| LesOblats en République démocratique du Congo Il est certainement prétentieux d'écrireaujourd'hui sur la République démocratique du Congo et surla vie et le travail des Oblats dans ce pays. On court le risque d'affirmationsrapides et insuffisamment mûriesle risque aussi de ne pas respecterl'infinie diversité des situations et des points de vue et de prendrela partie pour le tout... Mais il faut courir ce risqueafin de soutenirla communion avec les Oblats du Congocette communion qui est une desvisées de notre travail d'information. Si des complémentset des correctifs nous parviennentnous en ferons état dans deprochains numéros. Brefsrappels d'histoire "La Province de Belgique désirait un territoire missionnaireau Congo belge pour l'expansion de son zèle et pour favoriser sonrecrutement en Belgique"écrit le p. LEVASSEUR. En 1931les Oblats de Belgique se voient confier une partie de ce qui est alorsla province civile du Kasaï; dans les dix années précédentesles jésuites y avaient établi trois missions : IpamuMwilambongoet Kilembe. En 1937le territoire confié aux Oblats compte 17000 baptisés et 15 719 catéchumènes sur 320 000 habitants.La Préfecture apostolique d'Ipamu est créée le 13avril 1937; Mgr Alphonse BOSSART (1888-1963) en reçoit la charge.Quand en 1948 sera créé le Vicariat apostoliqueil en serale premier évêque. Mgr René TOUSSAINT lui succèdeen 1958. Le Vicariat apostolique compte alors près de 40% de catholiques708 écoles primaires... Le "Personnel" de 1960 indique qu'alors tousles Oblats sont dans le Vicariat apostolique d'Ipamudevenu diocèsed'Idiofa. Presque tous sont des Européenstrès majoritairementdes Belges. Il y a quelques jeunes Africains en formationscolastiqueset frères. Parmi euxLouis MBWOLl'actuel évêqued'IdiofaBenoît KABONGOqui sera Provincial de 1992 à 1995et le Fr. Léonard SHINGINIEKAactuellement formateur au prénoviciatd'Idiofa. Le 30 juin 1960l'ex-Congo belge obtient l'indépendance(il portera le nom de Zaïre de 1971 à 1997). Dans sa biographiede Mgr Toussaintle p. Jean-Marie RIBAUCOURT présente cette nouvellepériode sous des titres révélateurs : "1960indépendance et soubresauts; 1961dans le désordre généralisé;1962la vie progresse avec heurs et malheurs; 1963gâchis révolutionnaireet efforts sociaux; 1964un diocèse bouleversé et martyrisé;1965courage et lucidité dans l'épreuve; 1966pacificationet restauration". Le 22 janvier 1964la mission de Kilembe est attaquéeet les pp. Gérard DEFEVERNicholas HARDY et Pierre LAEBENS sontassassinés. Sur 31 missions27 sont détruites ou pillées.Tout le personnel missionnaire est évacué. Il reviendrapeu à peu l'année suivante. Ce temps de mutation parfois plus calmeparfois plusviolent et douloureuxva se prolonger... Sur le plan politiquece serala longue période de Mobutu; ses 32 ans de pouvoir se terminenten 1997 avec la prise du pouvoir par le président Kabila. Pourl'Eglise catholiquec'est le temps de l'africanisation. En 1964le futurcardinal Malula devient le premier archevêque africain de Kinshasa. Chez les Oblatsle noviciat d'Ifwanzondoferméen 1971est réouvert le 8 septembre 1977. En 1982les Oblatsfondent le scolasticat de Kinshasa/Kintambo. Cet événementrévèle la croissance rapide du nombre des jeunes Oblatsen formation. En vingt ansde 1980 à 1999ce sont 98 jeunes Oblatscongolais qui font leur profession perpétuelle. Huit sesont définitivement engagés le 5 septembre dernier. Maisl'établissement à Kinshasa est décisif aussi parceque les Oblats dépassent désormais les limites du diocèsed'Idiofa auquel jusqu'alors ils s'étaient restreintsàl'exception de la procure de Kinshasa et de la paroisse annexe. Dans cet immense pays (plus de quatre fois la France)où les communications ont toujours fait problèmela situationreste aujourd'hui très difficile. Les fautes du pouvoir centralles rébellionsles interventions étrangères sollicitéesou non... ont accentué les difficultés. Citons un universitaireafricainplutôt pessimiste : "La République démocratiquedu Congochamp des ruines et des pillages de l'Afrique médianevictime de son espace (2 345 000 km2)de ses potentialitésminières (cuivrecobaltdiamantor) et de l'importance de sapopulation (45 millions d'habitants)est réduite à l'impuissancepour longtemps encore par la faillite de l'Etat et la débâcleéconomique et sociale. Si les trente-deux ans de mobutismeen sont la cause principaleil n'en reste pas moins que le nouveau pouvoira étouffé dans l'uf l'espérance du changement." "Depuis deux ansécrivait en juin l'AgenceFides les conditions de la population congolaise empirent àcause de la guerre et de la destruction progressive des infrastructures.Les Egliseselles aussipaient le prix du conflit avec le pillage etla destruction de leurs édifices et lieux de cultel'insécuritépour les agents de la pastoralela dislocation de communautéstout entières..." Et plus récemment le cardinal Etsouet quelques évêquesdans un message à l'occasionde l'anniversaire de l'indépendance : "Nous constatons hélas!qu'au Congo règnent en maîtres l'égoïsmel'idolâtriede l'argentle culte de la personne et du pouvoir. Cela nous a amenésà oublier notre devoir civiquequi était de construirenotre pays. Nous avons pratiquement détruit sciemment ce qui existaitréduisant ainsi la population à une misère indicible.Voilà pourquoi Dieu nous demande: Qu'as-tu fait? Où estton frère Abel? En effetqu'avons-nous fait des talents queDieu nous a confiés? Devant l'enrichissement scandaleux de certainsdevant la destruction et la culture du pillageil y a de quoi nous rappelerce vieil adage : Bien mal acquis ne profite jamais." La situation d'insécurité perdure. Faut-ilrappeler que le p. MUBESALAalors Provinciala échappéde peu à la mort lorsqu'en 1997 à Kinshasa des voleurs luiont tiré dessus pour s'emparer de sa voiture? Le 21 novembre dernierle p. Anaclet DUPARtrésorier provincialfaisait aussi la douloureuseexpérience de rencontrer des militaires qui sous la menace l'obligeaientà les conduire à leur camp. Anaclet prend la direction d'unposte de police... Quand les militaires s'en aperçoiventils enviennent aux coups... Une fois rejointsles policiers se disent incapablesde trancher le différend... Une histoire semblable est arrivéeà d'autres Oblats de Kinshasa. "Echos du conseil (Provincedu Congo)" conclut : "Il faut noter combien c'est périlleuxde se promener seul en véhicule à Kinshasa par les tempsqui courent. Faites donc attention!" Il faut cependant rappeler aussi tout le travailquotidienet cachéde reconstruction... Plus visiblementces deux manifestationsrécentes. A Kinshasaplus de 80 000 personnes ont participéà la marche du 2 août pour la paix. En juillet et aoûttoutes les parties concernées dans les différents épisodesde guerre ont finalement apposé leur signature à un cessez-le-feunégocié à Lusakaen Zambie... Sera-t-il respecté?Mais les artisans de paix sont à l'uvre. Vieet travaux des Oblats Perspectives d'ensemble Au 31 décembre 1998la Province oblate du Congo comptait132 Oblats : 67 prêtres16 frères et 49 scolastiques. Dixprêtres et un frère sont d'origine belgetous les autressont congolais. La moyenne d'âge de la Provinceenviron 36 ansest une des plus basses de la Congrégation. Par le nombre de scolastiquesle Congo est la troisième Province de la Congrégationaprèsla Pologne et Sri Lanka (mais les scolastiques des Délégationssont comptés dans les chiffres de Sri Lanka). Depuis une dizaine d'annéesdes Oblats congolaissont missionnaires ad extra; on les trouve au Camerounau Nigeriaen Zambieen Angola... et même à Tahiti. La Mission d'Angoladépend de la Province du Congo. Le Chapitre général de septembre 1998a élu le Provincial du Congole p. Baudouin MUBESALAcomme secondAssistant général. Les Oblats de sa Province ont étéparticulièrement sensibles à cette élection. Le p.Paul MANESSA NDONGO lui a été donné comme successeuren mai. Un conseil provincial devait être nommé dans le courantde septembre. Ajoutons que le p. Cyrille ATITUNGétudiant àRomefait partie de l'équipe des formateurs du Scolasticat international: une autre manière d'être missionnaire ad extra. La Province s'est réunie en congrès en1981 et 1989. Il a été décidé que ces congrèsse tiendraient désormais tous les trois anssoit 199519982001...La brochure Espérer ensemble (Cf. Info OMI janvier99) est le compte rendu de l'Assemblée de 1998qui s'est tenueà Ifwanzondo du 20 au 25 avril. A écouter les Oblats du Congoà lirece qu'ils écriventla "communauté provinciale"est à la fois une réalitéle "chez-nous"des Oblatset une tâche toujours à reprendre. Dans son adieuà la Provincele p. MUBESALA insistait : "Ce qui a constituéla toile de fond de mon engagement était aussi une recherche effrénéed'unitéde cohésion entre nousune recherche de dialoguefraternel et des raisons de nous faire confianceune recherche de communionà travers nos différences... Les Oblatsc'est notre famille.Là où nous devons nous retrouver comme frèresprêtspour un même combatengagés pour une même cause. Sil'on est engagé dans une même équipeon éviteà tout prix de marquer contre son camp..." La Province du Congo est une Province jeune et une Provincede jeunes. Les circonstances de toutes sortes ont entraînéle retour en Belgique de la très grande majorité des missionnairesde ce pays. Avec les avantages et les inconvénients que l'on devinedes Oblats relativement jeunes se sont vu confier les responsabilités.Ils ont eu la chanceet la charge de devoir être autonomesdedevoir se prendre en mains... Ils se sentent parfois dépassésils sentent qu'il leur manque des figures exemplaires auxquelles s'identifier... Desparoisses de ville et de brousse La très grande majorité de la population du Congoappartient aujourd'hui à des confessions chrétiennes. Lescatholiques formeraient environ 60% de la population. Les autres 40% appartiennentà des Eglises protestantes ou au kimbanguismeune Eglise messianiquenée au Congo dans les années 20 sous la mouvance protestante.Cela ne veut pas dire que la religion traditionnelle ne persiste pasni que les mentalités sont partout christianisées... Les Oblats ont cédé au clergé diocésainla majorité des paroisses dont ils avaient la charge dans le diocèsed'Idiofaoù on compte actuellement près de 130 prêtresdiocésains. La naissance d'un clergé diocésain estdue aux efforts des Oblatsnotamment avec la création en 1947du petit séminaire de Laba. En 1986à la demande de l'évêqueles Oblats se sont regroupés dans six missions dont quatre leursont "réservées" : IfwanzondoLozoPanuMwembe. Cette décision a entraîné l'acceptationde paroisses dans d'autres diocèses. A l'ancienne paroisse St-Eloide Kinshasa liée à la Procurese sont ajoutées lesparoisses du Christ-Sauveur et de St-Philippe. On a déjàbeaucoup dit quand on indique qu'il s'agit de paroisses urbaines africainesdans une mégapole d'environ six millions d'habitants. Kinshasacompte un peu plus de cent paroissesce qui veut dire que chaque paroissecompte en moyenne 55 000 habitants dont 35 000 catholiquescertainesen comptant évidemment beaucoup plus... En 1984Mgr Louis MBWOL MPASI était nomméévêque auxiliaire d'Isangiqui se trouve à une bonnecentaine de kilomètres à l'ouest de Kisanganià800 km à vol d'oiseau au nord-est d'Idiofa. Les Oblats se sontengagés dans ce diocèse en 1987prenant la charge du petitséminaire de Yabwanza et de la paroisse et du collège d'Opala.La paroisse de Wenge s'y est ajoutée il y a trois ans. En outrela Province a aussi une paroisse dans la ville de Kikwit. Un compte rendu d'une session des Oblats du districtd'Isangi nous a été adressé l'an dernier. Il nousfait un peu connaître le travail dans ce diocèse. A Opalaon note deux orientations pastorales majeures. Les tournées pastoralesdans les villages de la paroisse. Là comme ailleursles Oblatsont la réputation de ne pas attendre que les gens viennent àla mission centrale. Fidèles à une tradition venant desOblats belgesils vont rejoindre les gens chez eux par des tournéesmissionnaires durant parfois deux semaines. L'enseignement est l'autreorientation majeure. Si nous comprenons bienil s'agit des écoleset de la formation de cadres locauxde catéchistesetc. Cependant depuis plus d'un an maintenantla situationde guerre a interrompu les relations entre les Oblats d'Isangi et le restede la Province. Des Oblats qui étaient en congé n'ont paspu rejoindre leur poste. Ceux qui se trouvent là-bas y sont bloqués.La radio est le seul moyen de communication avec les autres. En outrele diocèse attend un évêque depuis mai 1997datedu transfert de Mgr MBWOL à Idiofa... Laformation Les tâches de formation sont un secteur majeur du travailde la Province. Celle-ci a longtemps été aidée danscette tâche par des Oblats européens ou canadiens. Le p.Leo DE VISCHERun Belgeest l'actuel maître des novices. Le p.Jean-Marie RIBAUCOURT fait partie de l'équipe des formateurs duscolasticat. Pratiquement tous les autres formateurs sont aujourd'huides Congolais. Le noviciatfermé en 1971a étéréouvert à Ifwanzondo en 1977 avec alors une dizaine denovices. Il porte le nom de Théophile MUKÉ; ce séminaristeest décédé le 9 octobre 1975 alors qu'il faisaitson noviciat oblat avec l'aide des Pères Scheutistesen l'absenced'un noviciat oblat. Sept novices ont fait leur première oblationle 8 septembre cette année. Dix nouveaux ont étéadmis au noviciat. Le prénoviciat se trouve à Idiofa; l'annéequi vient devrait compter 14 prénovices sous la responsabilitédu p. Roland DIKELELE. Le p. Macaire MANIMBAdirecteur provincial dela pastorale des vocationsa réalisé une petite brochureà l'usage des aspirants oblats: "Saint Eugène de Mazenodet les Oblats de Marie Immaculée". Depuis 1987 le scolasticat se trouve à Kintamboune commune de Kinshasa. Le p. Adélard MAPINDA en est le supérieur.Dans le même campus se trouve l'Institut St Eugène de Mazenodle théologat fondé par les Oblats en collaboration avecl'ASUMA (Assemblée des supérieurs majeurs)affiliéà l'Université Urbaniana de Rome et auquel collabore unequarantaine d'instituts religieux. Le p. Jean-Pierre BWALWEL en est l'actuelrecteur. Il faut mentionner spécialement l'Institut des Sciencesde la Missiondont le directeur est le p. Benoît KABONGO. Cet Institutpublie la Revue africaine des Sciences de la Mission. Info OMIen a signalé un certain nombre de numéros. Le campusde philosophie est lui aussi géré par les Oblats. Ajoutons que le scolasticat publie une revue intituléeEveil et Croissanceet que des Oblats collaborent à l'Institutde Spiritualité africaine. Autrestravaux Paroissesformation et mission ad extra ne résumentpas les activités pastorales des Oblats du Congo. Les Oblats ontaccepté aussi quelques tâches plus spécialiséesils en ont parfois pris l'initiative. A Kikwitle p. Jean-Marie BULUMUNAest aumônier des étudiants de l'Université il s'agit "d'une paroisse universitaire avec structure et programmationsystématique d'activités" et le p. ClémentMULEWU est aumônier de la prison. Proches de l'Institut Saint Eugène de Mazenodles éditions Baobab ont été crééesen 1992. Le p. Mick NGUNDU en est le directeur. Une vingtaine de livresont parud'auteurs oblats ou nonsur des thèmes religieux ousociaux. Le p. Jean-Baptiste MALENGE expliquait dans Pôle ettropiques il y a deux ans : "Sans aucun subsidenous avons réussijusqu'à maintenant à publier en moyenne quatre livres paran... Les manuscrits s'amoncellentles projets attendent aussi. Maisil faut toujours attendre d'avoir vendu un livre pour payer l'impressiondu suivant..." EuropeItalie: Contacts avec des jeunes en Roumanie De Comunicazionile bulletin de l'administration provincialed'Italieen date de janvier 99nous extrayons l'information qui suit:"Le conseil provincial a continué à suivre la petiteexpérience qui est née en Roumanie. Quelques jeunes viventà Pitestidans un appartement loué par l'intermédiairedu curé. A la fin d'octobrele p. Angelo CAPUANOsupérieurde la communauté de Marinoa passé une dizaine de joursavec euxpuis du 23 novembre au 4 janvierle p. Tonino CAMELOle maîtredes novices." Pitesti est une ville de 200 000 habitants à120 km à l'ouest de Bucarest. Comunicazioni donne ensuite des élémentsdu rapport de Toninoqui est arrivé à Bucarest le 23 novembrereçu par les Surs de la Charité de Ste Jeanne-AntideThouret. Le lendemain il allait à Pitesti par le car. A la maisonl'attendaient DamianSebastian et Ciprian. Deux jours plus tardManuelDaniel et Dominic se joignaient à eux. "Chaque jourles Laudes ont étéun moment formateur pour construire la vie de la communauté quiporte de nom de 'Marie montée au ciel'. Nous avons pris comme modèlede vie la première communauté de Jérusalem. Tousse sont retrouvés dans cette expérience des premiers chrétiens.Chacun d'eux a fait le choix de Dieu. C'est cette grande réalitéde Dieu Amour qui est le motif de leur vie ensemble. Les jeunes ne connaissentpas la richesse de l'Evangileils ont la soif et le désir de vivreà la suite du Christ... A cette période les jeunes ont eul'occasion de travailler presque tous les jours à la paroisse.Malgré la neige et la glace : enlever des gravatsnettoyer l'église... Chaque soir à la paroisseil y a eu l'occasionde rencontrer les jeunes à la messeet aussi à la préparationdes chants pour Noël. Le samedi soirnous avons eu des rencontressur le Notre Père. La participation a été bonnetoujours en croissance en nombre et en qualité. Nous avons organiséune rencontre de trois jourspour rencontrer des jeunes intéressésà vouloir vivre une expérience plus forte avec Jésus... La paroisse est fréquentée aussi bienpar des catholiques que par des orthodoxessurtout le mardijour desaint Antoine. Mais il n'existe pas de rapports de communion entre catholiquesorthodoxes et autres présences religieuses... J'ai rencontrél'évêque de Bucarestqui nous a encouragés et souhaitébon travail..." Une visite du p. Roberto VILLAde la communautéde Florenceest alors programmée. A la fin de janvierRobertoa passé avec eux une dizaine de joursdont il fait le compte rendudans Missioni OMI de mars. "Aujourd'hui le vent souffle del'Est : des jeunes de 19 ans qui ont déjà découvertle Christmais qui ont au cur un grand désir de le connaîtreencore plusde s'ouvrir à sa libérante nouveautéde viequi fascinés par lui se posent des questions peu banalessur la possibilité de le suivre. La provocation a étéaccueillie: nous nous sommes disposés à les accompagnerdans un discernement difficileà la découverte du projetde Dieu sur leur vie." Roberto était attendu à Bucarest par desSurs de la Charité et par Damian. "Voyage en car jusqu'àPitesti. Accueil à la roumaine : painsel et un bon verre de vinrouge. L'appartement se trouve dans un des immenses immeubles de l'époqueCeausescu. Un tout petit appartement. Petite chapelle avec le tabernaclequi appartenait à Giovanni SANTOLINI au Congodeux petites chambresoù six dorment sur de petits lits de campune autre oùje dormirai et où nous ferons les réunionsune cuisinede quatre mètres carrésdes toilettes qui ne fonctionnentpas (nous utilisons des seaux...). Et pour nous réveiller chaquematinle coq du troisième étage. Les sept chaises passentdix fois par jour d'une pièce à l'autrela chapellelecorridor où nous prenons les repasma chambre où se fontles réunions." "Pour ces journées avec euxon a vouluune grande créativité pour rendre la journée dynamiqueet intéressante. Ma tâche de formationc'était desouligner la beauté et le caractère concret de la vie nouvelledans le Christ avec une redécouverte des sacrements de l'initiationchrétienney compris la réconciliationle don de l'Espritet ses fruitsmarcher dans l'Esprit. CipDamDaniManuSebi et Domi ont suivi passionnémentmes exposés et les effets se sont immédiatement ressentisdans notre manière de vivre ensemble dans la joiedans une fraternitétoujours renouvelée entre nous et dans le désir de témoigneraussi auprès des autres. L'occasion nous a été donnéepar les rencontres avec les jeunes de la paroisse avec lesquels nous noussommes retrouvés le samedi soir après la messe pour continuerleur itinéraire de groupe. Dans une petite salle de la paroisseavec Sur Lucica et Nicoletanous avons animé la rencontre.C'est là que nous sommes allés en profondeur à ladécouverte de Dieu le Père. Nous nous sommes tout de suitemis à l'unisson de tous les jeunes du monde qui se préparentà franchir le seuil du troisième millénaire en accueillantavec intérêt le message de Jean-Paul II aux jeunes... Unegrande nostalgie de Dieu affleure dans les regards brillants des jeunesavec lesquels nous préparons la messe festive du lendemain." "Quel avenir? C'est encore au Seigneur que nousvoulons le confier. Je suis certain que si nous sommes fidèlesà son amourtoute la vie qui est déjà présentedans la semence de cette expérience initialecomme une petitegraine qui fait d'abord pousser une petite racinequi creuse en profondeurpour devenir un arbre adulte avec son feuillage et ses fruitsainsi cesjeunes de la communauté de Marie montée au cieldésireuxde s'engager à vivre l'Evangile pour renouveler l'air confinéde la vie ecclésiale roumainesauront faire fleurir la vie nouvellede l'Eglise communion." Comunicazioni de septembre complète nosinformations et annonce les décisions du conseil provincial. Lespp. Sergio NATOLIéconome provincialet Tonino CAMELO sont allésen Roumanie en mai; ils y ont rencontré longuement Mgr Ioan Robul'archevêque (latin) de Bucarest. Cette rencontre a étédécisive. A la fin de septembredes Oblats italiens doivent s'établir"de façon stable" en Roumanie. Il s'agit du p. ToninoCAMELO et du fr. scolastique Giovanni BINIqui dépendront directementdu Provincial. "Avec eux une dizaine de jeunes Roumains devraientcommencer une expérience de Centro Giovanile." En outrele p. Angelo CAPUANO succède au p. Tonino comme maître desnovices de la Province d'Italie à Marino. Espagne: Ouverture du Procès diocésain des "martyrs"oblats Le 11 mai dernierà la Maison provinciale de Madrida étéofficiellement ouvert le procès informatif diocésain envue de la béatification des 22 Oblats espagnols "martyrs"durant la guerre civile en 1936. La cérémonie étaitprésidée par Mgr Eugenio Romero Poseévêqueauxiliaire de Madrid et vicaire général. Etaient présentsplusieurs officiels du diocèsele p. Joaquin MARTINEZProvinciald'Espagnedes Oblats de différentes communautés ainsi quedes membres des familles des "martyrs". Leur souvenir n'estpas perdumalgré les 60 ans passés. Le p. Eutimio GONZALEZ est le vice-postulateur de cettecause. Les pp. Miguel DE LA PAZde la communauté du scolasticatet David LOPEZd'Aluchesont les notaires pour ce procès. Onpeut espérer qu'au niveau diocésainle travail avanceraassez rapidement. Si tout va bienviendra ensuite l'étape romaine...A différentes reprisesInfo OMI a parlé de ces martyrs.Le N°9 de la série Héritageoblat leur est consacré. AmericaAssumption(Canada) : 60 ans de prêtrise pour le p. Michael Smith Le p. Michael SMITHde la Vice-Province Assumptiona célébrél'an dernier ses 60 années d'ordination. A cette occasionil aété interviewé par le p. Janusz BLAZEJAK pour Newsand Viewsle bulletin de la Vice-Province. Le p. Michael est néen 1911 près d'Edmonton (Alberta). Il a fait son scolasticat oblaten partie à Battleford et en partie en Pologneà Obraoù il a été ordonné prêtre le 12 juin1938. En 1939il reçoit une obédience pour sa Provinced'origineSte-Marie de Regina. "Ma première obédienceraconte-t-ila été pour Ashern (Manitoba)à une centaine de kilomètresau nord de Winnipeg. Le prêtre qui m'y a conduit (c'étaitle 1er septembre 1939) m'a laissé avec ces mots : 'Voici pour vousun chèque de 500$ de la part de la Catholic Church Extension Society.Vous continuez la route vers le nordsur une autre centaine de kilomètres.Au boutne vous inquiétez pasvous ne vous perdrez pasc'estla fin de la route. Làquelque part dans la broussevous trouverezdix ou douze familles catholiques. Vous construirez une chapelle pources gens.' Ce fut ma première expérience de construction.Ce Noël-lànous avons eu notre première messe dansune chapelle flambant neuf." Les Missions de 1939 apportent quelques précisions.C'était à Gypsumville. Il y avait là depuis 20 ou30 ans une colonie de catholiques polonais qui jusqu'alors n'étaientvisités qu'à de longs intervalles. A peine la bonne nouvellede l'arrivée du Père s'était-elle répandueque tous accoururent pour aider à bâtir. En 24 jours l'égliseétait sur pied. Elle est dédiée à la Petitesainte Thérèse. "A Gypsumvilleles Polonais et lesUkrainiens vivent en harmonie et s'entraident comme des fils d'une mêmegrande famille." Le p. Michael est ensuite envoyé à laparoisse St-Stanislas de Torontooù le curéle p. StanleyPUCHNIAKlui confie la responsabilité des jeunes. "Aprèsdeux ans de dur travailnous avions la plus grande organisation de jeunesde la villeavec une grande diversité d'offres: spirituelleséducatives et de loisirs." "Avec la fin de la guerreen 1945des milliers d'immigrantsla plupart sans un soucommencèrentà arriver à Toronto. Ils demandaient de l'aide àla paroissemais nous ne disposions pas d'argent. Le p. Puchniak et moiavons alors décidé d'organiser un organisme de crédit(Credit Union)pour répondre à leurs besoins financiers...Cette arrivée d'immigrants polonais entraîna la créationde la paroisse St-Casimirque je fus chargé de fonder." "De nombreux mariages suivirent le retour des anciensmilitaires. Les jeunes couples demandaient à être aidésdans leur nouvelle vie. J'ai alors commencé à rêverd'un centre dont le but principal seraient les relations de couple etla vie de famille. Après cinq années de rêvele CentreReine des Apôtres était construit en 1963..." Plus de5000 couples y ont participé aux sessions de "Marriage Encounters". En 1956le Supérieur général décidaitla création de la Province de l'Assomptiondétachéede la Province Ste-Marie de Regina. "Son ministère principalsera parmi les anciens et nouveaux Canadiens d'ascendance polonaise."Le p. Michael SMITH en devient le premier provincial. La Province comptait61 Oblats en 1960. Après neuf ans de provincialatle p. Michaelsera pendant dix-neuf ans le trésorier provincial. "Au début des années 70quelquesparoissiens et moi partagions le souci des personnes âgéesd'origine polonaisequi n'avaient pas de famille pour prendre soin d'elles.Nous avons alors commencé à rêver de leur fournirun logement convenable. En 1979Copernicus Lodge était néavec 250 lits. Le temps a montré que cela ne suffisait pasnousavons à présent plus de 200 personnes sur la liste d'attente.""Il y a encore beaucoup à faire... Je continue à prierpour que quelqu'un puisse prendre en charge le travail de constructionde la phase III. Entre-tempsje refuse de m'arrêterde m'asseoiret de commencer une vie de retraité. Aussi longtemps que des besoinsexistent auxquels je peux répondre pour une partje serai là..." Etats-Unis: Le message de l'Evangile par la radio Depuis une vingtaine d'annéesle p. Luis VALBUENAun Espagnolqui réside à PacoimaCalifornieannonce l'Evangile parla radio dans des programmes en langue espagnole. Le dernier numérod'OMI USA nous indique que Luis est actuellement engagédans trois programmes différents. Il a lancé "Religion et Vie" il y avingt anscomme curé de Marie Immaculée à Pacoima.Ce programme est destiné aux travailleurs des champsaux prisonniersaux travailleurs de nuit. Il est retransmis par trois radios de Californieune de Chicago et une autre qui le retransmet au Mexique et en Amériquecentrale. Les rédemptoristes ont lancé "Votrecompagnon catholique"à destination des immigrants de langueespagnole. Après avoir lu des articles écrits par Luisils ont demandé sa collaboration. En outrechaque samedi matindepuis deux ansLuis réalise un talk show "Dialoguesans frontières". Luis choisit le thème du jour etses auditeurs dialoguent avec lui en direct. La station radio TENQ lui avait demandé de parlerdes images et symboles de Noël. Luis a proposé que cela sefasse à l'intérieur d'une célébration eucharistiqueradiodiffusée. La station a apprécié cette façonde faire et depuis cet étéc'est devenu un programme hebdomadaire. "Grâce à ce ministèreLuisa l'occasion de parler sur de nombreux sujets. Religieux et bibliquesen premier lieumais aussi questions d'actualitéd'histoire del'Eglise. Il explique dans une présentation populaire la foi etla doctrine catholiques." Brésil: Où sont les Oblats? La Vice-Province de São Paulo publie un bulletin de nouvelles:Nossas Notícias. Nous reproduisons l'essentiel de ce quiy est dit sur le "moment actuel des Oblats au Brésil". En juin une page était consacrée àl'histoire. Les quatre premiers Oblatsvenus des Etats-Unisarrivèrentau Brésil le 15 septembre 1945c'était l'après-guerre."Certes leur visée n'avait pas les critères actuels: inculturationecclésiologie plus ouverteetc. Mais ils venaientanimés d'une grande passion missionnaire de servir le peuple brésilienselon le charisme évangélisateur des pauvres les plus abandonnésque nous a laissé saint Eugène." 54 ans sont passés depuis. Nous sommes aujourd'huienviron 90 Oblats travaillant dans les états de Rio de JaneiroMinas GeraisParáGoiásMato GrossoSão PauloPernambucoBahia et aussi en Angola. Il y a 23 jeunes en formation. LesOblats forment une Vice-Province et trois Délégations. La Vice-Province de São Paulofondéepar des Oblats de la Province de l'Est des Etats-Unisa commencédans un quartier de cette villeAlameda Francaet en même tempsau service des catholiques de langue anglaise. Elle s'est ensuite étenduedans l'état de São Paulodans le sud du Minas et dans laBahialorsque la Délégation d'origine canadienne s'estunie à la Vice-Province. La Délégation du Brésil centrala été fondée en 1962 par la Province Anglo-Irlandaisedans le Goiásà Uberlandia dans le Minaset plus tarddans la périphérie de Rio de Janeiro. En 1963des Oblatsde la Province Centrale des Etats-Unis prenaient en charge une missiondans une zone de banlieue connue sous le nom de Brasilia Teimosa (= têtue)à Recife. La Délégation de Belém date de 1968avec l'arrivée dans cette ville du Pará d'Oblats françaiset belges. Un peu plus tardils s'établirent aussi plus au suddans la région de Marabá. Nossas Noticias de juillet décrit la situationaujourd'hui. "Dans le nordla Délégation de Beléma été renforcée par des jeunes Brésiliens.Ils travaillent dans la périphérie de Belémavecdes ministères spécialisés comme la formation bibliquela jeunesse ouvrière (ACO-JOC)l'aumônerie de mouvementspopulairesles CEB (Communautés ecclésiales de base) etl'aumônerie de prison. A Marabá et Jacundadans le diocèsede Marabáils travaillent dans une paroisse de périphériela pastorale de la santécelle des jeunesles CEBavec les mouvementspopulaires et de travailleursles CEB dans une zone ruralela formationbibliquepolitique et syndicale. A Recife les Oblats travaillent dans des périphériesde villes (paroissesCEBcentre pour les enfants de la rue); ils ontaussi une paroisse en zone rurale. Il faut y ajouter un Oblat travaillantdans le diocèse de Marabále p. Roberto HEITqui est administrateurdiocésain depuis que l'évêque a étédéplacé. Les Oblats de la Délégation du Brésilcentral travaillent dans des paroisses du sud du Goiás; depuisquelques annéesils font un gros effort à Garavelounezone étendue et peuplée de la périphérie deGoiánia. S'y ajoutent la formation de CEBdes paroisses et lapastorale des jeunes. C'est aussi dans cette région que se trouvele prénoviciat qui est commun à la Délégationet à la Vice-Province. Un Oblat travaille dans le Mato Grosso ettrois autres dans la Baixada Fluminenseune zone extrêmement déshéritéeet violente de Rio de Janeiro. Un autre enfin travaille à développerdes CEB dans la périphérie de cette ville. La Vice-Province de São Paulo a sur son territoirele post-noviciat nationalinséré dans une paroisse/quartierpopulaire de périphériequelques paroisses dans la périphériede São Pauloune chapelle de langue anglaise. Quelques Oblatsont des tâches pastorales spécialisées au niveau del'archidiocèsetelles que pastorale ouvrièrepastoraledes mineursdes prisonsCEBmouvement populaireséropositifsfemmes marginalisées... Dans le sud du Minas Geraisdeux paroisseset diverses communautés dans le rural. A Salvadornous avons une paroisse de périphérieavec un bon nombre de communautés et de... problèmes. Dansle diocèse de Juazeironous avons la paroisse de Curaçaavec une centaine de communautés dans des établissementsagricoleset aussi un travail d'assistance et de soutien aux éleveurset à leurs coopérativesde formation biblique et d'éducationpopulaire et syndicale à Uauá. "Les défis sont nombreuxles hommes peunombreuxles urgences réclament chaque fois plus de missionnairesréellement engagés dans la cause des pauvres. C'est pourquoinous sommes toujours appelés à revoir nos engagements pourpouvoir avancer vers de nouveaux fronts missionnaires." "Nous avons une vingtaine de jeunes Oblats en formation.C'est un signe de grande espérance. Beaucoup d'autres jeunes sonten chemin de vocationen discernement de ce choix de vie... Il faut sepassionner toujours plus pour le charisme afin de répondre courageusementcomme saint Eugène a réponduaux appels des pauvres quidemandent solidarité et vie. Que cette espérance soit notrerêvemais en gardant les pieds sur terre"conclut NossasNoticias. |