No. 493 novembre 2009
Méditation Missionnaire du Père Général
Le Synode africain – “un souffle d’air frais”
Les Oblats sont présents en Afrique depuis le temps de Saint Eugène et l’importance de cette présence pour notre Congrégation ne fait que croître. Que connaissons-nous de l’Afrique ?
Alors que ce continent apparaît occasionnellement dans les nouvelles mondiales, le silence est toujours encore trop la règle générale. Tout récemment nous avons eu l’occasion d’entendre
ce que nos leaders de l’Eglise africaine disent sur leur continent et je vous invite tous à leur prêter une oreille attentive.
Le premier Synode pour l’Afrique s’est tenu il y a 15 ans. Je me souviens encore de la cérémonie d’ouverture, j’étais juste arrivé à Rome. Ce Synode, semble-t-il, a été avant tout,
un temps pour faire connaissance. Le document post-synodal « Ecclesia in Africa », nous a inspirés avec son image de « l’Eglise comme Famille de Dieu » qu’il propose « comme
idée-phare pour l’évangélisation en Afrique.» (EIA 63).
La « Deuxième Assemblée spéciale du Synode des Evêques pour l’Afrique » vient de se terminer il y a une semaine. Elle a mis l’accent sur « L’Eglise en Afrique au service
de la réconciliation, de la justice et de la paix ». Parmi les 240 évêques participants, huit étaient Oblats, et parmi un nombre presque égal d’auditeurs, d’experts, de délégués
fraternels, d’aides, nous avions, pour la première fois, cinq de nos scolastiques, préposés aux divers services.
Il nous faut maintenant attendre quelques mois avant que le document principal ne paraisse, mais le message final est déjà publié. Je l’ai trouvé particulièrement direct et frappant,
et ça vaut la peine de lire tout le texte. Permettez-mois de souligner quelques points, en trois étapes. Le message nous dit comment le Synode africain voit son continent, il peut aussi
nous fournir de l’inspiration pour notre mission en d’autres points du globe.
I : Au début, le Synode nous offre une vue d’ensemble du continent et le fait de façon équilibrée. Il commence avec cette affirmation que «
Nous vivons dans un monde plein
de contradictions et en crise profonde… En tout cela, l’Afrique est la plus atteinte. Riche en ressources humaines et naturelles, plusieurs de nos peuples en sont encore à moisir dans
la pauvreté et la misère, les guerres et les conflits, la crise et le chaos » En analysant ces situations, il apparaît qu’ «
elles ne sont que rarement causées
par des désastres naturels. Elles sont largement dues aux décisions humaines et aux activités des gens qui n’ont aucune considération pour le bien commun et cela souvent, à cause de
complicités tragiques et de conspiration criminelle des responsables locaux avec des intérêts étrangers. » Par ailleurs, une aube nouvelle brille déjà. «
L’Afrique
ne doit pas désespérer… Il y a beaucoup de bonnes nouvelles en beaucoup d’endroits d’Afrique. Mais les médias modernes tendent à exagérer les mauvaises nouvelles et semblent ainsi se
centrer plus sur les maux et les défauts que sur les efforts positifs que nous faisons. Les pays ont émergé de longues années de guerre et s’orientent graduellement le long du sentier
de la paix et de la prospérité. La bonne gouvernance fait un impact positif en quelques nations africaines, questionnant d’autres en les poussant à réviser les mauvaises habitudes du
passé et du présent. »
II : Après cette vue d’ensemble, le Synode aborde son thème principal : la réconciliation, la justice et la paix. Nous sommes invités à contempler le cœur du Christ : «
L’Eglise
en Afrique, tant comme famille de Dieu que comme individus, a le devoir d’être un instrument de paix et de réconciliation, selon le cœur du Christ qui est paix et réconciliation ».
La réconciliation n’est-elle pas l’une des grandes tâches missionnaires des Oblats à travers le monde ? Le Synode africain appelle à «
briser le cercle vicieux : offense,
vengeance, contre attaque. En tout cela, la vertu du pardon est cruciale, même avant toute reconnaissance de culpabilité. Ceux qui disent que le pardon ne marche pas devraient essayer
la vengeance pour voir si ça marche ! » Un message puissant en effet ! Il nous vient des responsables d’Eglise qui souvent vivent au milieu de la guerre et des conflits,
ou de leurs conséquences ! Il montre que la seule voie de sortie, c’est de faire nôtre le pardon qui coule du cœur du Christ. Il n’y a pas d’alternative. « Ceux qui disent
que le pardon ne marche pas devraient essayer la vengeance et voir. »
III : Dans les nombreux thèmes qui suivent, je n’en mentionnerai que quelques uns. L’appel aux Eglises locales à «
assurer une participation réelle des femmes aux
niveaux appropriés ». Il y a aussi la référence au Sida quand le Synode affirme : «
L’Eglise tient la première place dans la lutte contre le Sida » et
appelle à suivre le programme qui propose la fidélité. «
Nous nous adressons tout spécialement à vous, les jeunes. Ne vous laissez pas fourvoyer par ceux qui vous disent que
vous ne pouvez pas vous contrôler. Oui vous le pouvez, avec la grâce de Dieu. » Il y a enfin l’appel aux grandes puissances du monde : «
nous vous en supplions,
traitez l’Afrique avec respect et dignité » ’Un changement dans l’ordre économique du monde’ est nécessaire et le Synode descend dans les détails. «
Nous
appelons à un changement quant au fardeau de la dette envers les nations pauvres, ce qui littéralement tue les enfants. Les multinationales doivent arrêter leur dévastation criminelle
de l’environnement dans leur exploitation avide des ressources naturelles. C’est une politique bien à courte vue que de fomenter des guerres afin de tirer des profits rapides du chaos,
au prix du sang et du sacrifice des vies humaines ». L’appel se termine par un cri retentissant : «
N’y a-t-il personne là bas qui veuille et soit capable d’arrêter
ces crimes contre l’humanité ? »
L’ensemble de ce message m’a touché ; sa profondeur, ses réflexions pleines de foi et ses appels passionnés. A la Maison générale nous avons eu un avant-goût de cet esprit quand
une douzaine d’évêques Oblats et autres nous ont rendu visite, pendant la deuxième semaine de leurs démarches. Avec ce Synode, ce continent a rendu visible combien l’Afrique fait partie
du Corps du Christ, l’Eglise fait partie de nous tous. Le Pape Benoît a dit, lors de la messe d’ouverture : « l’Afrique représente un « poumon » spirituel énorme
pour l’humanité qui se montre en crise de foi et d’espérance ». En effet, le message du Synode peut aider toute l’Eglise à respirer un air plus frais.
« L’Afrique n’est pas sans moyens. Notre destinée est encore entre nos mains. Tout ce que l’Afrique demande c’est un espace pour respirer et prospérer. Elle est déjà en marche
et l’Eglise marche avec elle en lui offrant la lumière de l’Evangile. »
Administration Générale
ROME
Oblats au Synode pour l’Afrique
Le 25 octobre, le Pape Benoît XVI a clos officiellement le IIe Synode pour l’Afrique, par une Messe pontificale à la Basilique St Pierre. Pendant trois semaines, quelques 200 Evêques
de 53 pays d’Afrique et environ 40 observateurs ont délibéré sur le thème : « L’Eglise au service de la Réconciliation, de la Justice et de la Paix. » Le Pape Benoît
a été présent à la plupart des sessions, mais n’est pas intervenu, excepté pour sa prise de parole lors de l’ouverture et de la fermeture.
Le premier Synode pour l’Afrique en 1994 a abordé plusieurs problèmes, mais se voulait plus pastoral et interne. Il a mis l’accent sur la mission de l’Eglise : évangéliser les
régions très éloignées du continent, s’inculturer dans les centaines de tribus et leurs langues. Le deuxième Synode était aussi pastoral mais plus attentif à une Eglise qui cherche à alléger
quelques uns des problèmes brûlants du continent africain. Peut-être pourrait-on voir une analogie avec le Concile Vatican II qui a produit en même temps la Constitution dogmatique
sur l’Eglise « Lumen Gentium » mais aussi la Constitution pastorale sur l’Eglise dans le monde moderne « Gaudium et Spes ». Les deux aspects sont nécessaires dans
la mission de l’Eglise, mais lors du premier Synode, l’accent était mis « ad intra » et dans le deuxième, « ad extra ».
Parmi les nombreux sujets discutés, il y en a qui sont particulièrement graves et urgents: pauvreté et sous-développement très répandus; guerres civiles et tribales meurtrières, causant
des millions de réfugiés et de migrants; instabilité politique et dictatures; corruption endémique à tous les niveaux ; manque du nécessaire : nourriture, eau, logement ;
la pandémie dévastatrice du Sida ; la discrimination et l’exploitation des femmes et des enfants. Face à de tels problèmes apparemment insurmontables, que doit faire l’Eglise,
elle qui est appelée ‘sel de la terre et lumière du monde’ ? Plus spécifiquement, comment l’Eglise doit elle travailler pour la ‘Réconciliation, la Justice et la Paix’ en ce temps-ci ?
La méthodologie suivie a été la même que lors du premier Synode. La première semaine, les Pères synodaux ont commencé par s’écouter les uns les autres en assemblées plénières, où chacun
devait présenter sa situation en cinq minutes, pas plus. La deuxième semaine était consacrée aux discussions en petits groupes de langues diverses. Finalement, dans la troisième semaine,
ils sont revenus en sessions plénières pour discuter et voter les propositions à envoyer au Pape qui les étudiera et rédigera le document officiel qui, en ses propres termes : « présentera
quelques orientations pastorales appropriées ».
Les Oblats étaient présents au Synode : huit évêques en tout. Sept venaient de différentes parties d’Afrique :
- Trois d’Afrique du Sud: l’Archevêque Buti TLHAGALE (Johannesburg), les évêques Barry WOOD (Auxiliaire de Durban) et Edward RISI (Keimoes-Upington).
- Deux de Namibie: l’archevêque Liborius NASHENDA (Windhoek) et l’évêque Joseph SHIKONGO (Rundu).
- Un du Tchad: l’évêque Jean Claude BOUCHARD (Pala).
- Un du Lesotho : l’archevêque Gerard LEROTHOLI (Maseru).
Parmi les évêques invités par le Saint Père il y avait l’Archevêque Orlando QUEVEDO (Cotabato, Philippines). Il est le Secrétaire général de la “Fédération des Conférences épiscopales
d’Asie »
Avec quelques autres Pères synodaux, nos évêques Oblats ont été invités pour un dîner à la Maison générale. Après le repas, parfois avec sérieux, souvent avec humour, ils ont partagé leurs
impressions du Synode avec la communauté rassemblée. En général, ils étaient contents de l’ambiance entre les évêques, de la méthode et du travail fait.
En plus d’envoyer leurs propositions au Pape, les Pères synodaux ont aussi préparé un puissant message de conclusion. Ils lancent un appel senti aux leaders africains à mettre fin aux
guerres à l’exploitation et à la corruption et ont promis le soutien total de l’Eglise dans la recherche de la justice et de la paix. Pour les Oblats, il y eut une coïncidence heureuse ;
la dernière semaine du Synode, il y eut la conférence de la Commission oblate Justice et Paix et Intégrité de la Création. C’est ainsi que pour l’Eglise comme pour les Oblats, l’importance
de l’Afrique ne doit pas être sous-estimée. L’Afrique compte 165 millions de Catholiques et les estimations disent que 40% de tous les baptêmes d’adultes y ont lieu. Environ la moitié de
toutes les vocations oblates viennent d’Afrique. Malgré les énormes problèmes que ce continent rencontre, l’Esprit est à l’œuvre et inspire un prudent optimisme. On peut le voir dans
les paroles du Pape quand il a présenté le document pour le Synode pendant sa visite au Cameroun : le Synode, disait-il « est un moment de grand espoir pour l’Afrique et pour
le monde entier. »
Cinq scolastiques du Scolasticat International ont eu la chance unique de servir comme « assistants » aux Pères du Synode, pendant les trois semaines de cet événement au Vatican.
Ce sont :
- Fr. Bonga Thamsanqa MAJOLA (Province du Nord d’Afrique du Sud)
- Fr. Thabang NKADIMENG (Province du Nord d’Afrique du Sud)
- Fr. Ndodana TSHUMA (Zimbabwe)
- Fr. Andreas Sekake THAMAE (Lesotho)
- Fr. Marcin SERWIN (Assumption)
(Richard WOLAK)
POSTULATION GÉNÉRALE
Vers une célébration du Fondateur
Le 21 mai 1861, Saint Eugène de Mazenod quittait Marseille pour entrer dans la « communauté oblate du ciel ». Ainsi, le 21mai 2011 aura lieu le
150ème anniversaire de
son «
Dies Natalis ». Nous ne pouvons pas laisser passer inaperçu cet illustre anniversaire. Quelques initiatives pour souligner cet événement existent déjà. Si vous aviez
quelques suggestions à ce sujet, voudriez-vous bien les communiquer à la Postulation.
Une proposition pourrait être celle de célébrer une Béatification ou bien une Canonisation de l’un ou l’autre de ses fils spirituels cette année. La Cause la plus avancée est celle
des
Martyrs Oblats d’Espagne.
Pour témoigner à la Congrégation des Causes des Saints que « leur mémoire est vivante » et que nous les considérons comme de vrais martyrs de la foi, nous pourrions envoyer
une lettre (personnelle, communautaire ou collective) au Préfet du Dicastère du Vatican, le suppliant d’accélérer leur cause de Béatification qui pourrait se célébrer, si possible,
en 2011 afin de souligner davantage « l’Année de Saint Eugène de Mazenod ».
Voici l’adresse :
Son Excellence
Mgr l’Archevêque Angelo Amato, S.D.B.
Préfet de la Congrégation des Causes des Saints
Piazza Pio XII, 10
00193 Roma (Italie)
Je vous encourage à lui écrire. Merci beaucoup. (Joaquin Martínez, o.m.i., Postulateur Général)
ROME
Cardinal George: “Dieu fait la différence”
Le 7 octobre, à l’Université du Latran à Rome, le Cardinal Francis GEORGE a présenté son nouveau livre :
The Difference God Makes (New York: Crossroads, 2009). Dans le public,
beaucoup de dignitaires comme l’Ambassadeur des Etats Unis près le Saint Siège, et une vingtaine d’Oblats, y compris des membres de l’Administration générale.
Après une brève introduction du directeur de Redemptor Hominis, Institut Pastoral du Latran, le Cardinal a présenté rapidement les principaux thèmes de son livre. Après quoi, il répondit
aux questions en anglais et en italien.
Le thème d’ensemble de son livre tourne autour d’ « être en relation », ou, autrement dit, que les relations constituent l’essence de la personne, exactement comme dans la
Sainte Trinité. Prenant des exemples très concrets, principalement parmi les problèmes américains, le Cardinal montra que l’accent moderne mis sur l’individualisme conduit en définitive à un
affaiblissement, voire à un amoindrissement de la personne elle-même. Nous pouvons vraiment grandir comme personnes, et réaliser notre potentiel, seulement en vivant nos relations,
tout d’abord avec Dieu, dans l’Eglise, et par la charité envers les autres. La culture moderne se base très souvent sur la confrontation et la compétition, avec des gagnants et des
perdants. Le Cardinal insista qu’au contraire nous devons travailler ensemble, en harmonie pour établir la justice et la paix, afin de construire une communauté universelle. C’est précisément
notre foi en Dieu et dans le Christ, aussi bien que notre travail dans l’Eglise, qui « font la différence. »
La séance s’est terminée par la remise au Cardinal d’une médaille de l’Université. Une réception s’en suivit, au foyer. Le Cardinal y a signé des exemplaires de son ouvrage dont une
copie pour la Maison générale des Oblats, la dédiant à « tous mes frères Oblats. »
(Richard Wolak)
Amérique Latine
URUGUAY
Journée de la Catéchèse
Le dimanche 4 octobre s’est tenue, à la paroisse de Notre Dame du Carmel (San Gregorio de Polanco) la journée de la catéchèse que tous attendaient. Le thème en était :
Jésus-Christ,
Bonne Nouvelle pour tous. Notre communauté a eu le plaisir de recevoir plus de cent catéchistes des différentes paroisses du diocèse.
Nous avons commencé la journée par la présentation de notre communauté. Les représentants des communautés de base, la pastorale sociale, la famille oblate, le groupe des jeunes et évidemment
les catéchistes ont expliqué aux visiteurs, leurs activités et leurs projets.
Après des chants dynamiques, nous nous mettons au travail des groupes, basé sur l’instrument de travail 2009 qui nous invite à réfléchir autour du chemin qu’ensemble, catéchistes et
catéchisés nous avons entrepris. Après le repas, au milieu des sketches et de beaucoup de joie, les divers groupes ont présenté leur travail ; le P. Mario GAZZOLA et Liber nous
ont aussi raconté leur expérience. Et nous avons terminé cette belle journée par la célébration de l’Eucharistie, dans laquelle l’Evêque nous a parlé de l’importance de vivre l’unité et
de nous sentir participants de cette grande famille.
Il faut souligner le travail de préparation de cette rencontre et remercier les catéchistes et les jeunes qui ont préparé le Centro San José où nous nous sommes réunis, remercier aussi
les communautés de Base qui ont préparé le repas pris en commun et tous ceux qui ont mis du leur, afin que la rencontre soit un moment de joie dans le Seigneur ressuscité. (
Octobre
de 2009 BOLETIN Nº 19 Información de la Comunidad Parroquial)
Asie-Océanie
COLOMBO
‘Coeurs Vaillants’ dans l’Action
Le nom La-Kri-Vi est une abréviation utilisant les initiales de “Lama Kriyakari Veerayo” qui signifie en cinghalais “Enfants vaillants dans l’Action ». Le mouvement La-Kri-Vi est
né en France et a été introduit au Sri Lanka par le P. Felix MEVEL, en 1954. Affilié au
Mouvement International pour l’Apostolat des Enfants, La-Kri-Vi accompagne les enfants,
suivant un processus d’action et de réflexion. Il consolide ainsi la vraie nature des enfants et leur tendance innée à agir et il invite les enfants de toutes religions à être des participants
actifs.
Le mouvement vise à réveiller le dynamisme et l’idéalisme des enfants à agir, pour transformer leur propre destin. Il s’efforce de créer un monde meilleur, grâce aux initiatives des
enfants eux-mêmes ; un monde qui éradiquerait. ou du moins, diminuerait le consumérisme, l’accumulation des richesses, les conflits communautaires, les querelles religieuses et
l’éducation déviante; un monde dans lequel les enfants refuseraient les valeurs qui rendent esclaves et apprendraient un ensemble de valeurs qui fortifie leur croissance, leur liberté et
leur soutien réciproque.
Le Mouvement a mené, de mai à août 2009, des programmes de ‘Communication et Leadership’, touchant un groupe représentatif d’enfants en chaque diocèse, à l’exception de Ratnapura.
Un événement historique, à inscrire dans les annales du Mouvement s’est passé, du 21 au 23 août, lors du
Comité National des Enfants qui s’est réuni pour la première fois officiellement à la
Maison Gérard, à Mattakkuliya. Environ 24 enfants de la 7
e, 8
e, et 9
e année d’école, venant de six diocèses y ont participé. Au cours de la cérémonie
d’ouverture, haute en couleurs, les participants sont allés en procession, dans le hall où ils ont honoré le P. Felix Mevel, offrant des fleurs et des lampes à huile allumées devant
sa photo. Les participants ont aussi fait mémoire avec gratitude du P. Sarath SILVA et d’autres qui ont travaillé pour réaliser la vision prophétique et la mission du Mouvement La-Kri-Vi.
Ce Mouvement prouve que les groupes de différentes ethnies ou religions peuvent vivre et travailler ensemble; il montre ainsi la beauté qui naît de ‘l’unité dans la diversité’. La-Kri-Vi
demeure fidèle au commandement de Jésus qui a dit : ‘Laissez les enfants venir à moi.’(Fr. Joe COORAY, Directeur National de La-Kri-Vi, in Colombo Province Newsletter, July-September
2009)
COLOMBO
Les Religieux du Sri Lanka au Président: « Libérez les réfugiés Tamouls »
Les religieux du Sri Lanka engagés dans l’aide aux réfugiés tamouls ont demandé que le Président Mahinda Rajapaksa libère plus de deux cent mille
Personnes Internement Déplacées (IDP),
réfugiées dans les camps au nord du pays, où elles souffrent la misère. Le Centre pour la Société et la Religion (CSR) et la Conférence des Supérieurs Majeurs (CMRS), qui assurent un ‘ministère
de présence’ parmi les IDP, ont envoyé une lettre au Président du Sri Lanka, dans laquelle ils disent apprécier ce que fait le gouvernement pour aider les réfugiés, mais où ils demandent
aussi une solution rapide au problème urgent des réfugiés. Ils y rappellent les conditions extrêmes de tensions et de frustration, dans lesquelles ces gens sont forcés de vivre.
Le P. Rohan SILVA, Directeur du CSR, espère que « le Président répondra positivement à cette demande », envoyée le 30 septembre. Ce missionnaire OMI explique que les deux
organisations signataires font appel aux autorités « comme religieux et citoyens du Sri Lanka qui veulent être la voix des sans-voix et défendre leurs droits et leur liberté ».
Le directeur du CSR explique à Asia News que ‘par le ministère de présence’ «nos sœurs et nos frères travaillent sans relâche, pour alléger les peines et les souffrances des réfugiés
et se dévouent sans relâche, pour assurer l’éducation de leurs enfants, vivant dans les camps de réfugiés. »
L’appel continue en disant : « La longue attente qui les sépare du retour dans leurs foyers auprès de leurs proches pèse lourdement sur ces gens aux abois, et il rappelle
qu’en des lieux comme Kallimoddai et Sirukkandal, les réfugiés y ont été emprisonnés pendant plus de 18 mois. » Les religieux citent l’article 14 de la Constitution du pays qui
garantit à tous les citoyens ‘la liberté de mouvement et de résidence, au Sri Lanka’. Les promoteurs du ‘ministère de présence’ insistent sur l’importance de la décision du gouvernement
publiée le 9 septembre, permettant aux IDP qui ont des membres de leurs familles d’accord de les recevoir, de quitter le camp des réfugiés.Ils espèrent que tous les réfugiés qui souhaitent
quitter ces centres seront autorisés à le faire. CSR et CMRS sont très préoccupés par les conditions d’ « aliénation et de dépression » parmi les réfugiés, obligés de
vivre dans les camps et rappellent au Président que « ce qu’ils veulent c’est oublier l’expérience tragique de la guerre et recommencer une nouvelle vie. »– (Melani Manel
Perera for
www.asianews.it)
COLOMBO
Le Scolasticat célèbre son 50e anniversaire
Le Scolasticat des Oblats de Marie Immaculée est situé sur une colline fertile, dans l’atmosphère sereine et tranquille d’Ampitiya, à un kilomètre environ de Kandy, au Sri Lanka. La
première pierre a été posée par Mgr Bernard Regno OSB, évêque de Kandy, le 8 décembre 1957, et les bâtiments ont été achevés au temps du P. DESCHÂTELETS, le Supérieur général de l’époque,
qui les a aussi bénis, le 17 février 1959.
Le premier groupe de 48 scolastiques, avec leur Supérieur, le P. Anthony DHARMARATNE, s’y sont installés le 2 juin 1959. C’est ainsi que l’année 2009 marque le Jubilé d’or du Scolasticat
des Oblats de Marie Immaculée à Ampitiya.
Le premier Scolasticat oblat au Sri Lanka a commencé à Jaffna en 1871, sous l’impulsion du Vicaire Apostolique de l’époque, Mgr Ernest Christophe BONJEAN. Il a fonctionné en même temps,
comme Petit et Grand Séminaire du diocèse de Jaffna et comme Scolasticat oblat. Plus tard, quand Mgr Bonjean s’est trouvé à la tête du Vicariat de Colombo en 1884, il a fondé le Grand
Séminaire St Bernard à Kotahena, Colombo. Le Séminaire de Jaffna, avec le Scolasticat oblat, ont été transférés à Colombo.
Au cours des années, le Séminaire a changé plusieurs fois d’adresses autour de Colombo. En 1934, il fut décidé de séparer le Scolasticat oblat du Séminaire diocésain. Dans les années
qui ont suivi, le Scolasticat aussi a été logé à divers endroits.
En 1955, le Séminaire papal qui avait été fondé en 1893 à Kandy devint le Séminaire national de Notre Dame de Lanka et a été confié aux Oblats de Marie Immaculée par le Saint Siège.
Le premier Recteur oblat du Séminaire national de Notre Dame de Lanka a été le P. Frederick SACKETT, un Américain du Texas. Une équipe de professeurs oblats arrivait avec lui. A nouveau,
les scolastiques ont déménagé, mais cette fois-ci dans une section des bâtiments du Séminaire national.
C’est à cette époque que les Oblats ont acheté 21 acres, jouxtant le Séminaire national et ont posé la première pierre du complexe du nouveau scolasticat en 1957. En 1959, les Oblats
ont pu aménager dans leur nouvelle maison, le Scolasticat oblat de Marie Immaculée.
Pendant les 50 ans passés, le scolasticat d’Ampitiya a formé des centaines d’Oblats, parmi lesquels un évêque, un Vicaire Apostolique au Pakistan et neuf Provinciaux oblats dont cinq
pour la Province de Jaffna et quatre pour la Province de Colombo.
A présent il y a six Pères et un Frère dans l’équipe du scolasticat : les PP. Reginald LUCIAN, Supérieur, Robert LUCHART, premier assesseur, Gamini SILVA, deuxième assesseur, Jacob
THIRUCHELVAM, Jude SAPERAMADU, Jerome VELICHOR et Frère Rabindra RAJAPAKSE, économe. Certains dans l’équipe sont à plein temps directeurs spirituels, d’autres sont aussi professeurs
dans les sections de philosophie et de théologie du Séminaire national. Actuellement il y a 28 scolastiques y compris les deux théologiens, aux études supérieures à la Grégorienne à Rome.
Lorsque nous célébrerons le Jubilé d’Or de cette vénérable Institution, le 8 décembre 2009, nous nous souviendrons avec reconnaissance de nos anciens Supérieurs, des membres de l’équipe
et des scolastiques qui ont travaillé si fort pour le succès de leur maison. Motivés par la devise de leur Fondateur, St Eugène de Mazenod ‘
il m’a envoyé prêcher la bonne nouvelle
aux pauvres’, des centaines d’anciens élèves de ce Scolasticat annoncent maintenant la bonne nouvelle non seulement sur notre sol, mais aussi en plusieurs autres pays comme l’Inde,
le Pakistan, le Bangladesh, les Philippines, le Japon, la Nouvelle Zélande, l’Australie et la Corée. (
P. Reginald Lucian, OMI)
Europe
ROUMANIE
Fièvre missionnaire
En ces derniers mois, le monde entier a été alarmé par la fièvre porcine (H1N1), une maladie qui peut tuer, surtout si elle n’est pas soignée à temps, une maladie qui intéresse particulièrement
ceux qui voyagent. C’est pourquoi, chaque pays essaie de se défendre et prend diverses précautions. Dans ce contexte, les mots de Benoît XVI, dans son message pour la 83
e Journée
mondiale de la Mission peuvent paraître étranges : « La mission de l’Eglise est de répandre l’espérance de façon ‘contagieuse’ parmi tous les peuples. » Mais est-ce possible
que l’Evangile de Jésus puisse se transmettre comme une maladie ? La vérité est que bien souvent, la façon dont l’Eglise se sert pour communiquer l’Evangile est plutôt froide,
et risque de transformer en glace l’enthousiasme de la foi. Sans la joie qui naît d’une relation vivante avec Jésus, tout effort missionnaire devient un endoctrinement voué à l’échec. « Proclamer
l’Evangile doit être pour nous comme pour l’Apôtre Paul, un devoir premier, sans échappatoire possible. » (
Message de Benoît XVI pour la Journée Missionnaire 2009)
En Roumanie, afin d’appliquer la proposition du Saint Père, les Missionnaires Oblats de Marie Immaculée ont préparé un exposé d’ensemble, avec quelques questions, pour définir le profil
d’un chrétien missionnaire. De plus, deux autres événements spéciaux ont aussi contribué à attirer l’attention de la population sur le mois missionnaire.
Le premier a été la mission prêchée dans la paroisse de Popesti Leordeni, un événement important aux dires du P. Sante RONCHI, supérieur de la communauté oblate et du P. Joan Solomon,
le curé local. Pour les prêtres et les laïcs, ce fait a signifié un engagement plus profond dans le service paroissial, surtout en écoutant et en discernant ce que le Père leur demande, à travers
la Parole et les besoins spirituels des gens.
Le second événement a été célébré en lien avec la 83e Journée Mondiale de la Mission. Le samedi, 17 octobre, dans l’Eglise des Saints Pierre et Paul à Pitesti, le diacre Damian CimpoeSu
a été ordonné prêtre, par l’imposition des mains et la prière consécratoire de l’Evêque Cornel Damian, évêque Auxiliaire de Bucuresti. Le Dimanche, 18 octobre, Journée Missionnaire
Mondiale, P. Damian a présidé pour la première fois l’Eucharistie dans la même église où il a été ordonné. Il est le premier Oblat roumain à être ordonné prêtre.
Dans une entrevue charmante que l’on peut trouver sur
www.youtube.com/omisatnet, P. Damian parle de la contagion mentionnée par le Saint Père. Si Damian a été ordonné prêtre, il est probablement
considéré comme contagieux ; donc tous ceux qui ne souhaitent pas être infectés doivent garder les distances ! (Elio Filardo)
ESPAGNE
Les Oblats et les JMJ de 2011
La préparation des Journées Mondiales de la Jeunesse 2011 à Madrid est en marche. Le Provincial d’Espagne, le P. Fernando DE LA PAZ, avec son Conseil, a décidé de mettre au point un
programme oblat de préparation aux JMJ afin de continuer cette belle tradition commencée il y a 10 ans. La Province d’Espagne accueillera les jeunes qui viendront de toutes les parties
du monde, pour participer à ce programme.
Une commission a été nommée, présidée par le P. Ismael GARCIA, composée d’Oblats, d’Oblatas et de jeunes laïcs. Les détails du programme seront préparés par la Commission de Pastorale
des Jeunes d’Europe qui sera composée des représentants de chacune des Unités européennes. La rencontre aura lieu à Pozuelo du 13 au 18 novembre de cette année. Après cette rencontre
nous pourrons vous donner plus de renseignements sur le programme. Pour l’instant ce que nous pouvons communiquer c’est que le programme oblat de préparation aux JMJ se tiendra à Pozuelo
(Madrid) du 11 au 14 août 2011. Les JMJ avec le Pape auront lieu à Madrid du 16 au 21 août. Grâce à la Province d’Australie, nous pourrons utiliser le web des jeunes Oblats :
www.omiyouth.org (Ismael García)
Canada--États-Unis
NOTRE-DAME-DU-CAP
Installation de la nouvelle Rectrice
Le 25 septembre 2009, l’Université Saint-Paul à Ottawa a célébré l’installation de sa nouvelle Rectrice, Mme Chantal Beauvais. Après la messe d’installation, elle s’est adressée à l’assemblée.
Ce qui suit est un extrait de ses remarques.
Tout d’abord, je veux dire combien la célébration d’aujourd’hui m’a émue et exprimer ma gratitude envers tant de générosité et de bonté. La beauté de la musique et des chants, les
textes bibliques qui nous ont été présentés, l’homélie de notre Chancelier : tout cela renvoie à la mission que l’Église me confie en tant que rectrice de l’Université Saint-Paul.
C’est avec une très grande disponibilité intérieure que j’accepte de rendre ce service, sachant que l’Esprit précède tous ceux et celles que le Seigneur envoie en mission. . . .
Nous avons raison de nous appuyer sur nos moyens car nous déployons une richesse incroyable au sein de notre société. Par nos programmes et par la diffusion de la recherche menée par
nos professeurs, par l’esprit de service qui anime tous nos employés, l’Université Saint-Paul contribue à former des hommes et des femmes qui, par la démonstration de leur savoir, leur
savoir-faire et leur savoir-être, sont capables de nourrir la vie communautaire (humaine et ecclésiale) partout où ils œuvrent. Nous ne devrions pas être surpris de ce charisme propre à l’Université Saint-Paul
puisqu’il nous est offert en héritage par les Oblats de Marie-Immaculée, eux qui se sont laissé habiter par un rêve et qui l’ont édifié, une pierre à la fois. En effet, nous ne sommes
pas livrés à nous-mêmes dans la quête de notre avenir : les pas qu’ont tracés nos prédécesseurs nous ont conduits jusqu’à ce que nous sommes. Le charisme Oblat est agissant dans tout
ce que nous sommes devenus et le sera dans tout ce que nous sommes appelés à devenir. Comme leur fondateur, Mgr de Mazenod, les Oblats sont des hommes d’action et d’audace: ils ne craignent
pas de se retrousser les manches pour répondre aux besoins du moment, là où ils se trouvent. Ce sont aussi des mentors : non seulement ils bâtissent des institutions, mais ils suscitent
et accompagnent des leaders qui pourront en assurer le développement. Par leurs œuvres et leurs institutions ils contribuent à l’enrichissement du patrimoine humain. Voilà donc un trait
essentiel de l’Université Saint-Paul: la vision missionnaire. Le nom que les Oblats ont choisi pour nous, Université Saint-Paul, rappelle celui de l’Apôtre qui a joué un rôle inestimable
dans le rayonnement universel du message chrétien.
Notre université est missionnaire: elle est faite d’hommes et de femmes qui sont partie prenante de l’évangélisation qui se trouve au cœur d’une société pluraliste, avec de sérieux
problèmes sociaux, tablant sur les forces existantes et se préoccupant des gens marginalisés. C’est dans ce contexte solidement missionnaire que la dimension catholique de l’Université Saint
Paul trouve ses racines et sa pertinence aujourd’hui, comme l’a exprimé le Cardinal Poupard : « L’Évangélisation sans humanisation est impossible. » Pour cette raison,
tous les programmes offerts par l’Université (et tous ceux qui seront offerts dans les prochaines années) portent la marque du charisme oblat et appellent notre monde à une humanité plus
grande. « La Grâce ne détruit pas la nature, mais la présuppose. » Cette foi nous a été transmise par le Moyen-âge chrétien où, pour la première fois, la coexistence pacifique
de la foi et de la raison s’est trouvée pleinement articulée. Il y a une force extraordinaire dans la croyance qui motive les penseurs chrétiens : nous continuons à croire que
l’objet de notre foi soutient et nourrit notre quête de compréhension. Pour les croyants, il n’y a pas deux vérités, mais une seule que nous approchons par divers chemins. Tous les
sujets contribuent à construire une vraie perspective sur le monde. Cette quête de la vérité est une valeur en elle-même. Pour les croyants et croyantes, le message chrétien est une
perspective sur le vrai qui peut nourrir toute quête authentiquement humaine. Il incombe d’une manière particulière à la théologie d’articuler ce lien entre foi et raison dans le monde
d’aujourd’hui. Je souhaite de tout cœur que l’Université Saint-Paul représente de plus en plus un acteur incontournable dans l’édification d’une théologie à l’heure de la postmodernité et
de la mondialisation.
J’ai la ferme conviction que le christianisme constitue une richesse pour le monde et que les Universités catholiques sont, chacune à sa manière, appelées à participer au défi de la
civilisation des cultures. C’est le cœur rempli d’espérance que je nous vois participer à l’avènement de notre avenir ; compte tenu d’une riche tradition qui nous guidera vers
l’innovation dans l’enrichissement du patrimoine humain.
OMI LACOMBE
Un missionnaire extraordinaire
Depuis sa fondation en 1908,
Catholic Missions In Canada (CMIC), connu alors comme
The Catholic Church Extension Society of Canada, est venu en aide aux missions isolées, à travers
le pays, là où un manque de ressources rendait impossible de maintenir une présence catholique, sans une aide financière extérieure. Le CMIC honore chaque année une personnalité qui
s’illustre par ses réalisations extraordinaires, sur le terrain missionnaire du Canada ; cela s’appelle le ‘Prix St Joseph’. Dans une lettre au P. Philip Kennedy, président du
CMIC, l’archevêque oblat Sylvain LAVOIE du Keewatin-Le Pas, a présenté le P. Bertrand MATHIEU, un missionnaire de longue date, comme candidat au Prix St Joseph.
Né dans la Province de Québec en 1923, le P. Mathieu a été missionnaire au Saskatchewan, depuis sont ordination, en 1949.
Sa première obédience a été pour La Loche, SK, où il a travaillé pendant 37 ans. Son plus grand problème à cette époque a été d’apprendre la langue des Dénés. C’était une langue très
difficile et il admet qu’il est toujours en train de l’apprendre, même s’il peut s’en servir couramment. Après avoir été à Wollaston, SK, pendant plusieurs années et maintenant à Patuanak,
SK, depuis 14 ans, il fait toujours son ministère dans cette langue. Il a gardé la langue vivante pour les gens parce qu’il s’en sert quotidiennement dans la liturgie, et aussi dans
les visites aux familles et à l’hôpital. Le Déné est toujours encore la première langue de la jeunesse à La Loche, une situation exceptionnelle dans le monde d’aujourd’hui, surtout à cause
de son influence.
Le P. Bertrand est un homme du peuple et pour le peuple. Il se préoccupe des affaires de la communauté, en ayant le souci du bien-être des gens. Pendant toutes ces années, il a permis
que les missions bénéficient des soins de santé et gardent leurs écoles. Il a été administrateur de l’hôpital de La Loche, pendant 21 ans.
Le P. Bertrand n’a pas eu une vie facile, mais il n’a aucun regret. Il remercie Dieu tous les jours pour sa bonne santé et le courage de tenir bon, pendant tant d’années. Il a un grand
sens de l’humour et aime bien jouer des farces à ses confrères Oblats et à d’autres. Dans sa jeunesse, c’était un boxeur accompli et aussi un coiffeur habile. Que de têtes a-t-il coiffées
pour rendre service ! aujourd’hui encore il se coupe lui-même ses cheveux! Son vieux fauteuil de coiffeur, fatigué par le temps, trône dans un restaurant local de La Loche.
Survivre dans le climat rigoureux du nord, demandait parfois un grand sens de la débrouille. Le P. Bertrand savait normalement s’y prendre. Il se souvient qu’il lui fallait parcourir
en traîne à chiens ou à pied 45 à 50 milles, d’une mission à l’autre. Cela a duré environ 13 ans. Il apportait sa nourriture, restait 3 à 4 jours et revenait. Une fois, il avait une
meute de chiens qui l’a tiré sur le sol gelé, assis sur une bicyclette, jusqu’à Turnor Lake.
Dans une journée typique des années 50, on trouvait les confessions pratiquement tous les jours - plus même que nécessaire -, le chapelet, la Messe quotidienne, l’enseignement sur les
sacrements pour le baptême et la première Communion. Etre missionnaire dans nos régions reculées, demeure encore aujourd’hui, pas mal une aventure. Les premières années, les gens étaient
moins mobiles et restaient dans leurs communautés, autour de la maison. Aujourd’hui, il y a des routes et de l’argent, les gens voyagent davantage et sont grandement influencés par
le matérialisme. Garder les gens fidèles et priants est une tâche difficile et le P. Mathieu a réussi à faire exactement cela dans les missions qu’il dessert. Le Père prépare toujours
l’homélie quotidienne de la messe, en anglais et en Déné et encourage les parents à passer du temps avec leurs enfants et à leur enseigner les valeurs de l’Eglise et leur langue.
Un moment, le Père vivait en communauté avec d’autres Pères, Frères et Sœurs, mais maintenant il est seul au presbytère de Patuanak. Il y a quelques pratiquants fervents qui sont d’accord
de l’aider. Il n’est pas découragé et vit au jour le jour. Plusieurs se seraient perdus si le Père Mathieu n’avait pas été là. Il a marqué bien des vies. (
Archevêque Sylvain Lavoie,
OMI)
OMI LACOMBE
Ministère avec les Travailleurs itinérants
En Colombie-Britannique
La vallée de l’Okanagan au milieu de la Colombie-Britannique est le centre de la culture des fruits pour l’ouest canadien. Son doux climat permet la culture des poires, des cerises,
des pommes et des prunes. En plus de ces fruits populaires, il y a aussi la cueillette de petits fruits et de légumes au cours de l’été et de l’automne. Et dans cette vallée, se trouvent
environ mille travailleurs itinérants venus du Mexique pour les récoltes dans les vergers et dans les potagers. Ils arrivent en mars et travaillent jusqu’en octobre.
Ces travailleurs itinérants viennent au Canda avec le programme SWAP (Seasonal Agricultural Workers Program). Les propriétaires de vergers doivent faire les contacts via le consulat
canadien à Mexico pour avoir des travailleurs. Le gouvernement canadien a un employé qui traite les plaintes reçues de ces travailleurs saisonniers si jamais ils sont mal traités. Les
travailleurs sont payés environ 8.50 $ de l’heure.
Il est plutôt difficile de contacter les travailleurs car ils vivent sur des fermes et des vergers et n’ont pas de moyens de transport. Ce sont des travailleurs saisonniers qui vivent
en périphérie de la vie de la ville. Le facteur déterminant dans leur séjour au Canada est la température : quand il fait beau, ils doivent travailler! Il est très difficile pour le
père Otto ROLLHEISER d’aller les rencontrer parce que s’il fait beau, les travailleurs seront en train de cueillir les fruits. L’horaire de travail est entièrement dépendant de la météo.
Ce n’est donc pas si simple pour ces travailleurs mexicains de se rendre à la messe célébrée en espagnol une fois par mois à la paroisse St. Theresa. La majorité des cette population
hispanique sont des sud américains qui ont pris résidence permanente dans la vallée, certains ayant résidé au Canada depuis une vingtaine d’années.
Quand j’ai demandé au Père Otto ce qu’il pensait de son ministère, il a immédiatement répondu : « C’est pour ça que je suis ici! » Après vingt années en tant que missionnaire
au Pérou (en tant qu’un des fondateurs de la Mission au Pérou), le Père Otto « veut retourner aux Sud-américains parce qu’ils lui ont tellement donné ». La paroisse St. Theresa,
dans le nord de Kelowna, sert de point de rencontre pour faire contact avec les travailleurs saisonniers.
Si l’afflux de travailleurs immigrants persiste, il y aura de l’avenir dans ce ministère. Le Père Otto ajoute: « Notre fondateur s’est approché des pêcheurs et il n’a pas attendu
que ce soit eux qui viennent à lui. S’ils sont ici, c’est ici la place pour nos Oblats, surtout pour ceux qui ont déjà travaillé en Amérique latine. Dans le sud de l’Ontario, il y a
beaucoup de travailleurs itinérants. L’Église ne doit pas les oublier ». C’est en riant que le Père Rollheiser a terminé l’entrevue avec la conclusion: « Si tu parles plusieurs
langues, tu pourras voyager! »
Au Manitoba
Le Frère Thomas Novak est, depuis un certain temps, impliqué avec les travailleurs itinérants qui sont employés dans le centre de la province du Manitoba. Son implication a débuté il
y a dix ans et c’est pour lui un ministère qu’il pratique chaque mois au courant de l’été et de l’automne. L’événement clé est une messe le dimanche célébrée chaque mois, suivie d’un
rassemblement amical de la communauté. Lorsque le Père Albert Lafrenière était le curé de la paroisse St Eustache, (située à proximité de deux fermes qui emploient des travailleurs
mexicains), la paroisse invitait les travailleurs à une messe en espagnol à leur église. La paroisse accueillait les travailleurs et leur offrait des rafraîchissements et une collation
lors d’un « convivio » après la messe. Une de ces fermes, à une distance d’une quinzaine de kilomètres, (qui embauchait presque 150 travailleurs) offrait un autobus pour amener
les employés à l’Eucharistie le dimanche.
Thomas a travaillé avec ardeur pour impliquer des membres de la communauté hispanique de Winnipeg dans ce ministère, espérant qu’éventuellement ils s’approprieront eux-mêmes ce ministère.
Il est enchanté de les voir partager d’une façon oblate, partageant la « Bonne Nouvelle » avec des hommes qui sont seuls et marginalisés. Plusieurs de ceux qui se sont joints à ce
ministère sont eux-mêmes de nouveaux immigrants ou des réfugiés.
En plus de la messe mensuelle, Thomas et ses compagnons travaillent pour améliorer les conditions de vie des travailleurs de diverses façons: en servant de médiateurs avec des marchands
locaux qui sont difficiles, en écrivant des articles, en organisant des événements publics pour éduquer les canadiens au sujet de la dure réalité à laquelle sont soumis ces « étrangers
parmi nous », et en faisant pression auprès des gouvernements pour changer les lois afin de diminuer les épreuves subies par les travailleurs. « L’année dernière, j’ai soumis
une demande à la Commission des standards des travailleurs du Manitoba. Ils ont adopté certaines de mes recommandations, surtout celles à propos d’un jour de repos pour ne pas avoir à travailler
sept jours par semaine, chaque semaine ».
Quand on lui a demandé pourquoi ce ministère était important, Thomas a répondu : C’est notre façon de s’impliquer avec certains des plus marginalisés de notre société canadienne. Leurs
vies sont si restreintes; ils vivent presque une vie de prisonniers. Cependant, tout ce qu’ils veulent est de venir en aide à leurs familles chez eux. Ceci est un des moyens importants
pour moi de vivre ma vocation oblate ».
(Soumis par Nestor Gregoire, traduit par Nicole Boisvert pour www.omilacombe.ca)
Afrique-Madagascar
PROVINCE CENTRALE D’AFRIQUE DU SUD
Un artiste Oblat plein de talents
Cette information vient du site web du P. Wilfried JOYE, un talentueux artiste oblat, dans la République d’Afrique du Sud. Sur: www.wilfriedjoye.com.
on peut trouver des exemples de son art.
Wilfried Joye est né dans le petit village de Dadizele, en Flandre, Belgique, le 4 juillet 1939.
Très tôt, il a fait preuve d’une claire disposition au dessin et à la peinture. Comme jeune homme, son intérêt pour l’art l’amenait à reproduire les peintures des artistes flamands :
Adriaan Brouwer (1605 Oudenaerde – 1638), fameux pour ses peintures de la vie rurale.
Durant ses études secondaires, il a eu le privilège de recevoir les leçons de deux artistes de talent: Boniver (un peintre paysagiste) et Geukens, un peintre qui enseignait l’histoire
de l’art.
Après son secondaire, il a étudié la philosophie et la théologie pendant six ans. Il fut ordonné prêtre, comme Oblat de Marie Immaculée, en 1964.
Pendant ses années d’études, il utilisait la linogravure pour illustrer le journal du scolasticat qui paraissait trois fois par an et était envoyé, à travers le monde, à tous les Oblats
flamands de la Congrégation.
Ici aussi il a vécu proche de quelques artistes doués : Walter Debock (céramiques, huiles, sculpture) et Willem Vermandere (sculpteur et chanteur populaire bien connu). Il a travaillé comme
missionnaire à Potchefstroom, en Afrique du Sud, depuis 1966.
En 1992, il a suivi un cours de peinture d’icônes auprès du peintre d’icônes bien connu, Egon Sendler et son équipe à Meudon, près de Paris. Il a plusieurs fois exposé en Afrique du
Sud et en Belgique. Ses peintures intenses et attirantes traduisent souvent la vie rurale et des situations humaines.
Sa peinture a souvent un thème religieux qui présente au monde un itinéraire de foi profonde, la sacralité de la vie et la joie de l’espérance. Quelques fois il utilise le poisson comme
symbole. Le poisson lui rappelle comment nous devrions vivre… les yeux ouverts (le poisson ne ferme jamais les yeux). La bouche du poisson est aussi toujours ouverte et prête à gober
sa nourriture. Cela représente l’attitude ouverte qui devrait être la nôtre pour jouir de la richesse de la vie que le Père nous offre.
Son style est fortement influencé par l’expressionisme flamand (Servaes, Permeke, De Smet, Brusselmans) et par son ami de toujours, le P. Frans Claerhout, qui est décédé en Afrique
du Sud en 2006.
Les premiers travaux du P. Joye étaient des pastels à l’huile sur papier, mais depuis 1980, il a travaillé principalement la peinture à l’huile et occasionnellement des dessins au fusain
très vivants. Sa première exposition à lui tout seul, s’est tenue en 1968 en l’église de Klerksdorp. Il a aussi exposé avec le P. Claerhout.
NATAL
Les pauvres aux multiples visages
(Kimau Fidelis MUTHENYA est un scolastique oblat du Kenya, appartenant à OMI Lacombe Canada et se préparant en ce moment au sacerdoce en Afrique du Sud.)
Dans le diocèse sud-africain de Durban, se trouve une résidence pour malades chroniques dirigée par les Religieuses Dominicaines de Montebello. À l’origine, leur fondatrice, Sœur Trufena,
l’a établie en tant que demeure pour les personnes âgées; cependant, en raison des urgents besoins sociaux de l’époque, elle se concentra sur le soin des malades. On ne peut manquer
de noter le ministère merveilleux accompli par celles qui s’occupent des patients. En dépit du manque de personnel et de ressources, les employées y rayonnent d’amour et de foi envers
ces gens, les plus abandonnés.
Le Scolasticat St-Joseph de Cedara a répondu généreusement aux besoins de la maison Montebello en assurant que, durant la période de leurs engagements pastoraux de juin et juillet,
un certain nombre d’Oblats y sont assignés. J’ai eu la chance d’y faire du ministère durant mon congé d’hiver et je peux dire que c’était là une expérience profonde dont je me souviendrai
toujours avec nostalgie. J’ai eu alors la chance d’y travailler avec des Oblats de Zambie et de la Province centrale de l’Afrique du Sud. Mes responsabilités consistaient à nourrir
et donner le bain aux patients, jouer aux cartes avec ceux qui en étaient capables, changer les draps, faire les lits, nettoyer les planchers. La résidence ou l’hospice comporte trois
salles pour les hommes, les femmes et les enfants; à différents moments, j’ai travaillé dans toutes les trois.
On m’a demandé ce que ce travail dans une résidence pour malades chroniques pouvait bien avoir à faire avec ma formation : je crois sincèrement que participer au ministère des
sœurs Dominicaines a tout à voir avec la formation d’un Oblat. Au cœur de la vision de notre Fondateur se trouve l’appel à servir les pauvres aux multiples visages et Montebello constitue à coup
sûr un endroit excellent où un Oblat peut approcher de l’action de Dieu guérissant les cœurs et l’esprit des pauvres. Pour apprendre à être une voix efficace pour les sans-voix, il
est important que les futurs ministres de l’Église soient en contact avec ceux-là qui sont totalement dépendants des autres. J’ai trouvé que les patients m’ont aidé à apprécier et à apprendre
de la part d’un segment de la société généralement méprisé en raison du préjugé que rien de bon ne peut venir d’un handicapé.
Le temps passé à la maison Montebello aura été pour moi un temps de discernement parce qu’il m’a donné la chance de mettre en pratique ce que nous avons appris au Scolasticat. Du même
coup, il m’a donné un avant-goût des réalités que j’aurai à affronter en tant que futur Oblat exerçant son ministère parmi les pauvres.
Je suis tout à fait reconnaissant au personnel de Montebello pour l’exemple du service plein d’amour qu’ils m’ont donné; pareillement, aux patients qui m’ont montré qu’il est possible
d’être joyeux avec si peu de choses, et au personnel du Scolasticat pour m’avoir donné la chance d’y exercer un tel ministère. (
www.omilacombe.ca)
ZAMBIE
Une chèvre pour les missionnaires
Le 7 août 2009, trois Oblats sont arrivés à Shangombo, à la paroisse St. Leopold; il s’agissait des PP. Evans C. CHINYEMBA, Valentine KALUMBA et Kelvin LUBINDA. Ils étaient partis de
Mongu et arrivaient à Shangombo, après un trajet de plus de 8 heures, sur une route bourrée de nids de poules. La distance entre Mongu et Shangombo est d’environ 268 km. Avec un bon
réseau routier le voyage aurait duré deux heures et demi.
L’arrivée des Oblats a été un moment de bel enthousiasme pour les gens de la paroisse St. Leopold. Les paroissiens et les gens venus de très loin, comme de Santa Cruz en Angola, formaient
une haie pour accueillir les Oblats, ensemble avec l’évêque du diocèse de Livingstone, Mgr Raymond Mpezele. Le rituel de bienvenue comportait entre autres, des chants Kwamashi.
Le samedi, 9 août, l’évêque Mpezele a installé le P. Evans curé de la paroisse avec les PP. Valentine et Kelvin comme associés. Dans son homélie, en s’adressant au P. Joseph PHIRI,
supérieur de la Délégation, l’évêque a remercié les Oblats de prendre la responsabilité de la paroisse St. Leopold.
Après la Messe, les Oblats ont reçu des cadeaux dont une chèvre. Les chèvres jouent un rôle éminent dans l’histoire de Shangombo. On raconte que dans l’ancien temps, ce lieu était rempli
de chèvres (ngombo en Kwamashi). Et de fait, Shangombo signifie une place pour les chèvres. Il convenait donc d’offrir une chèvre en cadeau aux missionnaires.
Le district de Shangombo a une population de plus de 82.000 habitants. C’est l’un des districts les plus éloignés du pays : il se trouve à 870km de Lusaka. Actuellement, le district
manque d’infrastructures : écoles, hôpitaux et un réseau routier décent. Malgré les conditions économiques défavorables à Shangombo, les gens sont durs au travail. Ils cultivent
le maïs comme source de revenus et nourriture pour leurs familles.
Comme Oblats, nous sommes heureux d’être présents à Shangombo. Notre histoire comme missionnaires consiste à nous mettre à disposition pour des lieux dans lesquels personne ne veut
travailler. Nous nous rassemblons en communauté et Jésus devient notre point focal. Nous sommes conscients que les gens de Shangombo n’ont jamais eu un prêtre résidant, plusieurs années.
Les paroissiens ont donc pris en main la responsabilité de conduire la paroisse à leur façon. Notre tâche sera d’aider à rétablir le fonctionnement des structures paroissiales, selon
ce qui se fait dans le diocèse de Livingstone. Oblats, nous venons à Shangombo pour apprendre. Nous apprendrons des gens et ainsi ensemble, nous pourrons faire connaître et aimer le
Christ. À ceux qui ont connu le Christ et l’ont abandonné, nous le leur présenterons encore une fois pour qu’Il donne forme à leur vie. Nous commençons notre mission en nous rappelant
la place que Marie notre mère tient dans la vie de chaque Oblat. Nous sommes confiants que Marie, la première disciple de Jésus, nous aidera à apprendre d’elle pour écouter la voix
du Christ qui nous presse de servir les gens de la paroisse St. Leopold.
(
P. Evans Chinyemba dans OMI USA
, novembre 2009. Quelques semaines après avoir été nommé curé de cette nouvelle paroisse oblate, Evans a été nommé Supérieur de la Délégation
de Zambie. Il quittera donc, en décembre, sa nouvelle paroisse pour le Centre de la Délégation, à Lusaka.)
Anniversaires -- décembre 2009
65 ans de vie religieuse
| 1944.12.25 |
07933 |
P. Jean Selvez |
France |
60 ans de vie religieuse
| 1949.12.08 |
09410 |
P. Robert Filion |
Lacombe |
| 1949.12.08 |
08790 |
P. Camillo Prosdocimo |
Italie |
| 1949.12.08 |
08785 |
P. Rudolf Rüttinger |
Prov. d’Europe Centrale |
50 ans de vie religieuse
| 1959.12.08 |
10819 |
P. John Chai |
Australie |
| 1959.12.08 |
11397 |
Fr. Hans-Bruno Hubig |
Prov. d’Europe Centrale |
| 1959.12.21 |
10820 |
P. Heinrich Rink |
Prov. d’Europe Centrale |
50 ans de sacerdoce
| 1959.12.06 |
09619 |
P. Mario Amadeo |
Italie |
| 1959.12.06 |
09798 |
P. Martino Ferraro |
Italie |
| 1959.12.06 |
09493 |
P. Sante Gazzola |
Italie |
| 1959.12.06 |
09491 |
P. Umberto Nespolo |
Etats-Unis |
| 1959.12.08 |
09642 |
P. Duncan Mackenzie |
Natal |
| 1959.12.08 |
09645 |
P. Garth Michelson |
Natal |
| 1959.12.08 |
09644 |
P. James Towell |
Northern S. A. |
| 1959.12.19 |
10197 |
P. Donald MacDonald |
Lacombe |
| 1959.12.19 |
09508 |
P. Robert Michel |
Notre-Dame-du-Cap |
25 ans de sacerdoce
| 1984.12.15 |
12568 |
P. Pascalis Leoela |
Lesotho |
Suffrages pour nos défunts
N° 81-91
| Nom |
Prov./Dél. |
Naissance |
Mort à |
Date |
| P. Pavilupillai Mariampillai |
Jaffna |
19/10/1921 |
Columbuthurai |
08/09/2009 |
| P. Sjaak Terken |
Belgique/Pays Bas |
02/04/1929 |
Nijmegen |
09/10/2009 |
| P. Gaspar Alonso Díaz |
Espagne |
06/05/1932 |
Diego de León |
11/10/2009 |
| P. Guy Gaudreau |
Notre-Dame-du-Cap |
13/03/1927 |
Richelieu |
13/10/2009 |
| P. Antonio Coletta |
Italie |
04/10/1923 |
Santa Maria a Vico |
16/10/2009 |
| P. Jan van der Zee |
Belgique/Pays Bas |
26/07/1925 |
Nuth |
19/10/2009 |
| P. Hervé Delisle |
OMI Lacombe |
01/03/1917 |
Winnepeg |
23/10/2009 |
| P. Gerard Heimerikx |
Namibia |
11/03/1923 |
Hünfeld |
25/10/2009 |
| P. Louis-Paul Lachance |
OMI Lacombe |
06/02/1916 |
St. Albert |
26/10/2009 |
| P. Jacques Lehay |
France |
04/10/1921 |
Pontmain |
29/10/2009 |
| P. Paul Plamondon |
Notre-Dame-du-Cap |
01/01/1925 |
Québec |
01/11/2009 |
« Ils sont devant Dieu avec le signe, l’espèce de caractère propre de notre Société, les vœux communs à tous ses membres, l’habitude des mêmes vertus. Nous tenons à eux par
les liens d’une charité particulière, ils sont encore nos frères, et nous sommes les leurs; ils habitent notre maison-mère, notre chef-lieu; leurs prières, l’amour qu’ils conservent
pour nous, nous attireront un jour à eux pour habiter avec eux le lieu de notre repos ».
(Lettre du Fondateur au P. Courtès, 22 juillet 1828)
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