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392 juillet_aout 2000
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385 decembre 1999
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383 octobre 1999
382 septembre 1999
381 juillet_aout 1999
380 juin 1999
379 mai 1999
378 avril 1999
377 mars 1999
376 fevrier 1999
375 janvier 1999
Information OMI # 406
novembre2001 Information OMI # 406
Nouvelles de Rome Lesévêques oblats au Synode
Paolo Manna : Perdu parmiles «bienheureux»?
La rencontre intercapitulairede 2001

Amérique latine Chili: La formation des ouvriers
CanadaUniversité Saint-Paul:À la découverte de nouveaux horizons éthiques
Labrador City-Schefferville:La Fondation DeHarveng
Asie-OceanieVivredans la peur à la frontière de l’Afghanistan
- Nouvelles récentes de QuettaPakistan -
Corée : La maisond’Anna
EuropeLesCOMI célébrent leurs 50 ans
La Conférence européennede la mission : Croire aux jeunes
Italie : Un disque compactde musique liturgique
Etats-Unis Une excellente paroisse: San Juan de Los Lagos
Texas: Les condamnés à mort
InformationOMIPourrecevoir Information OMI par courriel
AnniversairesO F F I C I E L ---Défunts
Nouvelles de Rome

Les évêques oblats auSynode : Deux élus «relatori»

Mgr Orlando QUEVEDO et MgrGilles CAZABON ont été élus relatori ouporte-parole de deux des douze ateliers du Synodele premier pour ungroupe de langue anglaisele second d’un groupe de langue française.

Le comitédu message final

Le cardinal Francis GEORGEest l’un des douze membres qui ont été choisis parle Synode pour préparer le message final de cette Assembléegénérale. Deux autres religieux font partie de ce comité:le père Peter Hans Kolvenbachsupérieur généralde la Compagnie de Jésuset Mgr AmédéeGrabo.s.b. évêque de Chur en Suisse et présidentdu conseil des conférences épiscopales d’Europe.

Élus au conseilpost-synodale

Le cardinal George etMgr Quevedo feront aussi partie du conseil post-synodale.Cet organisme est chargé d’étudier les soixante-septpropositions approuvées par le Synode et de collaborer àla préparation du document que le Pape publiera. Ce conseil aété élu par l’assemblée pour représenterles différents continents. Il est constituépour un tiersd’évêques et de cardinaux religieux. Cinq des quatorzemembres appartiennent à un ordre ou une congrégation religieusesans compter le Secrétaire général du synodelecardinal Jan Schottequi est scheutiste (c.i.c.m.).

Paolo Manna : Perdu parmi les «bienheureux»?

Le bulletin InformationOMI du mois dernier rapportait que la béatification de PaoloMannap.i.m.e.avait eu lieu le 7 octobre en même temps quecelle de Mère Émilie Gamelin et d’autres bienheureux.C’était prématuré. La date exacte de sa béatificationest le 4 novembre. Il estévidemment« bienheureux »depuis bien avant cette date. La rédaction s’excuse de s’êtreperdue dans la longue liste de ceux qui ont été proclaméssaints ou bienheureux par Jean-Paul II. Depuis le début de sonpontificat en 1978le Pape aen effetproclamé 328 nouveauxsaintsdont 256 martyrset 1046 nouveaux bienheureux.

La rencontre intercaputulairede 2001
7-20 octobreCuautlaMexique

Les trente-neuf Provinciauxet six Supérieurs de délégation d’Amériquelatine qui s’étaient réunis pendant deux semainesà CuautlaMexiqueavec le Supérieur généralet son conseil sont déjà retournés chez eux aumoment où paraîtra ce bulletin. Ils vous ont certainemententretenus de la rencontre intercapitulaire. Voici quelques instantanéspris en coulisse sur ce qui s’est passé.

Cela a commencépar un boum!

La rencontre intercapitulairea littéralement commencé par un boum: un orage et un tremblementde terre. Les participants sont arrivés à l’hôtelde Cuautlasite de la rencontreau milieu d’une pluie torrentielle.Le bref orage a valu un souper à la chandellel’électricitéjouant à cache-cache. Un peu plus tardil y a eu un tremblementde terre de magnitude 65. Le dimanche soirles participants ont goûtépersonnellement à la musique populaire du Mexiqueà saculture et à sa nourriture au cours d’une « nuit mexicaine» offerte par l’école oblate Vista Hermosa.

Le lundi 8 octobrelepetit hôtel de 80 chambresréservé entièrementaux Oblatsdevenait une ruche bourdonnant d’activités etd’échanges en groupes libres grands ou petits. On prenaitou reprenait contact les uns avec les autresconcluant des alliancesen vue de s’aider à remplir la mission des Oblats.

Une « experienced’immersion »

La rencontre avaitenréalitédéjà commencé avant l’arrivéedes participants à Cuautla. Chacun s’était vu assignerun pays d’Amérique latine à visiter. On a pris letempsle premier jourde réfléchir sur l’expériencemissionnaire d’Amérique latine. Cette réflexion s’estfaite en petits groupes constitués d’Oblats de différentescultures et langues.

Analyste bien connu dela situation socio-économique et religieuse en Amériquelatinele père Gregorio IRIARTE a orienté les discussionsau cours d’un exposé sur les défis missionnairesen Amérique latine et dans les Caraïbes (Latin America andthe Caribbean TodayThe Challenges in our Missionary Work).M. José Luis Estradaun économiste mexicain alui aussidonné une causerie. Les deux conférenciers ont insistésur les effets de la mondialisationsurtout dans les pays pauvres.On trouvera des extraits de l’exposé du père Iriartesur le site Internet www.omiobcom.orgde même quele rapport du Supérieur général et les nombreuxdocuments présentés durant la rencontre.

Des documentsencoredes documents: les rapports

Si la production de documentsest perçue comme le signe d’une bonne réunionlarencontre intercapitulaire n’a pas échoué sur cepoint. En plus des six rapports des Régions et celui du Supérieurgénéraldix autres de différentes longueurs ontété présentés par l’Administrationgénérale : les associations de laïcsles frèresle projet Pour une immense espérancejusticepaix etintégrité de la créationrestructuration des Vice-provincesle nombre et la nature des Régionsle réseau oblat descommunicationsles finances et la formation première et continue.

-- Les rapportsdes régions

L’espace de ce bulletinne permet pas de présenter au complet tous les rapports. Voicicependant les impressions recueillies par notre correspondant.

L’Amérique latine souligne l’accroissementdes vocations et le défi d’assurer une bonne formation.La coopération entre les provinces dans ce domaine s’avèreefficace. Il y a un noviciat régional à Asunciónau Paraguay. Les quatre circonscriptions oblates du Brésil ontun noviciat commun. Le Pérou et la Bolivie ont un mêmescolasticat à Cochabambaen Bolivie. Les scolastiques représentent20% des Oblats de la région. Celle-ci est reconnue pour son optionmanifeste en faveur des pauvres. On s’est aussi demandépourquoi les questions de justice et de paix ne semblent pas susciterle même intérêt que dans le passé. Une desréponses apportées est que les facteurs d’oppressionsont moins évidents; ils n’apparaissent plus aussi clairementque du temps des dictatures.

L’Afrique-Madagascar insiste sur le besoinde renouveau pour les Oblatsalors qu’on note une grande espéranceque suscite l’accroissement du nombre des vocations dans la Région.Le rapport de la Région d’Asie-Océanie a alimentéune discussion sur le dialogue interreligieux et sur les persécutionsreligieuses subies dans certains pays.

Le rapport de la Régiondu Canada met en évidence son caractère internationalà une époque où tout semble changer dans les Églisesdu pays. Une rencontre tenue le soir est venue compléter ce rapporten abordant la question des milliers de cas de poursuite dont certainesprovinces font l’objet à propos des pensionnats amérindiens.Plus de 90% de ces cas sont sans fondement. Ils entraînentcependantdes frais juridiques tels que trois provinces sont menacées defaillite. Cette situation a soulevé un grand mouvement de sympathieà l’égard des confères du Canada devant lefait que les médias insistent sur les litiges et font peu decas de leurs 150 ans de travail auprès des Premières Nations.

Un des points d’intérêtsoulevés par le rapport de la Région d’Europeconcernait la présence d’un grand nombre de musulmans enEurope. Les événements du 11 septembre dernier ont suscitéun intérêt nouveau pour le dialogue interreligieux. Lerapport des États-Unisle premier depuis l’unificationdes cinq provincesa insisté sur le travail fait pour préciserla mission des Oblats dans ce pays et sur les efforts faits pour renforcerla vie communautaireen particulier par des sessions pour les supérieurslocaux. La Province des États-Unis a besoin d’un plus grandnombre d’Oblats parlant l’espagnol pour son important ministèreexercé dans cette langue.

– Le rapportdu Supérieur général

Le texte de dix-neuf pagesdu Supérieur général a été présentéà la suite des rapports des Régions. On n’a pas encoredécidé sous quelle forme il sera présentéà toute la Congrégation. L’exposé du Supérieurgénéral a été suivi d’une discussionen petits groupespuis en session plénière durant laquelleil a répondu aux questionscelles-ci laissant deviner les préoccupationsdes participants.

Certaines questions ontporté sur la mission et le caractère international dela Congrégation. Quelles leçons peut-on tirer de l’envoiet de la venue de missionnaires? Qu’en est-il des Oblats qui sontprêts à travailler dans un contexte international? Existe-t-ildes modèles concrets de missions fondées sur la communauté?Quel est le rôle des communautés de district? Quel programmeavons-nous pour intégrer les Oblats âgés? Les questionsont aussi porté sur les Régionsles finances et la missiondes Associés laïques. À la question : si vous aviezun désir à exprimerquel serait-il? le Supérieurgénéral a répondu : que les Oblats soient largementreconnus comme ceux qui ont choisi de travailler pour les plus démunisaujourd’hui.

– Les autresrapports

Comme indiqué plushautl’Administration générale a présentédes rapports sur dix autres sujets. Voici des réactions de participantsà certains d’entre eux.

Les associations delaïques: Il importe de promouvoir un esprit d’unitéentre les différentes associations. L’idée d’avoirun sigle commun a été adoptée presque àl’unanimité.

Le projet Pour uneimmense espérance: Ce projet a été choisicomme une tâche principale de la Congrégation jusqu’auprochain Chapitre général. Ce sera une façon importantede répondre à l’appel missionnaire dans le sièclenouveau. On doit procéder en s’adaptant aux réalitéslocales.

Justicepaix et intégritéde la création : La discussion a portécomme prévusur une représentation éventuelle des Oblats aux Nations-Unies.Le sujetprésenté par le père Séamus Finna soulevé une vive discussion. Plusieurs des participants nesont pas en faveur d’une telle représentation pour le moment.On souhaite que le nouveau service Justicepaix et intégritéde la création de l’Administration généraleconcentre ses activités sur l’animation de ce qui se faità l’échelon local.

La restructurationdes Vice-provinces: On a suggéré de laisser la voieouverte à l’établissement de Délégationsgénérales comme étapes temporaires dans le casoù certaines Vice-provinces ne seraient pas prêtes àadopter une autre solution avant le prochain Chapitre général.On a fortement insisté sur le fait que la restructuration doittoujours se faire pour le bien de la mission.

Le nombre et la naturedes Régions : Ce que l’on proposera probablement auprochain Chapitre général est que les Régions duCanada et des États-Unis n’en forment plus qu’une.Certaines Régions ont dit qu’elles verraientdans une réorganisationdes structuresle conseiller général devenir présidentd’office de la conférence régionale. C’est unequestion que le prochain Chapitre général aura àétudier.

Finances: Une prisede conscience plus vive de la situation financière actuelle dela Congrégation est un des principaux résultats de larencontre intercapitulaire. Deux questions demeureront présentesaprès le départ de chacun du Mexique : Comment les circonscriptionsoblates plus pauvres pourront-elles recueillir les fonds dont ellesauront besoin? Comment constituer un capital permettant à l’Administrationgénérale de fonctionner normalement dans l’avenir?

Formation première: Le caractèreinternationalles stagesle besoin d’éducateurs compétentsont été les questions abordées. Certains participantsont souligné l’importance de la formation spirituelle etde l’initiation à la vie religieuse.

Formation continue: L’exposé a porté principalement sur le Centreinternational De Mazenod d’Aixle symposium Missionnaires dela sécularité qui aura lieu l’an prochain auCanada et aux États-Uniset le symposium sur le dialogue interreligieuxqui se tiendra en Asieen 2003. Les participants ont demandéd’être mieux renseignés sur les programmes et lesanimateurs disponibles dans le domaine de la formation continue. Ilsont soulignéen particulierla préparation àla retraite et la vieillesse comme un des besoins pressants.

– Le prochainChapitre général

Durant la discussion surle thème éventuel du prochain Chapitreon a sembléd’accord pour qu’il découle des résultats duprojet Pour une immense espérance.

Amérique latine

Chili : Formation desouvriers

Renseigner les ouvrierssur leurs droits et leur donner une formation technique qui leur permettede trouver plus facilement du travail font partie du ministèredu frère Oscar Gonzalezà Santiago du Chili. Dans sonrapport annuel à la provinceil décrit les activitésdu CEFOSO et de l’ICEMdeux organismes travaillant ensemble pouraider les travailleurs à trouver de l’ouvrage et àaméliorer leur condition de travail.

Le Centre de formationsociale Paul Laurin (CEFOSO)du nom de l’un des fondateurs dela mission du Chilioffre de l’aide dans l’organisation etla direction de syndicats ouvriers. L’enseignement des droits desouvriersdu droit du travail et des syndicats ouvriers constitue unepart importante de son programme d’éducation. Le CEFOSOcompte dix-sept ans d’expérience dans ce domaine.

L’Institut Saint-Eugènede Mazenod pour la formation au travail informatisé(ICEM) n’aque trois ans d’existence. Il offre des cours d’informatiqueet d’électricité. Le taux de chômage est élevédans ce pays qui connaît de sérieux problèmes économiqueset le travail disponible requiert souvent l’usage d’ordinateurou une formation technique. L’ICEM donne donc des cours dans l’usagede logiciels comme Word et Excel. Ceux qui terminent le cours se voientremettre un certificat très utile lors d’une demande d’emploi.

Certains cours sont commanditéspar les autorités municipales ou financés par des agencesd’État comme le Fonds de solidarité sociale (Fondode Solidaridad Social FOSIS) ou le Service national de formationet d’emploi (Servicio Nacional de Capacitación y EmpleoSENCE).Deux de ces coursfinancés par le Fonds de solidaritésociale ont eu lieu à Puento Altoen banlieue de Santiago. Lecours intitulé Administration et motivation au travaila été suivi par quarante personnes. Chaque cours a durétrois moisà raison de quatre heures par jourdu lundi au jeudi.Le second cours comprend trente heures de formation à l’informatique.

Plus de 170 personnesont suivi les cours offerts cette année par le CEFOSO et l’ICEM133 hommes et 39 femmes. Ces cours ont duré 863 heures en tout.

CANADA

Université Saint-Paul :À ladécouverte de nouveaux horizons éthiques

Le Centre d’éthiquede l’université Saint-Paul élargit ses champs derecherche. Ses intérêts s’étendront dorénavantà l’éthique du travailà l’éthiquedes médiasà la bioéthique et à d’autressujets d’étude selon les problèmes éthiquesliés à l’actualité.

Le Centrequi vient dechanger son nom de Centre de techno-éthique à Centre d’éthiquepour mieux refléter la diversité des lieux de l’éthiquea lancé ses activités de l’année 2001-2002les jeudi et vendredi25 et 26 octobre.

Une session d’informationsur les projets en cours s’est dérouléele jeudi25 octobredans l’Atrium Élisabeth-Bruyère de l’UniversitéSaint-Paul. À 19 h 00le même jourà l’amphithéâtrede l’universitéune pièce de théâtrejouée par Le théâtre social du collègeSaint-Alexandre de Gatineau abordait la question très chaudede l’éthique économique: Time is money. Ellea été suivie d’un panel d’experts sur L’argentà quel prix?.

Le lendemain26 octobreon lançait des livres portant sur l’éthiqueouvragesde professeurs de l’université. Une conférence publiquea suivi sur un thème touchant à la confidentialitédans les soins de santé: Ethics and Health Privacy Stumbling Blocks on the Road (en anglais). Le conférencierinvité était le professeur Winston Dykemandu Nouveau-Brunswick.

Le Centre d’éthiquede l’Université Saint-Paul offre ses services tant aux chercheursétudiants et professeurs qu’aux praticiens et à lacommunauté.

Labrador City-Schefferville:La Fondation DeHarveng

Le père CharlesDEHARVENGmissionnaire dans le diocèse de Labrador City-Scheffervillede 1946 à 1978est retourné à Labrador City recevoirles honneurs du diocèse en reconnaissance du travail inlassablequ’il a accompli dans le domaine de l’éducation catholique.Le père DeHarvengqui a maintenant 82 ansa exercé sonministère dans plusieurs paroisses. Il a manifesté partoutun souci particulier pour l’éducation de la foi des jeunes.L’influence qu’il a exercée dans le domaine de l’éducationde la foi dans le diocèse se fait encore sentir.

Pour lui rendre honneurMgr Douglas Crosby a créé une fondation quiporte son nom. La Fondation DeHarveng a été crééedurant l’année du jubilé pour le soutien de l’évangélisationde la catéchèse et de l’éducation dans lediocèse. L’argent provient de la location et éventuellementde la vente de l’édifice de l’Académie Notre-Dameà Labrador Cityacheté à l’origine par lediocèse pour l’éducation catholique. La décisionrécente du gouvernement de Terre-Neuve de mettre fin au financementpublic des écoles catholiques rend impossible le maintien d’écolesdans les petites communautés.

La Fondation a reçuson caractère officiel lors d’une messe célébréele 14 octobre au cours de laquelle le père DeHarveng a étédéclaré président honoraire de la fondation quiporte son nom. Les premières subventions ont étéaccordées au cours d’un dîner qui a suivi le mêmejour.

ASIE-OCEANIE
Vivredans la peur à la frontière de l’Afghanistan
Nouvelles récentes de QuettaPakistan

La tension montait quotidiennementau Pakistan pendant que la campagne de bombardements de l’arméedes États-Unis entrait dans son deuxième mois. L’attaquedu 28 octobre contre une église de Bahawalpurau Pakistandurantlaquelle plus d’une douzaine de fidèles ont ététuésa fait naître la crainte d’autres attaques contreles chrétiens dans ce pays. Dans une déclaration envoyéeà Information OMI à la fin d’octobrele supérieurde la Délégation du Pakistanle père Victor Gnanapragasamexprimait sa surprise devant cette attaque et sa préoccupationpour l’avenir.

«Nos confrèresde Quetta sont en sécurité de même que les chrétiensde l’endroit. Même si ceux-ci avaient craint des représaillessi les Américains passaient à l’attaque en Afghanistanils s’étaient sentis en sécurité jusqu’àce que cela arrive… C’est la première fois qu’uneattaque terroriste de la sorte avait lieu dans une églisemêmes’il y avait déjà eu des incidents semblables dansdes mosquées appartenant à différents groupes musulmanssurtout chiites et sunnites. Nous avons vu dans cette attaque une invitationà nous réveiller de notre insouciance. Une fois survenuun incident de cette nature pouvait se reproduire dans d’autresparties du pays. Dieu seul sait où cela finira. Nous ne sommespas inquiets pour nos propres viesmais pour ceux dont nous avons charge.Dans notre junioratnous avons vingt et un jeunes et sommes responsablesde leur sécurité. De toute façonnous n’avonspas d’autre solution que de mettre notre confiance en Dieu. Gardez-nouss’il vous plaîtdans vos prières.»

Un groupe inconnu jusqu’icidu nom de « Lashkar-i-Umer » (L’armée d’Umer)a réclamé la responsabilité du récent massacrede Bahawalpur et juré de continuer. Il a pris le nom du mullahMohammed Umerle chef suprême des talibans d’Afghanistan.Selon le père Maximus P. Fernandocuré à Quettaquelques groupes fondamentalistes ont déclaré quepourchaque musulman tué au cours des bombardements américainsen Afghanistandeux chrétiens seraient tués au Pakistan.

Le 31 octobreles autoritésciviles de Quetta ont assuré les pasteurs chrétiens quedes membres du contingent de sécurité seraient placésdevant toutes les églises durant les services religieux. Le pèreFernando écrit que le flot de réfugiés venus dela région frontalière de Chaman continuent d’arriver.Il ajoute ceci : «La communauté chrétienne prieavec ferveur pour un règlement pacifique et partage l’opinioncourante que si l’argent perdu par les États-Unis et leursalliés dans les bombardements en Afghanistan et celui perdu parles talibans et Osamma Ben Laden dans la résistanceservaientà l’élimination de la pauvreté en Afghanistanle terrorisme lui-même disparaîtrait dans cette partie dumonde et la situation des réfugiés et les problèmesqu’elle crée trouveraient une solution.»

Le père RenaldRemidranlui aussi à Quettaécrit : « La situationest incertaine. Nous ne pouvons donc rien prévoir pour le lendemain.NousOblatspoursuivons nos activités quotidiennes sans tropnous exposerparce que nous sommes tous des Sri Lankais. Il y avaitdeux prêtres européens à Quetta. Ils ont quittéle pays le mois dernier à cause de la situation actuelle. »Les autorités ecclésiastiques ont laissé libresles instituts religieux de décider si leurs missionnaires étrangersallaient demeurer ou quitter le pays. Les quatre Oblats de Quetta sontdemeurés à leurs postes.

Corée : La maison d’Anna
Donner de l’espoir aux gens de la rue

Entre amison l’appelle« la soupe populaire de Vincenzo »même si le pèreVincenzo Bordo désapprouve ce nom. Soupe populaire désignedit-ilun endroit on l’on donne des repas chauds aux sans-abri.Cette expression ne décrit pas tout ce que lui et plus de 400bénévoles accomplissent. Le vrai nom du centre qu’ildirige est « La maison d’Anna ».

Le centre a commencéen 1997. L’argent du dépôt requis lors de la signaturedu bail pour loger cette œuvre a été versépar un généreux Coréen dont la mère s’appelaitAnna. On a donné le nom de celle-ci au centre. Bien que la principaleactivité ait étédès le débutdedonner à manger à ceux qui ont faimles services offertsse sont multipliés jusqu’à comprendre les soins médicauxle soutien psychologiqueles références et mêmela coupe des cheveux si nécessaire à des gens qui n’enont pas les moyens. Le centre apporte quelques rayons d’espoirà des gens qui autrement n’en auraient aucun.

Le service comporte troisétapes : 1. Écouter la personne pour mieux la connaître;2. Offrir des secours essentiels comme de la nourrituredes vêtementset un abri; 3. Amener les gens à se suffire à eux-mêmesen leur apprenant à cultiver l’estime de soien leur présentantdes offres d’emplois et en leur montrant comment obtenir un emploietc.

La Corée du Sudpeut semblerde l’extérieurun pays richepuisqu’elleconnaît la croissance économique la plus rapide de la région.Mais le nombre de personnesjeunes ou âgéesévincéespar le progrès et laissées dans la rue à se débrouillerseulescroît de façon considérable.

On ne saurait exagérerla condition des jeunes gens qui vivent dans la rue et sont victimesdes trafiquants de drogues. La plupart d’entre eux ont eu recoursà la drogue à la suite d’expériences familialestraumatisantes. Un jeune homme au début de la vingtaine disait: « Ma mère nous a quittés lorsque j’avaisonze ans etsous le chocmon père s’est tué. J’aivécu dans la rue depuis ce temps. » La drogueles grossessesnon désiréesle vagabondage et une vie sans avenir constituentle « pain quotidien » des jeunes sans-abri de Corée.

La maison d’Annaa commencé à leur offrir un service de soutien psychologique.Avec son maigre budgetelle a engagé des conseillers professionnels.L’un d’euxAndreaqui était très impliquédans le soutien apporté aux jeunesa décidé d’entrerchez les Oblats! Ce que le centre a perdules Oblats l’ont gagné!Du moins pour quelques années…

Le père Bordo apparaîtrégulièrement dans les magazines populaires et les émissionsde télévision de Corée où il lance des appelsen faveur du centre. Il a reçu trois lettres d’élogesde la part du maire Song Nam pour ses efforts à apporter de l’espoiraux sans-abri. Il est le premier étranger à en recevoir(Tiré du bulletin OMI Information du Japon et de la Corée).

En dernièreminute!

Le 20 octobrele gouvernementmétropolitain de Séoul décernait au pèreVincenzo Bordo le titre de citoyen honoraire de la ville de Séoulen reconnaissance du travail accompli auprès des pauvres de laville. Notre prochain numéro reviendra sur cet événement.

EUROPE

Italie : Les Coopératrices oblatesmissionnaires de l’Immaculée célèbrent leur50e anniversaire

C’est par une chaudejournée du mois d’août 1951 que dix-huit jeunes femmestoutes animatrices dans l’Association missionnaire de Marie Immaculéede la Province d’Italiefaisaient leur consécration àMarie et formaient le Mouvement des Sœurs oblates. Profondémentengagées dans l’AMMIelles désiraient êtreplus que des aides. Elles voulaient vivre comme les Oblats. Le pèreGaetano Liuzzoalors directeur de l’Association missionnaireavait bien vu à la formation de ses animatrices. Il a poursuivison travail de formation spirituelle et les a aidées àdiscerner l’appel de Dieu. En 1952vingt-trois jeunes femmes prononçaientleurs premiers vœux temporaires. Elles donnaient ainsi un fondementsolide à cet institut séculier de femmes connu aujourd’huisous le nom de Coopératrices oblates missionnaires de l’Immaculée(C.O.M.I.)

Âgé de quatre-vingt-dixansle père Liuzzo nie fermement être le fondateur decet institut : « J’ai toujours dit que leur fondateur estsaint Eugène. Je ne suis que le canall’interprètele médiateur. Les COMI ont fait leur le charisme d’Eugènede Mazenod : fraternitéoption pour les pauvreszèlemissionnaireesprit marial. Au débutleurs constitutions étaientune adaptation des nôtres. Aujourd’hui elles sont différentesmais elles conservent les éléments essentiels du charismed’Eugène de Mazenod et mettent l’accent sur le lienavec lui. »

L’Institut des Coopératricescompte maintenant 70 membres et est présent en Italieen Uruguayet au Congo. Au cours des annéeselles ont aussi étémissionnaires au Tchadau Sénégal et en Haïti. Membresd’un institut séculiercertaines vivent seules ou dansleurs familles et d’autres forment communauté de vie.

Les façons de vivreleur mandat missionnaire d’évangéliser les pauvresvarient selon les talents et la compétence professionnelle dechacune. Certaines tâches sont accomplies ensembled’autresindividuellement. Leurs champs d’activité comprennent ledéveloppementla promotion de la personne et l’évangélisationdirecte dans des pays étrangersles missions paroissialeslacatéchèsele travail de secrétariat dans des bureauxdiocésains des missions et des paroisses en Italiela distributionde repas à des ouvriers et le travail de soutien dans un centrepour immigrants. Chaque fois que cela est possibleelles travaillentaux côtés de pères et de frères oblats. Parexemplela Secrétaire générale de l’InstitutAntonietta Mongiòtravaille cinq matinées par semainesà notre secrétariat général de la via Aurelia.

Le père Liuzzose souvient que l’ancien supérieur généralle père Léo Deschâteletsavait l’habitudede les appeler « ses filles ». Ses successeurs ont jusqu’àce jour entretenu des relations chaleureuses avec les Coopératrices.Elles font partie de la famille et il n’est pas rare d’envoir un bon nombre prendre part aux fêtes oblates importantesà la Maison générale. Nous avons le mêmepère !

La Conférence européennede la mission : Croire aux jeunes

La pastorale des jeunesa été le thème principal de la rencontre patronnéepar la Conférence européenne de la mission. Vingt-cinqOblats d’Europe se sont réunis pendant une semaineen juindernierà la maison provinciale d’Italieà Frascati.– Le rapport complet de cette rencontre tarde à venir; lesecrétaire s’est fait voler son ordinateur portable en revenantde la rencontre. Il met toute son énergie à le reconstituerde mémoire – Une lettre récente du secrétariataux Provinciaux de la Région et aux membres de la Conférenceeuropéenne donne les points principaux de la rencontre.

Après une semaineà échanger sur leurs expériencesleurs questionsleur convictionsleurs craintes et leurs espoirs dans leur travailavec les jeunesles participants ont constaté que la réalitéde la pastorale des jeunes est fondamentalement la même dans tousleurs pays. Chacune des provinces a son approchemais toutes se sententappelées à aimer les jeunes d’un amour inconditionnel.« Nous voulons dire clairement que nous avons foi dans les jeuneset dans leur engagement à évangéliser les autresjeunes. »

Trois motsreprésentantstrois attitudes importantessont revenus souvent :

1. L’écoutedes jeunesde ce qui vit en eux comme questions et comme possibilités.

2. L’audace detrouver des chemins nouveaux pour rendre présent l’Évangiledans notre société et dans le monde des jeunes;

3. La patiencede cheminer avec eux et d’attendre longtemps avant de voir quelquesrésultats.

Les Provinciaux d’Europeont déjà approuvé la formation d’un comitérégional de la pastorale des jeunes et des vocationssemblableau Bureau européen de la formation (voir Information OMIno 402juin 2001). Les propositions faites à la rencontrede Frascati ont été transmises au groupe de travail chargéde la préparation de ce comité.

Italie : Un disquecompact de musique liturgique

La Province d’Italieen collaboration avec le Movimento Giovanile Costruire (MGC)un mouvement de jeunes étroitement associé aux Oblatsitaliensvient de mettre sur le marché un disque compact intituléVerbum Panis. Messa per coromesse pour chœur. C’estle second disque produit à Florence par le chœur du MGC.Le premierAqueroprésentait l’histoire de Lourdesen musique.

Le compositeur Mite Balduzzia préféré utiliser le latin pour l’ordinairede la messe parcedit-ilcette langue se prête mieux au contrepointque l’italien. Le disque contient plusieurs nouveaux chants dontles arrangements sont de Walter Savelli.

Cette messe a étéchantée pour la première fois par le chœur du MovimentoGiovanile de Florence au sanctuaire marial de Loretole 16 septembredernierpour marquer le cinquième anniversaire de la rencontredu pape Jean-Paul II avec les jeunes d’Europe en 1996.

Le disque compact estdisponible à la Procure des missions de la Province d’Italieau prix de 35 000 lires ou 18 euros. Procura delle Missioni OMI35Via Alberico II00193 RomeItalie. Courriel: procuraomi@libero.it.

États-Unis
Une excellente paroisse:San Juan de Los Lagos

Dans l’édition2001 du livre The Guide to Best Places and Practicesrédigépar Paul Wilkes sur les meilleures paroisses catholiquesla paroisseSan Juan de Los Lagos de San AntonioTexasa été classéeparmi celles qui sont en tête. On signale son programme d’activitéspour les aînésd’une grande importance dans ce faubourgsa musiqueson accueilson programme dynamique d’éducationreligieuse et ses animateurs.

À la suite de ceclassementle journal The San Antonio Express News a publiéun reportage sur cette paroisse. Les Oblats desservent San Juan depuisquarante ans. Le père Thomas Ovalle en est le curé actuel(Tiré du bulletin The Oblate Worldoctobre 2001).

La Nouvelle-Orléans: Ministère dans «le quartier»

Situé en borduredu quartier françaisle sanctuaire Saint-Jude est un refugepour les pauvres et les démunis de la Nouvelle-Orléans.Les Oblats qui le desservent travaillent auprès de personnesqui ont besoin de soutien et de conseils dans leurs vies.

Toute la journéele sanctuaire Saint-Jude accueille des gens venant de différentsmilieux. Des époux qui éprouvent des difficultésconjugalesdes toxicomanes et des alcooliques qui cherchent àse libérer de leur dépendancedes découragésau bord du suicidedes chômeurs à la recherche d’unemploides mères dont le fils est en prison; tous viennent chercherau sanctuaire réconfort et courage. « Les pauvres y rencontrentun prêtre avec lequel il peuvent converser »dit le pèreJoseph Ferraiolicuré de la paroisse Notre-Dame de la Guadelouperesponsable du service pastoral du sanctuaire.

Construit en 1826lesanctuaire Saint-Jude étaità l’origineune chapellemortuaire pour les victimes de la fièvre jaune. Il a servi ensuitede lieu de rassemblement pour les vétérans confédérésde la guerre civile. À la fin du XIXe siècleles immigrants italiens venaient y faire leurs dévotions. Aujourd’huile sanctuaire est situé entre un complexe domiciliaire publicle quartier des affaires et le quartier français.

Les Oblats desserventle quartier français depuis des générations. Pendantsoixante-dix-huit ansils ont desservi la cathédrale Saint-Louisun point de repère du quartier. « Il est inhabituel pourune communauté religieuse de desservir une cathédraledit le père Francis Montalbanomais avec la présenced’un si grand nombre d’immigrantsl’archevêques’est tourné vers les Oblats en raison de leur expérienceauprès des pauvres. »

La cathédrale Saint-Louisdessert maintenant en premier les touristes. Les Oblats l’ont quittéen 1996 pour se concentrer sur le service des pauvres et des nécessiteuxdu sanctuaire Saint-Jude.

L’une des activitésles plus populaires du sanctuaire est la neuvaine à saint Judecélébrée quatre fois par année. Des milliersde personnes viennent de toute la ville de la Nouvelle-Orléansprendre part à cette neuvainequi se tient depuis 1935.

Par leur ministèreau sanctuaireles Oblats cherchent à aider les pauvres de laNouvelle-Orléans à améliorer leur vieàconserver leur foi et à faire l’expérience de l’amouret de la miséricorde de Dieu (Tiré de The Oblate Worldoctobre 2001).

Texas : Les condamnésà mort : « Je meurs catholique… »

« Le sang s’était retiréde son visage; on lui avait rasé la tête; la chemise aveclaquelle il allait mourir était blanche... tout étaitde la même couleur. »

C’est ainsi que lepère John Collins décrivait le prisonnier que lui et lepère Hugh Finnegan étaient venus réconforter avantson exécution dans une prison du Texas. Le prisonnier disaitqu’il n’avait jamais pratiqué de religionmais quelisant la Bible et après mûre réflexionil en étaitvenu à croire en l’Église et avait décidéde faire venir un prêtre.

Les deux Oblats sont restésplusieurs heures avec luiespérant qu’à la dernièreminutela peine capitale serait commuée. L’exécutionétait fixée à deux heures du matin. Vers une heurele prisonnier a demandé le baptême. Comme le pèreCollins versait l’eau sur la tête du prisonnieril s’estfait un grand silence aussi bien de la part des gardiens que des officielsde la prison et des journalistes présents. Au dernier momentlorsque le prisonnier a fait ses derniers pas entre les deux prêtresvers le lieu de l’exécutionun gardien lui a demandés’il avait quelque chose à direil a répondu: «Jemeurs catholique et je suis content de cela. Je remets mes péchésau Seigneur; je crois qu’il me sauvera». Puisil a embrasséla croix des Oblats. Le lendemain de l’exécutionon pouvaitlire dans les journaux ce témoignage: «Ce baptêmea été l’acte religieux le plus inspirant jamais accomplià l’intérieur des murs de la prison de HuntsvilleTexas».

C’est en 1911 queles premiers Oblats ont commencé à exercer leur ministèredans les prisons du Texas. À cette époqueles prisonsétaient très difficiles d’accèssouvent éloignéesdes populations. Il n’y avait aucun aménagement pour lesservices religieux. L’aumônier devait lui-même trouverun petit espace pour écouter les prisonniers et leur offrir leréconfort de la religion. Rien n’était prévupour les aumôniers. Cependantles premiers Oblats ne se sontpas découragés puisqu’on les trouve toujours auprèsdes prisonniers du Texas; plus d’une trentaine d’Oblats sesont succédé dans ce ministère (Guy Gaudreauo.m.i.dans Apostolatvol. 72no 4.).

[Note de la rédaction.Les deux Oblats mentionnés plus haut ne sont plus vivants etla date de l’événement rapporté est inconnue.Il illustre cependant le travail de nombreux Oblats quidans le mondeentierpoursuivent ce travail si cher au cœur de saint Eugène.Information OMI recevra avec plaisir toute contribution d’Oblatdésirant raconter comment le Seigneur rejoint les gens àtravers son ministère.]

L’exemple desaint Eugène

Un des biographes du Fondateurle père Achille Reyraconte comment l’abbé Eugènede Mazenod avaitgrâce à ses effortsintroduit un peud’humanité dans la prison d’Aix. Il visitait les prisonniers« presque tous les jours; il s’appliquait à les instruireà les consoler et à les encourager lorsqu’ils témoignèrentle désir de revenir à la pratique des devoirs chrétiens». « Il eut même l’occasionécrit lepère Reyde préparer à la mort une malheureusefemme appelée la Germaine qui avait étécondamnée au dernier supplice. Cette coupable créaturequi avait soulevé contre elle l’horreur et l’indignationpublique par l’énormité de ses crimesfut si touchéedes exhortations de l’abbé de Mazenod qu’elle se convertitcomplètement. Elle montra de si excellentes dispositions quecontrairement aux préjugés alors reçusl’abbéde Mazenod l’admit à la communion. Aussi l’opinionpublique se modifia-t-elle sensiblement lorsqu’on vit cette malheureusefemme s’avancer vers l’échafaud donnant toutes lespreuves les plus touchantes de son repentir et de sa docilitéaux exhortations du confesseur qui l’accompagnait en proie àune vive émotion. Des paroles de compassion et de miséricordeencouragèrent la victime repentante et on bénit àhaute voix le charitable apôtre qui avait contribué siefficacement à opérer ce prodige de grâce »(ReyIp. 158).

Le ministèredes prisons dans la Règle de 1818

Le Fondateur a non seulementdonné l’exemple mais inclus le ministère des prisonsparmi les œuvres prioritaires de ses missionnaires. « Onne perdra jamais de vue qu’une des fins principales de l’Institutest de venir au secours des âmes les plus abandonnées.À ce titreles pauvres prisonniers ont des droits bien acquisà la charité de la Société. On tâcheradonc de pourvoir à leurs besoins […] en les visitant fréquemmentet les instruisant de leurs devoirs religieux au moins le dimanche.» Concernant les condamnés à mortil écrit: « Enfinon épuisera toutes les ressources que la charitéchrétienne peut inspirer pour aider les condamnés àse bien préparer à la mort. On les accompagnera jusquesur l’échafaudd’où les missionnaires ne descendrontqu’après avoir reçu le dernier soupir des patientsqu’ils ont été chargés de défendrecontre toutes les embûches du démonles angoisses de lamort et le danger du désespoir » (Règle de 1818première partiechapitre troisième§ 4).

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Anniversaires – décembre 2001
70 ans de professionreligieuse
1931.12.08 5027 P. Otto Denner France
65 ans de profession religieuse
1936.12.08 7041Fr. Ernest BeaudoinSt-Joseph
1936.12.13 6268 P. Robert HaramburuFrance
1936.12.27 6871 P. Giovanni Canfora Italie
60 ans de prêtrise
1941.12.20 6190 P. Mieczyslaw Niepieklo Pologne
50 ans de profession religieuse
1951.12.08 9187 P. Francis Plantin France
1951.12.08 9845 Fr. Josef OverkämpingAllemagne
1951.12.08 9855 Fr. Lionel Cusson St-Joseph

50 ans de prêtrise

1951.12.08 8212 P. Luc Lombart Begique-Sud
1951.12.22 8272 P. Léon CanelleCameroon
1951.12.22 8331 P. Gustave Pelletier St-Joseph
1951.12.25 7696 P. John Leddy. U.S.A

25 ans de prêtrise

1976.12.05 12202 Bishop Joseph Djida Cameroun
1976.12.08 12080 P. Francis Santucci Administration générale
1976.12.08 12168 P. Antonio Petrone Italie
1976.12.16 12132 P. Reginald ShunmugamNatal
1976.12.18 11938 P. Joel Canonizado Philippines
1976.12.18 12183 P. John Maher Australie
O F F I C I E L -- Défunts
"Nous garderons vivant le souvenir de nosdéfunts et nous ne manquerons pas de prier pour euxoffrant fidèlementles suffrages prescrits à leur intention." (Const.43)
NaisVoeuxOrd. (N·77-83)
P. Lucien Vanpetegem (Belgique-Nord) 1924 1944 1950 + 17 septembre 2001 àSaint-Doulchard
Fr. Józef Jarmuz (Pologne)1920 1939

+ 4 octobre 2001 à Poznan

P. Georges Bégin (Grandin) 190919331939 + 12 octobre 2001 àEdmonton
P. José Domingo Pailamilla(Chili) 1953

1980

1984 + 22 octobre 2001 àSantiago
P. Józef Ptak (Pologne19211947 1952 + 24 octobre 2001 àLubliniec
Fr. Brénus Piard (Haïti) 1918 1947+ 24 octobre 2001 àLes Cayes
P. José Seelwische (Pilcomayo) 1925 19481953 + 30 octobre 2001 àBorken (Burlo)

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