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Première Page
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Une passion pour l’Est – Les Oblats en Biélorussie
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La Biélorussie n’est apparuesur nos cartes géographiquescomme pays indépendant qu’en 1991. Elle avait fait partie pendant sept décennies de l’ancienne Union soviétique. La chute du régime communiste a laissé un grand vide spirituel et les Oblats de la Polognequi a une frontière commune avec le nouvel étatse sont sentis attirés par les chrétiens qui y ont vécu dans l’isolement et sous la persécution pendant tant d’années. Le premier Oblat à mettre pied dans ce pays après son indépendance a été le père Kazimierz Jedrzejczaken 1992. Il avait 31 ans : l’âge qu’il fallait pour donner naissance à une nouvelle mission. Nous devrions peut-être dire «refonder»parce que les Oblats y ont assuré une présence avant 1984même si elle était «discrète»comme nous allons le voir.
Pourquoi la Biélorussie?
Lorsqu’on lui demande pourquoi il a voulu aller en Biélorussiele père répond : « L’Europe de l’Est m’a toujours fascinédepuis mes études secondaires. Lorsque vous pensez aux Oblats en missionvous les voyez surtout en Afriqueen Asie ou en Amérique latine. Les Oblats polonais sont en effet allés en mission dans toutes les parties du mondey compris les missions classiques chez les Inuit ! Mais pourquoi ne pas penser à être aussi missionnaire en Europe de l’Est ? Il y ame suis-je ditun vide terribleun grand manque de Dieu. Pourquoi ne pas aller témoigner de Dieu là où Il a été systématiquement nié et où l’Église a été si durement persécutée ? »
C’est pourquoien 1988peu de temps après son ordinationil a commencé par aller en Lituanie pour de brefs séjours aider un prêtre qui travaillait dans la capitaleVilnius. Pendant cette périodeil a fait d’autres raids missionnaires en République de Biélorussie. « C’est ainsi que j’en suis arrivé à découvrir les besoins spirituels énormes des gens. J’ai pris conscience de l’étendue de la destruction causée par l’athéisme et de la faim de vérité et de Dieu qu’éprouvaient ces gens. Ouime suis-je ditc’est vraiment ma place ; il y a ici un grand besoin de prêtres et de sacrements. »
En 1991après la chute du rideau de ferle Pape a créé le nouveau diocèse de Grodnoen Biélorussie et nommé évêque Alexander Kaszkiewiczun prêtre ami du père Jedrzejczak à Vilnius. Le nouvel évêque a pensé tout de suite au père Jedrzejczak comme à un collaborateur essentiel dans son nouveau diocèse.
Un véritable pionnier
La présence des Oblates en Biélorussie remonte à bien avant la seconde guerre mondialeen 1937dans le petit village de Waszkiewicze. À l’époqueles Oblats allaient de paroisse en paroisse prêcher des missions. On peut encore aujourd’hui trouver à Balla KoscielmaBrzozowkaKamoinka et Odelskles les croix érigées durant ces missions.
La guerre a mis brusquement fin à la présence officielle des Oblats. Le père Wojciech Nowaczykcependantest demeuré dans la zone durant l’occupation russepuis durant celle des Allemandspuisde nouveau celle des Russes. Même si elle demeurait discrètele père allait de village en village soutenir la foi des chrétienssa présence ne fut pas sans être remarquée. Le 20 mai 1950il était arrêté et condamné à 60 ans de travaux forcés en Sibérie. Grâce à l’amnistie accordée à l’occasion de la mort de Stalinele père Nowaczyk a été libéré après «seulement» six ans. En badinantil avait l’habitude de dire : « Dieu a enlevé un zéro à mes 60 ans de travaux forcés. » Il a pu retourner dans la région et s’établir à Nowogrodekoù il est demeuré pendant 28 ans.
C’était l’époque de la clandestinité sous le régime soviétique. Il fallait le courage d’un lion et le père Nowaczyk l’avait ! Sans crainte - que pouvaient-ils faire d’autre que de le condamner aux travaux forcés ou l’abattre ? – il a aidé tant les catholiques que les orthodoxes. Les Oblats de Pologne lui onten secretenvoyé des livres religieux et tout le nécessaire pour célébrer la messe. Lorsqu’il est décédé en 1984aurait-il pu savoir quequelques années plus tardle rideau de fer allait tomber et l’Église retrouver sa liberté ? Un jeune homme de vingt-deux ansordonné secrètementl’a remplacé. Cet homme est aujourd’hui évêque auxiliaire de Grodno.
Les Oblats aujourd’hui
Huit ans après la mort du pionnierle père Kazimierz Jedrzejczakà l’appel du nouvel évêque de Grodnoest retourné dans ce pays. Il a commencé par enseigner la pédagogiela morale et la littérature au séminaire et à l’institut catéchistique nouvellement fondé. Il exerçait aussi son ministère presbytéral dans deux paroisses. Mais il y avait de l’ouvrage pour cent prêtres ! Il a alors entrepris une campagne sans répit de recrutement auprès des Oblats polonaisleur faisant connaître les besoins du nouveau diocèse.
En 1995le père Leon Witek venait donner naissance à la première communauté oblate. Avec l’arrivée d’autres Oblatsd’autres paroisses leur ont été confiées dans le nouveau diocèse de Vitebsk. Ils ont fondé un sanctuaire marial dédié à Notre-Dame de Fatima et un centre diocésain pour la pastorale des jeunes.
Le Supérieur généralle père Wilhelm Stecklinga fait de la Biélorussie une mission de la province de Polognel’an dernierle 22 octobre 2001et a approuvé les statuts de la nouvelle mission en janvier de cette année. Il y a actuellement cinq oblats œuvrant dans ce pays. Ils reçoivent l’aide de plusieurs autres Oblats de Pologne qui offrent régulièrement leurs services. Il y a déjà un novice et un autre jeune homme qui a demandé d’entrer au noviciat (Fabio CiardiMissioni OMIaoût 2002).
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Administration générale
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OTTAWA: «Missionnaires de la sécularité»
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Du 20 au 22 juinse tenait à l’université Saint-Paul un symposium organisé par l’Administration générale des Oblatssymposium ayant pour sous-thème Comment être missionnaire dans une société fortement sécularisée. Ronald Rolheiser (Conseiller général pour la Région du Canada) et Thomas Singer (Conseiller général pour la Région des États-Unis) ont assuré l’animation.
Cinq conférenciers ont suscité la réflexion des participants. John Sheaprêtre du diocèse de Chicagoinvitait à entreprendre un nouveau dialogue avec la sécularitéen particulier avec la recherche spirituelle des gens façonnés par le contexte séculierrecherche qui confirme la présence et l’action de Dieu dans notre monde d’aujourd’hui. Quant à Richard RochFranciscain d’Albuquerqueréférant à la réalité de l’exil dans lequel nous sommesil nous invitait à y vivre la missionreconnaissant la vulnérabilité de notre Église et le fait que c’est le temps où Dieu peut nous rejoindre vraiment.
Gilles Routhierrappelant tous les efforts d’adaptation de notre Église depuis Vatican IIaffirme la nécessité d’inventerde refonder et de bâtir. Michael Downeyde Los Angelestraçait la voie de l’Église: la kénosela folie de la croix. EnfinVivian Labriede Québecvoyait la mission d’aujourd’hui comme une lutte pour jeter les bases de sociétés sans pauvreté.
Somme touteles quelques 200 participants au symposium ont poussé plus loin leur réflexion sur le grand défi lancé à la mission par la réalité de la sécularité. Reste maintenant à discerner dans la démarche Pour une immense espérance quels sont les meilleurs moyens pour proposer la Bonne Nouvelle à notre monde marqué par la sécularité (Claude ChampagneINFO OMIprovince Saint-Joseph).
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OTTAWA: Assemblée générale de l’AÉRO
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L’Association d’études et de recherches oblates a tenu l’assemblée générale de ses membres à l’université Saint-Paul d’Ottawadu 6 au 11 août dernierun événement qui a lieu à tous les cinq ans environ. Fondée en 1982la charte de l’Association définit celle-ci comme « une association libre d’Oblats qui s’intéressent et voient à l’entrepriseau développement et à la coordination de la recherchedes études et des échanges portant sur l’histoirela spiritualitéla mission et la vie présente de la Congrégation des Missionnaires Oblats de Marie Immaculée ».
La dernière assemblée générale avait eu lieu en 1995. Elle avait pour thème Jésus Christ dans la spiritualité oblate. Les actes de cette assemblée avaient été publiés dans Vie Oblate Life afin de permettre à toute la Congrégation de partager ce matériel précieux. Depuis 1995l’Association a publié en français et en anglais le Dictionnaire des valeurs oblates (des exemplaires sont disponibles à la Maison générale) et parrainé la publication de quatre volumes sur des sujets oblats. Elle a aussi accompli des progrès dans la préparation du Dictionnaire historiquedont le premier volume devrait paraître bientôt. Ce dictionnaire contient des articles sur tous les Oblats et autres personnages qui ont marqué la vie et la mission de la Congrégationde même que sur les endroitsles œuvres et les événements reliés aux Oblats. Chaque province a été mise à contribution pour la rédaction d’articles.
L’assemblée générale de cette année a traité des questions administratives de l’Associationde la marche des projets en coursdes archives dans la Congrégation; elle a ensuite passé deux journées à l’étude de sujets particuliers. Le premier a fait l’objet d’une conférence du père Nicola Ferrarasur le Serviteur de DieuAntoine Kowalczyk et le secondd’une conférence du père Yvon Beaudoin sur Mgr Ovide Charlebois. Le texte entier de ces conférences paraîtra dans la revue Vie Oblate Life. La situation actuelle de cette revue a été exposée aux membres. Toutes les communautés sont invitées à s’abonner à cette revuevu qu’elle est le seul périodique de la Congrégation dans lequel paraissent les résultats des recherches et des études oblates. Elle a besoin d’être soutenue pour poursuivre son œuvre.
L’élection des membres du comité exécutif de l’Association a abouti aux nominations suivantes : Francis SantucciprésidentAloysius Kedlsecrétaire-trésorierYvon Beaudoin et Thomas Klosterkampmembres.
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Maison générale: « Une tour de Babel »
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Le caractère international de la communauté de la Maison générale est bien connu. Passez-y un jour ou deux et vous y entendrez n’importe laquelle des langues qu’on y parle : zoulousesothotamoulecingalaisbengalicréolepolonaisukrainienjaponaislingalakikongo etévidemmentanglaisfrançaisitalienespagnol et allemand.
Au dernier relevé27 différents pays étaient représentés au 290Via Aurelia. Il y en a 18 dans la communauté de la Maison générale et 17 au scolasticat international. Le décompte se traduit ainsi : Maison générale : États-Unis d’Amérique (8) Afrique du Sud (6)Sri Lanka (6)Canada (6)Italie (5)Pologne (4) Haïti (3) Congo (2)Allemagne (2)Irlande (2) et un de chacun des pays suivants : l’Angleterrela Francela Hollandele LesothoMadagascarl’Espagnela Suisse et l’Ukraine.
Le scolasticat international compte des Oblats de 17 pays : Bangladesh (2)Congo (2)Italie (2)Philippines (2) Afrique du Sud (2)Sri Lanka (2) et un de chacun des pays suivants : le CamerounHaïtil’Indel’Irlandele Japonle Nigeriala Polognele Sénégalles États-Unisla Zambie et le Zimbabwe.
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Asie- Océanie
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LAOS: La tombe de Mgr Berti intouchée |
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Mgr Lionello Berti est décédé au Laos en 1968lorsque l’avion dans lequel il voyageait s’est écrasé dans le Mékong alors qu’il transférait des enfants réfugiés de la frontière du Vietnam vers un endroit plus sécuritaire. Il a été inhumé dans la chapelle du séminaire qu’il avait fait construire à Luang Prabang. Jusqu’à deux ans passéson croyait que sa tombe avait été déplacée ou détruite après la prise de pouvoir des communistes en 1975.
Le séminaire est devenudepuisun édifice du gouvernement provincial. Au cours d’une visite à Luang Prabangil y a deux ansles pères Angelo Pelis et Nicola Ferrara ont retrouvé la tombe intacte dans l’ancienne chapelle qui sert maintenant d’entrepôt de matériel scolaire.
L’an dernierune délégation de la ville natale de Mgr BertiReggelloItalieet du diocèse de Fiesolea rencontré des officiers du gouvernement à Luang Prabang et entrepris des négociations pour transférer la tombe de l’évêque dans un lieu plus convenable. Ils ont aussi pris plusieurs initiativesà la mémoire de Mgr Bertipour venir en aide aux nécessiteux du Laos. On avaità ce moment-làpassé une entente de principe pour déplacer la tombe.
Cette annéeune délégation de plus haut niveau du diocèse de Fiesole et de la ville de Reggello est retournée au Laos pour rencontrer des ministres du gouvernement de Vientiane et mettre en marche un programme de parrainage d’enseignants qui fournirait des professeurs dans les régions éloignées. Les membres de cette délégation sont aussi allés à Luang Prabang pour le transfert des restes de l’évêque. Embarrasséesles autorités locales leur ont cependant dit quebien que toutes les autorisations nécessaires aient été obtenuesles gens des villages entourant le nouveau lieu choisi pour l’installation de la tombe de l’évêque s’opposaient. Ils sont animistes et croient que si l’esprit d’une personne non incinérée passe par leurs terres ou y est enterréce sera la cause d’une catastrophe majeure.
Pour sauver l’honneur de toutes les personnes concernéeson a accepté de laisser la tombe là où elle est et de transformer l’entrepôt en une chapelle convenable et en une aire d’accueil des pèlerins. C’est ainsi que l’évêque demeurera dans son séminaire ! (Stefano BertiMissioni OMI).
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SRI LANKA: «La Maison de la consolation»
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Des milliers de gens sont venus à Sahana Medura ou la Maison de la consolation pour y trouver la guérison intérieure. Ce centre d’accompagnement psychologiquequi a été mis sur pied en 1993 par le père Fraccid Anthony Fernandoa aujourd’hui des bureaux à Colombo et à Kandy. Une équipe de conseillers d’expérience (12 à Colombo et 15 à Kandy) voit à ce qu’il y en ait toujours un ou plusieurs de disponibles du lundi au vendredi.
Pour le père Fernandol’industrialisation et l’urbanisation comptent beaucoup dans l’accroissement des problèmes reliés à la tension. Il y a aussi une demande sans cesse croissante pour de l’accompagnement chez les personnes traumatisées par des conditions de vie marquées par la dépendance à l’alcool et à la drogue ainsi par vingt ans de guerre civile. Cette croissance de la demande a rendu encore plus urgent l’expansion des services actuels.
Le centre offre non seulement de l’accompagnementmais aussi des cours de formation pour les conseillers. Depuis sa fondationil y a presque dix ansprès de 300 personnes ont été diplômées. Certaines coopèrent avec le centre Sahana Medurad’autres ont établi leur propre clientèle. Dans chaque courson retrouvera un bon mélange de participants bouddhistesmusulmans et de chrétiens.
Le père Fernando détient un doctorat de l’université Fordham de New York. Il est actuellement maître de conférences au département de psychologie de l’université de Peradeniyaà Sri Lanka. Il fait la navette entre les centres de Colombo et de Kandy. Un autre Oblatle père Justin Silva s’est joint au personnel de Sahana Medura l’an dernier.
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Europe
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Belgique-sud: Questions vitales
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Dans le bulletin de la province Belgique-Sudle père Christian Hoetprovincialsoumet les réflexions suivantes à partir de Mathieu 1927 : « Nousnous avons tout quitté et nous t’avons suivi. »
« Cette phraseje l'ai parfois dite sans trop réaliser ce qu'elle signifiait vraiment. Ai-je abandonné ma barqueoutil indispensable quand on est pêcheur. Sans plus attendrem'est-il arrivé de quitter ce que j'étais en train de faire... pour être là où le Seigneur me voulait ? Pour le suivre Lui ? Ou pour avoir la conscience tranquille ? Ou pour être apprécié ?
« Mes idéesmes goûts... est-ce que cela passe en premier lieu ou en second lieu ? En discussionsuis-je prêt à me laisser enrichir par l'échange de l'autre ? En face de quelqu'un qui est peu débrouillardest-ce que je m'énerve parce queà sa placej'aurais déjà fini depuis longtemps ? Qu'as-tu que tu ne l'aies reçu ?
«Tu te plains ultérieurement parce que c'est toujours toi qui dois tout faire ? Songes-tu à ce que tant d'autres ont fait avant toi et pour toi ? Tu n'as pas le confort désiré alors que d'autres en prennent à leur aise. Pourquoi ton œil est-il mauvais parce que je suis bon ?
« Tu prends de l'âgeta santé diminue… Te réjouis-tu de ce que tu as pu vivre ou vois-tu avec tristesse ce qui t'attend demain ? Vois-tu autour de toi ceux qui n'ont jamais eu de santé ? Vas-tu leur apporter ce dont ils ont besoin ?
«Tu te souviens de bons moments de prière... et parce queaujourd'huitoute prière te devient péniblepourquoi oublies-tu de dire merci ?
« Tu as ta table bien garnieta maison est agréable quand il pleut ou quand il fait sec ; ton médecin est à ta porte quand tu le souhaites... penses-tu à ceux qui sont affamésdans la ruesans soins médicaux ?
« Seigneurnous qui avons tout quitté... ! Veux-tu te tairepourrait nous dire le Christ... Il vaut mieux se taire que de raconter des mensonges... ! Ou es-tu tellement aveugle ?
« Il t'arrive de quitter quelqu'un ou quelque chose... C'est vrai... Mais était-ce pour me suivre ou pour un autre motif ?
« Merci Seigneur… de t'entendre nous inviter à un renouveau avec Toi... Merci de ne pas te décourager avec nous... et de nous refaire sans cesse confiance » (Bulletin de liaisonn° 42).
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ALLEMAGNE: Le scolasticat déménage à Lahnstein
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Le monastère d’Allerheiligenbergà Lahnsteinest la nouvelle maison des scolastiques de la province d’Allemagne. Au milieu de juilletles étudiantsavec l’aide d’amis et de parentsont transporté les dernières pièces d’ameublementles livres et autres biens de Mainz à Lahnstein. Durant les vêpres du dimanche 21 juilletle Provincialle père Theodor Gildehausa installé le père Karl-Heinz Vogt supérieur de la nouvelle maison d’études. L’ancien supérieur des scolastiques à Mainzle père Heribert Stumpfse joindra à lui et aux trois scolastiques dans la nouvelle communauté de formation. Le père Volker Grunwald viendra régulièrement de Hünfeld aider à la formation spirituelle des étudiants.
Les scolastiques vivent à Lahnstein et font leurs études à l’institut de philosophie et de théologie des Pallotinsà Vallendar. Environ 180 étudiants fréquentent cette institution qui offre des programmes de deuxième et troisième cycles. Cette institution petite en nombre d’étudiants favorise le contact entre les personnes et le dialogue entre les professeurs et les étudiants. On attache une grande importance à une organisation intégrée des études scientifiques. La liturgie communela prière et la méditation aident les étudiants à intégrer leurs études à leur vie spirituelle. C’est le troisième déménagement du scolasticat de la province d’Allemagne.
Les années « grasses »
La première maison des scolastiques était située à Hünfeld. Les premiers cours de philosophie ont été donnés le 30 septembre 1895dans ce qu’on appelait « le monastère de l’hôtel de ville » d’Hünfeld parce que les Oblats vivaient sur un des étages de l’hôtel de ville durant la construction de leur maisonle Bonifatiuskloster. En 1904soixante-dix-huit scolastiques y faisaient déjà leurs études. Au déclenchement de la guerreen 1939le nombre des étudiants avait atteint son plus haut point avec cent quarante-trois scolastiques. Au début de 1954le millième scolastique entrait au Bonifatiuskloster. En 1962il y avait 81 scolastiquesle plus haut niveau atteint après la seconde guerre mondiale. En 1967il y avait encore 52 scolastiques qui étudiaient à Hünfeld. En 1968avec le déclin du nombre des vocationsles Oblats ont uni leur maison d’études à la faculté de théologie de Fulda.
Les années « maigres »
En 1971le nombre des scolastiques était déjà tombé à quatorze. La moitié d’entre eux est allée faire ses études à Mayenceà l’université Johannes Gutenberg. Les autres ont terminé leurs études à Fulda. Le 15 juillet 1971le scolasticat d’Hünfeld fermait officiellement ses portes. Des 1 100 scolastiques qui avaient étudié à Hünfeld durant ses 76 ans d’existence750 ont été ordonné prêtres.
Sept scolastiques occupaient un étage de la maison oblate de Mayence. Après 1974leur nombre est tombé à dix puis à deux avant de remonter à quatorze en 1984.
Sur l’initiative du Supérieur général d’alorsle père Marcelle Zagole scolasticat de Mayence a été érigé en communauté autonome le 9 octobre 1988. La nouvelle maison d’études Eugène de Mazenod comptait seize scolastiques et une équipe de trois éducateurs. Le nombre le plus élevé de scolastiques à Mayence a été de trente-troisen 1993.
Un nouveau chapitre de l’histoire du scolasticat s’ouvre à Lahnstein. Au prochain semestretrois scolastiques entreprendront leurs études aux facultés des Pallotinsà Vallendaroù le père Athanasius De Wedon Jones commencera à enseigner (Günther KamesDer Weinberg).
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Canada
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Michael O’Reilly: « Un canoniste de cœur »
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La Société canadienne de droit canonique a décernélors de son 37e congrès annuelqui a eu lieu du 21 au 24 octobre 2002son prix du mérite «Jean Thorn» au père Michael O’Reilly (Province anglo-irlandaise)qui vit actuellement à Inchicoreen Irlande.
Le père O’Reilly a reçu cet honneur en reconnaissance de près de soixante ans de service continu dans le domaine du droit canonique. Le président de la Sociétéle père Pierre Allards.m.a fait son éloge en reconnaissant en lui « un canoniste de cœurque tous aiment et admirent ».
Dans sa réponsele père O’Reilly a parlé des diverses tâches qu’il a accomplies durant ses années de ministère canonique tant en Irlande que dans l’Administration généralepuis à l’université Saint-Paul d’Ottawa. Il a insisté sur son souci des droits de chaque personne et du respect des règles de procédure à suivre pour que ces droits soient vraiment protégés. Bien qu’il ait près de quatre-vingt-cinq ansil travaille encore régulièrement au tribunal matrimonial régional de Dublinoù il juge les cas de mariage età l’occasionest même impliqué dans des procédures pénales.
Ce prixnommé en l’honneur de l’ancien doyen de la faculté de droit canonique de l’université Saint-Pauld’Ottawal’abbé Jean Thornest décerné régulièrement à une personne qui a marqué d’une façon particulière le champ du droit canonique. La cérémonie a eu lieu en présence de Mgr Terrence Prendergasts.j.archevêque d’Halifaxet du père Thomas Cassidyconseiller juridique de la Nonciature apostolique. Le Gouvernement de la Nouvelle-Écosse était représenté par le Ministre du tourismel’honorable Rodney Mc Donaldet la ville d’Halifax par le conseiller du district.
Plusieurs Oblats appartenant à différentes provinces ont été conférenciers : les pères Roland Jacques (France)Wojciech Kowal (Assumption)Thomas Cassidy (Saint Peter) et Francis Morrisey (Saint-Joseph). Le père Warren Brown (États-Unis) assistaitlui aussià ce congrès.
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SAINT-JOSEPH: « La Maison de la Famille »
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À Ottawala Maison de la famille fait partie d'un ensemble plus vaste de services offerts aux familles. Il s'agit d'un centrefondé en 1994 par sœur Micheline Beaulnes.n.j.m.parrainé conjointement par les Sœurs de la Charité d'Ottawales Frères des Écoles Chrétiennes et les Oblats.
Grâce à la collaboration d'une centaine de bénévolesdont près d'une douzaine d'Oblatsil offre quatre services: le Service de préparation au mariageun programme donné à six reprises chaque année et rejoignant annuellement plus de 120 couples de fiancés; le Service de partenariat avec l'école Vision-Jeunesseoù une trentaine de bénévoles s'occupent d'activités parascolaires dans le but de favoriser chez les élèves leur apprentissageleur intégration en milieu scolaire et leur relation avec leur milieu familial; le Service d'accompagnement des parents offert à la Maison de la famille (rue Presland) sous forme d'ateliers de soutien et de sessions d'approfondissement spirituel; enfin le Service Vacances-familleoù les familles font l'expérience de la convivialité familiale dans un climat de détente et de paix.
De l’autre bord de la rivièreun autre centre qui porte le nom d’un de ses fondateursla Maison Alcide-Clémentoffre des services semblables depuis 1996. Elle présente des ateliers de communications parents-enfantsdes ateliers Moi et mon bébépour favoriser le développement des liens d’attachement entre parents et enfants. Les services de relevailles permettent aux familles défavorisées d’obtenir un répit pendant que des grands-mamans bénévoles s’occupent des bouts de choux. Une joujouthèque et une vidéothèque prêtent gratuitement des jouets et des vidéocassettes aux membres. Des ateliers popotte-débrouille permettent aux enfants de se débrouiller de façon sécuritaire dans la cuisine. Quelques Oblats de la région collaborent volontairement à ces services (INFO OMIProvince Saint-Joseph).
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NOTRE-DAME DU ROSAIRE: Un missionnaire en camping |
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François Gendronun père de la paroisse Saint-Madeleineà Trois-RivièresQuébecparcourt les campings de la région chaque fin de semainede la mi-mai jusqu’à la fin de septembre. Il visite en moyenne six terrains de camping par fin de semaine pour célébrer l’Eucharistieparcourant parfois jusqu’à 350 kilomètres.
Dans une entrevue accordée à la revue Apostolatil raconte comment tout cela a commencé. « À mon arrivée à Trois-Rivièresle curé de l’époque m’a proposé de répondre au désir des responsables d’un terrain de camping de voir un prêtre venir célébrer la messe pour les campeurs. Ma première question était: où trouverai-je les énergies nécessaires pour entreprendrechaque semainede si longs voyages ? J’y suis finalement allé ! Etquelques jours plus tardd’autres demandes de ce genre ont été faites par d’autres responsables de terrain de camping; c’est ainsi qu’a commencé ce service aux campeurs que j’exerce pour la trente-deuxième année. »
Il planifie ses fins de semaine pour avoir assez de temps avant et après les célébrations afin de se déplacer… Une heure convenable est choisie en accord avec les responsables des terrains de camping. À quoi ressemble une rencontre typique ? « J’essaie de demeurer dans l’esprit de simplicité de la vie en camping. Il m’arrive assez souvent de m’installer sur une table de pic-nique pour célébrer la messe. Pour annoncer le rassemblementje fais jouer sur cassette le son des cloches du monastère… Avec les annéesles gens ont bien compris ce que ces cloches annoncent. »
Tout en admettant qu’il suit la liturgie traditionnellele père Gendron insiste sur l’importance de bien préparer l’homélie qui dure cinq ou six minutes en lien avec la Parole du Jour et la thématique annuelle. Cette annéeil a choisi le même thème que le Sanctuaire Notre-Dame du Cap : Enchanter le monde.
La participation des gens est bonne. Parce qu’ils sont en vacancesils ont le temps de s’arrêter pour prier un peu. Ils n’ont pas les préoccupations de tous les jours et peuvent venir en tenue de campeurs. Questionné sur le plus beau souvenir de ces années qu’il garde en mémoirele père Gendron répond : « Je crois que je n’oublierai jamais la beauté de certains sitesmais je ne pourrai jamais oublier les couchers de soleil au camping du zoo de Saint-Édouard… Souvent je suis ému par la beauté des gens rassemblés en prière » (Tiré d’une entrevue accordée à Jean-Sébastien Morin dans Apostolat).
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États-Unis |
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Des « prophètes » oblats en évidence dans un livre nouveau |
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Trois OblatsCarl KabatDarrell Rupiper et Lawrence Rosebaughsont parmi les prêtres activistes que cite un nouveau livre intitulé Prophets Without Honor: A Requiem for Moral Patriotism. (Prophète sans honneur. Un requiem pour le patriotisme moral). Les autres sont Francis Cordaroun prêtre diocésain de Des MoinesRoy Bourgeoisun prêtre de la société MaryknollCharles Litekyun ancien Trinitaire qui a été aumônier militaire au Vietman. Il a reçu du Congrès des États-Unis une médaille d’honneur qu’il devait rendre plus tard pour défier le général Abrams et le président Nixon.
Dans leur livreles auteurs William Stabala et Michael Palecek s’en prennent au manque de connaissance de la plupart des citoyens des États-Unis sur les gestes posés par ces prêtres et sur les événements qui les ont forcés à s’opposer aux politiques de leur gouvernement qui se révèlent nuisibles aux pauvres du monde. Ils font le récit de ces événements dans la perspective du besoin historique de protester aux États-Unisen prenant pour argument que ces hommes expriment d’une façon autre et vitale leur patriotisme. Les auteurs présentent ainsi ce qu’ils appellent un compte rendu «moralement patriotique» des États-Unis.
Au cœur de Prophets Without Honoril y a la prise de conscience de ce groupe de prêtresà travers leur première vie missionnaire au Brésilaux Philippinesen Bolivie et au Vietnamdu lien direct entre la condition critique des pauvres de ces pays et l’Amérique de leurs petites villes natales. Leur image d’enfance d’une «Amérique juste et amicale» était fracassée. Ces hommes se voyaient donc réduits à plaider pour que leur vision idéale de leur pays devienne réalitémême s’ils devaient pour cela passer des années en prison.
Le père Rupiperqui a exercé jadis son ministère au Brésils’est renducomme membre d’une équipe d’ecclésiastiquesen Iran durant la crise des otages dans l’espoir d’obtenir leur libération. Après avoir exercé pendant plusieurs années son ministère auprès des pauvres du Brésil et du Guatemalale père Lawrence Rosebaugh est actuellement en année sabbatique en Illinois. Pour protester contre la guerre du Vietnam et suivant l’exemple des frères Berrigan à CatonsvilleMarylanden 1968le père Rosebaughmembre du groupe « Milwaukee 14 »brûlait des cartes de conscription. Il a aussi été parmi les premiers à protester contre l’École des Amériques. Il a rejoint Roy Bourgeois à la tête du mouvement contre cette école et tous les deux ont été condamnés à la prisonen 1980pour s’être introduits furtivement dans le Fort Benningêtre montés dans un arbre et avoir fait jouerà l’extérieur des baraques des soldats salvadoriensune bande sonore contenant le dernier sermon de Mgr Oscar Romeroavant son assassinat. Le père Kabat a passé plus de seize ans dans les prisons fédérales et d’état des États-Unisdepuis 1980pour ses actions antimilitaires. Il a été relâché l’an dernier pour son plus récent délit (voir Information OMIno 404septembre 2001) (Tiré du rapport de JPCIprovince des États-Unis)
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Le café équitable: Boire une tasse de justice !
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Le commerce du café est en pleine croissance. Cela se révèle particulièrement vrai aux États-Unisoù il occupe le deuxième rang dans les importations. Aux États-Unison consomme le cinquième de la production de café dans le mondece qui fait des citoyens de ce pays les plus grands consommateurs. Les compagnies de café font d’immenses profits pendant que les cultivateurs et les ouvriers qui le produisent sont exclus des bénéfices et ne reçoivent que des salaires d’exploités qui les condamnent à vivre dans un cycle de pauvreté et d’endettement.
Le problème a son origine dans le fait que le prix du café a chutéces derniers moisà un niveau de prix record de 1 $ US le kilogrammece qui est bien en dessous du coût de production. Les cultivateurs de café du Mexique et d’Amérique latine font les frais de cette chute du marchéavec des dizaines de milliers d’ouvriers qui perdent leur emploidésertent les champs pour se réfugier dans des camps de fortune où ils seront menacés de faim. Le Programme alimentaire mondial évalue à 150 000 le nombre de réfugiés issus de cette crise. Des centaines d’entre eux sont morts et des milliers peuvent connaître le même sort.
Donner l’exemple
Récemmentla communauté de la maison provinciale des États-Unisà Washingtons’est engagée à acheter du café équitable.
L’attestation de Café certifié équitable garantit que l’importateur répond à un critère international rigoureux : il paie un prix minimum de 250 $ US le kilogrammeaccorde au fermier le crédit dont il a grandement besoin et fournit une aide technique pour le passage à l’agriculture biologique. Le café équitable signifiepour les fermiers le développement communautairela santél’éducation et la responsabilité de l’environnement.
Vous pouvez faire votre part!
Vous aussi pouvez faire en sorte que chaque tasse de café que vous buvez soit un vote de soutien pour les cultivateurs de café équitable! Pour savoir comment vous impliquervous pouvez prendre contact avec le Bureau Justicepaix et intégrité de la création de la province des États-Unisà la maison provinciale de WashingtonD.C. Pour une liste de compagnies offrant le café équitable et les autres produits du genrevoyez les sites suivants Internet: www.equalexchange.com ou www.globalexchange.org/economy/coffee. Unissez-vous au mouvement qui fait la promotion du café équitable. Vous pouvez prendre contact avec Global Exchange pour obtenir une trousse de documentation sur l’organisation d’une manifestation d’appui aux cultivateurs et des articles sur l’importance de l’équité commerciale pour les communautés agricoles.
Pour obtenir des renseignements et de la documentation en françaisil suffit de faire une recherche sur Internet à partir des mots : commerce équitable ou café équitable. Plusieurs sitestels que www.commerceéquitable.org ou www.commerceequitable.comen Francewww.scibelgium.be ou www.commerce-equitable.been Belgiquewww.equiterre.qc.ca et www.produitsdumonde.comau Québec et bien d'autres encore répondront à vos questions. (Rapport JPICprovince des États-Unis).
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Amérique latine
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BOLIVIE: Oblats engagés en santé et en éducation |
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Depuis quelques annéesparmi les recrues oblates de Bolivieon compte plusieurs professionnels qui consacrent toutes leurs énergies au service du peupledans des domaines critiques pour la vie de leurs concitoyens. Ces jeunes Oblats sont engagés dans des œuvres qui existent déjà comme Radio Pie XII ou en pastorale dans les Carangasmais aussi dans des œuvres où ils ont pris la relève de religieuses ou de laïcs qui ont dû se retirer.
Centre communautaire pour le développement
Situé dans la «Sibérie» bolivienneune région affectée par un climat très changeantau sommet du versant oriental des Andes surplombant l’Amazoniele centre a été fondé en 1988 par Felipe Floresun professeur originaire des Carangas. À la mort accidentelle de celui-ci en 1993les Oblats ont décidé de s’en occuper et Hugo Vandenbranden en a pris la direction.
Ce centre est dédié à la formation des jeunes de la campagne dans leur propre milieuet à partir du milieu. Dans la plus grande partie du pays et dans les meilleurs des casles écoles primaires rurales assument les cinq premières années d’éducation de base. Le jeune n’a d’autre choix que de déménager en ville s’il désire continuer ses études. Cette pratique limite beaucoup l’accès à l’éducation en même temps quelle appauvrit le milieu d’éléments dynamiques. Le centreavec l’appui du syndicat paysana voulu remédier à cette situation et donner aux jeunesgarçons et fillesla possibilité de poursuivre leurs études jusqu’à la fin du secondairedans leur environnement familieret dans des domaines qui serviront à l’ensemble de leur communauté: une formation générale solideagricultureélevagemécaniquemenuiseriecoupe et coutureinformatique. Comme le milieu ne peut pas assumer le transportceux qui viennent de plus loin (80 élèves sur 242) logent sur place. Ces deux dernières annéesle nombre d’élèves étudiant au centre a triplé. C’est dire que le goût d’apprendre ne manque pas.
Un service de santé à Oruro
À Orurodepuis plusieurs annéesle frère Edgar Franckenun Oblat belge médecindirige un dispensaire dans la zone sud de la ville. Il est assisté par des infirmières parlant aymara et quechua. Aidé de deux infirmiers oblatsle père Marcel Lamonde et le frère Pascual Jimenezil dirige deux autres dispensaires : l’un dans la zone nord-est de la ville et l’autre dans la zone sud-ouest. En plus de soigner les affections courantes des enfants et d’offrir des services aux femmes enceintesle dispensaire du Nord-Est - Santa Joaquina de Vedruna - est doté d’un cabinet de dentiste. Cette idée est venue du constat que toutes les femmes qui venaient au dispensaire pour un contrôle prénatal avaient des caries! Ce phénomènecausé en partie par une nutrition déficienteentraînesi les caries ne sont pas soignéesla perte des dentset ensuite d’autres malaises tels les maladies gastro-intestinales. Il était temps d’agir de façon concertée pour les quelque 15 500 habitants de ce quartier.
Chaque année désormaisle dispensaire organise deux campagnes de santé buccale dans les écoles du quartier. Une dentiste a son cabinet au dispensaire et réalise les consultationssoinsobturationsextractionsselon les besoinsà un prix un peu plus abordable pour les familles. La dénutrition (60% des habitants du quartier) est combattue par divers moyensen concertation avec les organismes du milieu.
Pourquoi des religieux?
Mais pourquoi donc les religieux sont-ils encore engagés en santé et en éducationalors que les grandes conventions internationales responsabilisent les États pour livrer ces services essentiels?
Les services décrits ne font pas partie de ce que les conventions internationales considèrent comme essentielmême s’ils ont un impact sur l’amélioration de la sécurité alimentairela réduction de la pauvreté et de la santé des enfants. Les États n’en sont qu’indirectement responsables. Au centre de formationl’État paie plusieurs des enseignants. Aux dispensairesil paie les médicaments essentiels et vaccinslorsqu’il s’agit de la santé des mères et des enfants de moins de cinq ans. Mais l’État a tant à faire pour atteindre les cibles du développement social (assurer l’éducation pour tous en 2015pour n’en mentionner qu’une) qu’il laisse « la société civile » s’occuper du reste et mêmesouventde l’essentiel. Les États des pays du Sud sont tellement pris dans le carcan de la dette et des conditions de l’aide (imposées par les pays du Nord) qu’ils ne pourraient pas se lancer dans de tels programmes à l’échelle du pays.
Plusieurs personnes de bonne volonté - incluant des membres des églises et des religieux - ne peuvent se résoudre à ce queen attendant le grand soir où les services de base seront assurés à tousun potentiel humain aussi grand soit gaspillégénération après génération. Alorselles ouvrent des brèchesdes projets-pilotes qui démontrent qu’un autre monde est possible. Les religieux ont l’avantage d’être organisés pour persévérer dans un tel engagementassurant ainsi une plus grande stabilité. Ils sont motivésainsi que bien d’autres chrétiensà faire advenir le Règne de Dieu aux portions de l’humanité qui leur sont confiéesRègne de justicede paix où les aveugles voientles muets retrouvent la paroleles boiteux marchentles prisonniers sont libérésla bonne nouvelle est annoncée aux pauvres. Au moment où plusieurs jeunes du pays répondent à cet appell’espérance est renouvelée (Louise RoyerApostolat).
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Livres
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Novembre 2002
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GaudreauGuy (St-Joseph): Petite histoire des Missionnaires Oblats : Ce petit ouvrage d’histoire vise à compléter le travail du père François Mairot quià l’occasion du 70e anniversaire de l’arrivée des Oblats canadiens au Lesothoavait préparé un album-souvenir sur la vie des missionnaires oblats canadiens ayant œuvré dans ce pays. L’intérêt de ce livre est de présenter une courte biographie pour chacun des missionnaires autres que canadiens. Cet ouvrage termine une épopée missionnaire de quatre-vingt-dix-neuf Oblats d’Europe et des États-Uniset cent quatre-vingt-neuf du Canada. MontréalCentre Missionnaire Oblat2002104 pp.
G?owackiLeonard (Pologne) : Koden´ski Modlitewnik Rodzinny. Méditations et prières pour les différentes étapes de la vie et du voyage spirituel. Sa principale source d’inspiration est le sanctuaire marial de Kodenen Pologneque les Oblats desservent depuis 1927. Le livre comprend trois parties: Introduction historique et spirituelle au sanctuaire; prières à l’Esprit saint; prières des enfants de Dieu de tous âges et de toutes conditions. Poznan´-Siedlce2002224 p.
IriarteGregorio (Bolivie): La enseñanza social del Evangelio. (L’enseignement social de l’Évangile). Dans cet ouvragele souci majeur de l’auteur est de mettre à la portée des chrétiens catholiques la richesse de la doctrine sociale de l’Église en vue de les orienter dans la recherche de solutions aux plus grands problèmes qui affectent le monde d’aujourd’hui : corruptionviolenceinjusticeindividualismemanque de solidarité et désintégration de la famille. Des cas concrets illustrent le point de vue de l’auteur au fil des pages. CochabambaEditorial Verbo Divino2002471 p.
Martínez de PisónRamón (Saint Peter): Du regard à la contemplation. Itinéraire de la vie dans l’Esprit en sept étapeschacune d’elles pouvant être lue et méditée indépendamment des autres. Cet itinéraire nous invite à passerdevant les ambiguïtés de la viedu pessimisme et de l’intolérance à l’espérancede la peur et de la rupture avec soi-même à la réconciliation avec sa propre fragilité et à la liberté. Ce cheminement de la vie dans l’Esprit s’ouvre par la découverte de Jésus Christ comme manifestation de l’amour du Père et de l’Esprit. Montréal CanadaMédiaspaul2002132 p.
NemeckKelly (États-Unis) et Marie Theresa Coombs : Llmados por Dios. Traduction espagnole du volume Called by God (Appelés de Dieu)publié en 1992 par la maison de prière Lebh Shomeasituée dans le désert du Sud du Texas. La vocationnon seulement à la prêtrise ou à la vie religieusemais aussi au mariage et au célibat est une question d’actualité en théologie et en pastorale. Enracinée dans la volonté de Dieu qui appellechaque vie chrétienne est un pèlerinage de toute la vie vers l’inconnu ; c’est pourquoi elle constitue toujours un mystère. MadridEditorial de Espiritualidad1994282 p.
NemeckKelly (États-Unis) et Marie Theresa Coombs :The Way of Spiritual Direction (Le chemin de l’accompagnement spirituel). Ce livre présente une étude poussée du mystère et de la dynamique de la dimension contemplative inhérente à l’accompagnement spirituel de toute personne dans n’importe quel parcours de vie. Paru déjà chez M. Glazier Book en 1985. CollegevilleMinnesotaThe Liturgical Press1993220 p.
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APPEL À TOUS LES OBLATS QUI ONT DU MATÉRIEL SUR SAINT EUGÈNE |
Le bureau de la Postulation a constaté queà travers le mondeun bon nombre d’Oblats écrivent et publient des articles et des livres ou numérisent des textes et des photographies de saint Eugène. Parfoisle travail accompli reprend inutilement celui fait par un autre Oblat. Dans le but de prévenir tout dédoublement et de mettre ce matériel à la disposition de toute la Congrégationla Postulation veut créer une base de données où seraient réunies les informations sur tout ce qui est disponible. Une fois crééecette base de données sera accessible à tous les Oblats.
Tout Oblat possédant du matériel écritdes articlestextesphotographies numérisées ou tout autre chose sur le Fondateur est prié de contacter la Postulation générale à l’adresse électronique suivante : santucci@omigen.org
ERRATUM: Dans le numéro d’octobre (no 415page 6)dans le premier paragraphe de l’article sur la chapelle du Village des jeunes à Lourdesla date où Mgr Perrier a placé les reliques de saint Eugène dans l’autel de la chapelle qu’il a consacrée doit se lire comme suit : le 16 juillet «2002» au lieu de «1993».
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| O F F I C I E L |
| Suffrages pour nos défunts |
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Naissance |
Vœux |
Prêtre |
(No. 92-102) |
P. Francis Schoutteten (États-Unis)
in San Antonio |
1915 |
1935 |
1941 |
+ le 7 octobre 2002 |
Fr. Hubert Kofferath (Allemagne)
in Hünfeld |
1926 |
1950 |
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+ le 8 octobre 2002 |
P. Johannes Degenhardt (Allemagne)
in Hünfeld |
1912 |
1934 |
1939 |
+ le 10 octobre 2002 |
P. Paul Morand (France)
in Colmar |
1911 |
1930 |
1935 |
+ le 13 octobre 2002 |
P. Jean Salles (France)
in Marseilles |
1919 |
1937 |
1943 |
+ le 18 octobre 2002 |
P. Desmond P. Cavanagh (Natal)
in Cedara |
1927 |
1947 |
1952 |
+ le 18 octobre 2002 |
P. Joseph-Marie Quirion (St-Joseph)
in Ottawa |
1917 |
1939 |
1944 |
+ le 19 octobre 2002 |
P. Eugene Rinchon (Belgique-Sud)
in Bastogne |
1924 |
1945 |
1950 |
+ le 22 octobre 2002 |
P. Paul Beauregard (États-Unis)
in Tewksbury |
1934 |
1956 |
1961 |
+ le 24 octobre 2002 |
P. Bernard Lewans (St. Mary)
in Saskatoon |
1921 |
1941 |
1948 |
+ le 25 octobre 2002 |
P. Michael Smith (Assumption)
in Toronto |
1911 |
1933 |
1938 |
+ le 26 octobre 2002 |
| « Nous garderons vivant le souvenir de nos défunts et nous ne manquerons pas de prier pour euxoffrant fidèlement les suffrages prescrits à leur intention » (C 43). |