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375 janvier 1999
Information No. 411 - avril 2002
avril2002 InformationNo. 411
Afrique-Madagascar*150 ans en Afrique du Sud
*Mission chez les Zoulous
*Vers le Basutoland
*Botswana : Dix ans

*Zimbabwe Après les élections
*Madagascar : Une économie en ruine
*Lesotho L’exploitation des ouvriers du vêtement
*Tchad: Évêque en pays musulman
Canada*MoosoneeBaie James : Ordination diaconaled’un Frère oblat cri
Amérique latine*Recife : La médecinenaturelle du frère João
Asie-Oceanie*Philippines : Une écolede Sibutu réduite en cendres
LIVRES*mai 2002
Le Lien # 15 *Nouvelles du Québecdes États-Unisd’Allemagne et du Bangladesh
AnniversairesOFFICIAL --- Defunts
AFRICA- MADAGASCAR
150 ans en Afrique du Sud

En avril 1852les premiersOblats arrivaient à PietermaritzburgAfrique du Sudaprèsun voyage de quatre mois par mer et par terre à partir de Marseille.Ils étaient cinq : le nouveau Vicaire apostolique du NatalMgrJean-FrançoisAllardles pères Jean Sabon (33 ans) et Laurent Dunne (30 ans)le diacre Julien-Maurice Logegaray (23 ans) et le frère JosephCompin

Le vicariat en 1852

Le vicariat du Natal s’étendaitsur une région qui comprend aujourd’hui le Natalle Transvaall’État libre d’Orangele Cap du Nord et le Lesotho.Cette immense région faisait alors partie de la colonie britanniquedu Cap. Il y avait deux villes principalesni très grandes niprospèresPietermaritzburg et Durban. Durban avait une populationd’environ 150 000 habitantsconstituée de Zoulous et de2 000 Européens. La population catholique ne comptait pas plusde 500 Européens dispersés dans cette vaste régionsans église ni prêtre résident. Il n’y avaitpas de mission chez les Zoulous. On sait qu’un prêtre duvicariat de Port Elizabeth avait passé six mois à Pietermaritzburgà partir de novembre 1850. En janvier 1852un missionnaire desPrémontrés s’était établi àBloemfontein. C’était le seul prêtre du vicariat àl’arrivée de Mgr Allard et de son équipe.

Des débuts difficiles

À la fin d’avrille père Sabon souffrait de malaria. Le frère Compintrouvantla mission trop difficileétait retourné en Europe moinsde deux mois après son arrivée. En septembrele pèreDunnele seul de l’équipe parlant couramment l’anglaisretournait lui aussi en Europe. Mgr Allard est demeuréavec un prêtre et un diacre. Une chapelle était construitepour Noël à Pietermaritzburg. L’évêquea assumé lui-même la fonction de curéassistédu père Logegarayordonné prêtre en septembre.Celui-ci devait quitter l’église catholique en 1856.

À la demande d’unpetit groupe d’environ cent catholiques de DurbanMgrAllard leur a envoyé le père Sabonquien premierleura rendu visite de temps en tempsavant d’être assignéd’une façon permanente à ce poste par l’évêqueen décembre 1852. Le père Sabon a construit une églisequi devait être inaugurée en juillet 1853. Il a aussi ouvertune école pour les catholiques. Vers 1860il a pris charge d’ungroupe d’environ 1 600 Indiensdont 300 étaient catholiquesvenus de Madras et de Calcutta s’établir dans la coloniedu Natal. N’ayant jamais pu maîtriser l’anglaislepère Sabon a appris le tamoul. Ce pionnier missionnaire est demeuréà Durban jusqu’à sa mort en 1885.

L’arrivée de renfort

Mgr de Mazenoda réagi immédiatement en envoyantdès le moisde mai 1853trois autres jeunes missionnaires compléter l’équipede Mgr Allard : le diacre Joseph Gérard (22 ans)le père Justin Barret (28 ans) et le frère FrançoisBernard (27 ans). Ils sont arrivés au Natal en janvier de l’annéesuivante. Joseph Gérard a été ordonné prêtrele mois suivant et a commencé à apprendre l’anglais.En juinil le maîtrisait suffisamment pour prêcher danscette langue.

Missionchez les Zoulous

Mgr de Mazenodavait envoyé les Oblats au Natal pour desservir d’abordles Zoulous. Il a constamment rappelé ce fait à MgrAllard. Celui-ci avait reçu la consigne de concentrer sesefforts sur l’évangélisation des païens et dene pas se laisser monopoliser par une minorité de catholiquesplus ou moins distants de l’Église. L’arrivéedes jeunes missionnaires permettait à la petite équipede se concentrer sur cette mission.

Les pères Gérardet Barret sont allés vivre dans une tribu zouloue afin d’enassimiler la langue et la culture. Ils les ont bien apprisesmalgrél’absence de grammaire et de dictionnaire. À la fin de l’annéeils maîtrisaient suffisamment la langue pour pouvoir travaillerchez les Zoulous. En février 1855les deux partaient fonderune mission chez les Zoulousdans une région connue aujourd’huisous le nom de Umzinto et située à environ 145 kilomètresde Pietermaritzburg. Ils l’ont consacrée à Saint-Michel.Leur zèle s’est heurté à une complèteindifférence. La mission a été fermée enjuillet 1856après que la tribu dans laquelle ils vivaient eutété chassée par une tribu ennemie.

Des efforts répétéspour établir une mission chez les Zoulous ont abouti àdes résultats semblablessans conversion. Le Fondateur écrivaitau père Gérard le 4 septembre 1860 pour l’encourager: «Depuis tant d’annéespas une seule conversionc’est affreux ! Il ne faut pas se décourager pour cela.Le moment viendra où la grâce miséricordieuse deDieu fera une sorte d’explosion et votre Église cafre seformera.»

Vers leBasutoland

L’espérance du succèsdevait se lever bientôt. En novembre 1861Mgr Allardet le père Gérard se rendaient à Bloemfonteinpuis au Basutolandle Lesotho actuel. En février 1861ils étaientaccueillis par le grand chef de la nationMoshoeshoequi acceptaitde les laisser ouvrir une mission et leur allouait un terrain. Retournésau Natal chercher leurs biensils revenaient quelque temps plus tarden 1862après un voyage de cinquante-quatre jourss’établirparmi les Basutho. Cette foisleurs efforts ont porté fruit.L’année 1865 a vu sept adultes recevoir le baptêmeen présence de Moshoeshoe lui-même. L’« explosionde la grâce miséricordieuse de Dieu » commençait.Aujourd’hui le Lesotho a une Église dynamique. Le pèreJoseph Gérardque les Basutho vénèrent profondémenta été béatifié et la province oblate duLesotho est la plus grande d’Afrique du Sud.

La présence actuelle des Oblats

Cent cinquante ans plustardles Oblats exercent une présence croissante dans ce quiétait à l’origine le vicariat apostolique du Natal.Ils sont 360divisés en quatre provinces: LesothoNatalTransvaalet la Province centrale d’Afrique du Sud : 8 évêques248 prêtres29 frères et 75 scolastiques. Ces provincesont des missions au Zimbabweau Botswana et à Qwa Qwa.

La célébration de l’anniversaire

Les premiers Oblats sontarrivés au Natal et c’est de là qu’ils se sontrépandus dans le reste du sous-continent. La célébrationde cet anniversaire aura donc lieu au Natal. Les événementscomprendront d’abord une messe d’action de grâce àl’église Sainte-Marie de Pietermaritzburgle 25 mai. Lepère Wilhelm Stecklingsupérieur généraldoit présider la cérémonie et le père StuartBatefaire l’homélie. Elle sera suivie d’un pèlerinageet d’une nuit de prières à Ntshongweni. La fêtese poursuivra le jour suivant par une messe à la cathédralede Durban. Le cardinal Napier présidera et Mgr DenisHurley fera l’homélie. Les fêtes de saint Eugènede Mazenod et du bienheureux Joseph Gérard seront célébréesau cours d’une unique cérémonie oblate qui aura lieule 27 mai.

Le Supérieur généralet les membres de son conseilde même que la plupart des provinciauxd’Afriqueseront présents à la suite de la réunionconjointe du conseil général et de la conférencerégionale d’Afrique-Madagascar ainsi que de la session plénièrequi aura lieu du 29 avril au 23 maià Johannesburg.

Botswana : Dix ans

La province du Lesothoa accepté la mission du Botswana en 1991 et la premièreéquipe de cinq missionnaires est arrivée dans le diocèsede Gaborone au début de 1992. Malgré les difficultésrencontrées dans les cinq premières annéesilreste quatre missionnaires oblats dans ce pays aujourd’hui : lespères Joseph Koetlisisupérieur de la missionet EmmanuelMakubakubeà la mission de Good Hope et les pères ClementNtlou et Pius Maseeladans la mission récemment ouverte àThsbongà 536 kilomètres à l’ouest de GoodHope. Les deux missions sont situées dans le Sud du Botswanaprès de la frontière avec la République d’Afriquedu Sud.

Pour marquer le10e anniversaire

En février dernierle père Augustinus Baneprovincial du Lesothovisitaitencompagnie du père Alexandre Motanyane et Pascalis Leoelalesmissionnaires du Botswana. Cette visite a été l’occasionde célébrer les dix ans de présence oblate dansce pays et de mettre de l’avant le projet de renouveau Pourune immense espérance.

Le père JosephKoetlisisupérieur de la missiona relevé les succèsles échecs et les difficultés que la mission oblate duBotswana a connus depuis 1992. Il a aussi fait l’analyse des aspectspolitiqueséconomiquesreligieux et sociaux de la vie de lapopulation du Botswana.

Le pays

Ancien protectorat britanniquedu Bechuanalandle pays a pris son nouveau nom lors de son indépendanceen 1966. L’économiel’une des plus robustes du continentest dominée par l’exploitation des mines de diamant.

Depuis son indépendancele Botswana a conservé un des taux de croissance les plus élevésdu monde. Grâce à une discipline fiscale et une saine gestionil s’est transforméd’un des pays les plus pauvresdu monde qu’il étaiten un pays avec un revenu per capitade 6 600 $ en l’an 2000. Les mines de diamant ont alimentéen grande partie l’expansion économique du Botswana et assurentcouramment plus du tiers du produit national brut et les trois quartsdes revenus d’exportation. Le tourismel’agriculture et l’élevagedu bétail constituent les autres secteurs importants de l’économie.Le gouvernement fait face à un taux élevé de chômageet de pauvreté. Le chômage est officiellement de 19%maisune évaluation non officielle le place à près de40%. Le taux d’infection du sida est le plus élevéau monde et menace les acquis économiques impressionnants duBotswana.

L’Église locale et la missiondes Oblats

Selon les statistiquesles plus récentesles catholiques du Botswana sont au nombred’environ 60 000 sur une population de 1 400 000 habitants. Lesautres principales confessions sont l’Église chrétiennede Sionles Méthodistesles Anglicans et les Frèreset Sœurs de Londres. Heureusementces différentes confessionss’entendent très bien entre ellesdit le père Koetlisi.

Selon le père Leoelal’évêque de Gaborone apprécie le travail desOblats au Botswana et est impressionné par leurs initiativesapostoliques parmi les pauvres des régions rurales. Les gensrépondent bien et ont commencé à soutenir les activitésmissionnaires. Les Oblats de Good Hope jouissent de l’appui importantdu chef suprême des Barolongsqui les accompagne souvent lorsqu’ilsse rendent dans les stations.

Très engagésdans la pastorale des jeunesils dirigent des ateliersaniment desretraites et les réunions régulières du Chiroun mouvement de jeuneset des membres de la Communauté de viechrétienneun mouvement pour les jeunes adultes. Il y a déjàdes signes prometteurs de candidats à la prêtrise et àla vie religieuse ; les missionnaires envisagent le choix d’undirecteur des vocations qui travaillera plus étroitement avecces candidats. (Tiré de Maoblata.)

Zimbabwe : Après les élections

Dans le bulletin de lamission paru le dimanche des Rameauxle père Michael Foleysupérieur de la missiondonne des renseignements sur les suitesdes élections présidentielles contestées au Zimbabwe.

« Quand je suisdésespéréje me rappelle queà traverstoute l’histoirele chemin de la vérité et de l’amoura toujours gagné. Il y a eu des tyrans et des assassins quipour un tempssemblent invinciblesmais qui finissent toujours partomber. » Ces mots de Mahatma Gandhitirés du film àgrand spectacle qui porte son nomnous donnent courage et espoir. Endépit de la manipulation cynique d’un régime d’oppressionen dépit d’une violence et d’une injustice orchestréesen dépit d’une parodie de la vérité qui pourraitconduire au désespoirle peuple du Zimbabwe demeure constituéd’hommes et de femmes remplis d’espoirdéterminéset pleins de ressources. C’est aussi notre foi pascale. La résurrectionde Jésus nous assure que nous pouvons vaincre le malque l’espoirtriomphera et que la vie est plus forte que la mort.

«Nous avons connudes temps difficiles. La période préparatoire aux électionsprésidentiellesles élections elles-mêmes et leurssuites ont marqué la vie de chacun d’entre nous de l’incertitudede la déception et même de la peur. Nous avons étéparfois témoins de vilenies que nous ne pensions jamais voirsurtout chez des gens que nous avions en considération et quenous respections. Un grand nombre de jeunes ont été victimesde brutalitésd’autres ont appris à s’en prendreà la dignité et à la liberté de leurs concitoyens.Des événements qui ont semé la honte sur le pays.

« Et cela continue.La presse indépendante rapporte que « Mugabe s’estengagé dans un exercice massif de représailles dans lesrégions rurales. Des centaines de partisans du MDC ont étédéplacés par les agents du parti au pouvoiravec la conséquencequedans tout le paysles bureaux du MDC deviennent des camps de réfugiés.» La distribution de la nourriture est manipulée etàcertains endroitsles personnes soupçonnées d’avoirvoté pour le mauvais parti se voient refuser l’accèsaux services essentiels et aux banques de nourriture. L’archevêquePius Ncube est calomnié presque quotidiennement par la pressegouvernementaleoù le niveau de journalisme a baisséà un tel point qu’on ne peut plus lui donner ce nom. Onne cherche ni ne respecte la vérité.

« C’est dansce contexte que nous avons célébré la Pâquede 2002. Mais nous l’avons célébrée avec laconviction profonde que quelque fort que semble le malJésusnous a montré le pouvoir victorieux du bien et de la vérité! Il est évident que les gens du Zimbabwe connaissent la véritéet la portent avec dignité. Elle les soutient à traverscette période difficile de l’histoire de leur pays. »

Madagascar : Une économie en ruine

Durant la lutte qui opposeles « deux présidents » de Madagascarla presselocale n’hésite pas à se référer àDidier Ratsiraka comme au président sortant et à MarcRavalomanana comme à celui qui s’est auto-proclaméprésident. La crise politiqueavouaient les missionnaires oblatsrécemment de passage à la Maison généralemenace de ruiner l’économie de ce pays déjàpauvre.

Les services essentielsse font rares à Antananarivoétouffée pas unesérie de blocus établis autour de la capitale par lespartisans du « président sortant ».

Antananarivo est sousle contrôle des partisans du président autoproclaméMarc Ravalomananaqui a formé un gouvernement et nommédes ministres. La destruction de ponts et le blocus des principalesroutes accédant à la capitale ont pour but d’isolercelle-ci en la coupant de tous les approvisionnements et en forçantRavalomananaqui est aussi le maire de la villeà déclareravoir perdu les élections présidentielles contestéesde décembre dernier. Les observateurs de ces électionsen recourant aux résultats disponibleslui ont accordé60% du vote. La Haute cour constitutionnelle lui a reconnu 46%ce quinormalement exigerait un second tour de scrutin.

Dans la capitaleleslongues files sont communes devant les boutiques qui ont encore du sucredu sel et d’autres biens de première nécessité.L’essence se vend au marché noir à six fois le prixnormalentre 4 et 6 $ US le litre. Les représentants des Nationsunies pour le développement disent que les réserves demédicaments s’épuisent rapidement. Ratsiraka et lesmilitaires qui l’appuient contrôlent la principale citéeportuaire de Toamasina. La raffinerie de pétrole du pays se trouveaussi dans cette ville. La Banque mondiale évalue à 12000 000 $ de dollars par jour les pertes qu’entraîne cetteimpasse.

Selon nos correspondantsRatsiraka a gouverné en dictateur socialiste de 1975 à1991. On craint qu’il n’ait recours à son pouvoir surla base et aux rivalités ethniques pour fomenter la guerre civile.Un changement dans la Constitution en 1997 lui a donné pleinpouvoir pour nommer les six gouverneurs du pays ; ce qu’il a fait.Ce pays de 15 000 000 d’habitants est constitué de 18 tribusou groupes ethniques différents. Les deux candidats àla présidence appartiennent à des tribus différentes.Selon nos visiteursRatsiraka passerait pour l’un des dix hommesles plus riches du mondealors que Madagascar se classe parmi les quatrepays les plus pauvres.

Lesotho : L’exploitation des ouvriersdu vêtement

La prochaine fois quevous achèterez une chemiseune veste ou un jeanvérifiezl’étiquette. Vous pourriez y lire « Fait au Lesotho». Ce petit pays de 2 000 000 d’habitantssans accèsà la merest passé au premier rang des fournisseurs africainsde vêtements pour les États-Unis d’Amérique.C’est ce qu’annonçait le premier ministre PakalithaMosisili lors de la cérémonie de levée de la premièrepelletée de terre d’une manufacture géante de denimà Maseru. Le projet implique un investissement de 100 000 000$ US par la compagnie de textile Nien Hsing de Taïwan. Ce serasa troisième manufacture au Lesotho.

Quinze des vingt-deuxcompagnies qui possèdent des manufactures au Lesotho sont d’Asieonze de Taïwan seulement. L’industrie du textile et du vêtementest devenue le plus grand employeur du Lesotho au cours des dix dernièresannées. Ce que le Premier ministre a omis de mentionner c’estque la plupart des trente mille ouvrières de ces manufacturestravaillent de longues heures dans des conditions accablantes pour unsalaire qui se situe entre 025 et 030 $ US à l’heurebien en deçà du minimum requis pour faire vivre une famille.

Selon une enquêterécente du Centre de recherche sur les multinationales (Somo)les femmes font face à des conditions de travail qui se situentparmi les cas d’exploitation les plus graves du monde. Ce centrede recherche a constaté le verrouillage des ateliersle travailsupplémentaire forcél’interdiction des syndicatsdes conditions de travail dangereuses et opprimantesdes renvois illégauxune insécurité d’emploi permanente crééepar une politique du genre : « Trois erreurs et vous êtesà la porte».

Les chercheurs ont découvert aussique les ouvriers doivent souvent travailler sept jours par semaine.Les heures supplémentaires de travail sont obligatoiressansque parfois les ouvriers soient payés pour ces heures. La compagniea établi des quotas de production. S’ils ne sont pas atteintsles ouvriers doivent faire du temps supplémentaire. Les punitionsencourues pour ne pas avoir atteint les objectifs peuvent comprendredu temps supplémentaire non comptabilisé le lendemain.Certaines compagnies imposent le travail en silencevraisemblablementpour que les quotas de production soient atteints.

Les ouvriers ont parléaux chercheurs du Somo des conditions dangereuses pour la santéet la sécurité. Ils ont appris que la plupart des manufacturesgardent les sorties d’urgence fermées avec des cadenas.Dans l’une d’ellesont-ils ditles ouvriers sont embarrésla nuit. La porte principale est fermée à clé etils ne savent pas qui détient la clé. Dans une autrel’un des étages où les ouvrières cousent lesvêtements est toujours fermé à clé. Les lieuxsont comme des forteresses closesdont la sécurité estassurée par des gardes parfois armés.

Le Lesotho a étéreconnu officiellement comme l’un des treize pays africains quien vertu de l’African Growth and Opportunity Act passépar le Congrès des États-Unis il y a deux ansont accèssans douane au marché des États-Unis. Cette loi devaitprofiter aux pays en voie de développementmais ce sont lesactionnaires de la compagnie Nien Hsing et les acheteurs des États-Unisqui en profitent et non les ouvriers du Lesotho. Nien Hsing fabriqueplus de 40 000 000 de jeans annuellement et emploie 15 000 personnesà travers le monde.

Les compagnies acheteusesqui font affaire avec ces manufacturiers de vêtements sont presquetoutes des États-Unis. Parmi ellesil y en a de bien connuescomme Wal-MartJC PenneySears et Target. Elles disent qu’ellesétablissent des normes de production dans un code de conduite.Cependant le Somo a découvertdans la plupart des manufacturesdes conditions de travail qui ne répondent pas à toutesles normes établies.

Les salaires sont bienen dessous du minimum déjà peu élevé établipar le gouvernement du Lesotho. Sur son site internet de promotionle gouvernement se vante du fait que les salaires soutiennent la concurrenceen étant plus bas que ceux de son voisinl’Afrique du Sud.

Les manufactures déclarent qu’unefemme peut gagner jusqu’à 80 $ US par mois en faisant dutemps supplémentaire ; certaines ouvrières ont rapportéque la moyenne se situe entre 40 et 50 $ US par mois. La plupart desouvrières doivent subvenir aux besoins d’une famille detrois à cinq personnesenfants et adultes. Elles disent qu’ilfaut jusqu’à 90 $ US par mois pour se procurer les alimentsles vêtements nécessaires et se loger.

L’écart criantentre le coût de la vie et les revenus concrets des femmes placecelles-ci dans un état de dettes chroniques et de véritableesclavage.

Le bureau Justice et Paixde la province des États-Unis collabore avec d’autres organismesnon gouvernementaux à attirer l’attention des Agences gouvernementalesdes États-Unis sur ces violations de la loi votée parle Congrès.

Tchad : Évêque en pays musulman

Jean-Claude Bouchardest évêque de Palaau Tchaddepuis 25 ans. Le 1ermai prochain marquera ses noces d’argent d’épiscopat.Dans une entrevue accordée récemment à la revueApostolatil commente le changement d’attitude de son paysd’originele Québecdevant l’Église et lasituation de celle-ci au Tchad : « Je cherche des ressources pouraider les pauvres du Tchad. J’ai beau frapper aux portes des différentesorganisations gouvernementales et privéesje ne reçoispas l’accueil auquel je m’attendais. Tout ce qui a trait àl’Église a perdu de sa valeur. Je cherche à aiderceux et celles qui souffrent dans mon pays de mission mais on me faitcomprendre que ce n’est pas à un évêque dechercher de l’aide. Les questions sociales et économiquessemblent être réservées à des fonctionnaires?Dans mon diocèseje parle de développement. Mes équipesmises en place pour y arriver acceptent bien que je sois avec eux pourle meilleur et le pire. Elles ne me relèguent pas aux affairesde l’Egliseaux affaires sacrées.

L’évêque rappelle le fait que le gouvernementdu Tchad est dominé par les musulmans qui constituent 50% dela population. Les projets soumis par les chrétiens reçoiventdes agences musulmanes les subsides nécessaires. « Le plusdrôledit-ilc’est que des associations catholiques nenous aident pas autant que les musulmans ; c’est totalement paradoxal! » Les fanatiques de l’islam commencent à regarderde travers la population chrétienne minoritaire dans le diocèsede Pala.

Des élections législativesauront lieu le 21 avril. La tension monte dans le pays alors que leHaut conseil des communications a banni toute émission àcaractère politique sur les stations de radio privéesdurant la campagne des élections. Les Reporters sans frontièresont protesté contre cette décision et demandé sarévocation.

L’histoire récentedu Tchad a été agitée. Une des possessions françaisesen Afrique jusqu’à 1960le pays a subi depuis cette époquetrois décennies de guerres ethniques et d’invasions de laLibyeavant qu’un semblant de paix ne soit finalement rétablien 1990. Par la suitele gouvernement a supprimé ou s’estentendu avec la plupart des groupes politico-militairesrégléla dispute territoriale avec la Libye d’une façon favorableavec le Tchadrédigé une constitution démocratiqueet tenu des élections à la présidence et àl’assemblée nationale qui se sont poursuivies toute l’année2000. Malgré le mouvement de réforme démocratiquele pouvoir demeure entre les mains d’une oligarchie ethnique originairedu Nord.

« Les musulmanss’engagent dans la politique. Pour quelles raisonsse demandeMgrBouchardle clergé ne le ferait-ilpas ? À cause du passé ? Il faut aller de l’avant.Les chrétiens et les gens du clergé ont quelque choseà faire pour aider les populations appauvries par toutes sortesde politiques qui ne font que les plonger dans l’endettement etla misère. » (Tiré de Apostolatjanvier-février2002).

CANADA
MoosoneeBaie James: Ordination diaconale d’un Frère oblat cri

Le 9 février aété l’une de ces journées froides si typiquede la Baie Jamesmais la chaleur ne manquait pas dans l’églised’Attawapiskat au moment où Mgr Vincent Cadieuxa ordonné le frère Michel Koostachin diacre permanent.« Depuis longtemps Michel désirait ce momentmais noustenions à ce qu’il prenne tout le temps nécessairepour préparer cet événement aussi important danssa vie comme dans celle de l’Église de Moosonee. »

« L’ordinationdu frère Michel a non seulement été une belle célébrationelle était aussi chargée de signification pour ses confrèresoblats et les Cris de notre diocèse. Il est le premier autochtoneà devenir diacre oblat appelé à servir les communautésamérindiennes de notre diocèse. Les gens se réjouissentde voir l’un des leurs proclamer la Parole et prêcher endes mots et des expressions qui leur sont familières. Nous espéronsque Michel deviendra un modèle qui donne confiance et assuranceaux autochtones dans leur capacité de prendre de plus en plusde responsabilités et d’exercer des fonctions dans l’Églisede Moosonee. »

Le père ClaudeChampagneprovincial de la province Saint-Josephde même quedes Oblats d’OttawaTimmins et Fort Albany sont venus partagerla joie de la communauté chrétienne d’Attawapiskat.

Michel Koostachin a faitses premiers vœux en 1959. Il est Oblat depuis quarante-trois ans.Ses responsabilités pastorales comprennent des causeries àla radio communautaire qui couvre presque tout le territoire du diocèse.Commentant la cérémonie d’ordinationGrégoireKoostachinle frère de Micheldisait que c’étaitun bel exemple pour les jeunes. Cela leur fera penser peut-êtreun jour à se consacrer au Seigneursinon à donner touteleur viedu moins à s’engager davantage dans la vie del’Église. (Tiré de Info OMIprovince Saint-Josephmars 2002).

Amérique latine

Recife : La médecinenaturelle du frère João

Que faire quand on estmalade et qu’on n’a pas d’argent? Au Québec? Onprend sa carte soleilon va à l’hôpitalet on patiente.Si le médecin prescrit un traitementl’assurance médicamentsde l’État défraie une bonne partie des coûts.À Novo Marabadans le nord du Brésil? Il y a dix anson ne faisait rienou encoreon allait supplier médecin etpharmacien d’attendre un paiement hypothétique. Le frèreJoão Pereira de Brito trouvait cette situation inacceptable.Comment est-ce possible que la population de l’Amazone continueà souffrir de maladies si faciles à soignerquand lanature produit des plantes à l’origine de milliers de médicaments?Frère João a développé son don : il soigneil enseigne à soigner. Il apprendavec d’autresàcueillir et à cultiver des plantes médicinales et àen tirerà bon marchéles éléments nécessairespour guérir les gens.

Le père Bruce RobertHeitcuré de Novo Marabasait qu’il n’est pas facilede vivre tranquille dans l’entourage du frère João; le téléphone sonne à tout moment ; les visitesse multiplient et les espaces libres sont occupés par des jardinsde plantes médicinales. Conquis par l’enthousiasme de sonconfrèrele père Bruce a épaulé le frèreJoão dans son travail. Il a aussi contribué à ceque la pastorale de la santé ait ses propres locauxce qui apermis à la communauté de souffler un peu !

La formation de groupesd’agents de santé est l’axe principal du projet. Cespersonnes cherchent à améliorer les conditions de viede tous : qualité de l’eauenvironnementalimentationalternativehygiène et prévention des accidents. Danscette recherche de la santé. on s’inspire des concepts dela bio-énergie et de la médecine homéopathique.Au Brésilil existe un réseau national de la pastoralede la santéauquel participe le diocèse de Maraba.

Les groupes d’agentsde santé n’hésitent pas à recourir aux médiasquand il s’agit de proposer des investissements sociaux ou le changementde certains comportements collectifs. Par exempleles brûlisdans les forêts ne sont pas très appréciéspar les cueilleurs de plantes médicinales. Non seulement détruisent-ilsune ressource précieuse pour la santémais encoreilsnuisent à l’approvisionnement en eau potable de qualité.Aussiles agriculteurs sont incités à trouver d’autresmoyens de «nettoyer» leur terrain. Petit à petitles mentalités évoluent.

Dix ans après lelancement de la pastorale de la santé dans le diocèseon pouvait se réjouir. En l’an 2000deux mille cinq centspersonnes ont été soignées; près des troisquarts à la maison de la santé; 250 dans les quartierspériphériques et près de 800 dans les zones rurales.Les maladies qu’on traite le plus couramment sont la tuberculoseles pneumoniesla malariala fièvre jaunel’hépatitele diabètela dengueles inflammations de l’utéruset des ovairesles parasitosescertains maux de têtela dénutritioninfantile… Pour leur ré-alimentationles bénévolesfabriquent des multimisturaun mélange énergétiqueà base de protéines végétales. Les témoignagesde guérison sont nombreux et éloquents. La pastorale dela santé de Maraba a reçu pendant trois ans l’appuifinancier du Centre missionnaire oblat et de la Fondation internationaleRoncalli. (Louise Royerdans Apostolatjanvier-février2002)

Asie-Océanie
Philippines : Une écolede Sibutu réduite en cendres

Le 12 févrierle feu rasait la vieille école Notre-Dame de Sibutu. C’étaitle premier et le plus vieil édifice scolaire de l’îlede Sibutuune des îles situées à l’extrémitéde l’archipel de Sulu. Faisant face à KalimatanàBornéode l’autre côté du détroit deSibutul’île et sa voisine Sitangkai constituent les dernierspostes du Vicariat apostolique de Jolo.

Le feu s’est déclarépeu après minuit. Un témoin du camp de l’arméede l’air des Philippines situé tout près a déclaréavoir vu des étincelles de lumières juste devant la portedu vieil édifice. Elles disparaissaient aussitôt et lefeu se répandait à travers tout l’édifice.En trente minutesla structure en feu s’effondrait sur le sol.

Les résidents ducamp de l’armée de l’air et les étudiants deNotre-Dame venus aider sont demeurés impuissants devant le feuqui avait englouti toute la bâtisse. La chaleur les empêchaitd’approcher. Heureusementpersonne n’a subi de blessure durantle feu.

La construction de l’écolesecondaire Notre-Dame de Sibutu commencée par le pèreEugene Glaub en 1956 s’est terminée en 1957 au moment oùle père Eugène Rinchon en devenait le premier directeur.Les cours se donnent maintenant dans deux nouveaux édifices deciment situés à quelque deux cents mètres. L’écoleaccueille 140 étudiantschrétiens et musulmans. Si oninclut le personnel de l’armée de l’airle nombretotal des catholiques de cette ville de 3 000 habitants est de 20 à25. Le frère Noel Garciaqui est médecinest en chargede la mission et de l’école. Le père Raul Biasbasvient une fois par mois de Sitangkai pour célébrer lamesse.

Le feu n’a pas uniquementdétruit un édifice considéré comme historiquemais aussi la principale bibliothèquele laboratoire d’informatiquede quinze ordinateurs et la salle communautaire. La bibliothèquedesservait les autres écoles de l’île. La salle quiservait aux réunions scolairesaux ateliersaux célébrationsliturgiques était aussi utilisée par la communautéde la ville.

Les premiers rapportsindiquent qu’il s’agit d’un incendie criminel. Il n’ya que des conjectures quant à celui qui serait à l’originede cette tragédie et au motif de son geste. C’est le secondincident du genre à survenir dans le vicariat depuis quelquesmois. L’école élémentaire de Bongao a brûléen novembre. La police nationale des Philippines poursuit son enquêtesur les deux événements. (Noel Garcia dans OMI PhilippinesNewsletterfévrier-mars 2002.)

Livres

Pasquale Castrilli (Italie): La fede si rafforza donandola. (La foi se fortifie en se donnant).Ce livre écrit en collaboration avec l’abbé GiuseppeSilvestreprêtre du diocèse de Catanzaroapporte uneprécieuse contribution au débat actuel sur les missionspopulaires dans le contexte de la nouvelle évangélisation.Il comprend deux parties : le fondement théologique et la pratiquepastorale des missions. Editoriale progetto 2000Cosenza2002176p.

Albert Christiaens (France): TchadDiocèse de Pala. Par de courtes histoiresl’auteurévoque plusieurs moments de ses premières annéesau Tchad. Ce sont des souvenirsimpressions et récits autobiographiques.Manuscrit dactylographié en deux volumes avec photos et illustrations.Volume I1954-196442 p. ; volume II1965-197533 p. Amillis (Seineet Marne)novembre 1996.

Athanasius De Wedon-Jones(Allemagne) : Eugène de Mazenod (1782-1861) «Evangelizarepauperibus » Leben und pastorale Praxis. Étudede la vie et de la pratique pastorale du Fondateur à partir desévénements les plus significatifs qui ont marquésa vie et l’ont progressivement formé. Thèse de doctoraten théologie pastorale. WürzburgEchter2001396 p.

Louis Doazan (France): Le couvent saint François de Vico. Après un brefaperçu de l’histoire de ce monastère depuis sa fondationen 1481l’auteurfasciné par l’aventure des Franciscainsen Corsedécrit leur style de vie. Ce couvent a servi de maisonpour les Oblatsdont le père Dominique Albinid’abordde 1836 à 1904 puisaprès la restauration des ordresreligieux en Francede 1935 jusqu’à nos jours. Le livrecontient plusieurs illustrations. PiazzolaÉditions Alain200194 p.

André Dorval (Saint-Joseph): Petite histoire oblate. Collection d’anecdotes portantsur les activités de divers Oblats publiés dans la revueApostolat de 1979 à 2000. L’auteur raconte diversévénements de la vie quotidienne parfois très simplesmais qui révèlent son sens de l’humour ou sa foiprofonde. Ces récits nous permettent de goûter la richessespirituelle de l’expérience missionnaire. Ils révèlentla façon d’évangéliser à une périodede l’histoire bien différente de la nôtre. Nous ydécouvrons la vie intense de ces hommes et l’idéalqui les guidait. MontréalMaison provinciale OMI2001218p.

Robert Haramburu (France): Pasteur de l’Arctique. Traduction française deArctic Shepherdbiographie de MgrJoseph M. Trocellierpar William A. Leising. Manuscrit. Vol. I277 p. ; vol. II347 p.

Czeslaw Kozal (États-Unis+1965) : Memoirs. (Mémoires) Souvenirs personnels descamps de concentration durant la Deuxième guerre mondiale. «J’écris ces lignes pour moi-même… pour m’aiderà me rappeler comment Dieu a été bon pour moi…C’est à Lui seul que je dois le fait d’avoir survécuà ce qu’on peut vraiment appeler « un enfer sur terre». Traduit du polonais par Paul Ischler. Manuscrit dactylographié190 p.

William A. Leising (États-Unis): Arctic Shepherd (Pasteur de l’Arctique). Biographie deMgr Joseph M. Trocellier. Manuscrit. Vol. I369 p. ; vol.II289 p.

Michel Lenzen (Philippines): Manobo-English/English-Manobo Dictionary. (Dictionnaire Manobo-Anglais/Anglais-Manobo).Le père Lenzen a complété le travail commencépar M. Tolentino Lanssawan en vue d’aider les jeunes étudiantsde PangipasanMindanaoPhilippinesà apprendre l’anglais.Pangipasan1998256 p.

Lanza Baudouin Mubesala(Administration générale) : Les permanences et mutationsde la religion traditionnelle africaine : le cas des Ambuun de la Républiquedémocratique du Congo. Thèse de doctorat présentéeà la Faculté de missiologie de l’universitéGrégorienneRome2002383 p.

Józef Pielorz (V.-P.polonaise) : Blessed Józef CebulaO.M.I. 1902-1941. YouthEducator and Martyr because of his Priesthood. Traduction anglaised’Albert Lalonde du volume Le bienheureux Józef Cebulao.m.i.1902-1941éducateur de la jeunesse et martyr de sonsacerdoce. RomeArchives généralescollection ÉcritsOblats II6.2001227 p.

Andrew Small (Prov. anglo-irlandaise): The Contribution to Ecclesiology of the Teaching on the Role ofthe Religious Priest in the Life of the Churchin the Documents ofthe Holy See from Mutuae Relationes to Vita Consecrata. Thèseprésentée à l’École des sciences religieusesde l’Université catholique d’Amériqueen vuede l’obtention de la licence en théologie. WashingtonD.C.États-Unis2000.

Joseph Patrick Towe (Prov.anglo-irlandaise) : Discerning Authentic Spirituality for Men: AnAnalysis of the Re-evaluation Counselling Model. Dissertation présentéeen vue d’une maîtrise en théologie à l’Écoledes sciences de la culture du collège King Alfred2001127p.

William H. Woestman (États-Unis): The Sacrament of Orders and the Clerical State. (Le sacrementde l’ordre et l’état clérical). Commentairedes canons concernant le sacrement de l’Ordre dans le Code de droitcanonique. Le livre contient aussi plusieurs documents du Saint-Siègeà l’intention de ceux qui ne disposent pas d’une bibliothèquecomplètede même que divers formulaires de procédurescanoniques et autres. OttawaFaculté de droit canonique de l’universitéSaint-Paul2001448 p.

Adam Wojtczakéd.(Pologne) : Nowa Ewangelizacja Potrzebuje Nowych G³osicieliEwangelii. (La nouvelle évangélisation requiert denouveaux proclamateurs de l’Évangile). Textes tirésd’un symposium sur la nouvelle évangélisation tenuau scolasticat d’Obrales 19 et 20 avril 2001. Une nouvelle évangélisationexige de la part des pasteurs un zèle plus intensede la saintetéet de nouvelles façons de proclamer la Bonne Nouvelle. Les conférencessont présentées dans l’ordre où elles ontété données. PoznanLes presses de la Facultéde théologie de l’université Adam Mickiewicz2001158 p.

Anniversaires – mai 2002
25 anniversaired’ordination épiscopale
Mgr Jean-Claude Bouchardévêquede PalaTchadCameroun (le 1er mai 1977)
Mgr Bernard Witteformer Bishop éméritede ConcepciónArgentine (le 20 mai 1977)
65 ans de prêtrise
1937.05.235367P. Louis-Marie Parent St-Joseph
1937.05.24 5373 P. Denis Dubuc Grandin
1937.05.245377 P. Paul-Emile DeschênesSt-Joseph
60 ans de prêtrise
1942.05.286339P. Antonio Sgambati Italie
1942.05.286344P. Giuseppe Affinita Itaie
1942.05.286345P. Giuseppe Signore Italie
1942.05.286413P. Brendan Hunt États-Unis
1942.05.28 6417P. Joseph Ryan États-Unis
1942.05.286418P. John Lyons États-Unis
1942.05.306542P. René Jacques N.D.-du-Rosaire
1942.05.306543 P. François Nadeau St-Joseph
1942.05.31 6198 P. Alfons Rzezniczek . Vice-prov. polonaise
50 ans de profession religieuse
1952.05.219897 Fr. Johannes Waniek Allemagne
1952.05.21 9898 Fr. Erich Wieland Pilcomayo
1952.05.31 9239 P. Edward Vrazel États-Unis
1952.05.319240P. Raymond Wilhelm États-Unis
1952.05.31 9241P. Daniel McKenna États-Unis
1952.05.31 9245P. Richard Houlahan États-Unis
1952.05.319246 P. Edward Cunningham États-Unis
50 ans de prêtrise
1952.05.02 8276P. Desmond Cavanagh Natal
25 ans de profession religieuse
1977.05.2112542 Fr. Mieczyslaw Pawlowski Pologne
1977.05.3112401P. Henry Rebeiro Sri Lanka
25 ans de prêtrise
1977.05.21 12095P. Joseph Ferraioli États-Unis
1977.05.2112097 P. John Madigan États-Unis
1977.05.2812228 P. Marciano Andres Philippines
OF F I C I E L : Défunts

"Nous garderons vivant le souvenirde nos défunts et nous ne manquerons pas de prier pour euxoffrantfidèlement les suffrages prescrits à leur intention." (Const.43
NaisVoeuxOrd. (N·24 - 39)
 P. Edward Couch (États-Unis) 1935 1955 1961  +04 mars 2002 à SanAntonio
P. Patrick O’Neill (États-Unis)1920 1937 +09 March 2002 à Tewksbury
P. Antonio Duhaime (Grandin)1914 1935 1941 +13 March 2002 à Edmonton
P. Sarath Silva (Sri Lanka)1945 1966 1973 +14 March 2002 à Ragama
Fr.. Eugène Morin (Grandin)1919 1939 +18 March 2002 à St-Albert
P. Rik Van Dun (Belgique-Nord)1920 1940 1945 +18 March 2002 à Leuven
P. Thomas Slattery (Natal)1917 1937 1942 +20 March 2002 à Durban
P. Roland J. Thérien(N.D.-du-Rosaire)1919 1940 1945 +22 March 2002 à Sainte-Foy
P. Peter Dunne (Anglo-Irish)1927 1947 1953 +26 March 2002 à Crewe
P. Paul Lemoine (Cameroun)1913 1938 1937 +27 March 2002 à Pontmain
P. Manuel Mesa (États-Unis)1945 1965 1972 +26 March 2002 à Glendale
P. Patrick Brady (États-Unis)1916 1942 1948+29 March 2002 à Tewksbury
Fr. Clément Richer (Grandin)1920 1941 1946+29 March 2002 à Falher
P. Adolphe Steffanus (France)1922 1941 1946+01 April 2002 à Strasbourg
P. Casimir Mehlala (Lesotho)1930 1956 1962+02 April 2002 à Mazenod
Fr. Edmond Pineau (St-Joseph)1914 1933 +04 April 2002 à Ottawa
LeLien
avril 2002 Laïc Associés Nº15

Nouvelles du Québecdes États-Unis
d’Allemagne et du Bangladesh

Canada:Cap-de-la-Madeleine

Denyse Mostertresponsable localenous présente le groupe de laïcs associésde Cap-de-la-Madeleine :

« En 1996l’initiativevoyait le jour. Jean-Claude Gilberto.m.i.alors en service au sanctuaireNotre-Dame du Capse chargeait de la formation initiale. Tout étaità découvrir ! À commencer par la compréhensionexacte de ce que pouvait être une telle association. Non pas unecollaboration visible formellemais une découverte et un approfondissementde la personne du fondateur Eugène de Mazenod et du charismequ’il a transmis à sa famille spirituellele tout n’excluantd’ailleurs pas l’aide apportée aux œuvres en place.Il s’agissait doncnon pas « de faire » à toutprixmais « d’être »dans le milieu qui estle nôtredes personnes centrées sur Jésus Christfaisant de leur mieux pour annoncer la Bonne Nouvelle à ces pauvresaux multiples visages pour qui nous avons à inventer des cheminsnouveaux.

Les premiers engagements ont eu lieu en 1998. Nous sommesdouze à nous efforcer de vivre de notre mieux le charisme oblat.Huit autres personnes poursuivent actuellement une formation de baseprévue pour une durée de deux ansdonnée par LucienPépino.m.i. Une partie de ce groupe devrait se joindre ànous en septembre prochain.

Marc Lortieo.m.i.accompagnateur denotre groupeet les autres Oblats invités contribuent àgarder « la couleur oblate » à nos rencontres. Lethème général de cette année est : «Charisme oblat et laïcs associés »d’aprèsl’un des derniers écrits du regretté Fernand Jettéo.m.i. Les associés n’hésitent pasà l’occasionà se charger eux-mêmes d’une partie de l’enseignement.Les rencontres sont mensuelles. Il est beau de noter l’enthousiasmeet la joie qui nous réunit à ces occasions.

Depuis 2001le 8 septembrefête de la Nativité de Marieest devenu très significatifpour nous. C’est le jour où les engagements se prennentou se renouvellentet que nous vivons dans la joie avec les Oblatset les laïcs associés d’autres provinces oblates [...].

Chaque laïc associévit son engagement selon son identité propre et le milieu danslequel il vit. Le sanctuaire Notre-Dame du Cap est un lieu privilégiéoù plusieurs sont impliqués. D’autres ont un soinparticulier des démunis de leurs secteurs. Des soiréesde partage biblique sont le fruit de l’initiative de trois associéesde notre groupe. Plusieurs travaillent au niveau paroissial. Une autrepersonne vit depuis plus de six mois une situation de maladie; c’estpour elle une occasion de rayonner le Christ dans le milieu hospitalier…Autant de personnesautant de manières différentes devivre en fils et filles d’Eugène de Mazenod. »

États-Unis:
[Extraits du bulletin OMI USAjanvier 2002: Le charisme desaint Eugène continue d’inspirer le « zèle pourles âmes »]

Oakland: «Pour approfondir leur connaissance du charisme de saint Eugèneles Associés oblats d’Oakland se rencontrent chaque moisà la résidence des Oblats. Ils commencenthabituellementpar la récitation des vêpres suivie d’une méditationprolongée en silence devant le Saint-Sacrement. Aprèsla rencontre formelleils partagent le repas de la communautéoblate. L’apostolat principal de ce groupe est la retraite De Mazenodpour la familleconçue pour les familles d’immigrants philippins.Le but de la retraite est d’aider les parents et leurs adolescentsà faire face aux questions que soulèvent les différencesculturelles qui existent entre les catholiques qui vivent aux Philippineset ceux qui vivent aux États-Unis […] »

Nouveau centre desAssociés à Lowell : « L’été2001 a vu la fondationpar les Associés oblats de Lowellducentre missionnaire Eugène-Hildegard. Ce centrerattachéau sanctuaire Saint-Joseph-Ouvrierencourage les laïcs àdécouvrircélébrer et partager généreusementleur don de compassion pour les pauvres […] Dans le passéles Associés oblats offraient deux sessions de spiritualitésur le partage de l’Esprit. Le centre missionnaire Eugène-Hildegardoffre maintenant cinq ateliers répartis sur toute l’année.Sur les traces de saint Eugènepar Marcello Zagoestla source principale d’inspiration. L’atelier de l’automnedernier avait pour thème la charité ; celui de l’hiveret du printempsle zèle pour les âmesavec une insistanceparticulière sur la recherche de son propre rythme de prière[…]

Les partenaires oblatsde Virginie : Se réunir autour d’une table pour le repassemble faire partie intégrante de la vie de tous les Associésoblats. Les partenaires oblats de Virginie se sont réunis deuxfois en décembre dernier avec la communauté oblate du391 avenue Michiganà Washington. Durant leurs réunionsmensuellesils poursuivent leur réflexion sur la façond’atteindre les nécessiteux. Une vidéo sur la missiondes Oblats en Zambiepréparée par Andy Wiera permisde renforcer leurs liens avec leur paroisse sœur de LukuluenZambie. L’apostolat de ce groupe a un point particulier qui estde faire circuler une croix oblate d’une famille à l’autreaprès chaque messe mensuellepour qu’elle favorise la prièreen faveur des missionnaires oblats.

Bangladesh :

Après plus de trenteans d’existencela Délégation du Bangladesh voità former une association de laïcs oblats. Le pèreBejoy D’Cruzesupérieur de la délégationet les scolastiques ont mis sur pied un organisme constitué principalementd’anciens junioristes et scolastiques ainsi que de leurs épouses.Le groupe en formation sera officiellement reconnu comme Associationmissionnaire de Marie Immaculée (A.M.M.I). En octobre dernierles père D’Cruze et Emilianus Moraes ont animé unejournée de récollectionqui avait pour but d’initierles membres au charisme et à la spiritualité du Fondateur.

Allemagne:.

En novembre derniersetenait à Hünfeld une rencontre pour les personnes intéresséesaux laïcs associés. Vingt-six adultes ont pris part àcette rencontreparmi lesquels il y avait de jeunes familles comptantdouze enfants. Le père Theo Gildehausprovincial d’Allemagneavait pris l’initiative de cette réunion en lançantune invitation libre à tous ceux qui aimeraient prendre partà cette aventure. Les Oblats comme les laïcs étaienttrès enthousiastescraintifs et curieux devant quelque chosede complètement nouveau. Les participants ont d’abord sentile besoin de faire connaissance les uns avec les autresvu qu’ilsvenaient de différentes parties de l’Allemagne.

Le père AlfonsKeuterqui accompagnera le groupe dans sa croissancea invitétous les participants à exprimer leurs sentiments et leurs attentes.L’atmosphère de prière de la réunion leura donné le courage de se lancer dans un avenir encore inconnu.Les idées suivantes sont ressorties du partage qui a eu lieu: C’est le Christ qui est l’inspiration et le fondement deslaïcs associés ; ils sont redevables à la missionet au charisme de saint Eugène de Mazenodqui a aimél’Église comme le Corps du Christ : les Associéslaïques ont part au charisme de saint Eugène dans un espritde communion entre eux et avec les Oblats ; les Associés laïquesvivent comme des chrétiens engagés avec une affiliationspécifique avec la communauté oblate la plus proche.

Quels sont les plans immédiats? Durant l’année 2002le groupe se réunira plusieursfois dans le but de mieux se connaître les uns les autres et demieux comprendre et pratiquer la spiritualité de saint Eugène.Pour atteindre ce but de l’associationils exploreront les diversesstructures qui permettront le partage d’information et d’expérience.Pour assurer une coopération et une participation fructueusesdans l’esprit d’engagement de saint Eugènedes rencontresrégulières avec les Oblats ont été jugéesindispensables.

Publication:

Laurent BoisvertLaïcsassociés à un institut religieux. L’auteur abordeun phénomène largement développé depuisle concile Vatican II : l’association de personnes à uninstitut religieuxsoit individuellementsoit en groupes. Le livreapporte une synthèse claire et succincte sur l’ensemblede la question et aborde aussi des sujets très concrets : laformationla participation à la vie communautaire ou au chapitred’une congrégationl’appartenance et l’engagementofficielet la participation aux œuvres apostoliques. MontréalBellarmin200170 p.

INFORMATION OMIest une publication
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