauvres du Sud de la France qui étaient ignorés par l’Église. La langue est peut-être différente, mais dans le Nord canadien, un Oblat emploie ses talents pour répondre à de nouveaux besoins à une nouvelle époque pour qu’une fois encore l’Évangile soit proclamé aux pauvres. (par Harley Mapes, OMI et traduit par Ghislaine Lussier, CSC dans www.omilacombe.ca)


Asie - Océanie


CONFÉRENCE RÉGIONALE D’ASIE-OCÉANIE (AORC)
À Bangkok, une semaine chargée

Les Supérieurs majeurs de la Région oblate d’Asie-Océanie se sont retrouvés, du 1er au 6 mars, au Centre pastoral de l’Archidiocèse de Bangkok, à Samphran, en Thaïlande, pour la rencontre annuelle de leur Conférence Régionale.

La rencontre a bénéficié de la présence du P. Oswald FIRTH, premier Assistant général et du P. Federico LABAGLAY, Conseiller général pour l’Asie-Océanie.

Les points principaux dans l’agenda de la rencontre de cette année étaient la proposition du scolasticat international à Manille ainsi que la proposition d’une communauté internationale oblate, pour la pastorale de la jeunesse, en Australie. Suite à la décision de l’AORC de 2008, à Manille, la proposition du « Scolasticat International Oblat de Manille » (OISM) veut permettre aux scolastiques d’acquérir une importante expérience de formation internationale et à la Région, de collaborer à un projet qui sollicite ses ressources humaines et matérielles. La Région a fixé pour 2011, la mise en place formelle de l’OISM.

Quant à la communauté internationale au service de la pastorale des jeunes en Australie, elle est apparue comme irréalisable pour l’instant et a été remise à plus tard pour permettre un plus grand partage d’informations et d’expérimenter des formes de participation possibles, lors de rencontres de la jeunesse oblate, dans la Région.

La rencontre annuelle a également pris du temps pour discuter de la situation toujours plus désespérée au Sri Lanka et pour préparer le prochain Chapitre général en 2010.

Le comité qui a guidé l’Assemblée était composé de David ULLRICH (Chine) membre du Comité des Trésoriers, de Francis Nallappan (Inde) du Comité de la Formation, de Paul NADCHETHIRAM (Jaffna), de Justice, Paix et Intégrité de la Création et d’Aloysius ROY (Pakistan) du Comité pour le Dialogue interreligieux et du Comité pour la Mission à la Sécularité.

Rodolfo JACOBE, Jr. a été nommé nouveau Secrétaire permanent. Deux autres Oblats philippins sont aussi membres des Comités de l’AORC : Francis Efren ZABALA, du Comité régional pour la Formation, et Dennis GUI qui continue au Comité des Trésoriers. (OMIPhil OBCOM)

AUSTRALIE
Des Partenaires en Mission s’en vont en Chine

Cinq membres de la Famille oblate australienne ont quitté nos rivages à la fin janvier pour aller travailler à Hong Kong et Beijing, en tant que premiers laïcs missionnaires, dans le cadre du Programme des Partenaires Oblats en Mission.

Les bénévoles sont: Charles McPhee, de StPie X, Dernancourt, S.A. Charles est un enseignant du secondaire en retraite. Clare Dalgity, de St Eugène, Burpengary, Qld. Clare est une infirmière retraitée. Lucette Brown du Sacré Coeur, Wodonga Vic. Lucette ne vient pas d’une paroisse oblate mais a été membre de l’AMMI pendant des années. C’est une institutrice en retraite. Alex and Toni White de la paroisse St David, Tea Tree Gully. S.A. Toni travaille au bureau de l’Archidiocèse d’Adelaïde et Alex est un scientifique qui travaille au Département de la Défense. Ils vont demander une mise à disposition de la part de leur employeur.

Charles, Clare et Lucette iront à Hong Kong et feront partie de la Communauté oblate de la paroisse Notre Dame, Kowloon. Ils enseigneront la conversation anglaise aux élèves de trois écoles, une secondaire et deux primaires, dirigées par les Oblats à Kowloon. Ils vivront en appartement au cinquième étage de l’une des écoles primaires et participeront à la vie quotidienne de la communauté oblate.

Alex et Toni rejoindront la communauté oblate à Beijing, où ils enseigneront la conversation anglaise à des enfants en âge scolaire, dans un orphelinat avec lequel les Oblats sont en relation. Ils habiteront un appartement dans un bloc qui abrite également quelques orphelins et leur école.

Les personnes engagées comme Partenaires en Mission sont bénévoles; ils offrent leur temps et leurs compétences gratuitement, ils doivent aussi prendre en charge leur voyage de retour. En contrepartie, les Oblats assurent le logement, la nourriture et les nécessités élémentaires de la vie.

Leur travail comporte une dimension pratique et spirituelle. Les bénévoles font partie d’une communauté oblate et, comme tels, ils participent à la Messe quotidienne et à la prière du soir. Ils doivent aussi étudier la vie du Fondateur, St Eugène de Mazenod et échanger régulièrement sur des aspects de sa vie et son exemple, avec les Oblats avec lesquels ils vivent et travaillent. (MAMI Bulletin, février 2009)

PHILIPPINES
Le Prix “Tisserand de Paix” à Rey Roda

Feu le P. Rey RODA a reçu, à titre posthume, le prix « Tisserand de Paix » décerné par les « Peace Advocates » (promoteurs de paix) de Zamboanga (PAZ) et le Mouvement solidaire interreligieux pour la Paix, dans une cérémonie qui a eu lieu au Garden Orchid Hotel de Zamboanga Ville, le 30 novembre dernier. P. Ramon BERNABE, Provincial des Philippines et Mgr Angelito LAMPON, Vicaire apostolique de Jolo, ont reçu le prix au nom des Oblats, du Vicariat de Jolo et de la famille Roda. Le prix a été décerné en reconnaissance de Rey qui a vécu en « disciple du Christ et artisan de Sa Paix, » et la citation dit encore : « qu’il n’y a pas de plus grand sacrifice pour la cause de la paix et l’élévation du niveau humain que le martyre, tel par ex. celui du P. Roda ».

Le premier anniversaire de la mort du P. Rey Roda a été déjà rappelé le 15 janvier 2009, avec des célébrations à Tabawan, Tawi-Tawi et à Cotabato City. Mgr Lampon, P. Ramon Bernabe, P. Raul BIASBAS, P. Rito DAQUIPIL et P. Gillarme Joy Pelino du diocèse de Marbe (qui avait passé une partie de son diaconat avec Rey à Tabawan mission), ont animé la petite communauté de Marbawan qui a démontré toute sa vigueur, en organisant un programme d’une journée entière pour rappeler la mort de Rey. La petite communauté chrétienne de Tabawan a célébré l’Eucharistie tôt le matin. Il y eut ensuite un défilé sur des échasses, comprenant les diverses composante de la communauté qui serpenta à travers les sentiers locaux. Le cortège s’est terminé sur le lieu où Rey a été tué ; des prières y furent dites et les gens y déposèrent des bougies. De là, la procession s’est déplacée vers la clinique voisine que Rey avait commencé de construire, sur le campus de l’école publique élémentaire. La clinique achevée, a été inaugurée par Mgr Lampon et Milet Mendoza, un ami très proche de Rey et collaborateur de ses projets de développement. S’y sont ajoutées deux unités l’une médicale et l’autre dentaire, patronnées par le Rotary Club de Bongao et ses collaborateurs. Dans la soirée, un programme où se mêlaient les discours, les chants et les danses, traduisit bien les émotions mêlées de cette journée.
 
Entre temps à Cotabato City, Mgr Orlando QUEVEDO, le district oblat de Cotabato, la famille et les amis de Rey ont célébré l’Eucharistie à l’église de Notre Dame du Saint Rosaire. Ils se sont réunis ensuite autour d’un petit déjeuner. Une visite à la tombe de Rey a marqué aussi le rappel de sa vie et de sa mort.

Le Provincial dans ses remarques lors de la célébration de Tabawan, a exprimé l’idée que grâce à cette année de deuil, les choses ont beaucoup changé. Il a cité quelques signes qui montrent que le chagrin est surmonté : la mission continue de façon héroïque à Notre Dame de Tabawan et dans la grande communauté ; les scientifiques que Rey avait rassemblés continuent fidèlement leurs études (l’un a passé avec succès l’examen de comptable public certifié, devenant ainsi le premier CPA de la communauté !) et les liens d’amitié et de solidarité parmi ceux qui croient en Rey se sont renforcés.

Un livre simple, fondé sur les écrits de Rey au cours de sa vie missionnaire, est en train d’être rédigé par le P. Jun MERCADO et Mme Wijawati Rainu. (OMIPhil OBCOM)

PAKISTAN
Temps de croissance

“De la poussière, encore de la poussière et encore plus de poussière. La poussière est ici au Pakistan, comme les pauvres dont Jésus disait qu’ils seront toujours avec vous.” C’est ainsi que l’un des pionniers Oblats (probablement P. Lester SILVA) écrivait dans The Missionary Oblate en 1971, décrivant ainsi ses premières impressions du Pakistan. Arrivés à Karachi le 14 février de cette année là, ils étaient à Lyallpur (maintenant Faisalabad), leur territoire de mission, le jour suivant « avec une température presque parfaite ». Alors que l’hiver s’en allait, ce dut être assez agréable d’être au Punjab. Autrement, ces habitants des tropiques, se seraient certainement plaints “des vagues de chaleur et des tempêtes de poussière » ou « du froid glacial» qu’ils auraient trouvé dans leur nouveau pays.

La mission était dure, leur grand zèle et leur enthousiasme ont été rapidement mis à l’épreuve. P. Lester lui-même a abandonné la Délégation et ensuite la prêtrise, et six autres, sri-lankais et pakistanais qui s’étaient joints à la Délégation, lui ont aussi emboité le pas. D’autres encore ont quitté les Oblats et quelques uns ont quitté la Province. Pour ceux qui jugent selon les critères de l’histoire, la mission au Pakistan a été un échec.

Peut-être est-ce pour cela que lorsque j’ai reçu l’obédience pour le Pakistan, les confrères Oblats ont difficilement trouvé des paroles d’encouragement ; les seules paroles d’encouragement sont venues du Provincial. Et maintenant, il y a deux ans que je suis arrivé au Pakistan et j’ai commencé à voir une image différente. La poussière, les pauvres, la chaleur et le froid sont toujours là, mais les Oblats ici ont plantés de solides racines. Après des années de misère et de peine, nous vivons maintenant un temps de printemps. Cela est déjà évident dans le nombre. Nous avons 25 prêtres, 10 scolastiques desquels deux sont à Rome, et 4 novices. Pour la première fois dans l’histoire, le nombre des Oblats locaux (13) dépasse le nombre des Oblats étrangers (12). En effet c’est un bon temps pour les Oblats au Pakistan.

Et pourtant c’est aussi un temps critique. De ces 25 Oblats, 10 n’ont pas encore fini deux ans de vie sacerdotale. Nous traversons donc une période bien délicate de notre histoire que je suis tenté de qualifier de deuxième fondation de la Délégation. Dans ce contexte, les conseils du P. Leo DESCHÂTELETS, le Supérieur général de l’époque, aux premiers missionnaires du Pakistan, restent plus que jamais d’actualité : « alors que vous vous sentez mieux préparés pour annoncer l’Evangile, soyez sûrs que vous développez un travail d’équipe et une solide vie de communauté, toujours selon les circonstances de votre vie quotidienne. Mais faites en sorte que, sans ostentation mais en menant simplement une vie de charité, votre petit groupe soit un signe d’espérance pour ces pauvres gens. » (Fr. Christy SILVA in Colombo Province Newsletter, January/March 2009)


Afrique-Madagascar


PROVINCE CENTRALE D’AFRIQUE DU SUD
P. Joseph Anthofer - 1933 – 2009
Prashant et Shanti Gourou par excellence

Les Oblats qui ont participé à la rencontre intercapitulaire de 2007, se souviendront de cet Oblat aimable et accueillant qui était l’hôte de ceux qui logeaient dans les bâtiments aux toits de chaume du Centre de Méditation Sediba, au sommet de la colline surmontant le Centre de Retraite du Bon Pasteur, près de Hartbeespoort, en République d’Afrique du Sud. P. Joseph “Sepp” ANTHOFER est décédé le 14 mars 2009, de ses blessures, suites à une chute.

Il est venu au monde le 12 avril 1933, en Autriche. En 1954, il a fait les premiers vœux à Maria Engelport, en Allemagne. En 1957, il a fait ses vœux perpétuels, à Hünfeld, en Allemagne et a été ordonné prêtre en 1959. Après des études pastorales au Canada en 1962-1963, il est arrivé en Afrique du Sud en 1964.

Il a passé de nombreuses années dans l’Archidiocèse de Bloemfontein et dans le diocèse de Kimberley; il était connu comme Provincial, Visiteur apostolique, ami et comme un chrétien qui voulait enrichir l’humanité au nom de Jésus le Messie. Père Sepp était aussi connu et apprécié comme Prashant et Shanti Gourou par excellence.

Depuis longtemps, il voulait ouvrir un centre de méditation qui serait un instrument pour unir et renouveler l’humanité. Le 9 octobre 1993, Sediba Meditation Centre, à Hartebeesfontein (Archidiocèse de Pretoria), était inauguré et béni par le P. Marcello ZAGO, Supérieur général des Oblats.

Avant de fonder ce Centre, P. Anthofer a passé quatre ans à étudier la méditation Zen, auprès d’un maître au Japon et le Hatha Yoga, auprès d’un Gourou en Inde. Pendant les 16 dernières années, l’Esprit du Seigneur planait sur la montagne autour du Centre Sediba. Beaucoup de gens de tout genre de vie et de religion y sont venus. Leur cœur y a trouvé la paix et ils ont rencontré Dieu « face à face ».

Au début, il a été rejeté par certains chrétiens qui ne comprenaient pas ce qu’il faisait. Ils croyaient qu’il voulait mélanger le ‘non mélangeable’ : le Christianisme et le Bouddhisme. Certaines critiques ont été très acerbes.

Mais P. Anthofer était convaincu que ces commentaires et façons de voir étaient le résultat de la haine et de l’ignorance. Pour lui « la méditation Zen n’est pas une religion mais une manière de vivre qui consiste à rejoindre le centre intérieur. Elle ouvre de nouvelles approches pour comprendre le mystère de Dieu. »

KENYA
Jusqu’ici, un 2009 occupé

Depuis la Nouvelle Année, plusieurs choses sont arrivées au Kenya.

À la maison oblate à Karen, Nairobi, un mur sépare le nouveau site de construction et un nouvel édifice prend forme – un dortoir pour dix étudiants. Notre logement actuel était rempli au maximum avec le constant changement d’occupants.


Le 2 février, quatre scolastiques ont terminé leur régence et sont partis pour leurs études théologiques à Cedara en Afrique du Sud. Ce sont Dionisius Ananua, Fidelis Kimau, Stephen Muiriungi et Gideon Rimberia, OMI. Dennis KIARA est resté à Karen où il entreprend la deuxième partie de sa régence. Joseph Magambo poursuit son ministère avec Mario Azrak et Iyal Daquin Iyo à Igandene.

Le 10 février, deux candidats nous ont quittés pour le noviciat : Robert Kagane et Sammy Kang’oria; depuis 2004, il n’y avait pas de novices du Kenya. Nous espérons que dorénavant le flot se rétablira.

Notre prénoviciat à Karen est comble. Avec nos sept prénovices, nous avons deux prêtres étudiants avec nous, Anthony Mbheki de l’Afrique du Sud; il étudie la spiritualité au Collège Tangaza; et Faustin Litanda qui, pendant ce mois, suit des cours d’anglais à l’école de l’Église anglicane du Kenya.

Le 21 février à Meru, un nouveau groupe de postulants a été officiellement accepté. Quatre d’entre eux ont signé leur engagement au programme du postulat. Ils sont âgés de vingt à vingt-cinq ans.

Nous avons plusieurs raisons de rendre grâce à Dieu pour les dons que la mission oblate a reçus en 2008 et pour ces premiers mois de 2009 : deux nouveaux membres, Didace Mahuku et Faustin Litanda sont arrivés de la République démocratique du Congo; pour le retour de nos jeunes Oblats kenyans et l’inspiration qu’ils nous donnent par leur travail, leur esprit; et l’espérance d’aspirants Oblats qui viennent à nous en cherchant le Seigneur et une place pour travailler dans Sa vigne. (Soumis par Alfred Groleau dans www.omilacombe.ca et traduit par Ghislaine Lussier, CSC)

TCHAD
Au service des personnes vivant avec le VIH/SIDA

Le CEDIAM (Centre Diocésain d’Information et d’Accompagnement des Malades) : la présence oblate dans ce centre date de l’année 2000.

Actuellement trois Oblats y font leur apostolat: le père Achille NUNAKUMY qui est le Directeur, le Frère Maurice DEUZOUMBE, laborantin, et le Frère Mirabeau DIATANG, infirmier et responsable du service médical.

Au Tchad comme dans beaucoup de pays africains, le VIH/SIDA reste pour beaucoup un châtiment du Très Haut. Ainsi, les personnes infectées, voire affectées face à la surdité, à l’indifférence, au mépris et à la distance des amis et frères, se trouvent seules, indésirables, délaissées et angoissées. Nous venons alors lancer ce même cri qu’avait lancé notre père Fondateur en mars 1813 en l’église de la Madeleine: “Venez, maintenant, apprendre de nous ce que vous êtes aux yeux de la foi.”

Nos activités:

*Prévention ;
* Prise en charge médicale ;
* Soutien psychosocial et spirituel ;
* Prise en charge des orphelins et enfants vulnérables et des activités génératrices de revenus.

Pour ce qui est de la prévention, nous faisons les sensibilisations et les formations dans les paroisses, lycées, collèges, centres des jeunes…

La prise en charge médicale commence par le dépistage volontaire. La moyenne est de 20 tests par jour. Ensuite, les consultations des personnes infectées sont faites du lundi au vendredi. Nous avons actuellement plus de 1350 malades dans notre fichier actif ; 725 sont sous traitement anti-rétroviral.

Avec l’aide du gouvernement ou d’autres organismes, nous assurons le soutien scolaire à plus de 600 orphelins et enfants vulnérables (OEV). De même, nous accordons des crédits aux tuteurs des orphelins pour les activités génératrices de revenus (AGR).

Nous pourrions mieux faire si le centre avait ses propres structures adéquates pour ses différents services. Ensuite, la charge du travail est disproportionnelle au nombre du personnel. Enfin comme religieux, nous rencontrons les cas sociaux mais nous n’arrivons pas à apporter le soutien minimal: les visites en famille, les malades abandonnés dans notre centre…

Tout homme a besoin d’être aimé et écouté; les personnes vivant avec le VIH/SIDA en ont besoin davantage.

Nous sommes près d’eux pour les écouter et au retour nous nous laissons évangéliser par leur simplicité de vie. (Frère Mirabeau DIATANG)

SÉNÉGAL
Un peuple, à la spiritualité profonde

P. Nicola VENTRIGLIA, Procureur des Missions étrangères de la Province d’Italie, nous partage ses impressions après un voyage au Sénégal.

Je viens de rentrer de notre mission au Sénégal et en Guinée où j’ai eu la joie et la grâce de passer quelques jours avec tous nos missionnaires. Ce furent des jours pleins de rencontres, d’émotions, de partage du poids et de la joie de répandre l’Evangile. J’ai visité toutes nos missions. J’aimerais tant pouvoir exprimer de façon adéquate la beauté de la mission et le charme de ce continent, si pauvre et pourtant si beau et si riche en humanité et en spiritualité.

Encore une fois, la spiritualité magnifique de ce peuple m’a impressionné et m’a fait réfléchir. Je donne ici simplement deux exemples de ce que j’ai expérimenté et admiré, avec joie, étonnement et plaisir.

À Temento, dans notre sanctuaire de Notre Dame de la Paix, j’ai pris part au pèlerinage interdiocésain. Le nombre dit déjà beaucoup, étant donné le contexte d’une présence minoritaire, comme le sont les Catholiques au Sénégal : plus de quatre mille jeunes ont participé à la Vigile et ont fait les cinq derniers kilomètres à pied. Le lendemain matin, à la Messe présidée par le Nonce Apostolique, le nombre des fidèles avait presque doublé.

A notre paroisse de Dakar, les Parcelles, j’ai pu participer aux Stations du chemin de Croix, dans une église, remplie non seulement d’adultes, mais aussi de tant et tant de jeunes. Il y a une tradition de faire pendant le Carême, une procession avec les jeunes, la nuit, en se rendant un peu partout dans le quartier. Des centaines de jeunes ont passé toute la nuit à prier, chanter et méditer. Le retour, le matin à 5.30 était émouvant : ils revenaient avec un grand crucifix en bois, et derrière, suivait une marée de jeunes, tout rayonnants.


Europe


ITALIE/ESPAGNE
Rencontre historique du Conseil provincial

Une réunion du Conseil provincial qui pourra peut-être être considérée comme « historique » a eu lieu le 18 mars, à la Maison provinciale des Oblats à Vermicino, Italie. Pour la première fois, les Conseils provinciaux d’Italie et d’Espagne se sont rencontrés. Les deux Provinciaux, Nicola PARETTA d’Italie et Fernando DE LA PAZ d’Espagne ont senti que cette réunion conjointe était nécessaire en vue de l’unification des deux Provinces, ce qui se fera graduellement et en suivant des étapes bien planifiées.

Depuis quelque temps maintenant, les Oblats d’Italie et d’Espagne collaborent surtout dans le domaine des missions paroissiales, de la pastorale de jeunesse et dans la formation première. Il y a eu beaucoup d’échanges entre les deux Provinces, ces derniers quatre ans.

Pendant ce Conseil provincial conjoint, il a été question de l’état des deux Provinces, des chances qu’une mission commune peut présenter, et des étapes à prendre pour continuer le processus déjà commencé. Participaient aussi à la rencontre les PP. Ignacio ROIS ALONSO et Paolo ARCHIATI de l’Administration générale. A la fin de la rencontre, un comité ad hoc composé de quatre Oblats (deux d’Italie et deux d’Espagne) a été constitué. Sa tâche sera d’aider les Conseils provinciaux à planifier les diverses étapes du processus et à forger les instruments nécessaires pour l’animation des Provinces. Tous les participants ont été satisfaits du travail accompli. A la fin juin, il y aura une autre rencontre des deux Conseils provinciaux à Madrid. (Pasquale Castrilli in www.omi.it)

ALLEMAGNE
Un jour de pèlerinage à Maria Engelport

Le 11 février, fête de Notre Dame de Lourdes, l’Eglise catholique a célébré la 17e Journée mondiale des Malades, introduite par le Pape Jean Paul II. Les Oblats ont célébré de façon particulière cette journée, pour les malades et tous ceux qui les entourent, le dimanche, 15 février à Maria Engelport.

À 15 heures, Mgr Jörg Michael Peter, évêque auxiliaire de Trèves, a célébré, avec six concélébrants, en l’église du pèlerinage, devant quelques 200 fidèles, une Eucharistie au cours de laquelle l’onction des malades a été donnée à 25 malades. Le P. Werner Pieper et le Doyen Ernst-Walter Fuß ont eux aussi administré le sacrement des malades. L’évêque a poursuivi la célébration, comme cela se fait à Lourdes, en donnant à chaque malade la bénédiction avec l’ostensoir et le Saint Sacrement. La fête s’est conclue par la prière devant la grotte de Lourdes, à Maria Engelport.

Puis une petite collation dans la salle à manger de la communauté a bien terminé, en tout début de soirée, cette première Journée mondiale des Malades, à Maria Engelport. La bonne participation laisse augurer d’une réédition de cette journée, l’an prochain. (Nachrichten - Zprávy, mars 2009)

RÉPUBLIQUE TCHÈQUE
Exposition: Congo – l’Espoir est appelé un «métier »

Du 17 au 30 mars, le Sénat de la République Tchèque a abrité une exposition de photos, organisée conjointement par les Missionnaires Oblats et la Caritas de l’Archidiocèse de Prague. Le but de cette exposition était de montrer aux politiciens quelques projets missionnaires à Kinshasa, la capitale de la République Démocratique du Congo.

Caritas présentait son projet: l’adoption à distance; le projet des Oblats était le centre de jeunesse « Maluku », pour les enfants de la rue. Ici les jeunes peuvent apprendre un métier afin d’avoir une vie meilleure que dans la rue.

L’exposition était montée dans le vestibule du Sénat. A l’inauguration, en plus des représentants des Oblats et de la Caritas de Prague, il y avait des Sénateurs du parti chrétien et des hôtes représentants les souscripteurs et les amis. L’expérience était agrémentée par des musiciens congolais et des chanteurs. (Thomas VYHNALEK)

ITALIE
Ces 14 paroles… Et les autres 26.421?

Le père Fabio CIARDI a écrit l’éditorial suivant pour la revue, Missioni OMI, mai 2009.

“Ce problème du Sida, on ne peut le vaincre avec la distribution de préservatifs”. Quatorze paroles prononcées par Benoît XVI, dans son voyage récent en Afrique. Seulement quatorze et elles ont déchaîné un tollé dans toute l’Europe. Et savez-vous combien le Pape a prononcé de paroles en Afrique ? 26.435 !! Pourquoi donc les journalistes et l’opinion publique n’ont-ils pris en compte que ces 14 paroles et ont censuré les autres 26.421 ? En plus des motifs que nous connaissons déjà (ce produit se vend bien dans les pharmacies ; « avec le sexe, fais ce qui te semble bon » un dogme inattaquable…) le vrai motif a été d’amplifier au maximum le bruit de ces 14 paroles pour qu’on n’entende pas les 26.421 restantes.

Une de ces « autres » paroles est « malaria », une maladie qui menace plus de 40% de la population mondiale. Une autre est « tuberculose ». Oui, deux maladies très répandues et qui provoquent beaucoup plus de morts que le Sida. Mais, voyons, ces maladies sont des maladies des pays pauvres, le SIDA, lui, attaque aussi les pays riches. Nous sommes capables d’investir d’énormes capitaux pour la recherche sur le SIDA parce qu’il nous touche de près. Ce ne sont pas tant les Africains qui nous préoccupent, mais bien leur SIDA, parce que c’est une affaire qui nous touche aussi. S’ils meurent de malaria et de tuberculose, c’est leur affaire !

On a surtout claironné ces 14 paroles du Pape afin qu’on n’entende pas les autres 26.421, paroles fortes dans lesquelles il a affronté les grands thèmes de la réalité africaine d’aujourd’hui : réconciliation, paix, reconstruction, construction d’une vraie démocratie, du respect des droits de l’homme, des chemins d’un vrai développement et d’un vrai progrès, de la solidarité internationale, avec des rapports y compris commerciaux et politiques qui favorisent le respect des droits de l’homme, qui aident le développement, qui soient inspirés par l’équité, la justice et l’honnêteté, qui n’alimentent pas des intérêts particuliers, ou la corruption ; il a encore rappelé la réalisation de la promesse des pays développés tant de fois répétée de destiner le 0,7% de leur PIB aux aides officielles pour le développement…

Tous sont libres de dire ce qu’ils veulent et tous, à commencer par Zapatero et Sarkozy, revendiquent la liberté de parole et s’en prennent à l’Eglise si elle censure leurs interventions. Supposons que le Pape ait fait une erreur… est-ce que la liberté de dire ce qu’il pense ne vaut pas pour lui non plus ? Et tout simplement, sait-on ce qu’il a vraiment dit ? Il a dit que le problème du SIDA « ne peut pas se vaincre uniquement avec l’argent, même s’il est nécessaire ; s’il n’y a pas d’âme, la solution ne viendra pas de la seule distribution des préservatifs… ». Il propose ensuite une double solution : « La première est une humanisation de la sexualité, c’est-à-dire, un renouveau spirituel et humain qui porte avec lui un nouveau mode de se comporter l’un avec l’autre ; la deuxième : une vraie amitié surtout envers les personnes qui souffrent, avec une disponibilité qui va jusqu’au sacrifice et aux renoncements personnels pour être avec ceux qui souffrent. Tels sont les facteurs qui aident et qui amènent des progrès visibles. » Mais ce Pape a-t-il vraiment perdu la tête, ou n’a-t-il pas dit des choses sacrosaintes ? L’écervelé n’est-il pas peut-être, celui qui s’entête quoi qu’il arrive, au nom d’un anticléricalisme vieux style, sans même chercher à écouter jusqu’au fond ce que le Pape dit, sans savoir en quoi on le contredit.

Les préservatifs contre le SIDA auront bien leur utilité pour endiguer et contenir momentanément la pandémie, mais est-ce la solution la plus adéquate ? A la place de ce raccourci, ne devrons-nous pas prendre le chemin plus long de l’éducation à la fidélité conjugale, et d’un contrôle plus digne de la sexualité ? (Fabio Ciardi)

ALLEMAGNE
Etre Frère demande beaucoup de talents

La vie religieuse commence, pour Willibald RAAB, comme pour beaucoup de jeunes gens de son temps, avec la recherche d’un lieu d’apprentissage. Sa famille comptait déjà un Oblat, son cousin, Frère Anton RAAB, qui s’est tout d’abord occupé de la ferme à Molzbach, près de Hünfeld, puis a continué ce même travail en Afrique du Sud. C’est par lui donc que Willibald a appris à connaître les Oblats. En 1956, il se décide de commencer un apprentissage comme menuisier à Hünfeld, au Bonifatiuskloster. Autrefois le couvent n’était pas seulement une école professionnelle pour les jeunes gens qui y apprenaient la menuiserie, l’horticulture, la serrurerie, la reliure et d’autres professions encore, c’était aussi et surtout un lieu qui enthousiasmait les jeunes pour la vocation de Frère et qui les formait en conséquence.

Pour Willibald Raab, cela paraissait conséquent, son diplôme professionnel obtenu, de rester au couvent. En 1960, il commença donc son Postulat suivi du Noviciat. « J’ai encore travaillé quelque temps à la menuiserie, puis vint une longue période où j’ai dû me faire à tout autre chose » se souvient aujourd’hui, le Frère, originaire de Franconie.

Lorsque le Frère Raab a prononcé ses premiers vœux, la Province d’Allemagne d’alors vivait un temps de reconstruction, après les années de guerre. Les Frères et aussi les Scolastiques, durant les vacances, formaient ce que l’on a appelé ‘l’équipe des bâtisseurs’ (Baukolonne). En été 1962, Willibald Raab est rattaché à ce groupe et participe avec l’équipe à la construction de la maison de Mainz. Comme il y avait déjà des menuisiers dans l’équipe, il a été engagé en des domaines hors profession et s’est occupé alors de coffrage et de travail du béton. « Pendant les mois d’hiver, je pouvais donner un coup de main pour couler les dalles. Je voulais à tout prix avoir ce travail, il s’agissait de fonds en PVC dont je n’avais encore aucune expérience et je pouvais donc apprendre beaucoup. »

Apprendre beaucoup, cela a continué, pour le Frère Raab, après l’achèvement des travaux de la maison de Mainz. En automne 1967, les travaux de construction étant terminés, la « Baukolonne » est supprimée. Les Frères regagnent alors les diverses communautés. Pour le Frère Raab il s’agissait de trouver un nouveau travail. « C’était clair pour moi que je ne retournerai pas à la menuiserie parce qu’il y avait simplement trop de Frères formés comme menuisiers » raconte-t-il. Cela signifiait, se mettre à de nouveaux travaux. Pour un temps assez court, le Frère a travaillé pour la diffusion de la revue ‘der WEINBERG’ tout en assurant la tâche de portier ; s’ajoute à cela, le Service de commande des livres pour les Oblats et les Missionnaires du monde entier. « De 1974 à 1983, je pouvais de nouveau travailler à la menuiserie, en quelque sorte comme ‘vocation tardive’ » dit le Frère avec un sourire. Et puis dans les années qui ont suivi, nous trouvons le Frère dans l’administration comme économe, portier et de 1997 à 2004, comme Procureur des Mission. Bien qu’il n’ait jamais voulu aller dans les missions lointaines, Willibald Raab a travaillé pendant sept belles années pour soutenir financièrement les Missionnaires.

En été 2004, le Frère Willibald quitte Mainz pour la maison de Maria Engelport, près de Treis-Karden, sur la Moselle. Il y est économe et s’occupe des intérêts économiques de la communauté locale et donc des sessions et des retraites qui s’y tiennent. (Christoph heinemann dans Der Weinberg, avril 2009)


Anniversaires - mai 2009


60 ans de vie religieuse

1949.05.01

09232

F. Jean Destrée

Notre-Dame-du-Cap

1949.05.01

08621

P. Max Risse

Prov. Centrale d’Europe

1949.05.01

08622

Mgr Bernardo Witte

Argentine-Chili

1949.05.01

09233

F. Joseph Wucher

France

1949.05.31

08638

P. William Du Buisson

États-Unis

1949.05.31

08639

P. James Foelker

États-Unis

1949.05.31

08633

P. John Sokolski

États-Unis

50 ans de vie religieuse

1959.05.01

10628

P. Wilhelm Ebbing

Prov. Centrale d’Europe

1959.05.01

10845

P. Aloys Kapp

Namibia

1959.05.01

10632

P. Alfons Keuter

Prov. Centrale d’Europe

1959.05.01

10627

P. Klemens Klein-Hessling

Prov. Centrale d’Europe

1959.05.01

10629

P. Heinrich Mayer

Prov. Centrale d’Europe

1959.05.01

10631

P. Alfons Schüling

Prov. Centrale d’Europe

1959.05.01

10630

P. Elmar Theisen

Prov. Centrale d’Europe

1959.05.01

10681

P. Johannes Ziffels

Prov. Centrale d’Europe

1959.05.21

11213

F. Fernand Vallance

France

1959.05.21

11214

F. Norbert Werner

Prov. Centrale d’Europe

1959.05.31

10643

P. Jose Arong

États-Unis

1959.05.31

10687

P. Salvatore De George

États-Unis

1959.05.31

11216

F. Louis Gendre

Lacombe

1959.05.31

11388

F. Benjamin Juarez

États-Unis

1959.05.31

10684

P. Gerardo Kapustka

Mexique

1959.05.31

10644

P. Romeo Villanueva

Philippines

1959.05.31

10683

P. Luis Villarreal

États-Unis

50 ans de sacerdoce

1959.05.03

09868

P. Jules Daussaint

Belgique et Pays Bas

1959.05.24

09746

P. Leo Dummer

États-Unis

1959.05.28

09555

P. William Hallahan

États-Unis

1959.05.28

09709

P. Arthur King

États-Unis

1959.05.30

09454

P. Teodoro Pfeifer

Mexique

1959.05.30

09450

P. Cornelius Scanlan

États-Unis

25 ans de vie religieuse

1984.05.21

12853

F. Gorgonio Bongao

Philippines

1984.05.21

12851

P. Rafael Tianero

Philippines

25 ans de sacerdoce

1984.05.02

12530

P. A. Victor Jeyasingham

Italie

1984.05.10

12522

P. Michael Amesse

États-Unis

1984.05.12

12526

P. Rodolfo Jacobe

Philippines

1984.05.26

12552

P. Marc Boisvert

Haïti




Suffrages pour nos défunts

N° 22-27

Nom

Prov./Dél.

Naissance

Mort à

Date

P. Josef Anthofer

Prov. Centrale d’Afrique du Sud

12/04/1933

Pretoria

14/03/2009

P. Kees Verspeek

Notre-Dame-du-Cap

29/04/1912

Blanden

15/03/2009

P. Tadeusz Czaja

France-Benelux

07/09.1935

Bahia

17/03/1009

P. Gérard Gagnon

Notre-Dame-du-Cap

04/11/1918

St-Jean-sur-Richelieu

28/03/2009

Mgr Albert Sanchagrin

Notre-Dame-du-Cap

05/08/1911

Richelieu

02/04/2009

P. Robert Haramburu

France

03/10/1913

Cambo les Bains

10/04/2009


« Ils sont devant Dieu avec le signe, l’espèce de caractère propre de notre Société, les vœux communs à tous ses membres, l’habitude des mêmes vertus. Nous tenons à eux par les liens d’une charité particulière, ils sont encore nos frères, et nous sommes les leurs; ils habitent notre maison-mère, notre chef-lieu; leurs prières, l’amour qu’ils conservent pour nous, nous attireront un jour à eux pour habiter avec eux le lieu de notre repos ».
(Lettre du Fondateur au P. Courtès, 22 juillet 1828)


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