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375 janvier 1999
No. 492 octobre 2009

Méditation Missionnaire du P. Général
“Si l’on pouvait former des prêtres …”


Le Pape Benoît, en déclarant cette année « Année sacerdotale», nous a proposé un modèle : St Jean-Marie Vianney. Le Curé d’Ars parle à toute l’Eglise mais, en tant qu’Oblats, nous pouvons rechercher une inspiration complémentaire chez son contemporain, Saint Eugène. Relisant la Préface de nos Constitutions et Règles, nous trouvons ample matière pour méditer sur le sacerdoce.

« Si l’on pouvait former des prêtres, écrit-il, zélés, désintéressés, solidement vertueux… alors, on pourrait… ramener bientôt les peuples égarés à leurs devoirs trop longtemps méconnus.» Il appelle ces prêtres des « hommes apostoliques ». Pour les former, il a deux choses en tête : qu’ils soient pleins de ‘zèle’ pour le salut des autres et qu’ils soient solidement fondés dans la ‘vertu’. Il résume cet idéal par une citation biblique : « Veille sur ta personne et sur ton enseignement, dit l’apôtre saint Paul à Timothée, persévère en ces dispositions. Agissant ainsi, tu te sauveras, toi et ceux qui t’écoutent. » (1Tm.4,16). Veiller sur soi, se sauver soi-même, et sauver ceux qui écoutent : c’est ainsi qu’Eugène formule la vie du prêtre.

La plupart de ce que notre Fondateur dit, s’applique, non seulement aux prêtres mais à tout Oblat, y compris à nos Frères, à ceux qui sont en formation première et à nos Associés Laïcs et de fait, à tout chrétien. Si l’une des caractéristiques du sacerdoce, tel que le comprend St Eugène, est une proximité particulière aux personnes, cela vient probablement de sa prise de conscience que les exigences de la vie chrétienne sont les mêmes pour les prêtres que pour tous. Aujourd’hui nous sommes très sensibles au fait que les chrétiens sont avant tout des frères et des sœurs. Le Christ nous l’a dit, et donc la fraternité, sous un seul Maître et sous un seul Père, dépasse en importance toutes les distinctions hiérarchiques. Le Baptême, le plus important des sacrements, fait de tout chrétien un leader, un prophète et un prêtre.

Dans notre Congrégation, la présence des Frères est très importante pour nous rappeler cette vocation chrétienne fondamentale et notre fraternité. Les nombreux laïcs qui s’inspirent de notre charisme nous rendent aussi conscients de cette même fraternité. Et dernier point, et non des moindres, Marie, notre patronne, nous fait réaliser qu’en premier lieu, nous sommes tous des frères et des sœurs. Nous vénérons la Mère de Dieu, sous le vocable de l’Immaculée, et contemplons sa sainteté. L’appel universel à la sainteté, souligné par Vatican II, nous rend tous égaux devant Dieu.

Ce n’est que sur le fondement solide de la fraternité que nous serons capables de reconnaître ce qui est si spécial dans le sacerdoce ministériel. Et maintenant, commençons par reconnaitre avec gratitude qu’il est spécial ! L’Eglise est riche en diversités – il suffit de donner un coup d’œil aux milliers d’anciennes et de nouvelles spiritualités, d’organisations, d’expressions culturelles de notre foi, etc. Chacune de ces expressions s’enrichit par les autres. Ce même enrichissement existe aussi dans la relation entre le sacerdoce ordonné et tous les autres dons que Dieu a répandus sur l’Eglise : on s’enrichit de tous côtés ! C’est vrai de dire qu’un laïcat conscient et actif rend les prêtres, meilleurs prêtres, alors que de bons prêtres servent aux laïcs à découvrir leur mission spécifique dans le monde. Le Pape Benoît s’est récemment exprimé dans ce sens, en termes plus élaborés : « Plus les fidèles sont conscients de leurs responsabilités dans l’Eglise, plus clairement se situe l’identité du prêtre et son rôle irremplaçable comme Pasteur de l’ensemble de la communauté, comme témoin de l’authenticité de la foi et comme intendant, de la part du Christ, la Tête des mystères du salut. » (Benoît XVI, 17 septembre 2009).

Utilisons une comparaison: la relation entre l’homme et la femme existe pour renforcer et non pas pour diminuer l’identité sexuelle des deux conjoints, ou les rendre identiques. De la même manière une saine relation et l’interaction entre qui est ordonné et qui ne l’est pas, renforcera les uns et les autres dans leurs vocations particulières. On pourrait ajouter : Comme dans le mariage, cette relation devient féconde en produisant de nouvelles vocations chez les laïcs et les prêtres ordonnés.

En deuxième lieu, demandons-nous qu’est-ce qui au fond rend le sacrement de l’ordre si précieux ? Nous pourrions dire plusieurs choses, mais découvrons-les à nouveau pendant cette année du prêtre. Pour conclure cette méditation, laissez-moi vous dire quelque chose qui personnellement m’impressionne. Notre foi nous dit que le sacerdoce ordonné donne au peuple un accès sacramentel au Christ ; ce qui me frappe c’est en quelque sorte la garantie d’avoir un accès immédiat au Christ. Quand le prêtre ou le diacre baptisent ou prêchent, quand le prêtre préside l’Eucharistie, pardonne les péchés, ou donne l’onction aux malades, quand l’évêque ordonne, quand l’un de ceux-ci prend soin des pauvres ou agit comme président de l’assemblée – c’est ‘comme si’ le Christ lui-même agissait ici. En effet le Christ est mystérieusement présent à travers le sacrement de l’ordre et les prêtres qui, malgré leurs limites humaines, nous mettent en contact avec le Christ.

Saint Eugène était bien conscient du don précieux du sacerdoce que l’Eglise lui avait confié, mais il savait que cela demandait vigilance et attention. « Si l’on pouvait former des prêtres zélés, désintéressés, solidement vertueux… » ne faisait-il que rêver ? son rêve pourrait-il devenir réalité, même encore aujourd’hui ?


Administration Générale


CHAPITRE GÉNÉRAL
Un Cœur nouveau – Un esprit nouveau – Une nouvelle mission

L’« Année du Chapitre » a commencé ! Le 35e Chapitre général, qui commencera à Rome, le 8 septembre 2010, est un moment très important dans l’histoire de notre Congrégation. Un moment de grâce, non seulement pour les capitulants, mais aussi pour chaque Oblat à travers le monde.

Le thème du Chapitre a été développé par la Commission précapitulaire, il y a une année. Il s’appuie sur les suggestions présentées par les provinciaux dans la rencontre intercapitulaire en Afrique du Sud, en octobre 2007 : Centrés sur la personne de Jésus-Christ, source de notre mission, nous nous engageons à une conversion profonde, personnelle et communautaire.

En mai dernier, les Supérieurs d’Unités ont reçu du matériel d’animation à distribuer à tous les Oblats. Ce matériel doit servir à la discussion et à une réflexion priante, personnelle et communautaire. L’accent y est mis sur le thème du Chapitre sous une triple dimension : Conversion personnelle ; Conversion en communauté et Conversion de notre mission dans le monde. Quelques parties de ce travail sont à faire individuellement, d’autres dans les petits groupes communautaires et même en Assemblées d’Unités.

Les Chapitres généraux, dans les années récentes, ont formulé l’essence de la session dans un slogan qui souvent est devenu le titre du document publié par le Chapitre : par ex. « Évangéliser les pauvres à l’aube du nouveau millenium » et « Témoins de l’Espérance. »

Lors de la rencontre la plus récente de la Commission précapitulaire, les commissaires ont suggéré le slogan : Un cœur nouveau – Un esprit nouveau – Une nouvelle mission.Ce slogan qui résume le thème du Chapitre, est inspiré du Prophète Ezéchiel : « Je leur donnerai un cœur nouveau, je mettrai en eux un esprit nouveau ; je leur enlèverai du corps leur cœur de pierre et je leur donnerai un cœur de chair, afin qu’ils marchent selon mes lois et qu’ils observent mes coutumes et les mettent en pratique ; alors ils seront mon peuple et moi je serai leur Dieu. » (Ez. 11,19-20)

Les commissaires ont aussi établi une liste provisoire du personnel auxiliaire du Chapitre : secrétaires, traducteurs, etc. Au nom du P. Général, le commissaire, P. David KALERT, contactera très bientôt les Supérieurs majeurs et des Oblats en particulier, pour leur demander de sacrifier un peu de leur temps, pour aider à faire de ce Chapitre, un succès.

GOUVERNEMENT CENTRAL ET CROCUS
Session conjointe – San Antonio

Du 8 au 11 septembre 2009 a eu lieu à San Antonio (Texas) la Session conjointe des Conseils provinciaux de la Région Canada/USA (CROCUS) et du Gouvernement Central. C’était la première fois que la Région canadienne/USA avait l’occasion de rencontrer, en tant que Région, le Père général et son Conseil. L’objectif visé était : 1) accroître la connaissance mutuelle, d’une part, entre les membres des quatre conseils provinciaux présents (USA, Lacombe, Assumption, Notre-Dame-du-Cap), d’autre part, entre ces derniers et les membres du Conseil général; 2) de réfléchir ensemble sur l’avenir de la Région. Le thème proposé, inspiré du charisme du Fondateur, était le suivant : «Mettre tout en œuvre pour que soient évangélisés les pauvres aux multiples visages dans la réalité de notre Région».

L’ouverture de la session eut lieu l’après-midi du 8 septembre et consista surtout en une première prise de contact entre tous les participants. Le lendemain, 9 septembre, fut consacré à des présentations audio-visuelles, préparées par chacune des provinces, comportant deux volets, l’un, le matin, axé sur l’histoire, l’autre, l’après-midi, sur la situation présente de chacune d’entre elles. Premier tour d’horizon, passablement contrasté, qui permit de prendre conscience des différences et des ressemblances des défis vécus de part et d’autre.

L’avant-midi du 10 mit en scène Mgr Claude Champagne, o.m.i., évêque d’Edmundston (Canada), qui parla de «La mission dans le contexte de la Région Canada/USA», puis deux jeunes confrères oblats, Pierre-Olivier Tremblay (Notre-Dame-du-Cap) et Joseph Dowling (USA) qui abordèrent le thème : «Rêver, l’avenir du charisme oblat dans notre Région». Le premier exposé fut suivi, ce même matin, d’un travail en équipes et d’une plénière, tout comme les deux autres, mais en après-midi cette fois. Journée riche en questionnements, échanges, suggestions de toutes sortes.

Le vendredi 11, journée de clôture, fut l’occasion, le matin, d’un long et fructueux échange entre le Conseil général et la Région, puis l’après-midi, d’une évaluation de la session et d’une dernière prise de parole.

En tout, la session réunit près d’une cinquantaine de participants dont trois laïques associés et deux traducteurs, Maurice Lesage (NDC) et Ronald Laframboise (USA). Les services de ces derniers furent particulièrement appréciés. Tout comme ceux d’ailleurs des animateurs de la session (Marc Dessureault, William Antone, Marian Gil, Tony O’Dell et Marcel Dumais). Il faut en dire autant du personnel de l’Oblate Renewal Center et de la direction de l’Oblate School of Theology dont les membres de la session étaient les hôtes. La préparation soignée des liturgies du matin et du soir ne contribua pas peu au climat d’ouverture et de fraternité qui régna durant toute la session. (Pierre Hurtubise, o.m.i.)


Europe


FRANCE
Le doyen de la Congrégation célèbre ses 80 ans de sacerdoce

Assurément ce vendredi 21 août 2009 restera dans les mémoires. Ce jour là, en effet, la communauté de Strasbourg avait décidé de fêter de nombreux jubilaires : le frère Fernand Wallance fêtait ses 50 ans de vie religieuse, le frère Joseph Wucher ses 60 ans de vie religieuse et le frère Léon Dumont ses 70 ans de vie religieuse. A ces jubilés de vie religieuse s’ajoutait l’anniversaire d’ordination sacerdotale pour les Oblats : les Pères Jean Philippe, André Durand et Charles Cathelin fêtaient leurs 50 ans de vie sacerdotale, le Père Lucien Wisselmann ses 60 ans, le Père Marcel Keller ses 65 ans, le Père Victor Robert ses 70 ans, le Père Othon Denner ses 75 ans et le Père Alexandre Kayser ses 80 ans ! Il est vrai que le Père Kayser, encore solide comme un roc pour ses 106 ans, est, semble-t-il, le doyen de la Congrégation.

Pour l’occasion, l’archevêque de Strasbourg, Mgr Jean Pierre Grallet s’était déplacé et est venu présider la célébration. En quelques mots simples, Mgr Grallet a félicité les heureux jubilaires, tout en donnant une homélie qui insistait sur « la charité entre frères, la mission toujours actuelle et la fidélité sans faille ». Une célébration toute simple mais priante à laquelle ont participé des amis, des proches, des petites sœurs vietnamiennes qui connaissent bien les Oblats. Le Provincial de France était venu, lui aussi, entourer les jubilaires ainsi que le Vicaire Provincial aux anciens, le P. Bernard Noyer, et les oblats des communautés proches.

La fête n’eût été complète si les convives n’avaient dégusté un « Gewurztraminer – vendanges tardives » vin d’Alsace réputé, offert par une amie des Oblats. Une belle fête oblate, telle que nous l’apprécions. (Yves Chalvet de Récy)

POLOGNE
Un homme aux multiples talents

Après l’ordination sacerdotale, un Oblat commence normalement son service dans la pastorale ou comme prédicateur, éventuellement aussi comme formateur ou professeur. Quand le P. Alfons KUPKA devint prêtre en 1955, ses supérieurs avaient quelque chose d’autre en tête pour lui. Directement après son année de pastorale, ils l’ont envoyé à Gdansk. « Mes supérieurs avaient la conviction que ce serait fort utile pour notre travail en Mission, si j’étudiais l’architecture », dit Alfons qui a aujourd’hui 77 ans. Qu’un prêtre étudie l’architecture n’était certainement pas commun à l’époque et surtout pas dans la Pologne communiste de1956.

Quand le P. Kupka commença ses études à Gdansk, les circonstances étaient devenues vraiment favorables. Après les troubles politiques de l’automne 1956, Wladyslaw Gomulka avait pris le pouvoir en Pologne. « Tout était soudain devenu plus libéral, raconte Alfons, et quand je me suis annoncé comme prêtre au Directeur de la haute école, il a simplement dit qu’il n’y avait pas de problèmes, pourvu que j’étudie et fasse les mêmes travaux que les autres étudiants.

Après ses études, Alfons Kupka s’est occupé principalement de la rénovation des bâtiments des diverses maisons oblates de Pologne, mais, en particulier, il s’est consacré à la construction des églises. Entre vingt et trente églises, se souvient-il, pour lesquelles il a fait les plans et surveillé les travaux, en plus de ses autre tâches. Mais précisément, de combien d’églises s’agissait-il, il ne le sait plus. De toute façon on retrouve aujourd’hui ses travaux en Pologne, Biélorussie, Ukraine, Cameroun et Madagascar. Il se souvient encore très bien d’une construction. Il s’agissait de construire une église pour une paroisse. L’autorisation n’arrivait pas, la construction ayant été interdite. Le temps pressait, la communauté chrétienne était là et elle avait besoin d’une église ; ainsi, malgré l’interdiction et en une semaine à peine, une église de bois et d’acier a surgi. Pour cette construction illégale, il a dû payer une amende, mais aujourd’hui, après 30 ans, l’église existe toujours. « Il fallait avoir la tête bien vissée sur les épaules, quand, dans ces temps difficiles, on voulait réaliser un projet, disait-il en souriant. » La même chose s’est passée à Poznań, lorsque les Oblats ont bâti une toute nouvelle église, il a fait passer le projet auprès des autorités communistes, comme simple restauration.

Si vous pensez qu’il suffisait au P. Kupka d’être, à tour de rôle, prêtre et architecte, vous vous trompez. En 1974, il devint Provincial des Oblats polonais. Pendant son mandat, il a pu s’engager pour les Missions étrangères qui lui avaient toujours tenu à cœur. Les Oblats ont donc été envoyés au Cameroun et à Madagascar, et là aussi il y a eu beaucoup à construire.

Envoyer des missionnaires, construire des églises et des postes de mission, Alfons Kupka n’y arrivait pas seul. Il voulait faire grandir l’idée de la mission dans son pays et pour cela il avait absolument besoin d’une revue. « Pendant tout mon mandat, je n’ai pas réussi à fonder cette revue missionnaire, mais à nouveau nous avons eu beaucoup de chance. C’était le temps du syndicat Solidarnosc, et l’Etat a, tout d’un coup permis la parution de douze différents journaux et revues catholiques. » L’une de ces revues était « Misyjne Drogi », la revue missionnaire des Oblats polonais. La permission étant accordée ce qui manquait c’était une Rédaction. Le successeur d’Alfons comme Provincial, a trouvé la solution: « Tu as voulu ce magazine, maintenant, fais-le. » C’est ainsi qu’il l’a nommé en 1983 pour se charger désormais de la chose. Et depuis « Misyjne Drogi » (‘Chemins missionnaires’) en est à sa 27e année, et le P. Kupka y travaille toujours. Puis il s’occupe encore de constructions. S’arrêter, ce septuagénaire n’y pense pas. Comme Oblat il accomplit son service ; comme prêtre, architecte ou rédacteur, aujourd’hui encore il est là où sa communauté a besoin de lui. (Christoph HEINEMANN - Der Weinberg, juillet-août 2009)

UKRAINE
Respirer la vie en Ukraine

“Подих Життя” (prononcer: “Podykh Zhyttia”) signifie “Respirer la Vie”, c’était le titre du festival des jeunes , qui s’est tenu du 13 au 15 août à Obukhiv en Ukraine.

Le choix du titre est important: nous avons tous besoin de respirer pour vivre ; l’air que nous respirons nous motive et nous pousse à agir. Ceci est particulièrement vrai pour les jeunes qui baignent dans tout ce que le monde leur présente, mais qui les laisse vides et secs à l’intérieur. La grâce de Dieu, le Saint Esprit, une nouvelle vie dans le Christ, voilà l’eau qui étanche notre soif. Mais, compte tenu du passé récent du communisme en Ukraine et de l’arrivée du matérialisme avec la sécularisation, beaucoup de jeunes ne connaissent pas Celui qui est venu afin qu’ils « aient la vie et l’aient en abondance. » (Jn 10,10). C’est pourquoi, les Oblats et la jeunesse ukrainienne oblate venant de nos paroisses, ont collaboré pour organiser un festival qui devrait maintenant se célébrer tous les étés. Sœur Yulia, OMI, la première sœur Oblate ukrainienne est venue d’Espagne pour nous prêter main forte. Nous nous sommes inspirés de ce que font les Oblats et la jeunesse oblate en Pologne, qui célèbrent le « Festival de la Vie » depuis des années.

Pendant les jours du festival, il y avait des conférences sur des questions qui affectent la jeunesse, par exemple: se connaître soi-même, l’avenir, la famille, l’amour, l’amitié vraie… et bien sûr : Dieu. De plus, il y avait des ateliers, avec des petits groupes de travail sur ces mêmes thèmes. Les jeunes pouvaient aussi réaliser des saynètes, des chansons, faire du sport, assister à des concerts de rock chrétien.

Nous voulions célébrer la vie que Dieu nous a donnée ! Mais afin de recevoir la Vie, en majuscule, des temps de prière et des célébrations spécialement préparées étaient proposées, sans oublier un exercice très formateur, impliquant collaboration et coresponsabilité de chacun : maintenir la propreté du camp – nous vivions sous la tente et faisions la cuisine nous-mêmes -. Il y avait aussi des occasions d’évangélisation : cette année, par exemple, nous avons eu un Chemin de Croix vivant, dont les jeunes étaient les acteurs, qui a passé par les rues de la ville, se mêlant ainsi aux nombreux passants. Nous avons aussi invité une équipe locale de football à venir jouer avec nous, et nous avons invité toute la ville au concert de musique chrétienne.

Notre but était d’inviter le plus de jeunes ukrainiens possible, mais en particulier ceux qui sont les plus éloignés de la foi. Cette année, pour notre premier essai, nous nous sommes limités aux jeunes de nos paroisses oblates afin de nous faire la main et d’apprendre comment organiser les prochains festivals. Cela explique pourquoi nous n’avions que 40 participants. L’année prochaine, le festival sera ouvert à toute la jeunesse d’Ukraine. Nous espérons que le temps venu, ils seront plusieurs centaines. Nous travaillons déjà au prochain festival. Nous demandons donc vos prières et vous demandons d’inviter d’autres à prier pour que nous soyons capables de donner à la jeunesse d’Ukraine le vrai « Pain de Vie ». (Diego SÁEZ)


Asie-Océanie


PHILIPPINES
Evaluation du ministère parmi les peuples autochtones

Huit Oblats qui travaillent ou ont travaillé en pastorale parmi les peuples autochtones (IP), se sont retrouvés avec le Provincial, Ramon BERNABE, le 6 août dernier, afin de réviser les orientations de ce ministère et proposer de nouvelles initiatives.

Parmi les présents il y avait Mauricio Zuyco, Rogelio Tabuada, Navarro Matas, Elmer Boston, Ra­phael Tianero, Rizalde Or­ola, Jose Aduana, et Renante Aban. Chacun a eu la possibilité de raconter ce qu’il avait fait auparavant et ce qu’il pensait de ce ministère actuellement. Fr. Mauricio, après quarante ans d’un tel ministère, était le plus expérimenté de tous. Renan, quant à lui, était le nouveau coordinateur de cette pastorale, non seulement pour les Oblats, mais aussi pour l’Archidiocèse de Cotabato.

Le ministère oblat parmi les IP couvre deux régions géographiques à Mindanao Central : la Kulaman Valley au Sultan Kudarat, et Pangipasan au Nord de Cotabato. A Sulu, ce ministère existe aussi parmi les Badjaos, dans le cadre du Vicariat Apostolique de Jolo et du Collège Notre Dame de Jolo. Au long des années, les programmes destinés aux IP ont traité divers sujets : le relevé et la documentation concernant les terres ancestrales ; l’éducation formelle et non-formelle ; les services de santé ; l’agriculture ; les infrastructures de base ; les mouvements d’opinion pour la défense de l’environnement ; l’organisation des communautés et la catéchèse. Le groupe reconnut cependant que la clé en tout ceci était la solidarité culturelle : entrer à l’intérieur de la vie des IP tout particulièrement en apprenant leur langue. En partant de cette approche fondatrice, empreinte de profond respect, d’autres programmes de perfectionnement et de catéchèse pourront se poursuivre.

A la fin de la rencontre, les participants ont identifié quelques éléments essentiels qui font partie du cadre de travail des Oblats parmi les IP :

- Les Oblats s’engagent dans ce ministère parce que les peuples autochtones font partie des gens exclus et qui n’ont pas voix au chapitre, dans la société d’aujourd’hui ;
- Le ministère oblat parmi les IP demande de vivre avec les peuples autochtones dans leurs lieux de vie spécifiques ou leurs communautés (inculturation, apprentissage de la langue ; connaissance de leurs contextes socioculturels et politiques, etc.) ;
- Les peuples autochtones ne sont pas des monolithes, mais sont composés de divers sous-groupes, avec leurs caractéristiques propres;
- Les Programmes pour les IP devraient partir des identités, et tirer leur priorité de leur importance et de leur capacité à développer des aptitudes chez ces peuples.
- Les Oblats dans ce ministère doivent être solides dans leur identité chrétienne et oblate, avoir une attitude d’ouverture et être intéressés à embrasser ce ministère;
- Les Oblats dans ce ministère devront être prudents en engageant des partenaires et des intervenants, de manière à ne pas compromettre nos valeurs et les meilleurs intérêts des peuples autochtones que nous désirons servir.

Le groupe recommande aussi d’identifier suffisamment tôt les scolastiques, montrant des dispositions et des tendances pour ce ministère, afin de leur donner l’occasion de se spécialiser dans le ministère parmi les peuples autochtones. (RGB dans OMI Philippines, août 2009)

JAFFNA
Le Centre Oblat aide les veuves de la guerre

Alors que le peuple tamoul se morfond dans les camps de réfugiés, après la fin de la guerre civile, les veuves et les enfants sont bien les plus durement frappés par la situation. Une veuve tamoule qui a parlé à UCA News sous anonymat, a dit que son plus grand souci c’est la violence sexuelle contre les jeunes femmes comme par exemple sa fille de 17 ans. La mort de son mari l’an dernier l’a laissée, à 39 ans, avec trois enfants. Afin de protéger sa fille, elle a cherché un candidat pour un mariage. Son histoire se répète et plusieurs parents ont été contraints de faire la même chose pour protéger leurs filles.

Les veuves dont les parents sont dans les camps, se trouvent souvent sans soutien de famille. Elles doivent alors se débrouiller toutes seules et prendre en charge l’éducation, ainsi que la formation morale de leurs enfants, souvent des adolescents. « Beaucoup d’hommes ont été tués dans la guerre et maintenant leurs veuves doivent se prendre en charge elles-mêmes et assurer l’avenir de leurs enfants,» dit le P. Paul Jeyanthan PACHCHEK, directeur du Service Social Oblats (OSS) dans le diocèse de Mannar, qui vient en aide à ces femmes et leurs enfants. OSS est né le 22 mai, dans le diocèse de Mannar, quatre jours après la fin de la guerre civile, 14 Pères oblats y interviennent.

L’OSS fournit des suppléments de nourriture, des habits, et répond à d’autres nécessités comme le manque d’ustensiles de cuisine et des articles pour le soin des bébés. Il fournit aussi des manuels scolaires et de l’argent de poche pour les enfants. Les veuves attendent aussi une réponse à leurs besoins spirituels : « les chapelets et les livres de prières sont beaucoup demandés » dit le P. Celestine MASCARINGHE, curé de la paroisse St. Anthony à Cheddikulam. Pour l’instant l’OSS a déjà dépanné plus de 700 veuves dans le camp de Kathirgamar à Cheddikulam.

P. Pachchek signale qu’ « un emploi et la sécurité à long terme ne sont possibles pour les adolescents que s’ils sont libérés des camps. » Comme pour tous les travailleurs sociaux, son accès aux camps est limité. Le gouvernement prétend qu’il doit empêcher les agences d’aide, les médias, les défenseurs des droits et même les parlementaires dans l’opposition d’accéder aux camps, tant que la recherche des rebelles tamouls n’est pas terminée.

L’OSS cherche à fournir des machines à coudre, du bétail, des machines agricoles, des aliments lyophilisés pour ceux qui ont été réinstallés dans leurs villages, dit P. Mascaringhe. Le Ministre des Secours en cas de Désastres estime qu’il y a 7.894 veuves, réparties en 30 camps et 57.293 enfants dont 1.034 sont orphelins. Ajoutez à cela 3.100 femmes enceintes, âgées, pour la plupart, de moins de 18 ans, ces chiffres viennent du ministère. (Repris de www.ucanews.com du 20 août 2009)

INDONÉSIE
Visite du P. Général

La nouvelle que le Supérieur général, P. Wilhelm STECKLING, viendrait visiter l’Indonésie en juin, souleva une vague d’enthousiasme et d’excitation dans la Province. Comme la visite ne durait qu’une semaine, il a fallu tout bien organiser afin de permettre au plus grand nombre d’Oblats d’en bénéficier au maximum. L’accent était mis sur les maisons de formation. Etant donné cette visite spéciale, l’un des scolastiques dont les vœux perpétuels étaient prévus pour la fin de 2009, a été d’accord de se préparer pour les faire en juin.

Bien que le P. Général ait reçu les vœux perpétuels de beaucoup de jeunes Oblats, cette célébration avait un caractère spécial. Depuis plusieurs années, la communauté de formation indonésienne a incorporé dans la célébration des vœux perpétuels, une cérémonie javanaise traditionnelle appelée « SIRAMAN », ou la cérémonie du bain, souvent utilisée comme préparation dans les mariages. Le symbolisme est clair : il s’agit de se purifier pour la nouvelle vie qui va commencer. La cérémonie a eu lieu le matin du jour des vœux et l’eau utilisée provenait de différentes sources à la signification spéciale, venant en particulier de sanctuaires mariaux à Jogjakarta. Les personnes engagées dans cette cérémonie étaient les membres de la famille du candidat ainsi que de la famille oblate. Celui qui verse l’eau a dit aussi une prière en invoquant l’aide de Dieu pour l’avenir du jeune Oblat. P. Steckling a pris une part active dans cette cérémonie culturelle. Dans la soirée de ce même jour, pendant la messe, le P. Général recevait les vœux de Fr. Antonius SUSSANTO.

Pendant son séjour à Jogjakarta, le P. Général s’est rendu disponible pour rencontrer les dix scolastiques et les six novices, ainsi que pour des rencontres avec les formateurs et le responsable des vocations. Le jour suivant il y eut ce que nous appelons le JOUR DE RENCONTRE OBLATE. La Province s’est retrouvée à 98%, pour une session de questions et réponses avec le P. Général. La journée s’est conclue par l’Eucharistie au cours de laquelle furent célébrés les 40 ans d’ordination sacerdotale des PP. Natalino BELINGHERI, Jacques CHAPUIS, Antonio BOCCHI, et Charlie BURROWS.

Le jour suivant, le P. Général est allé visiter la paroisse de Cilacap où les premiers Oblats ont commencé le ministère en 1972, il a aussi visité le sanctuaire marial de Kaliori, tout à côté. Dans les deux endroits il a pu rencontrer nos bons et fidèles amis des Oblats, les membres de l’AMMI et les amis du Scolasticat Oblat. Le dernier endroit qu’il a visité a été la paroisse oblate de Cengkareng à Jakarta, une paroisse qui compte 20.000 fidèles et trois Oblats. Ici aussi, le P. Général a pu rencontrer les groupes de l’AMMI qui soutiennent le travail des Oblats. Le jour de son départ, le P. Andri ATMAKA et le P. Peter STOLL l’ont accompagné rendre visite au Cardinal Archevêque de Jakarta, Julius Darmaatmadja, S.J. Le Cardinal a comme une relation spéciale avec les Oblats depuis qu’il a été l’invité spécial de la Province à la canonisation du Fondateur.

Puis, il était temps de partir, mais les derniers moments ont encore apporté quelques ennuis. A son arrivée, le P. Général avait payé un visa de 7 jours. Peut-être quelqu’un s’était-il trompé dans le calcul et avait fait courir son séjour dès le jour d’arrivée. Le P. Steckling a donc dû faire un petit « cadeau » à la caisse de l’Etat, pour cette journée supplémentaire. (John O’DOHERTY)

LAOS
L’intention missionnaire du Saint Père

Pendant le mois de septembre, le Saint Père demande de prier pour: “Que les Chrétiens du Laos, du Cambodge et du Myanmar, ne se découragent pas dans les grandes difficultés que souvent ils rencontrent pour annoncer l’Evangile à leurs frères, et qu’ils fassent confiance à la force du St. Esprit. »

Un ancien missionnaire du Laos, P. Angelo PELIS, un Oblat italien, a été interviewé à Radio Vatican sur la situation au Laos où il a travaillé. P. Pelis est maintenant postulateur pour la cause du P. Mario BORZAGA et de son catéchiste Paul Thoj Xyooj, tués par la guérilla en 1960 au Laos. P. Pelis a expliqué la situation de l’Eglise au Laos aujourd’hui.

Aujourd’hui l’Eglise vit une situation que je n’appellerai pas de persécution. Dans le passé, elle a été persécutée au point que les quelques prêtres et laïcs dans les villages étaient au bord de l’apostasie. Aujourd’hui, l’Eglise vit sous le contrôle des autorités.

Les conséquences de cette situation pour l’Eglise locale sont illustrées dans les deux faits suivants. Depuis 1975, au nord Laos, il n’y a qu’un seul prêtre, qui malheureusement reste marqué par ses années de prison. Quand il a été libéré, il est resté sur place et depuis 1998, il est administrateur apostolique. L’autre fait est que depuis 1975, l’Eucharistie n’a pas été célébrée au nord Laos. C’est la grande souffrance que nous endurons.

Ces dernières années ont vu cependant quelques améliorations. En janvier dernier, après 34 ans, une communauté religieuse de femmes est revenue à Luang Prabang, l’ancienne capitale royale du nord Laos ; elles s’occupent d’un groupe de personnes malentendantes. D’autre part, à Vientiane, la capitale, il y a, depuis 1983 un évêque oblat, originaire du Laos, Mgr Jean Khamse VITHAVONG ; infatigablement, il s’est dévoué à sa mission. Il a très peu de prêtres – quelques uns sont âgés et malades – ils ont beaucoup souffert de la situation et du contrôle des autorités. Mais, enfin, il a eu la satisfaction et la grande joie, en juin il y a trois ans, de voir l’ordination de deux jeunes prêtres qui ont étudié à l’étranger.

Mon espoir pour l’avenir est qu’il puisse y avoir un plus grand dialogue avec le gouvernement du Laos qui enfin semble avoir compris la mission fondamentalement humanitaire de l’Eglise catholique. C’est pourquoi, l’espoir subsiste qu’un jour ces étrangers qui ont été les premiers évangélisateurs – je parle surtout des Français mais aussi de nous Italiens depuis 1957 – pourront revenir au pays. Mais l’espoir naît aussi sur place. Je pense au séminaire national qui a ouvert ses portes au sud Laos, avec environ 20 jeunes gens et qui lentement mais sûrement offre de nouveaux prêtres à l’Eglise. (P. Angelo Pelis, omi)

TURKMENISTAN
Deux Oblats les seuls prêtres du pays

(Tiré d’une entrevue du P. Andrzej MADEJ, Supérieur de la mission, à la revue Misioneros Tercer Milenio)

Il n’y a que nous deux Oblats, ici. Nous sommes les seuls prêtres dans tout le pays. Nous sommes ici comme représentants du Saint Siège. Nous avons le passeport diplomatique du Vatican. A l’intérieur de la Nonciature, nous avons une chapelle qui est ouverte toute la journée et les gens qui le souhaitent peuvent venir prier avec nous.

Je fais partie du corps diplomatique. C’est une croix pour moi, parce que je dois être présent à toutes les réceptions. Je dis à mes amis : « quelle croix ! quelle croix ! » Mais cela me donne une chance d’être présent à des mariages ou à des banquets, deux ou trois fois par semaine. Je suis le doyen du corps diplomatique puisque j’y suis depuis 12 ans, alors que les autres ne restent que deux ou trois ans. J’essaie d’être fidèle à ces rendez-vous qui me donnent l’occasion de nouer des relations et des amitiés.

Nous avons beaucoup de visiteurs dans la maison. Ils ne viennent pas tous pour des raisons strictement religieuses. Des amis et des familles nous rendent visite. Notre maison, la Nonciature, est un lieu de rencontre des cultures et des religions. C’est une magnifique occasion pour faire avancer les valeurs du Royaume, dans l’espoir que tout cela fasse grandir la paix parmi les peuples et favorise la fraternité universelle.


Canada--États-Unis


ETATS UNIS
Des jeunes de Floride, en mission au Pérou

Après les JMJ en Australie, en 2008, quelques jeunes de la Paroisse St. Stephen, dans l’archidiocèse de Miami, ont exprimé le désir de continuer à approfondir leur foi et d’expérimenter une mission oblate, en dehors de leur propre pays.

St. Stephen est une grande paroisse multiculturelle où travaillent trois Oblats : P. Alejandro ROQUE (curé) et ses deux associés, les PP. Jonathan CLOSNER et Quilin BOUZI ; cette équipe est, elle aussi multiculturelle, puisque P. Alex est né à Cuba, P. Jonathan au Texas et P. Quilin à Haïti.

Pendant une année, neuf jeunes et quatre adultes se sont formés pour la mission. Ils sont venus deux fois par mois, à la paroisse, pour se préparer mentalement, spirituellement et physiquement à leur mission à l’étranger.

En juin 2009, tous les treize sont arrivés à Lima où ils ont été accueillis chaleureusement par le Supérieur de la Délégation, P. Mauricio SCHROEDER. De là ils sont allés en bus à Chincha, à trois heures au sud de Lima. Les Oblats travaillent à Pueblo Nuevo, un quartier aux environs de Chincha où habitent les pauvres. La région a été dévastée pour le tremblement de terre de 2007. En arrivant sur la zone, ils ont vu les marques évidentes de ce désastre.

Après s’être installés temporairement dans un petit couvent, occupé autrefois par des religieuses, ils ont fait le tour de la ville avec le P. Eduardo TERREROS. Le premier chantier de leur travail missionnaire a été d’aider le Frère Blaise MAC QUARRIE, dans un projet de construction de maisons, pour les gens qui ont tout perdu dans le tremblement de terre. Ils se sont répartis en petites équipes de travail de manière à pouvoir faire l’expérience des diverses étapes de la construction.

Ils allaient tous les jours aux chantiers de construction ; en plus de cela, les jeunes missionnaires se sont aussi engagés en d’autres domaines apostoliques. Accompagnés par les leaders des secteurs paroissiaux (un autre nom pour les Communautés ecclésiales de base), ils ont visité les maisons des paroissiens très pauvres. Ils visitaient les gens, échangeaient les expériences et priaient avec eux.

Ils ont aussi visité l’ “Asilo de Ancianos”, une maison de personnes âgées, tenue par des Frères missionnaires d’Espagne. Beaucoup de ces anciens ont été trouvés dans des mouroirs, abandonnés là pour mourir. D’autres étaient dans la rue parce que leurs familles ne voulaient plus s’en occuper. Tous les jours, ces personnes âgées attendaient la visite des jeunes. Prendre congé de ces ‘grands-parents’ a été l’une des choses les plus dures qu’ont vécu les visiteurs, parce qu’ils réalisaient que probablement ils ne se reverraient plus.

Dans les soirées, ils se retrouvaient à la paroisse pour la Messe et pour remercier Dieu pour les expériences de la journée. Leur ‘rituel’ du soir consistait à s’asseoir autour de la table pour échanger et réfléchir sur les expériences de la journée, à la lumière de l’Evangile.

A l’origine, ils avaient prévu passer la moitié de leur temps à Pueblo Nuevo et l’autre moitié dans la jungle, dans une autre mission oblate. Mais, ils ont su par les Oblats d’Aucayacu que des groupes terroristes locaux se faisaient menaçants et que les routes étaient bloquées.

P. Schroeder leur a alors suggéré un autre lieu: Huancayo, mais les campesinos indigènes protestaient à cause de la mort de leurs congénères, entre les mains des militaires, au nord et barraient les routes de Lima vers l’intérieur.

La proposition vint alors de passer le reste du temps comme touristes à Lima, mais les jeunes choisirent de rester à Pueblo Nuevo et de continuer ce qu’ils faisaient déjà. Ainsi, l’un des jeunes dit au P. Jonathan : « Dieu a ses raisons, Père J., et je crois que nous sommes appelés à rester ici à Chincha… il y aura bien une raison si nous sommes appelés ici. »

L’heure de prendre congé revint à nouveau. Avant de partir, les jeunes sont allés dans les diverses chapelles et à l’église principale du Cristo Rey pour témoigner de leurs expériences. L’un d’eux dit à l’assemblée : « Je sens comme si j’avais une famille, ici, à Chincha, Cristo Rey » (Fr. Jonathan Closner-Benavidez, OMI)

ETATS UNIS
Un 80e Anniversaire fêté à Shanghai

Depuis le 28 juin, le grand voyageur qu’est P. George MCLEAN court d’université en université, participant à des sessions de la Conférence régionale du Sud Est Asiatique qui débat du Rôle de la Philosophie dans le Développement du S.E. Asiatique, cela s’est fait à Phnom Penh. On le trouve aussi à Shanghai à l’Université Fudan et à l’Académie des Sciences Sociales, et à Xian, à l’Université Xian Jiaoton. A la demande de l’éditeur du bulletin OMIUSA, il a écrit ce qui suit :

Les Oblats,
a dit le Pape Pie XI, sont les spécialistes des missions les plus difficiles. Portant cela au cœur, le jeune George McLean quitte, en 1946, l’école secondaire de Lowell et se lance dans la grande aventure qui veut franchir les frontières de « la civilisation-comme-nous-la connaissons. » Son but était à l’époque de servir les Indiens et les Esquimaux dans la mission, alors frontière, du grand Nord, comme Missionnaire Oblat de Marie Immaculée.

Que son 80e anniversaire se soit célébré, le 29 juin à Shanghai, dit beaucoup sur l’évolution de la mission des Oblats au cours du temps. En effet, avec le bouquet de 80 roses rouges, il reçut également cinq livres, écrits en son honneur. Celui venant d’Afrique manifeste son désir typiquement oblat de vouloir rejoindre les plus nécessiteux. Celui venant d’Europe de l’Est montre son travail le long des frontières dangereuses de la guerre froide d’alors ; et un autre, du Moyen Orient, vient des pays dangereux du présent.

Cependant, les plus significatifs peut-être de la mission oblate aujourd’hui, sont les deux derniers livres qui viennent de pays où un prêtre américain envisagerait normalement en dernier, d’y travailler. L’un était de l’Académie de philosophie de Hanoi, au Nord Vietnam, l’un des derniers bastions du communisme. L’autre venait d’Iran, de l’Académie principale de Téhéran, centre de l’effort musulman pour vivre fidèlement la foi, dans les circonstances toujours plus dérangeantes de nos jours.

Mais pourquoi était-il à Shanghai? Il était en route pour diriger une conférence sur les relations entre cultures, au pays frontière des Ouïghours. C’est la frontière ouest de Chine, entre le milliard de Chinois Hans et le monde plus grand encore des Musulmans. Mais avant qu’il ne puisse y arriver, les tensions avaient explosé, causant des centaines de morts à Urumqi, augmentant encore la menace d’un choc des civilisations à venir. (OMI USA août 2009)


Amérique Latine


PARAGUAY
Congrès de la Jeunesse OMI, 2009

Dans la presse locale, on fait publie bien les nouvelles du weekend, parmi lesquelles, les faits négatifs des jeunes (bagarres entre supporters sportifs, accidents dus à l’ivrognerie, vols, gangs de jeunes en ville, etc.) ainsi est-il bon de faire ressortir aussi les bonnes choses que les jeunes font. L’une de ces bonnes choses est le Congrès de la Jeunesse qui a eu lieu les 11,12 et 13 septembre en la chapelle de la Vierge de la Merci (Yukyty) à la Paroisse des Saints Pierre et Paul (Republicano).

Cet événement a été organisé par l’équipe de Pastorale des Jeunes et des Vocations des Oblats de Marie Immaculée. Trois cents participants jeunes, beaucoup d’entre eux étaient catéchistes et responsables de groupes jeunes ; ils venaient de divers lieux du pays : représentants du département de San Pedro, de Caaguazú, de Coronel Oviedo, de Concepción, du Guaira, de Central, du Chaco et même une délégation de 11 jeunes, venant du Brésil.

Le Congrès a permis aux jeunes de réfléchir au sens de la mission chrétienne dans notre vie. Le thème en était : « Fidélité à la Mission à laquelle Jésus-Christ nos appelle ». Le slogan du Congrès était : « Jésus-Christ a été fidèle à sa mission, Saint Eugène aussi, et Moi ? » L’intervenant principal était le P. Olegario Dominguez, OMI qui a abordé le thème de la fidélité du Christ à sa mission ; une religieuse est aussi intervenue, et il y eut une table ronde avec des laïcs (un couple, des fiancés et une laïque engagée)

L’une des activités les plus significatives a été la marche pour la Mission Continentale permanente; une marche de 4km, du lieu du congrès jusqu’au sommet du Cerro Lambaré. A la fin de la marche, le groupe de jeunes de San Blas a présenté une allégorie : « L’envoi en mission ».

Les jeunes se sont super bien comportés; avec leur joie et toutes leurs énergies ; ils ont sauté, dansé, chanté et ont loué Dieu. Vraiment, ils sont le présent et l’espérance de l’Eglise en notre pays.

La majorité des participants sont retournés dans leurs communautés respectives, décidés d’être missionnaires du Christ et ils se préparent pour la prochaine mission jeunes qu’ils devront réaliser dans la paroisse de la Vierge de Fatima de General Resquin (San Pedro) du 9 au 26 décembre de cette année.

Nous espérons que tout ce qui s’est vécu au congrès porte beaucoup de fruits, tout d’abord pour les jeunes eux-mêmes et aussi pour la communauté qui les a accueillis et en général pour toute notre Eglise qui a tant besoin de l’engagement des jeunes.

Nous remercions les agents pastoraux de la communauté de la Vierge de la Merci (Yukyty) qui nous ont aidés à réaliser ce congrès, ainsi qu’aux familles qui ont reçu et accueilli les congressistes chez eux. (Fr. Carlos García et Gualberto Miranda, Membres de l’équipe de la Pastorale de la Jeunesse et des Vocations)

URUGUAY
Les Oblats et Radio Maria

L’aventure de Radio Maria a commencé en Italie, en janvier 1987, quand s’est constituée l’Associazione Radio Maria, qui remplaçait la petite radio paroissiale du même nom. En trois ans à peine, cette radio s’est diffusée de façon capillaire sur tout le territoire. Quand toute la péninsule fut couverte de bien 850 relais, l’idée de regarder vers les autres pays est venue spontanément ; unanime a été la réponse des gens pour soutenir l’effort missionnaire au-delà des limites nationales.

Maintenant, depuis 4 ans, cette radio est présente également en Uruguay, depuis exactement le 31 mai 2005, et elle émet dans quatre régions : Florida, où se trouve son siège, San José, Tacuarembo, Melo. La diffusion via internet (www.radiomaria.org.uy) permet évidemment de rejoindre d’autres régions, parmi lesquelles celle de Montevideo.

Au début de cette année, par hasard ou providentiellement, on a demandé aux Oblats de Marie Immaculée de se charger d’un programme, sur un thème missionnaire ; cela a commencé le 22 juillet. Le programme s’appelle « Communauté en mission » et passe sur les ondes tous les mercredis, de 20 à 21 heures (heure locale). L’équipe du programme est composée du p. Stefano CARTABIA, OMI qui en est le coordinateur et qui s’occupe des contenus et de deux jeunes filles de la paroisse de San Rafael : Sofia, institutrice de 25 ans et Marianna, étudiante de 17 ans.

Le programme est normalement divisé en trois blocs de 20 minutes: le premier est thématique – par exemple: Jésus dans l’Evangile de Marc – le second rapporte des expériences missionnaires racontées par les personnes qui les ont vécues; le troisième est fait d’éléments divers comme des chansons et même des recettes. Les auditeurs peuvent intervenir par téléphone ou par SMS.

Tout ce travail s’inspire d’une phrase de l’Evangile: « afin que vous ayez la vie et l’ayez en abondance ». (Jn 10,10)

PARAGUAY
En hommage au Pa’i Puku

Il y a 25 ans, mourait Mgr. Pedro SHAW – le légendaire Pa’i Puku (le Père, à la grande taille). Durant toute cette année, un théologien allemand - le Dr. Michael Krischer – rassemble les documents sur la popularité de l’évêque précédent du VAP (Vicariat Apostolique du Pilcomayo). Une édition populaire sera prête en octobre.

Par amitié fortuite, un fameux harpiste paraguayen, Rito Pedersen, s’est engagé à composer un chant en hommage au Pa’i Puku. Bien plus encore, il a réalisé un CD, avec sa photo ; et celle qui chante est Diana Barboza, fille de deux musiciens paraguayens très connus.

Cette œuvre musicale a été présentée le dimanche, 20 septembre – date traditionnelle du pèlerinage des jeunes du diocèse de Benjamin Aceval (qui faisait partie autrefois du VAP). Mgr Candido Cardenas, évêque du lieu, a présidé la messe, en présence de tous les prêtres du diocèse et du P. Miguel FRITZ, provincial du Paraguay. Celui-ci avait amené les 13 prénovices afin qu’ils mettent ainsi un terme magnifique à leur retraite. Il y eut beaucoup de monde à la croix qui marque le lieu du décès du Pa’i Puku – le 21 juin 1984 – ils ont applaudi chaleureusement la musique en l’honneur de celui qu’ils considèrent comme leur saint. (Miguel Fritz)


Afrique-Madagascar


ZAMBIE
Le premier missionnaire zambien envoyé dans un autre pays

Dans le bulletin de la Délégation de Zambie, le Supérieur, P. Joseph PHIRI, posait la question : « Est-ce qu’une jeune Délégation comme la nôtre va oser envoyer des missionnaires vers d’autres pays ? Je me suis moi-même posé cette question plusieurs fois. Et la réponse est oui nous le pouvons. P. Francis KABIKA est enfin arrivé à Mexico en conformité avec l’obédience reçue. Je suis rempli de joie à cause du zèle dont le P. Francis Kabika a fait preuve. Je suis content de souligner que nous avons l’un des nôtres, missionnaire en dehors du continent africain. Je supplie mes confrères Oblats de nourrir le désir de servir le peuple de Dieu, partout où la Congrégation peut vous demander d’aller ».

Nous sommes encore dans les célébrations du Jubilé d’argent de notre présence missionnaire en Zambie, et toute la Délégation se réjouit de voir que le P. Kabika est le premier Zambien à qui le Supérieur général a donné une obédience, pour une mission en dehors de Zambie.

Le 7 septembre 2009, dans la chapelle du prénoviciat à Lusaka, le P. Kabika a été envoyé en mission, au cours d’une célébration à laquelle participait le P. Pat GITZEN qui faisait partie du groupe des quatre premiers Oblats, venus en Zambie, il y a vingt cinq ans. (OMI Zambia, septembre-octobre 2009)

LESOTHO
Félicitations à nos nouveaux évêques

Dans l’édition d’octobre 2009 de Maoblata, le bulletin de nouvelles de la Province du Lesotho, le Provincial, le P. Emile Motephala réfléchissait sur les sentiments des Oblats en cette joyeuse occasion de l’ordination épiscopale de deux nouveaux évêques. Voici un extrait de ses commentaires :

Depuis que nous avons appris que le Saint Père avait nommé évêques deux de nos frères Oblats, le P. Gerard Tlali LEROTHOLI, Archevêque de Maseru et le P. Augustinus Tumaole BANE, Evêque de Leribe, les Oblats de la Province du Lesotho n’avons plus pu contenir les sentiments mêmes qu’exprime le Magnificat : « Mon âme exalte le Seigneur, exulte mon esprit en Dieu mon Sauveur… »

En effet nous nous sentons honorés par l’Eglise du fait que deux de nos compagnons Oblats aient été choisis, parmi tout le clergé de l’Eglise du Lesotho, pour « être désignés par le Saint Esprit afin de prendre la place des Apôtres comme pasteurs des âmes et, ensemble avec le Pontife suprême, et sujets à son autorité, être envoyés pour perpétuer l’œuvre du Christ, l’éternel Pasteur. » (Christus Dominus)

Pour nous c’est un signe évident de reconnaissance par l’Eglise du bon travail qui a été fait par notre Congrégation, pour préparer des responsables idoines au peuple de Dieu. C’est aussi un grand encouragement à décupler nos efforts pour continuer à préparer des hommes qui puissent bénéficier de la pleine confiance de l’Eglise, des hommes à qui l’Eglise puisse confier, sans l’ombre d’un doute, quelque ministère que ce soit. Nous sommes encouragés à renforcer la formation, non seulement envers notre Congrégation, mais aussi à l’égard de tous ceux qui se trouvent sous notre influence directe…

Nos frères commencent leur service épiscopal en un temps où le peuple du Lesotho a un ardent besoin de réconciliation et de stabilité politique et se débat avec une série de questions épineuses, comme celles auxquelles je pense :

*Les querelles constantes entre le Gouvernement et les partis d’opposition qui ont commencé avec les élections générale de 2007 et ont nécessité l’intervention de la SADC, (Communauté de développement de l’Afrique Australe) dans la personne de Dr Ketumile Masire.

*Le fossé toujours grandissant entre quelques individus très riches qui vivent dans le luxe et la majorité de la population pauvre qui vit dans la campagne, en des conditions infra humaines.

*Le chômage et la pauvreté endémique.

*Les changements globaux qui affectent sérieusement les plus pauvres dans le pays: le changement climatique et ses conséquences: la sécheresse et la famine ; la récession économique, causant des souffrances muettes chez les plus vulnérables du pays.

*La pandémie du SIDA qui continue à dévaster le pays. Et d’autres défis encore.

Les fidèles catholiques ont soif d’orientations, surtout là où l’Eglise regroupe encore beaucoup de monde et connaît la croissance. Ils aimeraient entendre une voix qui les appelle à s’unir et à mettre ensemble leurs cœurs, leur intelligence et leurs capacités afin de répondre aux nombreux défis et chances s’offrant à l’Eglise catholique au Lesotho : l’autonomie. Comment exploiter les riches ressources, humaines et matérielles dont dispose l’Eglise ? Comment gérer les menaces actuelles qui planent sur les œuvres traditionnelles de l’Eglise : les institutions de santé, l’éducation et les propriétés ? Comment faire face à la diminution des valeurs chrétiennes et la désintégration de l’infrastructure de l’Eglise ? Et par-dessus tout, comment répondre au besoin d’unité parmi les membres de l’Eglise catholique, parmi les chrétiens et les croyants et parmi tous les habitants de la nation ?

Pour moi, la tâche la plus critique qui attend nos nouveaux évêques me semble être dans la ligne de ce qui a été proposé comme thème du prochain Synode des évêques : mobiliser l’Eglise pour qu’elle soit « au service de la réconciliation, de la justice et de la paix. » Les fidèles catholiques et le peuple du Lesotho ont soif de réconciliation.

A vous, nos frères Gerard et Augustinus, je voudrais adresser nos sincères félicitations. Nous vous promettons de trouver en nous-mêmes ce que le Fondateur dit de nous : «Vous trouverez en eux respect, obéissance, dévouement à toute épreuve. » Vous pouvez compter sur nos prières et notre soutien, mais surtout, souvenez-vous que « les Pasteurs du troupeau de Dieu savent qu’ils peuvent compter sur une grâce divine spéciale, dans l’accomplissement de leur ministère d’évêques. » (Pastores Gregis)


Anniversaires - novembre 2009


60 ans de vie religieuse

1949.11.06

08797

P. Pierre Tissot

France

50 ans de vie religieuse

1959.11.01

11351

F. Michel Koostachin

Notre-Dame-du-Cap

1959.11.01

10812

P. Martin Mader

Prov. Centrale d’Europe

1959.11.01

13725

P. Heinrich Treziak

Prov. Centrale d’Europe

25 ans de sacerdoce

1984.11.17

12592

P. Antonio Mariangeli

Argentine-Chili




Suffrages pour nos défunts

N° 70-80

Nom

Prov./Dél.

Naissance

Mort à

Date

F. Michael Holly

États-Unis

22/05/1936

Palm Beach Gardens

03/09/2009

P. Jan Opiela

Pologne

29/08/1918

Lubliniec

10/09/2009

P. Paul Bazinet

Notre-Dame-du-Cap

19/05/1913

Richelieu

10/09/2009

P. Patrick McMahon

Natal

23/04/1912

Dublin

18/09/2009

P. Domingo Estrada

États-Unis

01/12/1942

Pipe Creek

21/09/2009

P. Robert Gagnon

Notre-Dame-du-Cap

03/03/1929

Québec

23/09/2009

P. Robert Evrard

Notre-Dame-du-Cap

27/01/1926

Libramont

25/09/2009

P. Vincent Fitzgerald

États-Unis

08/12/1919

Belleville

27/09/2009

P. Brian Ievers

Prov. Centrale Afrique du Sud

31/05/1942

Bloemfontein

28/09/2009

P. Edward Randall

États-Unis

10/04/1922

Tewksbury

02/10/2009

P. Joseph Ryan

États-Unis

15/11/1916

Tewksbury

02/10/2009


« Ils sont devant Dieu avec le signe, l’espèce de caractère propre de notre Société, les vœux communs à tous ses membres, l’habitude des mêmes vertus. Nous tenons à eux par les liens d’une charité particulière, ils sont encore nos frères, et nous sommes les leurs; ils habitent notre maison-mère, notre chef-lieu; leurs prières, l’amour qu’ils conservent pour nous, nous attireront un jour à eux pour habiter avec eux le lieu de notre repos ».
(Lettre du Fondateur au P. Courtès, 22 juillet 1828)


INFORMATION OMI est une publication non officielle
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