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395 novembre 2000
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393 septembre 2000
392 juillet_aout 2000
391 juin 2000
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389 avril 2000
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386 janvier 2000
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384 novembre 1999
383 octobre 1999
382 septembre 1999
381 juillet_aout 1999
380 juin 1999
379 mai 1999
378 avril 1999
377 mars 1999
376 fevrier 1999
375 janvier 1999
Information OMI No. 417
Décembre 2002

Information OMI No. 417

Lettre du Supérieur général pour Noël 2002
Afrique-Madagascar *NATAL: DENIS HURLEY : Un portrait par des amis
États-Unis *SAN ANTONIOTEXAS: École oblate de théologie
*WHITE EARTHMINNESOTA: Au service des Autochtones américains
*FORT BENNINGGEORGIE: Manifestation contre l’École des Amériques
Europe *L’Ukraine retrouve la liberté
*FRANCE: « Pôle et Tropiques » cesse de paraître
Amérique Latine *DÉLÉGATION DU BRÉSIL CENTRAL: Travailler au changement
Asie-Océanie

*PHILIPPINES: Des missionnaires du nouveau millénaire KulamanSultan KudaratMindanao

Canada *GRANDIN: L’ubuntu : Une justice réparatrice pour les pensionnats amérindiens
Nos aînés
Anniversaires O F F I C I E L
Lettre du Supérieur général pour Noël 2002

Chers confrères oblats

Chaque annéeen nous préparant à célébrer Noëlnous cherchons à y vivre quelque chose de nouveau. C’est aussi cet aspect de nouveauté que nous cherchons dans les cadeaux que nous offrons à l’occasion de cette fête. Mais comment aller au-delà d’une fête de Noël uniquement commercialeoù la nouveauté consiste uniquement dans celle des plus beaux articles offerts sur le marché ? Comme croyantsnous voulons faire l’expérience de dons d’une valeur réelle et durable en ce grand jour. Nous voulons qu’il devienne une rencontre toute fraîche avec le Christ lui-mêmele don d’en haut. Missionnairesnous voulonsnous-mêmes et le plus nombre de personnes possible « découvrir qui est le Christ » (C 7). Qui est-il et quels sont les véritables dons qu’il apporte avec lui ?

En octobre dernieren lisant la nouvelle lettre apostolique du pape Jean-Paul II sur le Rosairej’ai été frappé par les intentions de prières qu’il suggère. En faitil n’y en a que deux :

« La première d’entre elles est l’urgence d’implorer de Dieu le don de la paix.

« De manière analogueil est urgent de s’engager et de prier pour une autre situation critique de notre époquecelle de la famillecellule de la société…

Je recommande volontiers à l’efficacité de cette prière[le Rosaire] la cause de la paix dans le monde et celle de la famille» (Jean-Paul IILettre apostolique Rosarium Virginis Mariaenos 6;39).

Ne trouve-t-on pas là les deux plus grands dons que nous pouvons espérer pour le monde actuel? La paix est devenue le souhait commun de l’humanitémais elle ne sera pas atteinte sans que les familles retrouvent les valeurs de stabilité et d’amour. Ces dons ne sont pas de petites chosesmais en fêtant la naissance du Christnous osons les demander. En faiten sa Personne bienveillantenous les avons déjà reçues.

En célébrant de nouveau l’événement où le Père nous a donné son propre Filspuisse le Noël de cette année devenir une nouvelle source de paix au sein des nations et une bénédiction renouvelée pour les familles du monde.

Je souhaite un beau jour de fête à tous les Oblatsà tous ceux et celles qui nous sont associéset à tous ceux et celles au service desquels nous exerçons notre mission ! Joyeux Noël et sainte année 2003.

Wilhelm Stecklingo.m.i.
Supérieur général


Afrique-Madagascar
NATAL - DENIS HURLEY : Un portrait par des amis

A Portrait by Friends (Un portrait par des amis)tel est le titre d’un livre publié en Afrique du Sud par les éditions Cluster et qui en est à la seconde édition. Le livre présente des articles écrits par vingt-huit Sud-Africains connus qui ont pris part au combat de la libération de l’apartheid dont Mgr Denis HURLEY a été un protagoniste des plus importants.

La Maison générale de Rome a été le lieu du lancement de la seconde édition de ce volume. Il y en avait eu trois en Afrique du sud pour la première édition : à DurbanJohannesburg et Cape Town. Des événements semblables sont prévus à Dublin et Londres pour la seconde édition. Tous les profits de la vente du livre iront au Conseil Diakonia des Églises et au fonds Mgr Denis E. Hurley pour l’éducation. Diakonia est une agence œcuménique d’action sociale fondée par l’archevêque de Durban en 1976.

Près d’une centaine de personnes ont assisté à l’événement à la Maison généralele 31 octobre. L’évêque de quatre-vingt-sept ans a parlé longuement et avec une grande simplicité de son premier contact avec la doctrine sociale de l’Église durant ses années de scolasticat à Rome et l’influence qu’elle a exercé sur sa pensée théologiquesa vie et son ministère.

Dans la préface du volumeMgr Desmond Mpilo Tutu écrit : «Lorsque le secrétaire général du Conseil des Églises d’Afrique du Sud – alors que le régime d’apartheid harcelait notre conseil – je ne savais pas tout ce qui avait contribué à former la spiritualité et la perspicacité théologique de Mgr Hurley. Ce qui ravissait tous ceux qui devaient soutenir le feu du «système»c’est le nom que l’on donnait communément au régimec’était qu’il était adversaire sans peur et un éloquentrésolu à défendre la vérité de l’Évangile de Jésus Christ.»

Mgr Hurley a eu le double privilège de comparaître devant le tribunal d’instance en raison de ses convictions et de se voir décerner par la suite le grand honneur de l’Ordre du service méritoire1re classepour avoir vécu selon ces mêmes convictions.

 

États-Unis

SAN ANTONIOTEXAS: École oblate de théologie

Formation au ministère de prêtres étrangers

Grâce à une subvention d’un million de dollars de la fondation Lilyl’École oblate de théologie lancera un programme de formation pour les prêtres étrangers qui exercent leur ministère aux États-Unis. L’École a déjà offerten 1999à la demande des évêques du Texasun programme semblable pour les prêtres nés à l’étranger.

La subvention permettra à l’École d’accueillir au plus vingt prêtres par annéependant cinq ans. Le programme prévoit que les stagiaires recevront sept semaines non consécutives de formation sur le campus et passeront le reste de l’année en ministère paroissial dans les diocèses qui les parrainent. Sous forme de cours par correspondanceils complèteront leurs travaux et communiqueront avec les professeurs par ordinateur.

Dans une entrevue accordée au San Antonio Express Newsle père William MORELLrecteur de l’Écoledisait que l’Église des États-Unis a toujours eu des immigrants parmi les membres du clergémais qu’ils étaient soit des Irlandais de langue anglaise ou des Européens venus desservir des immigrants de leurs pays d’origine. «Aujourd’huipour la première foisnous commençons à accueillir des prêtres immigrants venus desservir la population catholique en général et non la communauté d’immigrants dans laquelle ils ont grandi.»

Devant le nombre décroissant des vocations chez les hommes nés aux États-Unisl’Église catholique de ce pays se tourne vers les prêtres d’autres pays. Selon les statistiques recueillies par la Conférence des évêques catholiques des États-Unisenviron seize pour cent des prêtres actifs dans le ministère paroissial sont nés à l’étranger. Ils proviennent principalement de l’Indedes Philippinesde Polognedu Vietnamdu Mexiquede Colombie et du Nigeria.

Le programme offert par l’École oblate de théologie les initieentre autresau dialogue œcuménique et avec les autres religionsaux coutumes liturgiques localesà la culture et à la piété populaire des États-Unisà la gestion personnelle des finances et aux questions juridiques.

« Nous avons reçu d’autres dons d’un million pour l’institution elle-mêmepoursuivait le père Morell devant l’Express Newsmais c’est le montant le plus considérable que nous n’ayons jamais reçu pour un programme et ce sont les programmes qui donnent vie à une maison d’éducation. » L’École oblate est la plus grande faculté de théologie du Sud-Ouest des États-Unis avec ses 350 étudiants (Tiré de J. Michael ParkerSan Antonio Express-News).

WHITE EARTHMINNESOTA: Au service des Autochtones américains

Le ministère auprès des Inuit et des Amérindiens a été longtemps l’apanage des Oblats du Canada. Ce que l’on sait moins c’est quepassée la frontière des États-Unisles Oblats exercent un ministère semblable auprès des Amérindiens depuis près de vingt ans.

La réserve ojibwe White Earthdans le Nord-Ouest du Minnesotas’étend sur environ 2000 kilomètres carrés. Elle n’a jamais été la patrie historique d’une famille ojibwemais elle est devenue réserve en 1867avec son siège administratif à White EarthMinnesota.

La présence de l’Église catholique y remonte à 1874lorsque l’évêque de Saint-Cloud a envoyé le père Ignatius Tomazin travailler auprès des Amérindiens. Les Oblats ont assumé la responsabilité de trois paroisses sur la réserve en 1983 : St. Benedict à White EarthSt. Ann de Naytahwaush et St. Francis Cabrini de Big Elbow Lake dans une communauté formée de trois paroisses. Au cours des annéesd’autres paroisses ont été acceptées. Il y a euà une certaine époquejusqu’à sept Oblats œuvrant sur la réservehabituellement chacun assigné à un très petit village.

En 1994les pères Martin MACHOVEC et Ronald MEYER décidèrent de tenter de combler le fossé culturel existant entre les blancs et les autochtones en voulant que les Oblats desservent non seulement des paroisses autochtones mais aussi au moins une paroisse blanche. C’est pour cette raison qu’ils ont assumé les paroisses de Waubun et d’Ogema.

Dans un effort pour exercer leur ministère en formant communautéles Oblats ont quittél’an dernierleurs différents presbytères pour ne former qu’une communauté. On retrouve donc présentement au service de la mission les pères Ronald MEYERMietek BAJEK et le frère William LUNDBERG.

Peut-être augmentés par le haut taux de chômageles problèmes de violence domestique et de toxicomanie constituent un défi pour le missionnaire. White Earth étant une «réserve ouverte»les barrières et les préjugés raciaux entre Blancs et Amérindiens doivent aussi être surmontés.

Pour le père Meyerle but des Oblats est d’accompagner les gens dans leur passage du ressentiment au respectdu préjugé à la paixd’édifier une communauté d’adultes catholiques spirituellement éduqués et engagéset de faire en sorte que la jeunesse et les jeunes adultes se sentent bien accueillis dans la communauté de foi.

Un chef amérindienbien que non catholiquea rendu dernièrement une visite inattendue au père Meyer pour lui dire comment il appréciait la présence des missionnaires parmi eux. Le fait que le père Mietek se soit vu accorderil y a plusieurs annéesle titre de membre honoraire d’une tribu est aussi révélateur.

En plus de la réserve de White Earthles Oblats desservent aussi celle des Sioux de Siseton Wahpetonau Dakota du Sud (Tiré de OMIUSA).


FORT BENNINGGEORGIE : Manifestation contre l’École des Amériques

À la suite d’un article paru dans le numéro de novembre d’Information OMI et intitulé «Des prophètes oblats»quelques lecteurs nous ont demandé ce qu’est l’École des Amériques et pourquoi des prêtres et des religieux s’y opposent. Un communiqué de Vidimus Dominumdécrivant la manifestation annuelle qui a eu lieu cette année à la mi-novembre contre cette école peut apporter quelques explications.

« Il y avait aussi six religieuses parmi les quatre-vingt-seize protestataires arrêtés lors de la manifestation de la dernière fin de semaine à Fort Benningen Georgiedevant l’entrée de l’École des Amériques. Celle-ci est un centre de formation réputé pour avoir accueilli différents officiers militaires hauts-gradés d’Amérique latine responsables de certaines des pires tortures et violations des droits de la personne de ce continent.

« La manifestation réclamant la fermeture du centre a été organiséecomme chaque annéepar la Garde de l’École des Amériques (School of the Americas Watch)un organisme humanitaire fondé par le père Roy Bourgeoisun missionnaire de la société Maryknoll.

« Cette annéeonze mille personnesvenues de tous les coins des États-Unisont pris part à la manifestationy compris un nombre remarquable de prêtres et de religieux et religieuses engagés dans les questions sociales. Comme chaque annéedes groupes de protestataires ont franchi la clôture de l’école en guise de protestation non violente. L’intervention de la police a abouti à l’arrestation d’un bon quatre-vingt-seize personnesselon la Garde de l’École des Amériquesdans un de ses communiqués de presse. » [Vidimus Dominumle 21 novembre. Il s’agit d’un site Internet établi à Rome et parrainé par plus de 100 instituts religieux. Voir: www.vidimusdominum.org].


Europe

L’Ukraine retrouve la liberté

p. Pavlo Vyshkovskyyo.m.i.

[Pour donner suite à notre article de septembre dernier (no 414) sur la bénédiction de la nouvelle église de Slavutycdans la région de ChernobylInformation OMI vous présente cet articleen quatre partiessur l’histoire récente et peu connue de ce paysles souffrances de son peuple et les défis que doivent relever l’Église et les Oblats dans ce pays blessé. L’auteur de cet articledestiné à la revue Oblate Missionary Record de la Province anglo-irlandaisedéclare : «L’Ukraine reprend goût à la vie.»]

Pendant la plus grande partie du 20e sièclemon paysl’Ukrainen’a pas paru sur les cartes de l’Europe ; il s’était tout simplement fondu dans l’URSS. Je suis né en 1975à une époque où personne ne pouvait prévoir quedans quelques annéesl’emprise du communisme s’affaibliraitl’Union soviétique s’écroulerait et la plupart des pays qu’elle avait engloutis depuis 1920 réapparaîtraient sur la carte.

Lorsque j’ai célébré ma première messeil y a trois ansà Slavutycla ville de la zone de Chernobyl où la nouvelle église Saint-Eugène de Mazenod est construitenous avons dû louer un centre culturel pour accueillir l’assemblée. La messe se célébrait habituellement dans des maisons privées.

Au cours de mes études en Polognej’ai travaillé avec l’équipe des Oblats de la zone. J’ai choisi de célébrer ma première messe dans cet endroit où les gens souffrent encore en raison des retombées de l’accident nucléaire de 1986. Les Oblats sont les seuls prêtres catholiques travaillant dans la zone.

Recommencer
Les missionnaires sont engagés dans la première évangélisationsurtout en ce qui concerne les jeunes. Le dernier prêtre de Chernihiv a été assassiné par les communistes en 1924.

Aujourd’huiplusieurs ne connaissant pas même les grandes lignes de l’histoire chrétienne. Un prêtre m’a raconté qu’il avait été arrêtéen allant à la ville un après-midipar une femme faisant de l’auto-stop. Une croix récemment érigée à la limite de la ville a attiré son attention. Elle lui a demandé: « Est-ce que cet homme est l’un des vôtres ?» «Ouic’en est un»lui a-t-il répondu avant de mettre à lui parler un peu de Jésus. Elle lui dit alors qu’elle n’en avait jamais entendu parler.

Orthodoxes et Catholiques
L’athéisme est un problème d’importance dans la zone ettristementles Églises chrétiennes collaborent peu dans l’évangélisation des gens. On voit paraître les premiers signes qui permettent d’espérer que se brisent les barrières entre Orthodoxes et Catholiques. Les missionnaires catholiques peuvent aider leurs frères orthodoxes à découvrir des moyens plus efficaces d’évangéliser. Ils sont portés à copier ce qu’ils nous voient faire.

Ils voient aussi que nous essayons d’aider les pauvresqu’ils soient orthodoxescatholiques ou athées. Chaque jouron distribue des repas et des médicaments aux enfants et aux personnes âgées. Cela a été une heureuse surprise pour le clergé orthodoxe. Un autre signe d’espoir pour l’avenir a été la présence de l’évêque orthodoxe à la bénédiction de la nouvelle église de Slavutyc. (À suivre).

 

FRANCE: « Pôle et Tropiques » cesse de paraître

Après près de 80 ans d’existencela revue missionnaire de la Province de FrancePôle et Tropiques entre dans l’histoire. Comme plusieurs périodiques missionnaires françaiselle a vu diminuer le nombre de ses abonnés au cours des dernières annéesrendant impossible le maintien de ce service. De 9 731 qu’il étaitil y a six ansen 1996le nombre des abonnés était passé à environ 3 900en 2002.

Cette revue portaità ses débutsen 1921le titre de Revue apostolique de Marie Immaculée. Elle a pris celui de Pôle et Tropiques en 1947 et ouvert son champ de reportage aux activités missionnaires des Oblats de France et aux Sœurs de la Sainte-Famille de Bordeauxs’étendant littéralement des pôles aux tropiques. Dans sa lettre annonçant la disparition de la revuele père Bernard DULLIERprovincial de Francesoulignait ceci : «Cette chute n'est pas liée à la qualité de Pôle et Tropiquesmais bien à la nature même de ce type de presse missionnaire.» Pendant des annéeselle a constitué le meilleur moyen de communiquermais les temps ont changé.

Comme les autres congrégationsles Oblats de France entendent trouver d’autres moyens de communiquer avec leurs amis et de se faire connaître. Le père Dullier concluait ainsi sa lettre : « Déjà par le passénotre Province a vu disparaître certaines de ses revues comme Missions oblatesLes Petites Annales... À chaque fois nous avons su trouver autre chose de plus adapté au monde dans lequel nous vivons et aux besoins de nos contemporains. Faisons confiance à notre capacité d’invention qui nous ouvre vers l'avenir. »

 

Amérique Latine
DÉLÉGATION DU BRÉSIL CENTRAL: Travailler au changement

Tous les deux ansles Brésiliens ont l’occasion de goûter ou subirselon le point de vue de chacunune campagne électorale. Tous ceux qui ont 16 ans et plus sont obligés de voter. Cette annéeils ont élu un nouveau présidentLuiz Inacio Lula da Silvaun ancien dirigeant syndical qui n’est jamais allé au collège. Sa victoire écrasante traduit le désenchantement qui a balayé une grande partie de l’Amérique latine après une décennie de réformes en faveur d’un marché libre qui n’a pas apporté la prospérité promise. Les attentes sont grandesmais les problèmes sont nombreux.

Le père Patrick MCGRATHmissionnaire au Brésil depuis plus de vingt-cinq ansracontait dernièrement dans la revue Oblate Missionary Record comment l’Église voit la situation. Il souligne le fait que l’Église joue un rôle actif dans la politique et publie des orientations politiques au niveau de toute la nation. Plusieurs diocèses font de même à leur niveau.

Se fondant sur le devoir moral fondamental de protéger la viela Conférence des évêques du Brésil a insisté auprès de l’électorat pour qu’il exigeet auprès des candidats pour qu’ils les incluent dans leur programmetrois priorités essentielles : l’éradication de la faimle respect des droits de toute personne et un développement viable. Chacune de ces priorités revêt un caractère d’urgence.

En concluant une visite récente au BrésilM. Jean Zieglerun représentant des Nations Uniesdéclarait que le tiers de la population vit dans des conditions épouvantables et queselon l’Église catholiquecinquante-cinq millions de personnes souffrent quotidiennement de la faim. Il poursuivait en disant quedans un pays comme le Brésiloù il y a des terres fertiles en grande quantitésituées dans un climat tropicalla faim constitue un véritable génocide. Il concluait en affirmant que ceux qui meurent de faim au Brésil sont en vérité assassinés.

Les évêques proposent une redistribution des richesses pour que les pauvres puissent avoir accès aux produits de la terre. Ils proposent aussi une redistribution des terres pour que les familles qui en sont dépourvues puissent survivre et une politique agricole qui favorise les petits producteurs.

Pour que les droits de tous soient respectésles évêques rappellent que le système actuel quisoumis aux directives du Fonds monétaire internationalaccorde priorité au paiement des intérêts de la dette étrangèredoit être renversé. La priorité doitau contraireêtre donnée à la promotion du développement social. Les ressources doivent être consacrées à la création d’emploisaux soins de santéà l’éducationaux programmes d’habitations et d’assainissement.

Pour favoriser un niveau de développement viable qui réponde adéquatement aux besoins de la populationsans détruire les ressources naturellesl’Église propose une culture plus simple de solidarité par opposition au modèle libéral dominant de consommation qui ne manifeste aucun respect pour l’environnement. La préoccupation de l’Église s’enracine dans le principe que la vie doit être protégée ; c’est ce même principe qui justifiesi justification est nécessairesa participation à la campagne actuelle contre la proposition des États-Unis d’établir le Libre échange des Amériques.

Le référendum de septembre
Le Libre échange des Amériques est une tentative pour renforcer la position des États-Unis dans ses guerres commerciales contre l’Europe et l’Asie. Ce pacte ne ferait rien pour soulager la pauvreté et les souffrances de la faimni pour promouvoir le progrès social et économique en Amérique latine. Au contrairecela créerait une pression plus grande sur l’exploitation constante des ressources naturelles du paysaugmenterait le taux de chômageentraînerait à une réduction des salaires et créerait une dépendance entière des États-Unis. Toute notion de souveraineté du Brésil prendrait fin.

Pour contrecarrer ce mouvementl’Égliseen collaboration avec divers organismes non gouvernementaux et groupes sociauxa organisé un référendum qui a eu lieu durant la Semaine nationalela première semaine de septembre. Elle a encouragé les fidèles à participer à ce référendum et à s’engager plus activement en politique. La vocation chrétienne est d’être la lumière du mondele sel de la terre. La politique et la religion sont une seule et même chose. L’obligation d’aimer son prochain comme soi-même est une obligation extrêmement politique. Tristementqu’il y ait 55 millions de Brésiliens souffrant de la faim dans un pays chrétien catholique est un scandale. Le sel a perdu sa saveurla lumière est sous le boisseau ; c’est le problème auquel les évêques essayent de s’attaquer (Patrick McGrathOblate Missionary Record).


Asie-Océanie

PHILIPPINES: Des missionnaires du nouveau millénaire
KulamanSultan KudaratMindanao

Le père Marcelo ANDAMONun Oblatet le frère rédemptoriste Carlos Gaspar marchent pendant des heures sous la pluie ou le soleil pour rejoindre des villages afin d’y annoncer l’Évangile ou discuter sur la Charte des droits des peuples autochtonesde culture vivrièrede préparation à la sécheressereforestation ou de tout ce qui peut améliorer les conditions de vie des habitants des villages. Les Oblats travaillent avec l’équipe missionnaire itinérante des Rédemptoristes dans cette région isolée de l’archidiocèse de Cotabato.

Ce sont les missionnaires du nouveau millénaire à Kulamancette ville de montagnes où les gens ne verrouillent par leurs portes et où il n’y a pas de cellule de prisonoù l’eau est gratuite et la terre fertile. Les missionnaires grimpent les montagnesfranchissent la sinueuse rivière Kulaman et ses tributairespour aller converser avec les Manobos et les colons dans leurs langues respectives.

Leur mission n’est pas de convertir les indigènes Dulangan Manobos à la foi catholique mais de les soutenir dans leurs effortsde la même façon que les missionnaires oblats à SuluTawi-Tawi et Maguindanaoou les Rédemptoristes à Davao et Iliganchez les musulmans.

Les colons Ilocano et Ilonggo qui prédominent dans cette ville de 30 000 habitants sont pour la plupart catholiques bien qu’on pratique d’autres religions dans cet endroit. Plus de cent chapelles de village ont été érigéesla plupart accessibles à pied seulement. Dans ce refuge de montagne situé à 77 kilomètres de la capitale Isulanle transport se fait par un autobus quotidien et quelques véhicules utilitaires ou motocyclettes. Il n’y a pas de téléphone ni d’antenne de cellulaires. Un entrepreneur a récemment installé un téléphone par satellite maisen raison de son prix d’utilisation très élevéles résidents ne l’utilisent que pour les urgences.

Apprendre à s’enculturer
Le père Andamon35 ansest le coordonnateur du programme sur les peuples autochtones de la province oblate et de l’archidiocèse de Cotabato. Il occupe ce poste depuis cinq ans. Au débutdit-ilil se rendait à pied dans les villages avec son sac à dos rempli de vêtements et de nourrituremais par la suitepour éviter d’embarrasser ses hôtesil a choisi de ne rien apporter si ce n’est un imperméable.

Il se rappelle commentune foisil était si fatigué après une longue marche queaussitôt arrivé à la maison d’un Manoboil a demandé s’il restait de la nourriture. Plus tardil a appris que la seule boite de riz qui avait été broyé et cuit pour lui devait servir de semailles. Quelques jours plus tardil revenait dans cette maison avec un demi-sac de semences.

Gros fumeur depuis son école secondairele père Andamon a renoncé à son habitude et peut maintenant grimper les montagnes sans chaussurescomme la plupart des Manobos. Il apporte une paire de mules mais gravit nu-pieds les montagnes. C’est la seule façon d’atteindre plusieurs villages. Certains voyagent à cheval mais la plupart le font à pieds.

Un ministère de coopération
Le frère Carlos Gaspar55 ansmieux connu sous le nom de frère Caloyest le coordonnateur de l’Équipe missionnaire itinérante des Rédemptoristesqui compte environ vingt laïcsprêtresfrères et séminaristes. Elle a visité plusieurs régions rurales de Mindanao. Les trois prochaines annéesils travailleront avec les Oblats à Kulaman.

Ouvrier en vue de l’Église de Mindanao depuis 1970 et co-auteur d’un livre récent sur les initiatives communautaires de paix (Mapagpaka-malinawon)le frère Gaspar a consacré les dix-sept dernières années de sa vie au travail missionnaire dans les campagnes de Mindanaone prenant un temps d’arrêt que pour compléter un doctorat en études philippines à l’Université des Philippines de Diliman.

Lors d’un récent dimanchele père Andamonle frère Gaspar et cinq laïcs de l’équipe missionnaire itinérante ont parcouru la piste abrupteboueuse et glissante qui conduit à Sitio Sakoling dans le Barangay Buenafloresnon pas pour prêchermais pour étudier les méthodes de culture vivrière à la ferme-école Taban Mindanaw du village manobo. Leur but était de pouvoir les enseigner ensuite dans les autres villages. Cette ferme-école a été établie à la suite de la sécheresse de 1997-1998.

L’Église au centre de la vie
La vie dans ce village agricole tourne autour des activités de l’Église. Les réunions et les sessions ont habituellement lieu les fins de semaine alors que les partages bibliques ont lieu le soiraprès le retour des fermiers de leur journée de travail.

Un dimanche à Barangay Tinalonon n’a pas vu un seul cultivateur travailler dans ses champs de riz et de maïs. Les cultivateurs étaient dans la chapelle de bois de Tinalonà prendre part à une session animée par l’Équipe missionnaire itinérante sur la façon d’être de bons époux.

Un autre dimancheà la paroisse Sto. Ninoau centre de la villeles responsables des églises de village ont assisté à une session sur la Charte des droits des peuples autochtonesaprès la messe concélébrée par les pères Jaime DEL ROSARIOcuréAndamon et Jaime Narismade l’équipe missionnaire.

Le père Andamon et le frère Gaspar ont parlé de la charte des droitsen s’aidant d’un tableau historique dessiné sur une bande de tissu. Dans l’après-midimalgré la pluieils ont poursuivi leur chemin vers un autre villageSitio Sakoling.

L’Équipe missionnaire demeurera là jusqu’à 2005passant une année dans chacune des trois régions. Dans chacune de ces régions de missionl’archidiocèse ou la paroisse assume les frais de nourriture et de logement de l’équipe. Les paroissiens sont au courant de ces dispositions et reçoivent avec plaisir les missionnaires chez eux pour dormir ou manger.

À Barangay Gapokles paroissiens ont presque terminé la construction d’une immense église sur la colline ; ils ont fourni eux-mêmes les matériaux et la main-d’œuvre. En faitdit le père Andamonune seule personne reçoit un salaire : le contremaître. Derrière l’égliseil y a un couvent de bambou et autres matériaux indigènes que les paroissiens ont construit après en avoir fait les plans (Tiré d’un article de Carolyn Arguillas dans MindaNews).


Canada
GRANDIN - L’ubuntu : Une justice réparatrice pour les pensionnats amérindiens

[Voici le premier de deux articles du père Camille Pichéprovincial de la province Grandinparus dans la presse catholique du Canada à l’occasion de la Semaine de la justice réparatrice (17-24 novembre 2002). Information OMI publiera le second article en janvier prochain.]

Traiter d’une façon justecompatissante et efficace des milliers de poursuites entamées par d’anciens élèves des pensionnats amérindiens constitue un défi majeur pour le Gouvernementpour Églises eten véritétous les citoyens du Canada.

Une des grandes préoccupations des Églises est non seulement la réputation de leurs membres mais la validité de l’entreprise missionnaire chrétienne elle-même. Des religieux et des religieuses ont répondu au commandement du Christ : « Allez donc : De toutes les nations faites des disciples… » (Mt 2819)de proclamer la Bonne Nouvelle de l’amour infini et de la miséricorde de Dieu. Bien qu’ils n’aient pas toujours été à la hauteur de leur tâche par inadvertancenégligence personnelle ou encore en suivant le dictat d’une société peu éclairée (c’est-à-dire la colonisation)ils ont fait de leur mieux pour être de véritables témoins de l’Évangile et plusieurs l’ont été de manière héroïque.

Sans prétendre apporter des solutions exhaustives ou faciles à des questions complexesje veux proposer l’idée de justice réparatrice comme notre meilleur espoir de réconciliation. Comme l’indique le thème de la semaine de justice réparatricenous devons tendre vers « une dignité retrouvée ».

Pendant plus de 150 ansles religieux et religieuses du Canada et un nombre considérable de laïcs se sont consacrésdans des conditions de vie des plus rigoureusesà assurerpar l’éducationun avenir aux enfants autochtones.

Dans des régions éloignées où les gens vivaient encore des ressources de la terrel’assiduité à fréquenter des externats était peu réaliste. Les pensionnats constituaient la meilleure alternative. Ces pensionnats ont été construits par le Gouvernement du Canada et dirigés par des religieux et religieuses dévoués. Malgré les limites et les défauts de ces institutionselles ont éduqué des milliers d’hommes et de femmes reconnus aujourd’hui parmi les leurs comme d’excellents dirigeants.

Malheureusementil y a eu des cas d’abus sexuels et physiques commis dans certains de ces pensionnats. L’abus sexuel est un crime grave et nous nous efforçons d’apporter une solution équitable aux problèmes soulevés.

Le nombre des accusations portées va en croissant et certains éléments en rendent la preuve difficile. Les événements auxquels on se rapporte ont souvent eu lieu il y a des dizaines d’années. La plupart des présumés auteurs des délits sont décédés et ne peuvent donc se défendre. Il sera extrêmement difficilesinon impossibled’établir la vérité.

Certains ont ditet je suis d’accord avec euxque le mal causé par les pensionnatsen plus des abus manifestesse situe plus dans les petits affronts sans nombre que les étudiants ont subis. Il est vrai que des blessures peuvent laisser des cicatrices durables. Ce qui est moins évidentc’est de pouvoir dire avec certitude que ces blessures ont pour cause directe ce qu’ils ont subi dans les pensionnats et non des sévices subis ailleurs.

Je peux voir avec certitude l’œuvre d’un opportunisme grossier dans la façon dont les torts subis ont été transformés en poursuites. Je reconnaisen même tempsqu’en raison du manque de toute discussion sérieuse pour traiter des blessures authentiqueselles ont été noyées dans un déluge de poursuites et de procès qui ne peuvent en traiter convenablement.

La province oblate de Grandin seule est sous le coup de plus de 3 000 poursuites judiciaires. On a créé un bourbier judiciaire qui draine les avoirs financierscrée des relations tendues et diminue la capacité des institutions religieuses de remplir leur mission. Où trouver la justice pour ceux qui ont été blessés et pour ceux qui les ont maltraités ou encore ceux qui ont été injustement accusés ?

Ce que j’entrevoie c’est queaprès des frais considérables en argent et en personnelles tribunaux rejetteront plusieurs réclamations tout simplement parce qu’on aura fait paraître de petits affronts comme des abus indemnisables. D’autres revendicationssérieuses en apparencepourront aussi être rejetées soit parce qu’elles se révèleront fausses soit queen raison du temps écouléelles ne s’avéreront plus fondées. À la findes institutions religieuses et des personnes innocentes seront anéanties et les ayants droit seront convaincus plus que jamais que leur souffrance ne compte pas. Tout ce à quoi on aboutira ne ressemblera vraisemblablement pas à de la justice ou de la réparation.

Le cadre que le Gouvernement est en train de créer pour résoudre les conflits sera un processus de gestion peut-être plus souplemais ce ne sera pas celui du dialogue qu’exigeà mon avisla réconciliation. Au lieu de rapprocher les gensce processus maintiendra les demandeurs et les institutions à part les uns des autres.

Pour traiter de l’apartheidl’Afrique du Sud a choisi la justice réparatrice. Dans le processus de réconciliationplusieurs ont renoncé à leur droit de poursuivre et choisi de participer au processus de vérité et de réconciliation.

Au cœur de ce programmeil y a l’ubuntuun principe de jurisprudence africaine qui cherche à restaurer et non à rétribuer. Il vise à restaurer les relations brisées et à réhabiliter tant la victime que l’auteur du délit. L’ubuntu permet la réintégration du coupable dans la communauté qu’il a offensée.

Matthew Coon Comechef de l’Assemblée des premières nationsa publiquement endossé la création d’une commission canadienne pour la vérité et la réconciliation. Je crois que les dirigeants ecclésiastiquesautochtones et gouvernementaux peuvent faire appel à leur ouverture d’espritleur sagesse et leur sens des responsabilités pour créer une forme canadienne d’ubuntu pour traiter de l’héritage des pensionnats. Le Gouvernement fédéral peut contribuer au climat favorable à sa création.

J ’invite tous les catholiques et les autres personnes intéressées à trouver des façons de faire pour que la justice réparatrice favorise la réconciliation avec les anciens élèves des pensionnats. Faites-moi parvenir par courriel vos conseilsvos opinions ou vos commentaires. Que notre souci de renouer les liens brisés soit notre guide dans notre démarche vers « une dignité retrouvée ». [L’adresse électronique où faire parvenir vos commentaires est: healing@grandin.omi.ca]

 

Nos aînés
Nom Province Date de naissance Premiers Vœux Ordination

100 ans

P. Joseph Lyons U.S.A. 29/12/1902 02/08/1924 07/06/1929

99 ans

P. Joseph Cabrol France 03/12/1903 15/08/1938 29/06/1928

98 ans

P. Alexandre Kayser France 27/02/1904 15/08/1923 07/07/1929
P. Jose Azpiazu U.S.A. 11/04/1904 25/07/1923 10/06/1928
P. Armand Veilleux St-Joseph 28/08/1904 08/09/1928 27/09/1931

97 ans

P. Alcide Cossette Manitoba 20/02/1905 04/07/1931 28/06/1936
P. Joseph Mullany St. Peter’s 20/12/1905 20/09/1923 21/12/1929

96 ans

P. Gabriel Lesage France 07/03/1906 12/09/1924 07/07/1929
Fr. Augustin Le Ray France 20/04/1906 15/08/1932  

95 ans

Fr. Pawel Woryna V. P. polonaise 14/01/1907 13/11/1927  
P. René Tremblay N.D.-du-Rosaire 20/07/1907 30/08/1932 24/06/1936
P. Joseph Ricaille Belgique Nord 24/10/1907 08/09/1927 10/07/1932
P. Jacques Gilbert St-Joseph 10/12/1907 02/08/1928 21/05/1933

94 ans

P. Raymond Shevenell St-Joseph 20/04/1908 15/08/1929 24/06/1934
P. Alfred Mock Allemagne 17/05/1908 25/04/1929 15/07/1934
P. Paul de Lansalut France 06/06/1908 29/09/1930 09/07/1935
Fr. Albini Albert Grandin 05/07/1908 26/01/1933  
Fr. Stanislaw Pien Pologne 15/10/1908 08/09/1936  
Fr. Léon Dollé Belgique Nord 03/12/1908 16/07/1946  

93 ans

P. Emile Gilbert St-Joseph 16/01/1909 02/08/1931 24/06/1935
P. Sebastian Mozos U.S.A. 20/01/1909 15/08/1927 05/02/1933
P. André Nottebaert Belgique-Nord 07/02/1909 08/09/1929 15/07/1934
P. Paul-Emile Naud N.D.-du-Rosaire 01/03/1909 02/08/1930 24/06/1935
P. Otto Denner France 06/03/1909 08/12/1931 08/07/1934
Fr. Firmin Vien St-Joseph 09/03/1909 15/08/1935  
Fr. Joseph Kaintoch St. Mary's 18/03/1909 08/09/1936  
P. Léon Mokwa Grandin 18/04/1909 15/08/1930 05/05/1935
P. Roland Trudeau St-Joseph 30/09/1909 02/08/1931 24/06/1935

92 ans

P. John Hennessy St. Paul's 01/03/1910 08/09/1929 29/06/1934
P. Leonard Baldus U.S.A. 03/04/1910 02/10/1937 06/06/1942
P. Julien Jalbert Manitoba 14/04/1910 15/08/1930 29/06/1935
P. James Delaney U.S.A. 16/04/1910 27/11/1931 31/05/1936
P. Emile Vergneau France 20/04/1910 08/09/1946 01/07/1951
P. Victor Philippe Grandin 06/05/1910 26/07/1931 30/06/1935
P. Clément Desrochers Grandin 28/05/1910 21/07/1934 11/06/1938
P. Louis-Marie Parent N.D.-du-Rosaire 12/07/1910 21/07/1932 23/05/1937
P. Laurent Dupuis U.S.A. 05/09/1910 15/08/1931 24/06/1936
P. Francis Monziols-Cairol France 23/09/1910 16/07/1930 05/06/1936
P. Sebastiano Pagano St-Joseph 07/10/1910 11/10/1926 15/04/1933
P. Norman Racette U.S.A. 10/11/1910 21/07/1934 11/06/1939
P. Jean-Marie Quéffélec France 18/11/1910 15/08/1930 05/07/1936
P. Carmelo Conti Guglia Italie 02/12/1910 15/08/1927 23/12/1933
P. Alfred Rozynek Pologne 10/12/1910 15/08/1931 21/06/1936
P. Nazaire Morissette St-Joseph 14/12/1910 21/07/1932 11/06/1938
91 ans
P. Denis Dubuc Grandin 18/01/1911 21/07/1932 24/05/1937
P. John Mole St-Joseph 10/02/1911 11/09/1941 31/05/1947
P. Columba Hennessy Anglo-Irish 01/03/1911 08/09/1930 16/06/1935
Fr. Bernardin Morin St-Joseph 14/03/1911 08/12/1934  
P. Guy Leteur France 05/05/1911 29/09/1931 05/07/1936
P. Henri Barcet France 08/05/1911 26/07/1932 23/12/1934
P. Feliks Matyskiewicz Pologne 12/05/1911 15/08/1933 09/07/1939
P. Léopold Lanctôt St-Joseph 30/05/1911 02/08/1930 24/06/1935
P. Charles Bédard Manitoba 19/06/1911 29/08/1937  
Mgr Albert Sanschagrin St-Joseph 05/08/1911 02/08/1931 24/05/1936
P. John Boser St. Mary's 26/09/1911 02/08/1931 18/06/1936
P. Anthony Riffel St. Mary's 06/11/1911 20/07/1931 21/06/1936
Fr. Francis Thornton Australia 23/11/1911 15/09/1936  
P. Gaetano Liuzzo Italie 18/12/1911 15/08/1929 07/07/1935
P. Charles Gilles U.S.A. 22/12/1911 08/09/1934 07/06/1938
90 ans
P. Johannes Mühr Allemagne 15/01/1912 25/04/1934 02/04/1939
P. Victor Robert France 17/02/1912 15/08/1933 09/07/1939
P. Alfons Schmitz Allemagne 02/03/1912 25/04/1934 02/04/1939
P. Jean Denis Grandin 23/03/1912 29/09/1931 04/07/1937
P. Patrick McMahon Natal 23/04/1912 15/09/1939 29/06/1944
Fr. Joseph Gagnon St-Joseph 07/05/1912 19/03/1936  
P. Julio Rodríguez Argentine 27/05/1912 15/08/1931 06/06/1936
P. Jean Colas Grandin 24/06/1912 08/12/1935 18/12/1937
P. Georges Debruyne Belgique-Nord 01/07/1912 08/09/1934 21/04/1940
P. John Lazarsky U.S.A. 07/07/1912 02/07/1934 25/05/1940
P. François Pouliquen France 01/08/1912 01/11/1935 29/06/1939
P. Alphonse Hammond St-Joseph 02/08/1912 15/08/1934 11/06/1938
P. John Weissler U.S.A. 03/09/1912 15/08/1938 05/06/1943
P. S. Arulnesan Nicholapillai Jaffna 18/09/1912 01/08/1935 12/06/1941
P. Pierre Poullet Grandin 01/10/1912 15/08/1931 05/07/1936
P. Manuel Recalde Argentine 02/10/1912 15/08/1929 06/04/1935
P. Raymond Dion Manitoba 01/11/1912 15/08/1932 29/06/1937
P. Jean-Joseph Vallieres U.S.A. 21/11/1912 02/08/1934 17/06/1939
Fr. Auguste Josset Grandin 30/11/1912 11/10/1946  
Fr. Philippe Lafaille N.D.-du-Rosaire 19/12/1912 29/09/1937  
P. Antoni Toupin N.D.-du-Rosaire 26/12/1912 21/07/1933 24/06/1939
Anniversaires – Janvier 2003
70 ans de profession religieuse
1933.01.25 6272 Fr. Joseph Laplante Grandin
1933.01.26 6273 Fr. Albini Albert Grandin
50 ans de profession religieuse
1953.01.06 9415 P. Johannes Matooane Lesotho
25 ans de profession religieuse
1978.01.11 12399 P. Thomas Magusin St.Paul's

O F F I C I E L
Suffrages pour nos défunts
 
Nais.
Vœux
Prêtre
(No. 103-107)
P. Frans van Lieshout (Hollande)
à Cadienen Keer
1930
1952
1957
+ 5 juillet 2002
P. Edwin Hayes (U.S.A.)
à Tewksbury
1922
1945
1952
+17 novembre 2002
P. John Joseph Ward (U.S.A.)
à San Antonio
1923
1944
1949
+21 novembre 2002
P. Boleslaw Glados (Poland)
à Katowice
1920
1941
1946
+25 novembre 2002
P. Paul-Emile Deschênes (St. Joseph)
à Saint-Jean-sur-Richelieu
1911
1932
1937
+25 novembre 2002
« Nous garderons vivant le souvenir de nos défunts et nous ne manquerons pas de prier pour euxoffrant fidèlement les suffrages prescrits à leur intention » (C 43)


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